❌

Vue lecture

La "guerre des berceaux" au Moyen-Orient est-elle terminée ?

La "guerre des berceaux" au Moyen-Orient est-elle terminée ? Cette notion de compétition démographique désigne l'utilisation de la natalité et de la croissance démographique comme instrument d'influence géopolitique, d'équilibre communautaire ou d'occupation territoriale.

En 1990 les pays sur cette carte faisaient apparaître des taux de fécondité compris entre 4 et 6, à l'exception notable de la Turquie (qui affichait tout de même un taux de 3).

Pendant plusieurs décennies, une fécondité très élevée était observée dans l'ensemble de la région. Ce modèle touche à sa fin.

Des explications communément avancées pour expliquer cette baisse universelle de la fécondité sont l'urbanisation, le recul de la religion, et l'instruction et l'indépendance croissante des femmes (études de plus en plus longues, mariages de plus en plus tardifs, participation au marché de l'emploi, évolution des aspirations, accès à la contraception et moindre pression communautaire).

Pour aller plus loin, des démographes et sociologues comme Youssef Courbage, Philippe Fargues ou Emmanuel Todd ont particulièrement démontré comment l'instruction des femmes constitue le moteur central du recul de la fécondité et de la transition démographique au Moyen-Orient.

Des foyers de haute fécondité se maintiennent en Israël, en Palestine, au Yemen, et dans une moindre mesure en Syrie et en Irak.

Au global le Moyen-Orient a amorcé sa transition démographique globale et un scénario d'une population régionale qui atteindrait 1 milliard d'habitants semble s'éloigner.

La démographie est un sujet régulièrement évoqué par Jean-Marc Jancovici depuis 25 ans, et une des variables de l'équation de Kaya qu'il a fortement contribué à vulgariser en France. Nous y prêtons donc une certaine attention dans la veille que nous vous proposons.

(publié par Cyrus Farhangi)



(Feed generated with FetchRSS)

A certains égards, la guerre au Moyen-Orient se passe bien pour Donald Trump, du moins pour les intérêts pétroliers américains q...

A certains égards, la guerre au Moyen-Orient se passe bien pour Donald Trump, du moins pour les intérêts pétroliers américains qu'il défend sans se cacher. Les Etats-Unis vendent (un peu) plus de pétrole brut qu'avant, pour beaucoup plus cher.

De même, la crise du raffinage se passe relativement bien pour le Président américain : les raffineries américaines opèrent désormais à pleine capacité, et vendent le produit raffiné plus cher (certes, les capacités atteignent désormais leurs limites en opérant déjà à 98%, et il serait long et couteux de les augmenter, mais la Maison Blanche est en train d'étudier un "Defense Production Act" pour ce faire).

Pour revenir à l'augmentation de la production du brut américain, d'aucuns supposent que le choc pétrolier inciterait les producteurs à rapidement mettre en service des puits couteux mais devenant rentables avec la hausse des prix. Il y a 2 jours nous avons parlé sur cette page de "destruction de la demande" comme mécanisme de régulation du marché par la hausse des prix ; en plus de cela il y aurait une augmentation de l'offre.

Or dans la réalité les choses ne sont pas si simples. Ce graphique indique que la hausse de la production américaine reste dans le prolongement des années précédentes. On ne voit pas d'accélération depuis mars 2026. Le pétrole de schiste américain a une réputation de régulateur d'offre extrêmement rapide, mais cette vision est à nuancer pour plusieurs raisons :

1) Des délais incompressibles : le temps moyen entre l'arrivée d'une plateforme de forage sur un gisement et la première production de pétrole est de l'ordre de 6 mois.

2) Les entreprises productrices n'investissent plus de manière systématique dès que le seuil de rentabilité est atteint (y compris en ce moment où les prix sont très élevés), même lorsqu'il s'agit de puits déjà forés mais non achevés (DUC) qui étaient considérés comme une capacité de réserve mobilisable instantanément.

Le vieillissement géologique et économique de l'industrie du schiste aux États-Unis la fait entrer dans une phase de maturation. Le coût marginal de l'offre pétrolière américaine augmente au fur et à mesure que l'exploitation se déplace vers le bas de la base de ressources, passant d'environ 70 dollars le baril aujourd'hui à plus de 90 dollars d'ici 2035. Des prévisions indiquent que la production de brut américain devrait atteindre son maximum au début des années 2030 avant d'entamer un déclin maîtrisé.

Les producteurs et les investisseurs privilégient la discipline financière et une gestion prudente sur le long terme, empêchant les bonds massifs de production que l'on a pu observer lors des précédents cycles de hausse des prix. Les producteurs évaluent désormais leur rentabilité sur des cycles longs pour se protéger d'éventuels retournements de marché.

(publié par Cyrus Farhangi)



(Feed generated with FetchRSS)

L'appel — 26 septembre

Le Pape Léon XIV participera-t-il aux plus de 260 manifestations sur le climat annoncées dans toute la France aujourd'hui ? Et alors, The Shift Project et les Shifters, eux, participent-ils à des manifestations ou des actions de désobéissance civile en tant que Shifters affichés ?

Pour en savoir plus :
📣 A propos de l'appel à "marcher partout en France pour le climat, le vivant, la paix et la justice sociale", sur lequel chacune et chacun se fera son propre avis : https://26septembre.org/appel/
✝ Rappellons ce que dit la Papauté sur le climat et l'environnement, à l'heure où l'église réfléchit à l’Église qualifier la destruction de 8ème péché capital (notion de « péché contre la création et le créateur ») : LAUDATO SI (https://www.vatican.va/content/francesco/en/encyclicals/documents/papa-francesco_20150524_enciclica-laudato-si.html), LAUDATE DEUM (https://www.vatican.va/content/francesco/fr/apost_exhortations/documents/20231004-laudate-deum.html)
📜 Le Référentiel Shift-Shifters, pour en savoir plus sur les moyens d'action du Shift et des Shifters : https://theshiftproject.org/nos-valeurs-et-notre-referentiel-intellectuel-au-shift-et-aux-shifters/

❓Alors, est-ce que le think tank présidé par Jean-Marc Jancovici, The Shift Project, et les Shifters participent à des manifestations ou des actions de désobéissance civile ? Et pouvons-nous y participer en tant que Shifters affichés si nous sommes Shifters ?

👉"En bref : Ni l’association The Shift Project, ni l’association The Shifters n’organisent ou ne participent à des manifestations dans l’espace public ou à des actions de désobéissance civile : ces moyens d’action politique ne font pas partie des moyens qu’utilisent The Shift Project et les Shifters.

On parle ici des manifestations au sens de marches, sit-in etc. dans l’espace public ou à des actions de désobéissance civile qui seraient menées au nom des Shifters ou en tant que membre des Shifters.

Cela découle en premier lieu de la mission que se donnent The Shift Project et les Shifters : expliquer la problématique énergie-climat en tenant compte de sa complexité. Cela implique de la nuance et des explications, parfois longues, dans les positions que prennent laborieusement The Shift Project et les Shifters et les actions qu’ils mènent. Une manifestation ne nous apparaît pas comme un lieu propice à ce mode d’expression. En effet, ce sont souvent le slogan et le signal immédiat qui prévalent, et le risque existe que des causes autres que les nôtres se mêlent aux messages.

