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Vue normale

Le gouvernement a annoncé, le 23 septembre 2026, l'ouverture du guichet d’aides au carburant pour les pêcheurs pour les mois de ...

Par : INA
29 septembre 2026 à 21:07
Le gouvernement a annoncé, le 23 septembre 2026, l'ouverture du guichet d’aides au carburant pour les pêcheurs pour les mois de juin à août, avec une aide de 25 centimes par litre de carburant.

En 2007, les pêcheurs avaient également obtenu des aides de l’État pour faire face à la flambée des prix du gazole, après six jours de grève et une rencontre tendue avec le président Nicolas Sarkozy.

https://www.ina.fr/ina-eclaire-actu/greve-pecheurs-prix-carburant-2007?utm_medium=Social&utm_source=Facebook#Echobox=1790668436



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Qui est Robert Schuman, l’un des “pères fondateurs” de l’Union européenne ?

Par : INA
29 septembre 2026 à 19:53
La pape Léon XIV a achevé sa visite en France, le lundi 28 septembre, par un passage à Metz, lors duquel il a salué l’engagement de Robert Schuman, l’un des “pères de l’Europe.”

⏪ Portrait en archives de cet homme d’Etat français, à l’origine de la Communauté européenne du charbon et de l’acier, pierre angulaire de l’Union européenne.



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Jean Michel Karam aurait-il investi dans cette invention de montre électronique datant de 1985 ?

29 septembre 2026 à 18:32
Jean Michel Karam aurait-il investi dans cette invention de montre électronique datant de 1985 ? ⌚️
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Qui veut être mon associé ? x INA : quand nos jurés revisitent le patrimoine de l’innovation !

Chaque mois, nos jurés réagissent à des archives d’innovations qui ont marqué la France, conservées par l’INA. Entre étonnement et jugement business sans filtre, ils décryptent ce que ces inventions disent de cette époque.

👉 Vidéo intégrale dispo dimanche sur la chaîne YouTube « INA Officiel ».



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Declines in output from existing oil and gas fields have gathered speed, with implications for markets and energy security - New...

29 septembre 2026 à 18:20
« Courir de plus en plus vite pour faire du surplace » : article de l’AIE sur l’accélération du déclin de la production des puits de pétrole et gaz. Désormais 90% des investissements upstream (exploration/production) servent à compenser le déclin de production des gisements existants, et non à augmenter la production.

Autrement dit, si les investissements s’arrêtent, la production s’effondre. Le monde perdrait l’équivalent de la production de la Norvège et du Brésil chaque année.

Rappel d’éléments complémentaires précédemment partagés sur cette page :

1) Une part non-négligeable et croissante de la production pétrolière et gazière mondiale sert à… produire du pétrole et du gaz. Le monde se tourne vers des ressources à Taux de Retour Energétique de plus en plus bas. L’industrie pétro-gazière consacre désormais l’équivalent plus de 10% de sa production pour produire du pétrole et du gaz. C’est déjà significatif et cette part ne va faire qu’augmenter.

2) L’industrie américaine de pétrole de shiste, qui compense le déclin de la production conventionnelle depuis une vingtaine d’année, est limitée dans l’augmentation de sa production. Nous observons actuellement qu’elle n’accélère guère sa production (le contexte serait pourtant favorable).

3) Les investisseurs et producteurs américains restent prudents, privilégient la discipline financière et les profits après avoir essuyé des pertes dans les années 2010, et après tout s’accommoderaient très bien d’une production limitée et de prix qui resteraient durablement élevés ! Une hausse significative de production ferait chuter les prix alors que l’industrie a besoin de prix élevés pour être incitée à ouvrir de nouveaux puits de plus en plus couteux… le serpent se mord la queue.

4) A quoi se rajoute un monde où un drone à 10 000 dollars peut retirer du marché des centaines de milliers de barils par jour voire des millions.

Et maintenant, une traduction de cet article de l’AIE :

« Selon un nouveau rapport de l'AIE, le rythme moyen auquel la production des gisements de pétrole et de gaz décline au fil du temps s'est nettement accéléré à l'échelle mondiale. Cette accélération tient surtout au recours croissant aux ressources de schiste et à l'offshore profond. Les compagnies doivent donc fournir des efforts bien plus importants qu'auparavant pour simplement maintenir la production à son niveau actuel.

