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La consommation de carburant s’est effondrée de 30% en 10 jours: avec la flambée des prix à la pompe, l’État a "perdu" 407 milli...

La demande de pétrole serait-elle plus élastique que nous ne l'imaginions ? Une hypothèse voudrait que la demande de pétrole ne réagisse que très peu face à la hausse des prix.

Or la consommation dans un pays comme la France (pourtant "relativement riche") chute de manière significative sans que le prix du brut n'ait atteint 150 ou même 120 $ le baril et sans que le prix à la pompe (qui a augmenté du fait du coût du brut mais aussi du raffinage) n'ait atteint 4€ ou même 3€.

Au passage, l'Etat n'empoche pas de cagnotte, ses recettes sont même en baisse : la hausse mécanique des rentrées de TVA par litre (liée à la hausse du brut et du raffinage) est largement contrebalancée par la baisse du nombre de litres consommés.

Ce résultat invite à concevoir que le prix du pétrole ne puisse pas rester durablement au-dessus de 120$/baril ou 3€/L, car un prix "modérément élevé" détruit déjà beaucoup de demande.

Évidemment, dans un scénario où la moitié de la production mondiale de pétrole serait instantanément anéantie, il faudrait des prix très élevés (au-dessus de 200$ le baril ?), durablement (des années ?) pour détruire suffisamment de demande et rééquilibrer le marché.

Certes, mais il faudrait pour cela une guerre mondiale à très haut degré d'escalade. Ce n'est pas le scénario que nous vivons en 2026, et cela n'enlève rien à l'idée que la demande semble plus élastique que certains pouvaient l'imaginer.

La destruction de demande peut prendre des formes plus ou moins agréables. Il y a des alternatives parfois difficiles à adopter mais relativement indolores (relativement) : covoiturage, télétravail, transports en commun, vélo ou encore passage à l'électrique (qui prend plus de temps que les autres alternatives mais finirait par avoir un impact notable).

Et il y a bien sûr des formes de destruction de demande relevant de véritables souffrances sociales, car beaucoup de gens n'ont pas d'alternative. Ils se retrouvent isolés, contraints de réduire leurs déplacements "non-essentiels". Le budget du ménage se voit rongé par les déplacements "essentiels" (sans parler de l'inflation à venir sur les produits essentiels hors-carburant).

Beaucoup de guillemets sont de mise dans ce post car certains termes du langage commun peuvent heurter en pareilles circonstances, et ce n'est évidemment pas l'objectif, qui est de se faire comprendre.

Nos pensées à toutes celles et ceux qui traversent actuellement de grosses difficultés.

(publié par Cyrus Farhangi)


Si les recettes de de TVA sur le carburant ont bondi de 710 millions d'euros par rapport à l'an dernier, celles correspondant à la TICPE ont chuté de plus d'un milliard en raison de la baisse de la consommation, indique Bercy ce mardi.

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EL Nino. On en parle, mais qu'en est-il réellement ?

EL Nino. On en parle, mais qu'en est-il réellement ?

C'est de l'eau chaude en surface de l'océan pacifique au large de l'amérique du sud. Elle modifie beaucoup les circulations atmosphériques et la pluviométrie (moins à certains endroits, + à d'autres), mais surtout autour du pacifique au niveau de l'équateur.

Pourquoi celui de cette année est inquiétant ?
Un El Niño historique se prépare dans le Pacifique, et il pourrait battre tous les records depuis les années 1870.
Plus de 90 % de chances que cet épisode dépasse tous les El Niño enregistrés depuis les débuts des observations.

Les conséquences en 2027 risquent d'être critiques pour de nombreux pays. Il devrait aggraver la sécheresse en Afrique du Sud, Amazonie et en Asie de du sud Est , et les inondations au sud de l'Amérique du Sud et au sud des USA, localement catastrophiquement.

Cette étude synthétise les effets a venir :

Afrique australe :
sécheresse sévère, avec des déclarations de catastrophe au Zimbabwe, en Zambie et au Malawi, et le Zambèze réduit à son débit le plus bas jamais enregistré. En 2015-16, la récolte de maïs sud-africaine a chuté de près de moitié.

Asie du sud-est : incendies et pertes de production alimentaire
Indonésie, Malaisie et Singapour : la baisse des pluies augmente fortement le risque d'incendies et le risque sur la production alimentaire. Avec El Nino record de cette année, l'Inde pourrait significativement être impactée avec aussi des problèmes agricoles

Amazonie : trop sec et incendie en pagaille
Lors de l'épisode 2023-24, l'humidité et la biomasse forestière mesurées par satellite étaient au plus bas jamais enregistré, laissant présager une saison des feux encore plus sévère cette année.

