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High Oil Prices Speed Up China’s Shift Away From Crude | OilPrice.com

Les prix élevés du pétrole accélèrent l'abandon progressif du brut par la Chine, notamment par l'électrification des voitures... mais aussi voire surtout des camions !

Traduction d'un article de Julianne Geiger - Oil Price News

"La consommation de pétrole de la Chine a chuté de 9 % d'une année sur l'autre au deuxième trimestre, le coût élevé du brut ayant accéléré l'utilisation de voitures, de camions, de trains et d'équipements industriels électriques.

Cette baisse a contribué à réduire les émissions de dioxyde de carbone de la Chine de 1 % au cours du trimestre, selon une analyse du Centre de recherche sur l'énergie et l'air pur (CREA). Il s'agit de la première baisse trimestrielle des émissions en Chine due principalement à la diminution de la consommation de pétrole.

Les émissions du secteur de l'énergie ont augmenté de 3 % au cours de la même période, en raison de la hausse de la production d'électricité à partir du charbon.

Les véhicules électriques (VE) ont remplacé 36 millions de tonnes métriques de pétrole au cours du premier semestre 2026, représentant environ un tiers de la réduction de la demande pétrolière chinoise. Les VE ont remplacé 19 millions de tonnes au cours du seul deuxième trimestre, soit 50 % de plus qu'un an auparavant.

Les camions électriques ont entraîné le changement le plus rapide. L'utilisation de carburants alternatifs dans le secteur du transport routier en Chine a bondi de 90 % en glissement annuel entre janvier et juin, réduisant la consommation de diesel dans l'un des plus grands marchés de carburant de transport du pays.

Le pétrole est devenu plus cher après que la guerre en Iran a perturbé l'approvisionnement depuis le golfe Persique et le trafic maritime par le détroit d'Ormuz. La Chine a réduit ses importations de brut et puisé plus largement dans ses stocks. Dans le même temps, les VE et les camions électriques remplaçaient davantage d'essence et de diesel, offrant à la Chine un autre moyen de réduire son exposition aux prix élevés du pétrole.

L'utilisation du pétrole a également diminué dans la construction et l'exploitation minière, les équipements électriques remplaçant les machines fonctionnant au diesel. Le ralentissement de la croissance du secteur chimique chinois a réduit une autre source de demande pétrolière.

Le CREA estime que la baisse de la consommation de pétrole a permis d'éviter l'émission d'environ 35 millions de tonnes de dioxyde de carbone au deuxième trimestre, soit environ 1,3 % des émissions totales de la Chine au cours de cette période. Ce calcul inclut les émissions associées à l'électricité utilisée pour recharger les VE.

La Chine reste le premier importateur mondial de brut, ce qui confère aux changements de sa flotte de transport des conséquences allant bien au-delà de ses simples chiffres d'émissions.

Le CREA s'attend à ce que les émissions chinoises puissent baisser sur l'ensemble de l'année, à mesure que la demande de pétrole faiblit, que l'activité immobilière reste modérée et que la production carbochimique (transformation du charbon en produits chimiques) tourne à une capacité quasi maximale.

Pour les producteurs de pétrole, cette baisse de 9 % est le chiffre à surveiller. L'énorme parc de véhicules électriques de la Chine érodait déjà la demande d'essence. Un brut à plus de 90 dollars accélère désormais également le remplacement du diesel."

(publié par Cyrus Farhangi)


China’s oil consumption fell 9% year over year in the second quarter as expensive crude accelerated the use of electric cars, trucks, rail and industrial equipment.

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Jean-Marc Jancovici répond aux auditeurs de RTL

Jean-Marc Jancovici était l'invité de l'émission 'Les auditeurs ont la parole' sur RTL avec Amandine Bégot le 3 septembre 2026.
Face aux questions des auditeurs, il livre une analyse sans filtre sur l'état critique des stocks de gaz, les défis de la transition énergétique et l'avenir économique de la France
https://www.youtube.com/watch?v=KYs9LuXlaNA
(posté par Joëlle Leconte)


Jean-Marc Jancovici est l'invité de l'émission 'Les auditeurs ont l...