Le débat international sur l'avenir du pétrole et du gaz porte souvent sur l'évolution de la demande, tandis que les facteurs qui influent sur l'offre retiennent beaucoup moins l'attention. Le nouveau rapport de l'AIE, The Implications of Oil and Gas Field Decline Rates (« Les conséquences des taux de déclin des gisements de pétrole et de gaz »), entend rééquilibrer ce débat. Il s'appuie sur les travaux pionniers que l'AIE avait déjà consacrés aux taux de déclin et examine ce qui a changé depuis. La nouvelle analyse repose sur les données de production d'environ 15 000 gisements de pétrole et de gaz dans le monde.

« Seule une faible part des investissements amont dans le pétrole et le gaz sert à répondre à la hausse de la demande, alors que près de 90 % de ces investissements sont consacrés chaque année à compenser le déclin de production des gisements existants, a déclaré Fatih Birol, directeur exécutif de l'AIE. Les taux de déclin sont l'éléphant dans la pièce de toute discussion sur les besoins d'investissement dans le pétrole et le gaz, et notre nouvelle analyse montre qu'ils se sont accélérés ces dernières années. Pour le pétrole, en l'absence d'investissements amont, l'équivalent de la production cumulée du Brésil et de la Norvège disparaîtrait chaque année de l'équilibre du marché mondial. Autrement dit, le secteur doit courir de plus en plus vite pour faire du surplace. Il faut être très attentif aux conséquences possibles pour l'équilibre des marchés, la sécurité énergétique et les émissions. »

Les taux de déclin varient fortement selon le type de gisement et la région. D'après le rapport, les gisements pétroliers terrestres supergéants du Moyen-Orient déclinent de moins de 2 % par an, tandis que les gisements offshore plus petits d'Europe déclinent en moyenne de plus de 15 % par an. Le déclin est encore plus rapide pour le pétrole de schiste et le gaz de schiste : sans investissement, leur production chute de plus de 35 % la première année, puis de 15 % supplémentaires la deuxième.

En 2010, un arrêt des investissements amont aurait réduit l'offre de pétrole d'un peu moins de 4 millions de barils par jour (Mb/j) chaque année. Ce chiffre atteint aujourd'hui 5,5 Mb/j. Pour le gaz naturel, le déclin annuel est passé de 180 à 270 milliards de mètres cubes (Gm³).

Dans ce contexte, maintenir constante la production mondiale de pétrole et de gaz exigerait de mettre en valeur de nouvelles ressources. Même en continuant d'investir dans les gisements existants, il faudrait selon l'analyse de l'AIE plus de 45 Mb/j de pétrole et près de 2 000 Gm³ de gaz issus de nouveaux gisements conventionnels d'ici 2050 pour maintenir la production à son niveau actuel. Cela équivaut à la production totale de pétrole et de gaz des trois premiers producteurs mondiaux réunis. Ces volumes pourraient être réduits si la demande de pétrole et de gaz venait à baisser.

Le rapport souligne également qu'il faut en moyenne près de 20 ans entre la délivrance d'un permis d'exploration et la première production : près d'une décennie pour découvrir de nouveaux gisements, puis une autre pour l'évaluation, l'approbation et la construction. »

(publié par Cyrus Farhangi)


Declines in output from existing oil and gas fields have gathered speed, with implications for markets and energy security - News from the International Energy Agency

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Soixante-dix ans après sa création et vingt-six ans après sa suppression pour les particuliers, la vignette automobile pourrait-...

Par : INA
29 septembre 2026 à 17:43
Soixante-dix ans après sa création et vingt-six ans après sa suppression pour les particuliers, la vignette automobile pourrait-elle faire son retour sous une autre forme ?

