La "guerre des berceaux" au Moyen-Orient est-elle terminée ?
La "guerre des berceaux" au Moyen-Orient est-elle terminée ? Cette notion de compétition démographique désigne l'utilisation de la natalité et de la croissance démographique comme instrument d'influence géopolitique, d'équilibre communautaire ou d'occupation territoriale.
En 1990 les pays sur cette carte faisaient apparaître des taux de fécondité compris entre 4 et 6, à l'exception notable de la Turquie (qui affichait tout de même un taux de 3).
Pendant plusieurs décennies, une fécondité très élevée était observée dans l'ensemble de la région. Ce modèle touche à sa fin.
Des explications communément avancées pour expliquer cette baisse universelle de la fécondité sont l'urbanisation, le recul de la religion, et l'instruction et l'indépendance croissante des femmes (études de plus en plus longues, mariages de plus en plus tardifs, participation au marché de l'emploi, évolution des aspirations, accès à la contraception et moindre pression communautaire).
Pour aller plus loin, des démographes et sociologues comme Youssef Courbage, Philippe Fargues ou Emmanuel Todd ont particulièrement démontré comment l'instruction des femmes constitue le moteur central du recul de la fécondité et de la transition démographique au Moyen-Orient.
Des foyers de haute fécondité se maintiennent en Israël, en Palestine, au Yemen, et dans une moindre mesure en Syrie et en Irak.
Au global le Moyen-Orient a amorcé sa transition démographique globale et un scénario d'une population régionale qui atteindrait 1 milliard d'habitants semble s'éloigner.
La démographie est un sujet régulièrement évoqué par Jean-Marc Jancovici depuis 25 ans, et une des variables de l'équation de Kaya qu'il a fortement contribué à vulgariser en France. Nous y prêtons donc une certaine attention dans la veille que nous vous proposons.
(publié par Cyrus Farhangi)

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En 1990 les pays sur cette carte faisaient apparaître des taux de fécondité compris entre 4 et 6, à l'exception notable de la Turquie (qui affichait tout de même un taux de 3).
Pendant plusieurs décennies, une fécondité très élevée était observée dans l'ensemble de la région. Ce modèle touche à sa fin.
Des explications communément avancées pour expliquer cette baisse universelle de la fécondité sont l'urbanisation, le recul de la religion, et l'instruction et l'indépendance croissante des femmes (études de plus en plus longues, mariages de plus en plus tardifs, participation au marché de l'emploi, évolution des aspirations, accès à la contraception et moindre pression communautaire).
Pour aller plus loin, des démographes et sociologues comme Youssef Courbage, Philippe Fargues ou Emmanuel Todd ont particulièrement démontré comment l'instruction des femmes constitue le moteur central du recul de la fécondité et de la transition démographique au Moyen-Orient.
Des foyers de haute fécondité se maintiennent en Israël, en Palestine, au Yemen, et dans une moindre mesure en Syrie et en Irak.
Au global le Moyen-Orient a amorcé sa transition démographique globale et un scénario d'une population régionale qui atteindrait 1 milliard d'habitants semble s'éloigner.
La démographie est un sujet régulièrement évoqué par Jean-Marc Jancovici depuis 25 ans, et une des variables de l'équation de Kaya qu'il a fortement contribué à vulgariser en France. Nous y prêtons donc une certaine attention dans la veille que nous vous proposons.
(publié par Cyrus Farhangi)

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