De plus, une des forces du Shift Project et des Shifters est d’être perçus comme le plus strictement apartisans possibles vis-à-vis des partis politiques ou de causes qui ne sont pas directement les leurs. Être reconnus comme une source crédible sur le climat, débarrassée de toute arrière-pensée partisane, pour tous les interlocuteurs, quelles que soient leurs convictions politiques par ailleurs (cf. question : pourquoi nous ne sommes pas un parti politique) est un élément central de notre stratégie. Une approche de type manifestation risque de nous réduire à être « pour » ou « contre » tel camp, et de nous associer à des causes que nous ne partageons pas nécessairement et de limiter notre crédibilité auprès de ceux qui ne les partagent pas non plus.

Bien évidemment, cette posture ne constitue pas un jugement sur l’utilité des manifestations, slogans et signaux immédiats envoyés ainsi aux dirigeants économiques et politiques et à la population. Mais nos deux organisations laissent ces modes d’engagement et d’expression à d’autres structures et aux citoyens qui sont naturellement libres de s’engager pour les « causes » de leur choix. Ayant une vocation de rassemblement au-delà des plus engagés, participer à ces actions pourrait faire perdre auprès de ceux auxquels ces actions déplaisent ce qui serait gagné auprès de ceux auxquels ces actions plaisent. Concernant la désobéissance civile, si la légitimité historique et l’efficacité de telles actions ne sera établie qu’a posteriori, certaines actions peuvent en revanche être illégales.

Dès lors, si des Shifters, des contributeurs du Shift Project ou des citoyens appréciant les travaux du Shift Projet ou des Shifters souhaitent se retrouver et participer à titre individuel à des mouvements, nous leur demandons de le faire sans porter le sigle du Shift Project ou des Shifters, et sans jamais qu’ils se réclament de nos organisations : ni The Shift Project, ni The Shifters ne reconnaîtront de telles actions.

Cela n’interdit nullement d’utiliser des expressions très proches des conclusions du Shift et des Shifters (« Il nous faut un plan », par exemple) : The Shift Project et The Shifters ne sont pas propriétaires des conclusions de leurs travaux, qui sont gratuitement mises à la disposition du public, et encore moins des idées qu’ils suscitent dans la société et dont eux-mêmes débattent avant de les reprendre parfois et de les publier. Nous ne sommes, [nous The Shift Project et The Shifters en tant qu'organisations] par ailleurs pas engagés par l’identité et les modalités d’action de ceux qui reprennent nos conclusions."

(par Jean-Noël Geist)


Appel à mobilisation nationale : samedi 26 septembre 2026, marchons partout en France pour le climat, le vivant, la paix et la justice sociale. Signez l'appel.

(Feed generated with FetchRSS)

❌ NON! L’argument de «plus de pluie hivernale» en moyenne sur la France dans un climat qui chauffe n’est pas scientifiquement ro...

❌ NON! L’argument de «plus de pluie hivernale» en moyenne sur la France dans un climat qui chauffe n’est pas scientifiquement robuste sur les prochaines décennies (avant 2050) mais il est répété ad-nauseam pour justifier une politique généralisée de stockage de l’eau. C’est donc une manipulation, un dévoiement des faits scientifiques accompagné d'un discours simpliste/populiste, qui acte les futures catastrophes en agriculture, gestion de l’énergie & préservation de faune&flore.

L’analyse ici👇 à partir d’un grand ensemble de simulations [modèle Météo-France/Cerfacs, CNRM-CM6/CMIP6], montre que l’influence humaine sur les pluies en hiver est très faible & non-graduelle (contrairement aux températures)

[Lecture] Chaque barre représente un hiver possible/simulé exprimé en écart/anomalie (%) de pluie en moy. France par rapport à la période de référence (haut, 1991-2020), décennie actuelle (milieu) & future (bas). Anomalies observées (noir), moyennes sur les périodes d’intérêt (magenta).

L’effet du réchauffement climatique sur les pluies d'hiver (~+1,5%) est non détectable par rapport aux fluctuations naturelles possibles (~20% pour 1 déviation standard), contrairement aux temperatures. On dit que le signal n’émerge pas.
Dit autrement, les pluies hivernales pourront être en moy. déficitaires ou excédentaires sur les 2 prochaines décennies. C’est une incertitude dite profonde qu’il faut absolument considérer dans les stratégies d’adaptation qui doivent dès lors viser la robustesse (Robust Decision Making) & moins l’efficacité.

Les bonnes pratiques dans ce cadre d’évolution des pluies d'hiver visent à promouvoir l’approche dite en narratif qui consiste à retenir pour l’adaptation des trajectoires possibles qui viennent mettre à l’épreuve les vulnérabilités de l’enjeu qui nous intéresse. Par ex: des trajectoires de sécheresse météorologique hivernale multi-annuelles possibles si notre enjeu porte sur les rendements agricoles, ou bien des trajectoires de saisons très pluvieuses possibles si notre enjeu est la protection d’une ville des inondations, etc.

L’implémentation de mesures de sobriété dans l'usage de l’eau permettrait de mieux encaisser les trajectoires sèches les +défavorables en réduisant les dépendances à la ressource. Les mesures orientées sur les conditions de maintien d’activités ou d’infrastructures spécifiques/préexistantes (adaptation réactive & incrémentale) sont gage d’impréparation, pertes & dommages résiduels considérables.

👉 Adapter l’agriculture en misant sur une recharge hypothétique des nappes en hiver est un pari suicidaire au regard des changements climatiques projetés avant 2050.

A contrario, en été les sécheresses agricoles deviennent partout +sévères sur les prochaines décennies.

https://www.linkedin.com/feed/update/urn:li:activity:7509258891180974084/

(par Adrien Couzinier)



(Feed generated with FetchRSS)

À vous de jouer : aidez-nous à choisir les grands dilemmes de l’assemblée citoyenne « Un commun accord » !

À vous de jouer : aidez-nous à choisir les grands dilemmes de l’assemblée citoyenne « Un commun accord » !

Rendez-vous sur le site uncommunaccord.fr pour donner votre avis sur les dilemmes que les 150 citoyens tirés au sort devront examiner en priorité dans les prochains mois.

Vous avez jusqu’au dimanche 4 octobre pour participer : on compte sur vous !



(Feed generated with FetchRSS)

« C’est intense mais je m’accroche !

Le premier week-end de travail de l’assemblée citoyenne « Un commun accord » !

Samedi 19 et dimanche 20 septembre 2026, les 150 citoyens tirés au sort et venus de toute la France se sont retrouvés au Conservatoire national des arts et métiers, à Paris.

Deux journées pour faire connaissance, poser les bases du travail à venir et commencer à se plonger dans les grands enjeux qui seront au cœur de leurs réflexions : climat, géopolitique, économie, ressources…

Jean-Marc Jancovici, initiateur du projet, a ouvert le cycle d’interventions avec une présentation consacrée aux limites physiques de notre monde.

Des experts reconnus se succédent ensuite pendant le week-end afin d’apporter des repères factuels sur des enjeux structurants :

- la géopolitique, avec Pascal Ausseur, directeur général de l’Institut Fondation pour la Maîtrise des Enjeux Stratégiques (FMES)

- le climat, avec Valérie Masson-Delmotte, paléoclimatologue et membre du Haut Conseil pour le climat

- l’économie, avec Patrice Geoffron, professeur de sciences économiques à l’Université Paris Dauphine

- les finances publiques, avec Selma Mahfouz, économiste

Ces interventions introductives se concluront lors du second week-end du 10 et 11 octobre avec une intervention sur la biodiversité par Marc-André Selosse, biologiste, professeur au Museum national d’Histoire naturelle.