C'est l'une des pistes avancées pour financer les infrastructures routières à l'heure de la transition vers la voiture électrique. L'occasion de revenir sur l'histoire de cet impôt, longtemps familier des automobilistes français.

https://www.ina.fr/ina-eclaire-actu/vignette-automobile-taxe-automobile-voiture?utm_medium=Social&utm_source=Facebook#Echobox=1790668372



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🌿 À quelques kilomètres d'Amiens, un village entre mémoire, patrimoine et traditions populaires

Par : INA
29 septembre 2026 à 13:05
🌿 À quelques kilomètres d'Amiens, un village entre mémoire, patrimoine et traditions populaires.
⏪ Dans cette archive de 1972, Fontaine-sur-Somme dévoile ses paysages d'étangs, ses habitants, son dialecte picard et ses traditions. Un témoignage précieux sur une France rurale qui voit sa population diminuer mais conserve une mémoire vivante.
#Patrimoine #MondeRural #Picardie #Archives #Ina



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Produire plus d'énergie, mais s'appauvrir quand même ?

28 septembre 2026 à 18:12
Produire plus d'énergie, mais s'appauvrir quand même ? 🤔

C'est une mécanique physique peu abordée mais potentiellement déterminante. On entend souvent dire, à juste titre : "La production mondiale d'énergie n'a jamais été aussi haute !"

Certes, mais à quel coût énergétique ?

Des économistes biophysiciens comme Tim Morgan avec son modèle SEEDS étudient cette notion du Coût Énergétique de l'Énergie (ECoE) : quelle part de notre énergie mondiale doit-on sacrifier juste pour faire tourner l'industrie de l'énergie elle-même ?

Pour celles et ceux parmi vous qui ont entendu parler de TRE (Taux de Retour Energétique), l'un est l'inverse de l'autre. Si le TRE est de 10, alors le ECoE est de 10% : on utilise 10% de l'énergie pour produire de l'énergie.

Selon Tim Morgan, en 1980, l'ECoE mondial était d'environ 2%. Autrement dit, le système énergétique n’utilisait qu’une fraction négligeable de sa production pour produire de l’énergie. Il restait d’énormes « surplus » (en d’autres termes, d’énergie nette disponible) à fournir acteurs non-énergétiques (hôpitaux, écoles, supermarchés, usines, maisons).

Aujourd'hui, ce coût mondial dépasserait les 11 % (et continue de grimper). L'industrie extractive vampirise une part toujours plus importante des ressources, laissant toujours moins d'énergie nette pour nos besoins de bases et notre confort quotidien.

Dans les années à venir, il est concevable que les graphiques affichent une hausse de l'énergie totale produite dans le monde, mais que cette hausse masque une réalité de décrue de l'énergie nette disponible pour la société.

On pédalerait plus vite, mais pour rester sur place !

Ce graphique montre l’ECoE et l’énergie nette disponible au total. Le site Energy Surplus Economics de Tim Morgan affiche également des courbes montrant l’énergie nette disponible PAR HABITANT, qui stagne depuis un demi-siècle. C’est évidemment une stagnation qui masque des disparités : dans un pays comme la Chine la consommation par habitant a explosé. Dans certains pays en voie de développement à forte croissance démographique elle a diminué.

Toujours est-il qu'en moyenne, l'énergie nette disponible par habitant n'augmente plus, et ce depuis un demi-siècle.

Evidemment, ce n'est qu'une théorie, qui peut ne pas se vérifier. Par exemple les énergies renouvelables ou une relance mondiale du nucléaire pourrait changer la donne. Il n'existe pas de consensus académique harmonisé sur le TRE d'un système énergétique global qui basculerait très majoritairement vers des énergies bas-carbone, il y a beaucoup de freins méthodologiques, mais il y a des études encourageantes.

(publié par Cyrus Farhangi)



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Allianz Climate Economics Report 2026 A year of escalating costs

28 septembre 2026 à 12:11
Climat : un coût bien plus élevé que les prévisions des économistes

113 milliards de pertes eu Europe en 4 mois uniquement par les vagues de chaleur (quid de la sécheresse ?)

Selon une étude d'Allianz Trade, les pertes des pays européens en raison des vagues de chaleur qui ont touché le continent cet été représentent 0,46% de leur PIB combiné prévu.

En 4 mois, les vagues de chaleur qui ont frappé l'Europe en 2026 ont coûté 113 milliards d'euros, dont près des deux tiers en Italie, en Allemagne et en France, les pays les plus touchés, a estimé l'assureur Allianz ce vendredi. Les pertes essuyées par les 30 pays européens correspondent à environ 0,46% de leur PIB combiné prévu, selon une étude d'Allianz Trade sur l'économie climatique en 2026 tenant compte des coûts liés aux dégâts provoqués par les catastrophes mais également des pertes de production et des pressions sur le pouvoir d'achat des ménages en raison de l'inflation globale et alimentaire.