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"Réussir à l’ère des crises" : ­Un livre pour peser dans le débat public

"Réussir à l’ère des crises" : ­Un livre pour peser dans le débat public

L’équipe du Shift Project a le plaisir de vous inviter à la soirée de lancement de son nouveau livre "Réussir à l’ère des crises" : Un plan robuste pour l'économie française, publié aux éditions Odile Jacob et disponible en librairie à partir du 14 octobre.

Nous vous donnons rendez-vous mercredi 14 octobre à partir de 18h30 en direct sur YouTube, pour la soirée de lancement en présence de Jean-Marc Jancovici, des experts du Shift Project et de nombreux intervenants !

Après le Plan de transformation de l’économie française publié en 2022, le Shift Project franchit aujourd’hui une nouvelle étape avec son Plan robuste pour l’économie française.

Porté par des dizaines de milliers de donateurs, de membres des Shifters et de professionnels engagés, ce travail collectif et inédit par son ampleur vise à structurer des réponses concrètes aux multiples crises contemporaines.

À six mois de l’élection présidentielle de 2027, le Shift Project poursuit un objectif clair : donner à la France les moyens de faire face aux crises et de reprendre son avenir en main. Réussir cette transition, ce n’est pas seulement réduire nos émissions, c’est sécuriser notre économie, renforcer notre souveraineté et retrouver des marges de manœuvre dans un monde instable.

Par ce livre et sa campagne, le Shift souhaite mettre les enjeux énergie-climat au cœur de la campagne médiatique.

Conçu pour faciliter la compréhension des enjeux et des solutions, le livre bénéficie d’un important travail éditorial et visuel, enrichi par de nombreuses infographies ainsi que par des dessins inédits de Christophe Blain.

Informations pratiques

Date : mercredi 14 octobre à partir de 18h30
Programme : en cours de finalisation
Diffusion : en direct sur YouTube : https://www.youtube.com/watch?v=axefactmgec
Inscrivez-vous dès maintenant : https://theshiftproject.org/evenements/sortie-livre-plan-robuste/

Nous espérons vous voir nombreux à l’occasion de cette soirée, et nous vous souhaitons une belle rentrée !

L'équipe du Shift Project



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Article du Dr

Article du Dr. Serge Zaka : "Je pense que l’on peut désormais affirmer que la France traverse la plus grandes catastrophe agricole nationale depuis 1945. Sans aide publique, 30 000 à 35 000 exploitations pourraient se retrouver en situation de faillite, soit près de 10 % des exploitations agricoles françaises. C’est monstrueux.

Les conditions climatiques exceptionnelles que nous connaissons aujourd’hui se rapprochent de ce qui deviendra beaucoup plus fréquent, voire ordinaire, dans les prochaines décennies. 2026 sera dans la moyenne de 2050. Nous connaîtrons encore des années plus chaudes et plus extrêmes que 2026.

Le constat devient donc difficile à éviter : notre modèle agricole n’est pas suffisamment préparé au changement climatique qui arrive. C’est aussi le résultat d’un échec politique collectif : les gouvernements successifs n’ont pas suffisamment pris la mesure de l’ampleur des bouleversements que le changement climatique impose déjà, et imposera demain, à notre agriculture.

Il ne s’agit plus seulement de réparer les dégâts après chaque sécheresse, canicule ou mauvaise récolte. Il faut désormais engager une transformation structurelle de notre agriculture.

Voici sur ce graphique les pertes de rendement les plus fiables que j'ai pu trouver par rapport à la moyenne de 5 dernières années (uniquement pour les cultures de printemps et d'été).

Sur la production agricole et son adaptation au changement climatique, domaine sur lequel je travaille, je propose trois grands axes. Je laisse volontairement de côté les sujets que je maîtrise moins : évolution nécessaire de notre consommation (réduction des importations de viande au profit notamment d’une viande française issue de systèmes pâturants, augmentation de la consommation de protéines végétales), rémunération des agriculteurs, rôle des institutions européennes (comme la PAC) ou encore pesticides.

Axe 1 : Un plan national de restructuration de la biogéographie des filières agricoles

Nous devons progressivement adapter la géographie de nos productions agricoles aux climats futurs.