Ces deux journées ont été aussi l’occasion pour les 150 citoyens de faire connaissance, de partager leurs premières impressions et de commencer à avancer ensemble.

« C’est intense mais je m’accroche ! » témoigne Maximilian, 23 ans, après les premières interventions d’experts comme Jean-Marc Jancovici ou Valérie Masson-Delmotte. Pour Marie, 49 ans, venue de Sète, ces premiers échanges ont surtout été l’occasion de découvrir « un endroit où les discussions n’étaient pas cristallisées, où les gens ne se hurlaient pas dessus comme sur les réseaux sociaux. »

Des premières impressions, des questions, des doutes, mais aussi beaucoup d’envie de comprendre et d’avancer ensemble.

Pour revivre ce premier week-end en immersion, découvrez notre récit complet sur notre site : https://www.uncommunaccord.fr/actualites/reportage-on-vous-raconte-le-premier-weekend-un-commun-accord

(par adrien Couzinier)


Premières rencontres, premiers débats, premières questions : les 150 citoyens d’Un commun accord se sont retrouvés à Paris pour lancer leurs six mois de travaux. Retour sur un week-end pas comme les autres.

(Feed generated with FetchRSS)

Photos from Jean-Marc Jancovici's post

Le rendez-vous incontournable des Shifters de Paris revient avec un nouveau thème qui vous concernera directement si vous habitez dans le coin : Paris 2050 - Toujours habitable ?

Des conférences, tables rondes, ateliers, un ciné-débat, des jeux de société et bien plus encore !
- Le programme détaillé est à retrouver sur le site web : https://parishifte.shiftersdeparis.org/
- Les inscriptions se font ici : https://www.helloasso.com/associations/the-shifters/evenements/parishifte-2026
- Date : 10 octobre 2026
- Lieu : Campus Delta, 16 rue Claude Bernard, 75005 PARIS

Au fait c'est quoi les Shifters ?
Les Shifters est une association de bénévoles qui apportent leur soutien au Shift Project, le groupe de réflexion climat-énergie dont le président n'est autre que Jean-Marc Jancovici, bien connu sur cette page :) Les Shifters sont une communauté de personnes convaincues de l’impérieuse nécessité de transformer nos sociétés afin de pouvoir continuer à assurer nos besoins fondamentaux, dans le respect des limites planétaires et dans un souci de sauvegarde des équilibres sociaux.
- Pour en savoir plus :https://www.theshifters.org/qui-sommes-nous/shifters-et-shift-project/
- Pour rejoindre les Shifters, c'est par ici : https://moncompte.theshifters.org/inscription

(par Jean-Noël Geist)



















(Feed generated with FetchRSS)

La consommation de carburant s’est effondrée de 30% en 10 jours: avec la flambée des prix à la pompe, l’État a "perdu" 407 milli...

La demande de pétrole serait-elle plus élastique que nous ne l'imaginions ? Une hypothèse voudrait que la demande de pétrole ne réagisse que très peu face à la hausse des prix.

Or la consommation dans un pays comme la France (pourtant "relativement riche") chute de manière significative sans que le prix du brut n'ait atteint 150 ou même 120 $ le baril et sans que le prix à la pompe (qui a augmenté du fait du coût du brut mais aussi du raffinage) n'ait atteint 4€ ou même 3€.

Au passage, l'Etat n'empoche pas de cagnotte, ses recettes sont même en baisse : la hausse mécanique des rentrées de TVA par litre (liée à la hausse du brut et du raffinage) est largement contrebalancée par la baisse du nombre de litres consommés.

Ce résultat invite à concevoir que le prix du pétrole ne puisse pas rester durablement au-dessus de 120$/baril ou 3€/L, car un prix "modérément élevé" détruit déjà beaucoup de demande.

Évidemment, dans un scénario où la moitié de la production mondiale de pétrole serait instantanément anéantie, il faudrait des prix très élevés (au-dessus de 200$ le baril ?), durablement (des années ?) pour détruire suffisamment de demande et rééquilibrer le marché.

Certes, mais il faudrait pour cela une guerre mondiale à très haut degré d'escalade. Ce n'est pas le scénario que nous vivons en 2026, et cela n'enlève rien à l'idée que la demande semble plus élastique que certains pouvaient l'imaginer.

La destruction de demande peut prendre des formes plus ou moins agréables. Il y a des alternatives parfois difficiles à adopter mais relativement indolores (relativement) : covoiturage, télétravail, transports en commun, vélo ou encore passage à l'électrique (qui prend plus de temps que les autres alternatives mais finirait par avoir un impact notable).

Et il y a bien sûr des formes de destruction de demande relevant de véritables souffrances sociales, car beaucoup de gens n'ont pas d'alternative. Ils se retrouvent isolés, contraints de réduire leurs déplacements "non-essentiels". Le budget du ménage se voit rongé par les déplacements "essentiels" (sans parler de l'inflation à venir sur les produits essentiels hors-carburant).

Beaucoup de guillemets sont de mise dans ce post car certains termes du langage commun peuvent heurter en pareilles circonstances, et ce n'est évidemment pas l'objectif, qui est de se faire comprendre.

Nos pensées à toutes celles et ceux qui traversent actuellement de grosses difficultés.

(publié par Cyrus Farhangi)


Si les recettes de de TVA sur le carburant ont bondi de 710 millions d'euros par rapport à l'an dernier, celles correspondant à la TICPE ont chuté de plus d'un milliard en raison de la baisse de la consommation, indique Bercy ce mardi.

(Feed generated with FetchRSS)

EL Nino. On en parle, mais qu'en est-il réellement ?

EL Nino. On en parle, mais qu'en est-il réellement ?

C'est de l'eau chaude en surface de l'océan pacifique au large de l'amérique du sud. Elle modifie beaucoup les circulations atmosphériques et la pluviométrie (moins à certains endroits, + à d'autres), mais surtout autour du pacifique au niveau de l'équateur.

Pourquoi celui de cette année est inquiétant ?
Un El Niño historique se prépare dans le Pacifique, et il pourrait battre tous les records depuis les années 1870.
Plus de 90 % de chances que cet épisode dépasse tous les El Niño enregistrés depuis les débuts des observations.

Les conséquences en 2027 risquent d'être critiques pour de nombreux pays. Il devrait aggraver la sécheresse en Afrique du Sud, Amazonie et en Asie de du sud Est , et les inondations au sud de l'Amérique du Sud et au sud des USA, localement catastrophiquement.

Cette étude synthétise les effets a venir :

Afrique australe :
sécheresse sévère, avec des déclarations de catastrophe au Zimbabwe, en Zambie et au Malawi, et le Zambèze réduit à son débit le plus bas jamais enregistré. En 2015-16, la récolte de maïs sud-africaine a chuté de près de moitié.

Asie du sud-est : incendies et pertes de production alimentaire
Indonésie, Malaisie et Singapour : la baisse des pluies augmente fortement le risque d'incendies et le risque sur la production alimentaire. Avec El Nino record de cette année, l'Inde pourrait significativement être impactée avec aussi des problèmes agricoles

Amazonie : trop sec et incendie en pagaille
Lors de l'épisode 2023-24, l'humidité et la biomasse forestière mesurées par satellite étaient au plus bas jamais enregistré, laissant présager une saison des feux encore plus sévère cette année.

