D'après des analystes interrogés par le NY Times, l'accord entre Donald Trump et Vladimir Poutine visant à accroître les exporta...
D'après des analystes interrogés par le NY Times, l'accord entre Donald Trump et Vladimir Poutine visant à accroître les exportations de diesel russe ne fera pas significativement baisser les prix, qui ont bondi de 77 % cette année. Cette crise tarifaire découle principalement de la guerre avec l'Iran et des attaques ukrainiennes sur les infrastructures russes.
Cet accord se heurte à plusieurs obstacles majeurs :
1) Des volumes dérisoires : les 75 000 barils quotidiens (soit 300 000 tonnes sur le mois d'octobre) promis par Moscou sont bien en deçà des 693 000 barils exportés l'an passé à la même période.
2) Le déficit critique au Moyen-Orient : l'apport russe ne compense absolument pas la perte de 809 000 barils par jour causée par le blocage du détroit d'Ormuz, conséquence directe du conflit avec l'Iran.
3) Des raffineries russes paralysées : près de la moitié de la capacité de raffinage russe est hors-service suite aux frappes ukrainiennes. Les sanctions internationales limitant l'accès aux pièces de rechange, les promesses d'exportation de Moscou semblent irréalistes.
4) L'absence de relais de raffinage mondial : la Russie exporte aujourd'hui davantage de pétrole brut faute de pouvoir le raffiner sur son sol, mais le reste du monde manque de capacités industrielles de rechange pour transformer ce brut en diesel.
Même si une partie de ce diesel atteignait le marché mondial (par exemple via le Brésil, allégeant ainsi indirectement la demande américaine) son effet resterait marginal. La flambée du baril de brut au-delà de 100 dollars et l'explosion des coûts du transport maritime maintiendront inévitablement les prix à des sommets.
Lien vers l'article :
https://www.nytimes.com/2026/10/14/business/energy-environment/trump-russia-diesel-prices.html
(publié par Cyrus Farhangi)

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Cet accord se heurte à plusieurs obstacles majeurs :
1) Des volumes dérisoires : les 75 000 barils quotidiens (soit 300 000 tonnes sur le mois d'octobre) promis par Moscou sont bien en deçà des 693 000 barils exportés l'an passé à la même période.
2) Le déficit critique au Moyen-Orient : l'apport russe ne compense absolument pas la perte de 809 000 barils par jour causée par le blocage du détroit d'Ormuz, conséquence directe du conflit avec l'Iran.
3) Des raffineries russes paralysées : près de la moitié de la capacité de raffinage russe est hors-service suite aux frappes ukrainiennes. Les sanctions internationales limitant l'accès aux pièces de rechange, les promesses d'exportation de Moscou semblent irréalistes.
4) L'absence de relais de raffinage mondial : la Russie exporte aujourd'hui davantage de pétrole brut faute de pouvoir le raffiner sur son sol, mais le reste du monde manque de capacités industrielles de rechange pour transformer ce brut en diesel.
Même si une partie de ce diesel atteignait le marché mondial (par exemple via le Brésil, allégeant ainsi indirectement la demande américaine) son effet resterait marginal. La flambée du baril de brut au-delà de 100 dollars et l'explosion des coûts du transport maritime maintiendront inévitablement les prix à des sommets.
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