Afrique de l'Est : trop de pluie, et des épidémies en prime
Le pic de cet El Niño devrait coïncider avec la petite saison des pluies d'octobre à décembre, augmentant le risque de choléra et de fièvre de la vallée du Rift — qui avait infecté des dizaines de milliers de personnes après les inondations de 1997-98.

Effet domino mondial
El Niño est le seul mode de variabilité climatique connu capable de provoquer des échecs de récoltes synchronisés dans plusieurs régions agricoles la même année. En 2023-24, les restrictions indiennes sur l'export de riz avaient déjà fait grimper les prix de 22 % ailleurs en Asie, pénalisant les pays africains importateurs.

Et après ? Un nouveau record de chaleur mondial
L'année suivant le pic d'un grand El Niño bat quasi systématiquement un record de température (1998, 2016, 2024). Les projections actuelles suggèrent que 2027 pourrait grimper à près de 1,8 °C au-dessus des niveaux préindustriels avec des impacts majeurs pour le mone entier, mais a longue échéance

L'urgence politique
L'auteur (Zeke Hausfather, climatologue à Berkeley Earth) appelle les gouvernements à agir maintenant : distribuer des semences résistantes à la sécheresse avant la saison des plantations d'octobre, renforcer les filets de sécurité agricole, et intensifier la prévention des incendies en Asie du sud est et en Amazonie.

https://www.nature.com/articles/d41586-026-02939-x

Remarque : les impacts d'EL Nino en europe occidentale ne sont pas directs et ce que nous avons vécu cette année et ce que nous allons vivre l'année prochaine est dû uniquement au réchauffement climatique.

(par Adrien Couzinier)



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Après l’été le plus chaud jamais connu en France, le gouvernement envisage de réduire de plus de 30 % le budget de l’Ademe

🔥 L'été le plus chaud jamais enregistré en France. La réponse du gouvernement pour 2027 ? démolir un des rares outils opérationnels.

Après un été marqué par des canicules à répétition et une sécheresse sévère, le gouvernement envisagerait de réduire de plus de 30 % le budget de l'Ademe pour 2027.
Et contrairement à ce qu'on pourrait espérer, le Fonds chaleur ne serait pas épargné.

Ce programme finance les réseaux de chaleur renouvelable, mais aussi — c'est moins connu — les réseaux de froid renouvelable, qui permettent de rafraîchir des bâtiments tertiaires et publics (hôpitaux, écoles, Ehpad...) de façon bien plus efficace et sobre que des climatiseurs individuels. Un outil justement pensé pour faire face aux îlots de chaleur urbains et aux étés caniculaires à venir.

Selon une source interne citée par Le Monde, les discussions, qui partaient sur une stabilité de son budget (800 millions d'euros), ont dérivé en deux mois vers une hypothèse à 500 millions. Une chute qui, à ce niveau, se traduit concrètement par des projets abandonnés et d'autres jamais lancés — au moment même où on va en avoir le plus besoin.

https://www.lemonde.fr/planete/article/2026/09/17/apres-un-ete-de-canicules-et-de-secheresse-le-gouvernement-envisage-de-reduire-de-plus-de-30-le-budget-de-l-ademe_6776478_3244.html

https://www.facebook.com/reel/1608154134143117

Le gouvernement français actuel sabre le seul outil pour rafraîchir les établissements publics français, en pleine canicule chronique. 🌡️🔥

Oserais-je dire que le gouvernement actuel est déconnecté de la réalité ?

(par adrien Couzinier)


Selon les informations du « Monde », l’Agence de la transition écologique verrait son budget d’intervention amputé de plus de 300 millions d’euros.

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Un maire dispose de beaucoup de choses : un conseil municipal, un budget, des écoles, des voiries, parfois même un gymnase

Un maire dispose de beaucoup de choses : un conseil municipal, un budget, des écoles, des voiries, parfois même un gymnase.

Mais il y en a une dont il ne dispose pas : de mètres carrés supplémentaires. La surface de sa commune est à peu près fixée une fois pour toutes.

Et pourtant, il faut y faire tenir logements, entreprises, équipements publics, terres agricoles, espaces naturels, zones capables d’absorber les pluies ou de limiter les effets des canicules (tiens donc !).

Et, accessoirement, des habitants qui aimeraient bien que leur commune reste agréable à vivre.

Alors, que fait-on quand tous ces usages doivent cohabiter sur une surface limitée ?
C’est là que la question des sols vivants devient centrale.