Afrique de l'Est : trop de pluie, et des épidémies en prime
Le pic de cet El Niño devrait coïncider avec la petite saison des pluies d'octobre à décembre, augmentant le risque de choléra et de fièvre de la vallée du Rift — qui avait infecté des dizaines de milliers de personnes après les inondations de 1997-98.

Effet domino mondial
El Niño est le seul mode de variabilité climatique connu capable de provoquer des échecs de récoltes synchronisés dans plusieurs régions agricoles la même année. En 2023-24, les restrictions indiennes sur l'export de riz avaient déjà fait grimper les prix de 22 % ailleurs en Asie, pénalisant les pays africains importateurs.

Et après ? Un nouveau record de chaleur mondial
L'année suivant le pic d'un grand El Niño bat quasi systématiquement un record de température (1998, 2016, 2024). Les projections actuelles suggèrent que 2027 pourrait grimper à près de 1,8 °C au-dessus des niveaux préindustriels avec des impacts majeurs pour le mone entier, mais a longue échéance

L'urgence politique
L'auteur (Zeke Hausfather, climatologue à Berkeley Earth) appelle les gouvernements à agir maintenant : distribuer des semences résistantes à la sécheresse avant la saison des plantations d'octobre, renforcer les filets de sécurité agricole, et intensifier la prévention des incendies en Asie du sud est et en Amazonie.

https://www.nature.com/articles/d41586-026-02939-x

Remarque : les impacts d'EL Nino en europe occidentale ne sont pas directs et ce que nous avons vécu cette année et ce que nous allons vivre l'année prochaine est dû uniquement au réchauffement climatique.

(par Adrien Couzinier)



(Feed generated with FetchRSS)

Après l’été le plus chaud jamais connu en France, le gouvernement envisage de réduire de plus de 30 % le budget de l’Ademe

🔥 L'été le plus chaud jamais enregistré en France. La réponse du gouvernement pour 2027 ? démolir un des rares outils opérationnels.

Après un été marqué par des canicules à répétition et une sécheresse sévère, le gouvernement envisagerait de réduire de plus de 30 % le budget de l'Ademe pour 2027.
Et contrairement à ce qu'on pourrait espérer, le Fonds chaleur ne serait pas épargné.

Ce programme finance les réseaux de chaleur renouvelable, mais aussi — c'est moins connu — les réseaux de froid renouvelable, qui permettent de rafraîchir des bâtiments tertiaires et publics (hôpitaux, écoles, Ehpad...) de façon bien plus efficace et sobre que des climatiseurs individuels. Un outil justement pensé pour faire face aux îlots de chaleur urbains et aux étés caniculaires à venir.

Selon une source interne citée par Le Monde, les discussions, qui partaient sur une stabilité de son budget (800 millions d'euros), ont dérivé en deux mois vers une hypothèse à 500 millions. Une chute qui, à ce niveau, se traduit concrètement par des projets abandonnés et d'autres jamais lancés — au moment même où on va en avoir le plus besoin.

https://www.lemonde.fr/planete/article/2026/09/17/apres-un-ete-de-canicules-et-de-secheresse-le-gouvernement-envisage-de-reduire-de-plus-de-30-le-budget-de-l-ademe_6776478_3244.html

https://www.facebook.com/reel/1608154134143117

Le gouvernement français actuel sabre le seul outil pour rafraîchir les établissements publics français, en pleine canicule chronique. 🌡️🔥

Oserais-je dire que le gouvernement actuel est déconnecté de la réalité ?

(par adrien Couzinier)


Selon les informations du « Monde », l’Agence de la transition écologique verrait son budget d’intervention amputé de plus de 300 millions d’euros.

(Feed generated with FetchRSS)

Un maire dispose de beaucoup de choses : un conseil municipal, un budget, des écoles, des voiries, parfois même un gymnase

Un maire dispose de beaucoup de choses : un conseil municipal, un budget, des écoles, des voiries, parfois même un gymnase.

Mais il y en a une dont il ne dispose pas : de mètres carrés supplémentaires. La surface de sa commune est à peu près fixée une fois pour toutes.

Et pourtant, il faut y faire tenir logements, entreprises, équipements publics, terres agricoles, espaces naturels, zones capables d’absorber les pluies ou de limiter les effets des canicules (tiens donc !).

Et, accessoirement, des habitants qui aimeraient bien que leur commune reste agréable à vivre.

Alors, que fait-on quand tous ces usages doivent cohabiter sur une surface limitée ?
C’est là que la question des sols vivants devient centrale.

Car un sol n’est pas simplement une surface disponible pour construire. C’est un écosystème qui stocke du carbone, infiltre l’eau, accueille de la biodiversité et permet de produire notre alimentation.

Et surtout, un sol vivant ne se recrée pas en quelques années. Un parking, en revanche, oui.

La sobriété foncière consiste donc moins à « ne plus construire » qu’à se poser une question assez simple : quels usages voulons-nous faire de cette ressource limitée qu’est notre territoire ?

C’est une question éminemment locale. Et donc, en grande partie, une question de maires.

C’est le sujet des Rencontres nationales de la sobriété foncière, organisées le 30 septembre à la Sorbonne par l’@Institut de la Transition foncière et l’Institut de la transition environnementale de l’@Alliance Sorbonne Université.

Avec des maires, parlementaires, scientifiques, entreprises, associations et opérateurs publics, nous parlerons de sols vivants, d’aménagement, de prévention des risques et surtout de solutions concrètes pour faire de la sobriété foncière autre chose qu’un objectif inscrit dans une loi.

Le thème de cette édition résume assez bien le sujet : « Le maire et la terre : une reconnexion ? »

Inscriptions directement via ce lien : https://forms.gle/PbzLDb41udvkG2kU9

Programme : https://canva.link/472wsmt72ez8npy

📅 Mercredi 30 septembre
🕘 9h00 – 17h30
📍 Sorbonne Université, Campus des Cordeliers — 15 rue de l’École de médecine, Paris 6e

(par Jean-Noël Geist, en remerciant Margot Holvoet)

(Feed generated with FetchRSS)

L'indice de fécondité en Hongrie rechute de manière importante (au dernier pointage l'indice était même descendu de 1,31 en 2025...

L'indice de fécondité en Hongrie rechute de manière importante (au dernier pointage l'indice était même descendu de 1,31 en 2025), et ce alors que le pays consacre l'équivalent de 5% de son PIB (soit ~10% de ses dépenses publiques) à sa politique familiale : prêts à taux zéro, subventions au logement, exonérations fiscales à vie pour les mères de plusieurs enfants...

Le coût de la vie, l'incertitude économique, l'émigration des jeunes parents, et les évolutions des aspirations des hommes et des femmes sont souvent avancés pour expliquer la baisse de fécondité.

La population de la Hongrie est tendanciellement en baisse lente depuis quelques décennies, et pourrait aller jusqu'à être divisée par 2 d'ici 2100.

Nous évoquons ce thème ici car le phénomène est mondial et la population est une des variables de l'équation de Kaya popularisée en France depuis près d'un quart de siècle par Jean-Marc Jancovici.

Les autres variables sont la richesse par habitant, l'intensité énergétique de l'économie, et l'intensité carbone de l'énergie.

CO2 = Population x (PIB/Population) x (Energie/PIB) x (CO2/Energie).

C'est un outil de réflexion où l'on peut imaginer remplacer l'énergie et le CO2 par d'autres indicateurs de consommation de ressources et de pollution.

Sur la question du changement climatique, en raison de l'inertie démographique, la dénatalité aurait un effet modéré sur la limitation du réchauffement.