Cela peut signifier, par exemple, réduire certaines surfaces de maïs dans les territoires où cette culture devient trop vulnérable, développer davantage l’olivier dans certaines régions du Sud-Est, accompagner la progression vers le nord du pois chiche, de la pêche, de la patate douce ou d’autres productions adaptées à des climats plus chauds (ce ne sont que des exemples parmi des centaines).

Lorsque les rendements d’une culture diminuent durablement malgré les adaptations techniques, cela signifie aussi qu’une production historiquement adaptée à un territoire peut progressivement ne plus l’être au nouveau climat.

Mais une telle transformation ne pourra jamais reposer uniquement sur les agriculteurs. C’est toute la filière qui doit se déplacer et se restructurer avec eux : sélection variétale, semences, producteurs, coopératives, transformateurs, distributeurs, consommateurs, restauration collective et pouvoirs publics.

Et surtout, le risque économique de cette transition doit être partagé. On ne peut pas demander à un agriculteur de transformer seul une exploitation construite parfois sur plusieurs générations et de supporter seul le risque d'échec. L’adaptation agricole doit devenir un projet collectif de filière et de territoire.

Axe 2 : Un plan national autour du duo irrigation–sol

L’irrigation est et restera un outil majeur d’adaptation dans de nombreux territoires. Mais apporter davantage d’eau ne peut pas être notre seule réponse au manque d’eau. L’irrigation doit s’accompagner d’une évolution des pratiques permettant aux sols de mieux capter, stocker et restituer cette eau : réduction du travail du sol lorsque les conditions le permettent, couverts végétaux, augmentation de la matière organique, diversification des rotations, intégration des légumineuses, etc.

Cela implique aussi d’agir sur les débouchés. On ne peut pas demander aux agriculteurs d’introduire davantage de légumineuses dans leurs rotations si nous ne construisons pas simultanément les filières économiques et la consommation permettant de les valoriser.

Il n’existera évidemment pas une recette nationale applicable partout. La diversité des sols, des climats, des ressources en eau et des systèmes agricoles impose des stratégies territoriales voire "terroir".

Axe 3 : Un plan national autour du trio paysage–écoulement de l’eau–microclimat.

Nous devons également repenser le paysage agricole lui-même comme un outil d’adaptation climatique (i.e. hydrologie régénérative).

Il faut notamment réimplanter durablement l’arbre et les haies dans les territoires agricoles. Nous pourrions pour cela nous inspirer de dispositifs de rémunération des services écosystémiques (appliqué depuis peu en Suisse avec un grand succès !) afin que les agriculteurs qui entretiennent ces infrastructures bénéficient d’une rémunération stable et de long terme.

Haies, arbres, bandes végétalisées, talus, fossés, murets et autres éléments du paysage doivent également être intégrés dans une réflexion globale sur les écoulements de l’eau à l’échelle des bassins versants.

Pendant des décennies, nous avons souvent cherché à évacuer l’eau le plus rapidement possible. Il faut désormais, lorsque le contexte le permet, ralentir la course de l’eau dans nos territoires. Plus nous ralentissons son écoulement, plus nous lui laissons le temps de s’infiltrer dans les sols et de recharger les réserves utiles aux cultures et aux écosystèmes. Cela inclut notamment les réserves d'eau d'écoulement (retenues collinaires entre autres) en accompagnant l'irrigation avec des sols plus vivants (axe 2).

Ces paysages plus complexes permettent également d’agir sur les microclimats : ombrage, réduction du vent, limitation de certaines pertes par évaporation et création de refuges face aux chaleurs extrêmes.

Pas d'adaptation éternelle sans atténuation

Pour terminer, sachez que l'adaptation agricole n'est pas illimitée : elle ne fonctionnera sans limitation du changement climatique (diminution des gaz à effet de serre à l'échelle mondiale).

Chaque plante possède des seuils thermiques. Lorsque certaines températures sont dépassées, la photosynthèse diminue, la floraison ou la fécondation peuvent être perturbées, les tissus peuvent être endommagés et, au-delà de certains seuils, la plante peut mourir.

C'est ce qu'il s'est passé le 28 juin 2019 avec un effet sèche cheveux massif dans le Languedoc accompagné de 46°C. Les végétaux ont perdu toute leur feuille en une seule après-midi.

(publié par Cyrus Farhangi)



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