"L'Italie enregistre le fardeau le plus lourd avec 27,8 milliards d'euros, suivie de l'Allemagne avec 25 milliards d'euros et de la France avec 20,1 milliards d'euros", estime Allianz Trade.
La perte de l'Italie dépasse celle de l'Allemagne malgré une économie nettement plus petite, car son impact sur la croissance atteint 1,19 point de pourcentage contre 0,54 point en Allemagne, souligne le texte. En ajoutant la Belgique avec 9,4 milliards d'euros et les Pays-Bas avec 9,2 milliards d'euros, la part de ces cinq économies atteint 81% du total, ajoute l'étude.

"La chaleur peut réduire la production sans provoquer de dommages visibles aux bâtiments ou aux équipements", explique l'assureur qui indique que des données provenant du secteur manufacturier indien établissent un lien entre des conditions de forte chaleur, d'une part, et une baisse de la productivité des travailleurs ainsi qu'une augmentation de l'absentéisme, d'autre part.

https://www.allianz-trade.com/en_global/news-insights/economic-insights/Allianz-Climate-Economics-Report-2026.html

(Par Adrien Couzinier )


Europe’s 2026 heatwaves carry an estimated annual output cost of EUR113bn (USD128bn) across 30 countries, a substantial economic burden from one hazard alone.

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Pour aller au contact des fidèles, le pape a un véhicule indissociable des souverains pontifes : la papamobile

Par : INA
28 septembre 2026 à 12:31
Pour aller au contact des fidèles, le pape a un véhicule indissociable des souverains pontifes : la papamobile.

Utilisée par les papes depuis près de 70 ans, la voiture est devenue bien plus renforcée à la suite d'une tentative d'assassinat sur Jean-Paul II en 1979.

https://www.ina.fr/ina-eclaire-actu/papamobile-vehicule-iconique-pape?utm_medium=Social&utm_source=Facebook#Echobox=1790259681



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Trouver une place en ville, réduire les embouteillages, partager l'espace public : des sujets qui alimentent encore aujourd'hui ...

Par : INA
28 septembre 2026 à 09:55
Trouver une place en ville, réduire les embouteillages, partager l'espace public : des sujets qui alimentent encore aujourd'hui les débats sur la mobilité.
⏪ Dans cette archive de 1961, la mise en place du stationnement payant fait réagir les Parisiens. Entre automobilistes exaspérés, élus convaincus et opposants farouches, chacun défend sa vision de la ville de demain.
#MobilitéUrbaine #Stationnement #Paris #Archives #Ina



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Surréaliste, oui

Par : INA
28 septembre 2026 à 06:38
Surréaliste, oui. Mais jamais au détriment de ses racines martiniquaises !

⏪ En 1994, Aimé Césaire revenait sur ce que le mouvement lui avait apporté et sur son admiration profonde pour André Breton, écrivain, poète et “pape du surréalisme”, disparu il y a 60 ans.



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UN PROBLÈME DE NIVEAU

Par : INA
27 septembre 2026 à 22:24
UN PROBLÈME DE NIVEAU. L'ancien premier ministre Laurent Fabius estime dans la collection «Passé composé, figures du siècle» que le niveau de la vie politique a perdu en qualité. Un entretien réalisé par Michèle Cotta et Patrice Duhamel les 29 janvier et 26 février 2025. #laurentfabius #INA #PCFS



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La "guerre des berceaux" au Moyen-Orient est-elle terminée ?

27 septembre 2026 à 19:25
La "guerre des berceaux" au Moyen-Orient est-elle terminée ? Cette notion de compétition démographique désigne l'utilisation de la natalité et de la croissance démographique comme instrument d'influence géopolitique, d'équilibre communautaire ou d'occupation territoriale.

En 1990 les pays sur cette carte faisaient apparaître des taux de fécondité compris entre 4 et 6, à l'exception notable de la Turquie (qui affichait tout de même un taux de 3).