Une baisse de la natalité ne réduit les émissions que plusieurs décennies plus tard, alors que l'urgence climatique nécessite des actions immédiates.

Cependant à plus long terme, la population d'un pays comme la Chine (premier émetteur mondial avec près d'un tiers des émissions de GES) pourrait être divisée par 2 à horizon 2100 et par 10 à horizon 2200 si l'indice de fécondité se maintenait durablement à 1 (ce n'est qu'un scénario).

Ce type de scénario ne saurait a priori être sans impact sur le climat et plus généralement sur l'environnement.

La population mondiale devrait atteindre un pic à 10 milliards d'habitants dans la deuxième moitié du siècle puis redescendre pour atteindre 7 à 9 milliards d'habitants en 2100 dans un scénario à fécondité faible de l'ONU.

Cet horizon est sensiblement différent d'un monde où la population mondiale aurait à nouveau quadruplé au 21e siècle, comme elle l'a fait au 20e siècle. Nous serions alors 24 milliards en 2100.

En attendant, Jean-Marc Jancovici a souvent rappelé que la planète ne peut pas supporter durablement une population de 8-10 milliards d'êtres humains vivant selon les standards actuels des pays développés : "Ou bien on régule nous-mêmes, ou bien ça se fera par des pandémies, des famines ou des conflits" (interview en 2022 pour France Info).

(publié par Cyrus Farhangi



(Feed generated with FetchRSS)

"C'est choquant": le litre de gazole atteint les 2,99 euros dans cette ville, le prix moyen atteint aussi un record

2008 vs 2026 : même prix du baril en dollars, mais gazole presque deux fois plus cher à la pompe. Comment est-ce possible ? Décryptage.

Le gazole flirte avec 2,40 €/L aujourd'hui en moyenne en France, contre environ 1,30-1,35 €/L en 2008 — alors que le prix du baril de pétrole brut en dollars est resté à peu près stable entre ces deux dates (autour de 95-100 $ en moyenne sur l'année, avec des pics dans les deux cas).

Trois facteurs expliquent l'essentiel de l'écart :

1️⃣ L'euro s'est affaibli face au dollar. 1,47 $ pour 1 € en 2008, environ 1,16 $ cette année. Le pétrole étant payé en dollars, cela renchérit mécaniquement la facture d'environ 25 % rien qu'avec le change — sans que le prix du baril ait bougé.

2️⃣ Les taxes ont augmenté, mais nettement moins que certains ne le prétendent.

La taxe spécifique sur le gazole (TICPE) est passée de 42,8 à 59,4 centimes par litre entre 2008 et 2018, notamment pour rattraper la fiscalité sur l'essence. Elle est gelée depuis 2018 et l'épisode des Gilets jaunes. La TICPE n'y est donc pour rien dans la hausse du prix à la pompe cette année.

Un dispositif moins connu a légèrement augmenté : les Certificats d'Économies d'Énergie (CEE), obligation imposée aux fournisseurs d'énergie qu'ils répercutent sur le prix à la pompe. Son poids a augmenté de 11 à 16 centimes par litre au 1ᵉʳ janvier 2026.

La TVA (20%) amplifie automatiquement de 20% toute hausse par ailleurs (brut, raffinage, change) sans être cependant un choix fiscal nouveau.

3️⃣ Le raffinage est en crise. Les frappes ukrainiennes ont mis hors service 30 à 45 % des capacités de raffinage russes, et le conflit déclenché par les Etats-Unis dans le Golfe Persique au printemps a endommagé des dizaines d'installations pétrolières et gazières dans le Golfe (raffineries, oléoducs... auxquels se rajoutent le pétrole déjà raffiné bloqué dans le détroit d'Ormuz). Résultat : le marché mondial du diesel est tendu, et les marges de raffinage sont élevées, indépendamment du prix du pétrole brut.

(publié par Cyrus Farhangi)


Après le litre d'essence qui a dépassé son record de 2022 il y a quelques jours, c'est le litre de diesel qui a atteint son record datant du mois d'avril, à 2,39€ en moyenne d'après les chiffres du gouvernement. Sur plus de 700 stations recensées le gazole se vend à plus de 2,50 euros le li...

(Feed generated with FetchRSS)

Passer du Gazoduc au GNL : illustration supplémentaire de notre contraction énergétique 🚢❄️

Passer du Gazoduc au GNL : illustration supplémentaire de notre contraction énergétique 🚢❄️

Depuis 2022, l'Europe a massivement remplacé le gaz russe (qui arrivait par gazoduc) par du Gaz Naturel Liquéfié (GNL) venu par bateau des États-Unis ou du Qatar (depuis mars 2026, la destruction de la raffinerie de Ras Laffan et le blocage du détroit d'Ormuz perturbent grandement cet approvisionnemt).

Cette bascule masque un appauvrissement physique important pour notre continent.

La part du GNL dans le commerce mondial de gaz fossile est passée de 27% en l’an 2000 (VS 73% pour le commerce par gazoducs) à 54% aujourd’hui. En Europe, la part du GNL dans nos importations totales de gaz a fait un bond fulgurant, passant de 20% en 2021 à 45% aujourd’hui.

Traduction : une région importatrice de gaz comme l'Europe est de plus en plus dépendante du GNL, énergie bien moins avantageuse que le gaz acheminé par gazoduc.

Dans la grille de lecture de Jean-Marc Jancovici et de spécialistes de l'économie biophysique comme Tim Morgan, ce n'est pas tant le prix financier qui compte réellement (bien que celui-ci soit plus élevé pour le GNL), mais le "Coût Énergétique de l'Énergie" : combien d'énergie faut-il dépenser juste pour obtenir cette énergie ?

Sur ce point, la physique est implacable :
* Le gazoduc (coût énergétique relativement faible) : pousser du gaz dans un tuyau terrestre avec quelques compresseurs ne réclame qu'une faible portion de l'énergie transportée.
* Le GNL (grosse dépense énergétique) : pour transporter ce même gaz par bateau, il faut lutter contre la physique en le refroidissant à -162°C pour le rendre liquide. Créer un tel froid industriel demande une énergie colossale. Ensuite, il faut l'expédier par méthanier à travers l'océan, et enfin le réchauffer (regazéification) pour l'injecter dans nos réseaux.

Selon une étude du cabinet Carbone 4 (cofondé par JMJ), la filière du GNL américain est « près de deux fois plus énergivore et ainsi plus de deux fois plus émissive que le transport par gazoduc ». Ce coût est aggravé par le fait qu'environ 79 % du gaz américain provient du gaz de schiste, dont l'extraction par fracturation hydraulique est déjà très complexe et couteuse en énergie.
Au total, la chaîne du GNL va souvent consommer entre 20 % et 25 % de son énergie avant même d'arriver dans votre chaudière ou votre usine.

En d’autres termes, pour obtenir exactement la même flamme dans notre chaudière, l'Europe doit aujourd'hui mobiliser beaucoup plus de capital, de bateaux et détruire beaucoup plus d'énergie primaire qu'avant. C'est l'illustration parfaite de la contraction physique de notre économie : nous devons puiser toujours plus d'énergie et de ressources juste pour maintenir le système en fonctionnement, ce qui ampute mécaniquement la part restante pour accroitre notre consommation matérielle.

Des tendances semblables sont à l’œuvre sur le pétrole : le monde est de plus en plus dépendant de pétrole de schiste, de sables bitumineux et autres gisements nécessitant de plus en plus d’énergie pour être exploités.