Car un sol n’est pas simplement une surface disponible pour construire. C’est un écosystème qui stocke du carbone, infiltre l’eau, accueille de la biodiversité et permet de produire notre alimentation.

Et surtout, un sol vivant ne se recrée pas en quelques années. Un parking, en revanche, oui.

La sobriété foncière consiste donc moins à « ne plus construire » qu’à se poser une question assez simple : quels usages voulons-nous faire de cette ressource limitée qu’est notre territoire ?

C’est une question éminemment locale. Et donc, en grande partie, une question de maires.

C’est le sujet des Rencontres nationales de la sobriété foncière, organisées le 30 septembre à la Sorbonne par l’@Institut de la Transition foncière et l’Institut de la transition environnementale de l’@Alliance Sorbonne Université.

Avec des maires, parlementaires, scientifiques, entreprises, associations et opérateurs publics, nous parlerons de sols vivants, d’aménagement, de prévention des risques et surtout de solutions concrètes pour faire de la sobriété foncière autre chose qu’un objectif inscrit dans une loi.

Le thème de cette édition résume assez bien le sujet : « Le maire et la terre : une reconnexion ? »

Inscriptions directement via ce lien : https://forms.gle/PbzLDb41udvkG2kU9

Programme : https://canva.link/472wsmt72ez8npy

📅 Mercredi 30 septembre
🕘 9h00 – 17h30
📍 Sorbonne Université, Campus des Cordeliers — 15 rue de l’École de médecine, Paris 6e

(par Jean-Noël Geist, en remerciant Margot Holvoet)

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L'indice de fécondité en Hongrie rechute de manière importante (au dernier pointage l'indice était même descendu de 1,31 en 2025...

L'indice de fécondité en Hongrie rechute de manière importante (au dernier pointage l'indice était même descendu de 1,31 en 2025), et ce alors que le pays consacre l'équivalent de 5% de son PIB (soit ~10% de ses dépenses publiques) à sa politique familiale : prêts à taux zéro, subventions au logement, exonérations fiscales à vie pour les mères de plusieurs enfants...

Le coût de la vie, l'incertitude économique, l'émigration des jeunes parents, et les évolutions des aspirations des hommes et des femmes sont souvent avancés pour expliquer la baisse de fécondité.

La population de la Hongrie est tendanciellement en baisse lente depuis quelques décennies, et pourrait aller jusqu'à être divisée par 2 d'ici 2100.

Nous évoquons ce thème ici car le phénomène est mondial et la population est une des variables de l'équation de Kaya popularisée en France depuis près d'un quart de siècle par Jean-Marc Jancovici.

Les autres variables sont la richesse par habitant, l'intensité énergétique de l'économie, et l'intensité carbone de l'énergie.

CO2 = Population x (PIB/Population) x (Energie/PIB) x (CO2/Energie).

C'est un outil de réflexion où l'on peut imaginer remplacer l'énergie et le CO2 par d'autres indicateurs de consommation de ressources et de pollution.

Sur la question du changement climatique, en raison de l'inertie démographique, la dénatalité aurait un effet modéré sur la limitation du réchauffement.

Une baisse de la natalité ne réduit les émissions que plusieurs décennies plus tard, alors que l'urgence climatique nécessite des actions immédiates.

Cependant à plus long terme, la population d'un pays comme la Chine (premier émetteur mondial avec près d'un tiers des émissions de GES) pourrait être divisée par 2 à horizon 2100 et par 10 à horizon 2200 si l'indice de fécondité se maintenait durablement à 1 (ce n'est qu'un scénario).

Ce type de scénario ne saurait a priori être sans impact sur le climat et plus généralement sur l'environnement.

La population mondiale devrait atteindre un pic à 10 milliards d'habitants dans la deuxième moitié du siècle puis redescendre pour atteindre 7 à 9 milliards d'habitants en 2100 dans un scénario à fécondité faible de l'ONU.

Cet horizon est sensiblement différent d'un monde où la population mondiale aurait à nouveau quadruplé au 21e siècle, comme elle l'a fait au 20e siècle. Nous serions alors 24 milliards en 2100.

En attendant, Jean-Marc Jancovici a souvent rappelé que la planète ne peut pas supporter durablement une population de 8-10 milliards d'êtres humains vivant selon les standards actuels des pays développés : "Ou bien on régule nous-mêmes, ou bien ça se fera par des pandémies, des famines ou des conflits" (interview en 2022 pour France Info).

(publié par Cyrus Farhangi



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