Pendant plusieurs décennies, une fécondité très élevée était observée dans l'ensemble de la région. Ce modèle touche à sa fin.

Des explications communément avancées pour expliquer cette baisse universelle de la fécondité sont l'urbanisation, le recul de la religion, et l'instruction et l'indépendance croissante des femmes (études de plus en plus longues, mariages de plus en plus tardifs, participation au marché de l'emploi, évolution des aspirations, accès à la contraception et moindre pression communautaire).

Pour aller plus loin, des démographes et sociologues comme Youssef Courbage, Philippe Fargues ou Emmanuel Todd ont particulièrement démontré comment l'instruction des femmes constitue le moteur central du recul de la fécondité et de la transition démographique au Moyen-Orient.

Des foyers de haute fécondité se maintiennent en Israël, en Palestine, au Yemen, et dans une moindre mesure en Syrie et en Irak.

Au global le Moyen-Orient a amorcé sa transition démographique globale et un scénario d'une population régionale qui atteindrait 1 milliard d'habitants semble s'éloigner.

La démographie est un sujet régulièrement évoqué par Jean-Marc Jancovici depuis 25 ans, et une des variables de l'équation de Kaya qu'il a fortement contribué à vulgariser en France. Nous y prêtons donc une certaine attention dans la veille que nous vous proposons.

(publié par Cyrus Farhangi)



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A certains égards, la guerre au Moyen-Orient se passe bien pour Donald Trump, du moins pour les intérêts pétroliers américains q...

26 septembre 2026 à 21:40
A certains égards, la guerre au Moyen-Orient se passe bien pour Donald Trump, du moins pour les intérêts pétroliers américains qu'il défend sans se cacher. Les Etats-Unis vendent (un peu) plus de pétrole brut qu'avant, pour beaucoup plus cher.

De même, la crise du raffinage se passe relativement bien pour le Président américain : les raffineries américaines opèrent désormais à pleine capacité, et vendent le produit raffiné plus cher (certes, les capacités atteignent désormais leurs limites en opérant déjà à 98%, et il serait long et couteux de les augmenter, mais la Maison Blanche est en train d'étudier un "Defense Production Act" pour ce faire).

Pour revenir à l'augmentation de la production du brut américain, d'aucuns supposent que le choc pétrolier inciterait les producteurs à rapidement mettre en service des puits couteux mais devenant rentables avec la hausse des prix. Il y a 2 jours nous avons parlé sur cette page de "destruction de la demande" comme mécanisme de régulation du marché par la hausse des prix ; en plus de cela il y aurait une augmentation de l'offre.

Or dans la réalité les choses ne sont pas si simples. Ce graphique indique que la hausse de la production américaine reste dans le prolongement des années précédentes. On ne voit pas d'accélération depuis mars 2026. Le pétrole de schiste américain a une réputation de régulateur d'offre extrêmement rapide, mais cette vision est à nuancer pour plusieurs raisons :

1) Des délais incompressibles : le temps moyen entre l'arrivée d'une plateforme de forage sur un gisement et la première production de pétrole est de l'ordre de 6 mois.

2) Les entreprises productrices n'investissent plus de manière systématique dès que le seuil de rentabilité est atteint (y compris en ce moment où les prix sont très élevés), même lorsqu'il s'agit de puits déjà forés mais non achevés (DUC) qui étaient considérés comme une capacité de réserve mobilisable instantanément.

Le vieillissement géologique et économique de l'industrie du schiste aux États-Unis la fait entrer dans une phase de maturation. Le coût marginal de l'offre pétrolière américaine augmente au fur et à mesure que l'exploitation se déplace vers le bas de la base de ressources, passant d'environ 70 dollars le baril aujourd'hui à plus de 90 dollars d'ici 2035. Des prévisions indiquent que la production de brut américain devrait atteindre son maximum au début des années 2030 avant d'entamer un déclin maîtrisé.

Les producteurs et les investisseurs privilégient la discipline financière et une gestion prudente sur le long terme, empêchant les bonds massifs de production que l'on a pu observer lors des précédents cycles de hausse des prix. Les producteurs évaluent désormais leur rentabilité sur des cycles longs pour se protéger d'éventuels retournements de marché.