(publié par Cyrus Farhangi)



(Feed generated with FetchRSS)

Un commun accord pour 2027 !

Jean-Marc Jancovici : À quoi bon se battre quand tout le monde s'en fout ?

Dans cet épisode des Lueurs, Jean-Marc Jancovici se livre comme rarement. Loin des plateaux où il aligne les chiffres sur le climat, il raconte comment une simple ligne lue par hasard sur les gaz à effet de serre, au milieu des années 90, a fait basculer toute sa trajectoire. De consultant en télécoms passionné par une découverte intellectuelle, il devient peu à peu LE vulgarisateur du changement climatique en France, fondateur de Carbone 4 et du Shift Project.

Il y distingue avec clarté les faits (indiscutables) des opinions (qui divergent même chez les convaincus), refuse le costume d'« homme providentiel », et explique que ses renoncements personnels (voiture, avion) lui ont finalement coûté... presque rien. Il détaille aussi son art de convaincre : ni la peur seule, ni le rêve seul, mais les deux ensemble — comprendre la menace ET donner une direction désirable.

Le plus touchant : sa réflexion sur la mort, le sens, et pourquoi il refuse de céder au désespoir malgré la gravité de ce qu'il sait — parce que le désespoir, dit-il, ne construit jamais rien.

Quelques phrases :

" le consumérisme, c'est une espèce de comportement compulsif pour combler le vide intérieur de notre époque"

"il faut trouver le futur souhaitable à la situation dans laquelle on est aujourd'hui"

"il faut retrouver du sens à nos existences"

"il faut chercher dans la direction de projets collectifs enthousiasmant"

"l'action collective rend optimiste"

" j'espère qu'on va avoir envie de s'enthousiasmer ensemble pour quelque chose qui nous permette de rêver tout en respectant les limites du monde dans lequel nous sommes"

"Carbone 4 et The Shift Project lance Un Commun Accord qui est l'organisation d'une assemblée citoyenne dans le cadre des élections présidentielles"

La vidéo d'interview :
https://www.youtube.com/watch?v=nwXF4gimuG8

La participation à un chouette projet commun :
https://fr.ulule.com/un-commun-accord/

(par adrien Couzinier)


Soutenez l’assemblée citoyenne qui va s’attaquer aux grands dilemmes de notre époque

(Feed generated with FetchRSS)

La CRE présente son rapport sur l’économie du système électrique français hexagonal

La Commission de Regulation de l'Electricité (CRE) présente son rapport sur l’économie du système électrique français

Electrifier notre économie, c’est rendre notre pays moins dépendant des ressources énergétiques étrangères et donc renforcer sa souveraineté, c’est décarboner ses usages, et c’est aussi mieux maitriser les coûts de notre énergie. La France dispose aujourd’hui des atouts nécessaires à la réussite d’une stratégie d’électrification avec des capacités électriques décarbonées et abondantes : un parc nucléaire pleinement disponible et des énergies renouvelables (EnR) en croissance. Cette abondance est une opportunité pour l’électrification de l’économie française car elle permet à la France d’avoir des prix parmi les plus bas d’Europe. Pourtant, avec une consommation française d’électricité qui reste relativement stable, cette situation crée aussi des nouveaux défis pour le système électrique.

Ce nouveau contexte interroge légitimement, jusqu’à parfois susciter des réponses approximatives, qui ont incité la Commission de régulation de l’énergie à « démêler le vrai du faux » Elle a donc analysé en profondeur l’économie du système électrique et la CRE présente aujourd’hui ses conclusions.

👉 1er enseignement : Le parc de production français est correctement dimensionné.

A l’échelle d’une année, la capacité de production potentielle (plus de 160 GW) est supérieure au besoin de consommation. La capacité disponible à la pointe en France (environ 90 GW) reste assez proche du besoin lors des périodes de tension.

👉 2eme enseignement : les EnR sont intéressantes économiquement, mais jusqu'à un certain point. (3 ou 4 ans au rythme actuel sans relance de la consommation)

Les EnR font baisser les prix de marché, ce qui est bénéfique pour le consommateur, tout en augmentant – dans une proportion limitée – les coûts du système. Au final, la baisse du prix de marché pour le consommateur est supérieure au surcoût pour le système.
En cas de crise, elles jouent par ailleurs un rôle d’amortisseur sur les prix.

La poursuite du développement des EnR est pertinente du point de vue du consommateur, y compris si la demande ne redémarre pas immédiatement. Mais au-delà de 50% de la puissance installée et si la stagnation de la demande se poursuit à long terme, les inconvénients pourraient dépasser les avantages pour le système, les gains pour les consommateurs ne compensant plus suffisamment les effets redistributifs et l’augmentation des couts totaux.

Cette limite de 50% de pertinence économique sera atteinte dans 3 ou 4 ans au rythme actuel.

👉 3ème enseignement : les connexions avec nos voisins sont pertinentes

L’intégration au marché européen contribue à la sécurité d’approvisionnement et permet de réduire la facture en participant à la couverture des coûts (à la fois de production et de réseau).
le développement de nouvelles interconnexions est conditionné à

La réalisation d’analyses coûts-bénéfices démontrant que les gains attendus, tant pour la France que l’Europe, sont supérieurs aux coûts complets des infrastructures considérées.

❗️Bilan

Afin de continuer à décarboner nos usages pour se protéger des chocs énergétiques et être exemplaire dans la lutte contre le réchauffement climatique tout en bénéficiant de prix avantageux, maîtriser les coûts pour la collectivité et les consommateurs, deux leviers peuvent être activés, y compris parallèlement l’un à l’autre :

▶ Electrifier davantage d’usages pour absorber la production disponible ne trouvant pas de débouchés. Cette relance de la consommation attendue incite à continuer de développer les EnR au-delà de 3 ou 4 ans.

▶ Agir sur la temporalité de la demande et de l’offre en développant tous les types de flexibilité.

https://www.cre.fr/actualites/toute-lactualite/la-cre-presente-son-rapport-sur-leconomie-du-systeme-electrique-francais-hexagonal.html

(par adrien Couzinier)


La CRE est l'autorité indépendante chargée de garantir le bon fonctionnement des marchés français de l'énergie au bénéfice du consommateur. 

(Feed generated with FetchRSS)

"La joie et la bonne humeur" comme dirait JMJ

"La joie et la bonne humeur" comme dirait JMJ. Etude récemment parue d'Abernethy et al qui met en lumière un "angle mort" inquiétant dans nos prévisions climatiques. Le réchauffement de la planète provoque lui-même de nouvelles émissions de gaz à effet de serre naturelles, créant ainsi un cercle vicieux.

Habituellement, quand on parle de réduire les gaz à effet de serre, on se concentre sur les activités humaines (usines, voitures, agriculture). Mais la nature stocke elle aussi d'immenses quantités de carbone.

L'étude se penche sur ce qu'on appelle les émissions induites par le réchauffement. Le principe est simple : plus il fait chaud, plus certains écosystèmes naturels réagissent mal et relâchent du carbone, ce qui réchauffe encore plus la planète.

Les chercheurs ont étudié quatre grandes sources naturelles qui s'emballent avec la chaleur :

1) Le pergélisol (permafrost) : ces sols gelés en permanence dans le Grand Nord dégèlent et libèrent de grandes quantités de méthane.

2) Les feux de forêt : avec la sécheresse, ils sont plus fréquents et intenses, détruisant des arbres qui relâchent tout le CO2 qu'ils avaient stocké.

3) Les zones humides et 4) les eaux douces : sous l'effet de la chaleur, les bactéries qui y vivent s'activent et émettent davantage de gaz.

L'alerte majeure de cette étude est que la plupart des modèles climatiques actuels (comme ceux utilisés par le GIEC) n'intègrent pas totalement ces réactions naturelles. C'est un peu comme essayer de calculer le temps de cuisson d'un plat sans savoir que le four va continuer de chauffer tout seul de plus en plus fort. Cela signifie que nos prévisions actuelles sous-estiment systématiquement le réchauffement à venir.

Les chercheurs ont calculé ce qui se passerait si on intégrait ces sources naturelles dans les prévisions :

1) Un effet multiplicateur (20 à 30 %) : ces émissions naturelles vont amplifier le réchauffement causé par l'homme d'environ un quart d'ici la fin du siècle.

2) Jusqu'à +0,5°C supplémentaire : d'ici 2100, ces boucles de rétroaction pourraient rajouter un demi-degré de réchauffement à elles seules (réparti à parts égales entre le CO2 et le méthane).

Ces résultats pourraient sous-estimer la réalité en ignorant certaines sources (dépérissement forestier, riz) et l'effet boule de neige (les émissions s'amplifiant entre elles). À l'inverse, ils pourraient être surestimés car des mécanismes naturels de refroidissement, comme les aérosols ou la repousse végétale après un incendie, n'ont pas été intégrés.

Quoi qu'il en soit, le message semble assez clair : notre marge de manœuvre (notre "budget carbone") est encore plus petite que ce que l'on pensait. Puisque la nature va contribuer au problème de manière autonome, nous devons réduire nos propres émissions encore plus vite et plus drastiquement pour éviter de déclencher de façon irréversible ces bombes à retardement climatiques.

(publié par Cyrus Farhangi)



(Feed generated with FetchRSS)

La crise du transport de pétrole brut s'aggrave, à laquelle se rajoute une crise du raffinage (notamment diesel)

La crise du transport de pétrole brut s'aggrave, à laquelle se rajoute une crise du raffinage (notamment diesel). Les Houthis sont, dans les deux cas, un acteur important. Ce groupe de rebelles "pro-iraniens" était insignifiant et faiblement armé il y a 10-15 ans. Il est aujourd'hui entraîné par la force Al-Qods des Pasdarans, compte 600 000 combattants, et dispose d'un armement sophistiqué (dont des missiles balistiques). Les Houthis contrôlent aujourd'hui un tiers du territoire yemenite, dont la capitale Sanaa. Territoire où vivent trois quarts de la population yemenite, soit 25 millions de personnes. Et ils contrôlent donc désormais la côte ouest du pays, dont le détroit de Bab El Mandeb.

Revenons à la double crise pétrolière.

1) De nombreuses raffineries ont été sévèrement endommagées cette année en Russie et autour du Golfe Persique. A la flambée du prix du pétrole brut se rajoute ainsi une flambée du "diesel crack spread".

Les Houthis ont mené des frappes de drones sur la raffinerie de Jaran en Arabie Saoudite en juillet, et de nouveau il y a quelques jours.

On parle là de 400 000 barils par jour de capacité, ce qui est loin d'être négligeable.

La raffinerie fonctionnait déjà à régime réduit ou à l'arrêt partiel à la suite des attaques de juillet. Les données de suivi maritime (Kpler) indiquent désormais un arrêt quasi total des chargements de pétrole raffiné au départ du terminal de Jazan.

Les Houthis pourraient cibler d'autres raffineries saoudiennes à l'avenir.

2) Les Houthis viennent de prendre le contrôle du Détroit de Bab El Mandeb suite à une percée rapide lui donnant le contrôle du port stratégique de Moka, ainsi que deux iles de la Mer Rouge.

Les bateaux arrivant de l'océan indien peuvent contourner ce Détroit en passant par le sud de l'Afrique (Cap de Bon espérance), mais le problème est ailleurs.

Depuis la guerre déclenchée par Israël et les États-Unis en Iran, l'Arabie Saoudite utilise le pipeline Est-Ouest pour contourner le Détroit d'Ormuz et transférer son pétrole jusqu'à la Mer Rouge, au Port de Yanbu.

On parle tout de même là de 7 millions de barils par jour arrivant à Yanbu, soit près de 7% du pétrole mondial.

Le commerce du port de Yanbu et ses flux pétroliers risquent désormais d'être fortement perturbés. L'impact se joue sur deux fronts : la logistique des tankers et les attaques directes sur le réseau de pipelines.

Bab el-Mandeb est désormais une impasse pour les exportations saoudiennes vers l'Asie. Les pétroliers chargés à Yanbu ne peuvent plus descendre vers le sud à travers Bab el-Mandeb sans risque majeur d'attaque.

Pour contourner ce blocage et livrer l'Asie depuis Yanbu, les navires doivent monter vers le nord, franchir le canal de Suez, traverser la Méditerranée, puis faire tout le tour de l'Afrique par le cap de Bonne-Espérance pour rejoindre l'océan Indien. Cela rallonge les trajets de 4 à 7 semaines.

Or il existe aussi des contraintes physiques des supertankers (VLCC). Les plus grands pétroliers à pleine charge ne peuvent pas franchir le canal de Suez à cause de leur tirant d'eau. Ils doivent décharger une partie de leur cargaison dans l'oléoduc égyptien SUMED ou naviguer partiellement remplis, ce qui réduit considérablement le rendement de la flotte mondiale et fait exploser les coûts de fret.

A ce blocage de la navigation se rajoute une menace directe des Houthis sur le pipeline Est-Ouest. Cette infrastructure terrestre elle-même fait l'objet de frappes. L'oléoduc traverse plus de 1 200 km de désert. Ses stations de pompage (notamment autour de Médine) sont devenues des cibles stratégiques pour les drones et missiles houthis.

Récemment, des anomalies thermiques et des incendies identifiés par satellite le long du tracé du Petroline ont suscité de vives inquiétudes sur une réduction forcée du débit d'acheminement brut vers Yanbu.

Alors que Yanbu était censé servir de soupape de sécurité pour la monarchie saoudienne face aux tensions dans le Golfe Persique, la combinaison du contrôle Houthi sur Bab el-Mandeb et des frappes sur les infrastructures terrestres transforme la mer Rouge en un véritable goulot d'étranglement pour les exportations saoudiennes.

Ce dossier est à suivre attentivement pour comprendre les évolutions de la donne énergétique, donc de l'économie monddiale.

(publié par Cyrus Farhangi)



(Feed generated with FetchRSS)

On répète depuis quarante ans que l'Amérique croît plus vite que l'Europe

On répète depuis quarante ans que l'Amérique croît plus vite que l'Europe. C'est en partie vrai (pour des raisons énergétiques), et et presque entièrement faux (pour des raisons démographiques).

Post de Vincent Cathelineau.

« Entre 1980 et 2019, le PIB américain a progressé d'environ 2,7 % par an contre 2,0 % pour l'Europe de l'Ouest. Mais rapporté à la population, l'écart s'effondre : 1,6 % par an d'un côté, 1,5 % de l'autre. Les deux tiers de la fameuse surperformance américaine tiennent à une seule chose, les Américains font plus d'enfants et accueillent plus d'immigrés. Par habitant, l'Europe a tenu le rythme pendant quarante ans. C'est ce point de départ qu'il faut avoir en tête pour mesurer ce qui vient de se passer.