(publié par Cyrus Farhangi)



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L'appel — 26 septembre

26 septembre 2026 à 15:14
Le Pape Léon XIV participera-t-il aux plus de 260 manifestations sur le climat annoncées dans toute la France aujourd'hui ? Et alors, The Shift Project et les Shifters, eux, participent-ils à des manifestations ou des actions de désobéissance civile en tant que Shifters affichés ?

Pour en savoir plus :
📣 A propos de l'appel à "marcher partout en France pour le climat, le vivant, la paix et la justice sociale", sur lequel chacune et chacun se fera son propre avis : https://26septembre.org/appel/
✝ Rappellons ce que dit la Papauté sur le climat et l'environnement, à l'heure où l'église réfléchit à l’Église qualifier la destruction de 8ème péché capital (notion de « péché contre la création et le créateur ») : LAUDATO SI (https://www.vatican.va/content/francesco/en/encyclicals/documents/papa-francesco_20150524_enciclica-laudato-si.html), LAUDATE DEUM (https://www.vatican.va/content/francesco/fr/apost_exhortations/documents/20231004-laudate-deum.html)
📜 Le Référentiel Shift-Shifters, pour en savoir plus sur les moyens d'action du Shift et des Shifters : https://theshiftproject.org/nos-valeurs-et-notre-referentiel-intellectuel-au-shift-et-aux-shifters/

❓Alors, est-ce que le think tank présidé par Jean-Marc Jancovici, The Shift Project, et les Shifters participent à des manifestations ou des actions de désobéissance civile ? Et pouvons-nous y participer en tant que Shifters affichés si nous sommes Shifters ?

👉"En bref : Ni l’association The Shift Project, ni l’association The Shifters n’organisent ou ne participent à des manifestations dans l’espace public ou à des actions de désobéissance civile : ces moyens d’action politique ne font pas partie des moyens qu’utilisent The Shift Project et les Shifters.

On parle ici des manifestations au sens de marches, sit-in etc. dans l’espace public ou à des actions de désobéissance civile qui seraient menées au nom des Shifters ou en tant que membre des Shifters.

Cela découle en premier lieu de la mission que se donnent The Shift Project et les Shifters : expliquer la problématique énergie-climat en tenant compte de sa complexité. Cela implique de la nuance et des explications, parfois longues, dans les positions que prennent laborieusement The Shift Project et les Shifters et les actions qu’ils mènent. Une manifestation ne nous apparaît pas comme un lieu propice à ce mode d’expression. En effet, ce sont souvent le slogan et le signal immédiat qui prévalent, et le risque existe que des causes autres que les nôtres se mêlent aux messages.

De plus, une des forces du Shift Project et des Shifters est d’être perçus comme le plus strictement apartisans possibles vis-à-vis des partis politiques ou de causes qui ne sont pas directement les leurs. Être reconnus comme une source crédible sur le climat, débarrassée de toute arrière-pensée partisane, pour tous les interlocuteurs, quelles que soient leurs convictions politiques par ailleurs (cf. question : pourquoi nous ne sommes pas un parti politique) est un élément central de notre stratégie. Une approche de type manifestation risque de nous réduire à être « pour » ou « contre » tel camp, et de nous associer à des causes que nous ne partageons pas nécessairement et de limiter notre crédibilité auprès de ceux qui ne les partagent pas non plus.

Bien évidemment, cette posture ne constitue pas un jugement sur l’utilité des manifestations, slogans et signaux immédiats envoyés ainsi aux dirigeants économiques et politiques et à la population. Mais nos deux organisations laissent ces modes d’engagement et d’expression à d’autres structures et aux citoyens qui sont naturellement libres de s’engager pour les « causes » de leur choix. Ayant une vocation de rassemblement au-delà des plus engagés, participer à ces actions pourrait faire perdre auprès de ceux auxquels ces actions déplaisent ce qui serait gagné auprès de ceux auxquels ces actions plaisent. Concernant la désobéissance civile, si la légitimité historique et l’efficacité de telles actions ne sera établie qu’a posteriori, certaines actions peuvent en revanche être illégales.