Depuis 2023, une fois digéré le rebond post-Covid, la mécanique s'est cassée. En parité de pouvoir d'achat par habitant, les États-Unis ont gagné environ 7,5 % sur quatre ans, projections 2026 du FMI incluses. L'Europe de l'Ouest, Royaume-Uni et Suisse compris, Irlande exclue pour cause de comptes nationaux fantaisistes, a gagné 2,4 %. L'écart observé est de 5,2 points.

La tendance historique aurait produit un écart de 0,6. Il manque donc environ 4,5 points de PIB par habitant, entre 4,2 et 4,9 selon les révisions de population à venir. Quatre ans et demi de croissance normale, évaporés en quatre ans.

L'année 2023 mérite qu'on s'y arrête. Zéro virgule un pour cent de croissance par habitant pour l'Europe de l'Ouest. Une année blanche, la première hors récession depuis la création de l'euro. Pendant ce temps, les États-Unis faisaient 1,9 % de croissance par habitant. Avec un million d'entrants supplémentaires à absorber, ce qui aurait dû mécaniquement diluer leur performance. L'Allemagne, l'Autriche, la Finlande et la Suède reculaient. Seule l'Espagne, qui n'a jamais dépendu du gaz russe, tenait la baraque.

On me dira que tout n'est pas la faute de la guerre en Ukraine.

C'est exact, et c'est pire que ça. Les déficits fédéraux à 6 ou 7 % du PIB, la vague d'investissement dans l'intelligence artificielle que le FMI cite lui-même comme moteur américain, la concurrence chinoise sur l'automobile allemande expliquent une partie de l'écart. Mais regardez ce qui se passe en 2026 : le détroit d'Ormuz se ferme, le gaz européen prend 25 %, le gaz américain 10 %, et le FMI révise la zone euro à la baisse en expliquant noir sur blanc que les États-Unis, exportateurs nets d'énergie, ne subissent qu'un impact limité.

Deux guerres, à quatre ans d'intervalle, sur deux continents différents, et exactement la même asymétrie : l'Europe paie, l'Amérique encaisse. Quand la même cause produit deux fois le même effet, on ne parle plus de coïncidence, on parle de structure. L'Europe n'a pas un problème de conjoncture, elle a un problème de dépendance énergétique, et chaque crise mondiale lui en présente la facture. Le calendrier ne ment pas : la rupture est datée, elle coïncide avec le triplement du prix du gaz et de l'électricité de gros, et elle frappe d'abord les pays dont l'industrie tournait au gaz.

Traduit en monnaie, 4,5 points de PIB par habitant font environ 3 000 dollars de production annuelle par Européen qui n'existent pas fin 2026, soit près de 1 000 milliards de dollars par an à l'échelle du continent. Ce n'est pas un choc, c'est une hémorragie qui continue : le FMI attend encore 0,9 % pour la zone euro en 2026 contre 2,3 % outre-Atlantique.

Le débat public européen parle de sobriété, de taxonomie et de trajectoires. Il devrait parler d'énergie abondante et bon marché, parce que c'est la seule variable dont l'absence explique à la fois la date, l'ampleur et la géographie de ce décrochage. »

(publié par Cyrus Farhangi)



(Feed generated with FetchRSS)

Électro-puissance

Électro-puissance. Le choix français de la réindustrialisation et de la protection

La France a tout à gagner à convertir ses moyens de consommation à l'électricité et à forcer ce passage. Selon un rapport de la Fondation Jean-Jaurès, co-écrit par Neil Makaroff, l'électrification et la défossilisation de notre économie sont les premiers moteurs d'emplois industriels.

Electrifier ... est en réalité un investissement ! De combien aggravons nous notre déficit commercial à chaque fois que nous faisons un plein d'essence ou que nous allumons un chauffage à gaz ?
58 milliards d'euros d'importations par an au total en pétrole et du gaz en 2025 ! Rien que la partie États-Unis et à la Russie équivaut à 450 euros versés en moyenne par chaque ménage français !

En ce moment, les prix de l'essence et du gaz montent... mais ceux qui roulent en électrique ou qui ont installé une pompe à chaleur regarde cela avec éloignement, n'étant que peu touché par ces soubresauts énergétiques grâce à notre production locale d'électricité.

La dépendance de la France au pétrole et au gaz constitue aujourd’hui un risque économique, social et géopolitique et le pays est en situation de vulnérabilité permanente. Mais cette dépendance est loin d’être une fatalité puisque la France dispose d’avantages stratégiques considérables : une électricité issue de sources bas-carbone, et une base industrielle dans les batteries, les pompes à chaleur, les véhicules électriques et l’éolien. Dans ce rapport, les auteurs identifient l’enjeu majeur pour notre pays : transformer cet avantage électrique en puissance économique, en électrifiant massivement les usages des ménages et des entreprises.

La France devrait devenir une « électro-puissance démocratique » : utiliser son avantage d'une électricité abondante, décarbonée et peu chère (95% bas-carbone) pour se protéger des chocs géopolitiques liés aux hydrocarbures et réindustrialiser son économie

D’ici 2032, faire de la France une électro-puissance a le potentiel de

- Créer 3100 emplois industriels par mois en lien avec la décarbonation pour atteindre 354 778 salariés ;
-sécuriser 8 millions de logements et 7millions d’automobilistes vis-à-vis du pétrole et du gaz ;
-faire économiser jusqu’à 3120 euros par an aux ménages qui basculent vers un véhicule électrique et une pompe à chaleur.

Objectif proposé : 40% d'électricité dans le mix énergétique en 2030-2032, 50% en 2040 (contre 27% aujourd'hui).

Réindustrialisation verte

168 272 emplois industriels sont déjà liés à la décarbonation (+ de 160 sites), avec un potentiel de 354 778 emplois en 2032 (+3 100 emplois/mois).

Les secteurs clés : batteries (« vallée de la batterie » à Dunkerque), éolien en mer (façade atlantique), pompes à chaleur (40 usines dans le nord), véhicules électriques (Renault à Douai, Stellantis).
L'instabilité politique française est la principale menace (ex. moratoire éolien/solaire manqué de peu à l'Assemblée en 2025, fermetures d'usines de pompes à chaleur après revirements politiques).

Recommandations principales :
Plan d'investissement « France 2040 » : mobiliser 52 milliards d'euros d'ici 2030 (clause dérogatoire européenne, revenus ETS, superprofits pétroliers, épargne réglementée).
Politique industrielle « made in Europe » : préférence européenne dans les aides publiques, garanties publiques pour les chaînes de valeur stratégiques.
Faire de l'électricité un bouclier social : rééquilibrer la fiscalité électricité/gaz, renforcer MaPrimeRénov', le leasing social et le bonus véhicules électriques, développer le stockage par batteries (objectif 8 GW en 2032 contre 0,52 GW aujourd'hui).

Conclusion

Le rapport présente ce choix comme positif pour le prochain quinquennat, mais souligne que les échéances électorales de 2027 et les attaques politiques contre la transition écologique font peser un risque réel de retour en arrière, qui coûterait cher en emplois et en pouvoir d'achat.

https://www.jean-jaures.org/publication/electro-puissance-le-choix-francais-de-la-reindustrialisation-et-de-la-protection/

(par adrien Couzinier)


La dépendance de la France au pétrole et au gaz est loin d'être une fatalité car elle dispose d'avantages stratégiques considérables.

(Feed generated with FetchRSS)
❌