Dès lors, si des Shifters, des contributeurs du Shift Project ou des citoyens appréciant les travaux du Shift Projet ou des Shifters souhaitent se retrouver et participer à titre individuel à des mouvements, nous leur demandons de le faire sans porter le sigle du Shift Project ou des Shifters, et sans jamais qu’ils se réclament de nos organisations : ni The Shift Project, ni The Shifters ne reconnaîtront de telles actions.

Cela n’interdit nullement d’utiliser des expressions très proches des conclusions du Shift et des Shifters (« Il nous faut un plan », par exemple) : The Shift Project et The Shifters ne sont pas propriétaires des conclusions de leurs travaux, qui sont gratuitement mises à la disposition du public, et encore moins des idées qu’ils suscitent dans la société et dont eux-mêmes débattent avant de les reprendre parfois et de les publier. Nous ne sommes, [nous The Shift Project et The Shifters en tant qu'organisations] par ailleurs pas engagés par l’identité et les modalités d’action de ceux qui reprennent nos conclusions."

(par Jean-Noël Geist)


Appel à mobilisation nationale : samedi 26 septembre 2026, marchons partout en France pour le climat, le vivant, la paix et la justice sociale. Signez l'appel.

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❌ NON! L’argument de «plus de pluie hivernale» en moyenne sur la France dans un climat qui chauffe n’est pas scientifiquement ro...

26 septembre 2026 à 11:51
❌ NON! L’argument de «plus de pluie hivernale» en moyenne sur la France dans un climat qui chauffe n’est pas scientifiquement robuste sur les prochaines décennies (avant 2050) mais il est répété ad-nauseam pour justifier une politique généralisée de stockage de l’eau. C’est donc une manipulation, un dévoiement des faits scientifiques accompagné d'un discours simpliste/populiste, qui acte les futures catastrophes en agriculture, gestion de l’énergie & préservation de faune&flore.

L’analyse ici👇 à partir d’un grand ensemble de simulations [modèle Météo-France/Cerfacs, CNRM-CM6/CMIP6], montre que l’influence humaine sur les pluies en hiver est très faible & non-graduelle (contrairement aux températures)

[Lecture] Chaque barre représente un hiver possible/simulé exprimé en écart/anomalie (%) de pluie en moy. France par rapport à la période de référence (haut, 1991-2020), décennie actuelle (milieu) & future (bas). Anomalies observées (noir), moyennes sur les périodes d’intérêt (magenta).

L’effet du réchauffement climatique sur les pluies d'hiver (~+1,5%) est non détectable par rapport aux fluctuations naturelles possibles (~20% pour 1 déviation standard), contrairement aux temperatures. On dit que le signal n’émerge pas.
Dit autrement, les pluies hivernales pourront être en moy. déficitaires ou excédentaires sur les 2 prochaines décennies. C’est une incertitude dite profonde qu’il faut absolument considérer dans les stratégies d’adaptation qui doivent dès lors viser la robustesse (Robust Decision Making) & moins l’efficacité.

Les bonnes pratiques dans ce cadre d’évolution des pluies d'hiver visent à promouvoir l’approche dite en narratif qui consiste à retenir pour l’adaptation des trajectoires possibles qui viennent mettre à l’épreuve les vulnérabilités de l’enjeu qui nous intéresse. Par ex: des trajectoires de sécheresse météorologique hivernale multi-annuelles possibles si notre enjeu porte sur les rendements agricoles, ou bien des trajectoires de saisons très pluvieuses possibles si notre enjeu est la protection d’une ville des inondations, etc.

L’implémentation de mesures de sobriété dans l'usage de l’eau permettrait de mieux encaisser les trajectoires sèches les +défavorables en réduisant les dépendances à la ressource. Les mesures orientées sur les conditions de maintien d’activités ou d’infrastructures spécifiques/préexistantes (adaptation réactive & incrémentale) sont gage d’impréparation, pertes & dommages résiduels considérables.

👉 Adapter l’agriculture en misant sur une recharge hypothétique des nappes en hiver est un pari suicidaire au regard des changements climatiques projetés avant 2050.

A contrario, en été les sécheresses agricoles deviennent partout +sévères sur les prochaines décennies.

https://www.linkedin.com/feed/update/urn:li:activity:7509258891180974084/

(par Adrien Couzinier)



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