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D'après des analystes interrogés par le NY Times, l'accord entre Donald Trump et Vladimir Poutine visant à accroître les exporta...

D'après des analystes interrogés par le NY Times, l'accord entre Donald Trump et Vladimir Poutine visant à accroître les exportations de diesel russe ne fera pas significativement baisser les prix, qui ont bondi de 77 % cette année. Cette crise tarifaire découle principalement de la guerre avec l'Iran et des attaques ukrainiennes sur les infrastructures russes.

Cet accord se heurte à plusieurs obstacles majeurs :

1) Des volumes dérisoires : les 75 000 barils quotidiens (soit 300 000 tonnes sur le mois d'octobre) promis par Moscou sont bien en deçà des 693 000 barils exportés l'an passé à la même période.

2) Le déficit critique au Moyen-Orient : l'apport russe ne compense absolument pas la perte de 809 000 barils par jour causée par le blocage du détroit d'Ormuz, conséquence directe du conflit avec l'Iran.

3) Des raffineries russes paralysées : près de la moitié de la capacité de raffinage russe est hors-service suite aux frappes ukrainiennes. Les sanctions internationales limitant l'accès aux pièces de rechange, les promesses d'exportation de Moscou semblent irréalistes.

4) L'absence de relais de raffinage mondial : la Russie exporte aujourd'hui davantage de pétrole brut faute de pouvoir le raffiner sur son sol, mais le reste du monde manque de capacités industrielles de rechange pour transformer ce brut en diesel.

Même si une partie de ce diesel atteignait le marché mondial (par exemple via le Brésil, allégeant ainsi indirectement la demande américaine) son effet resterait marginal. La flambée du baril de brut au-delà de 100 dollars et l'explosion des coûts du transport maritime maintiendront inévitablement les prix à des sommets.

Lien vers l'article :
https://www.nytimes.com/2026/10/14/business/energy-environment/trump-russia-diesel-prices.html

(publié par Cyrus Farhangi)



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The 2026 state of the climate report: challenges and opportunities

Le rapport sur l’état du climat 2026 vient d’être publié. Comme on peut s’y attendre, le message est clair :

« Nous assistons à la déstabilisation rapide du système climatique terrestre. Ce n’est plus un avertissement pour l’avenir ; c’est un diagnostic du présent. »
"Le système climatique terrestre s’enfonce de plus en plus dans un territoire inconnu. Sur les 16 indicateurs liés au climat, sept atteignent actuellement des niveaux extrêmes sans précédent. Plusieurs indicateurs montrent également des signes de tendances s’accélérant ou de changements brusques, ce qui soulève des inquiétudes quant à l’instabilité croissante du climat, aux rétroactions entre ces phénomènes et au risque grandissant de franchir des points de basculement critiques. Les activités humaines, en particulier la combustion de combustibles fossiles, restent les principaux moteurs de ces changements. Malgré l’aggravation des tendances, des signes encourageants de changements sociétaux apparaissent, notamment l’expansion rapide de l’électricité renouvelable et du stockage par batterie, même si les progrès restent bien en deçà de l’ampleur et de la rapidité nécessaires pour stabiliser le système climatique terrestre. Une réduction rapide des émissions de gaz à effet de serre, une adaptation efficace, la protection des écosystèmes et une transformation profonde de la société restent essentielles pour réduire les risques climatiques et garantir un avenir plus résilient et durable."

Le réchauffement climatique aggrave de plus en plus la perte de biodiversité mondiale, le stress hydrique, l’insécurité alimentaire, les agents pathogènes et l’instabilité géopolitique, amplifiant les risques à travers des systèmes humains et naturels interconnectés. Pourtant, l’écart entre la compréhension scientifique et la réponse sociétale continue de s’accroitre malgré les preuves toujours plus nombreuses de risques croissants.

Les preuves d’une accélération des perturbations climatiques et écologiques sont désormais si convaincantes que l’attention doit se tourner vers une décarbonation rapide ainsi que vers l’adaptation, la résilience, des réponses évolutives et un changement systémique.

16 signes vitaux planétaires sont signalés. 7 sont à des niveaux records et plusieurs montrent une accélération ou des déplacements brusques :

🌡️ Gaz à effet de serre mondiaux et températures – des gaz majeurs à des niveaux records et 2027 s’apprête à battre des records précédents.
🏔️ Cryosphère - Épaisseur du glacier et masse de glace du Groenland à un niveau record bas. Étendue de la banquise de mer et masse de glace antarctique proches des niveaux record.
🌊 Océans - À la fois la teneur en chaleur des océans et le niveau de la mer à des niveaux records et en accélération. Les vagues de chaleur marines ont augmenté en fréquence et en intensité, contribuant au blanchiment des coraux.
🌍 Déséquilibre énergétique terrestre - une plus grande quantité de chaleur s’accumule dans tout le système climatique, contribuant à la hausse des températures de l’air, au réchauffement des océans, à la montée du niveau de la mer et à des événements météorologiques extrêmes intenses.
🔥 Incendies de forêt - La perte mondiale de couverture arborée due aux incendies a atteint 10,8 millions d’hectares en 2025, son troisième niveau le plus élevé jamais enregistré. Les émissions mondiales de carbone des feux de forêt ont considérablement augmenté ces dernières années.

Les tensions géopolitiques récentes, y compris les conflits impliquant l’Iran et l’Ukraine, ont mis en lumière la vulnérabilité des systèmes énergétiques mondiaux qui dépendent fortement des chaînes d’approvisionnement en combustibles fossiles, les perturbations et la volatilité des prix incitant à un regain d’attention portée à la sécurité énergétique de la population et à l’utilisation des combustibles fossiles qui continue d’augmenter.

De plus en plus de preuves suggèrent que le système climatique pourrait entrer dans une période d’instabilité croissante caractérisée par un réchauffement accéléré, des rétroactions en cascade, des éléments basculants et des risques croissants de changement irréversible. Le déséquilibre énergétique croissant, la teneur en chaleur océanique croissante, l’affaiblissement des puits de carbone et l’accélération des pertes de glace indiquent tous un réchauffement climatique susceptible de dépasser les attentes antérieures.

Un changement radical est essentiel pour stabiliser le système climatique et réduire le risque de franchir des seuils dangereux du système terrestre.

https://academic.oup.com/bioscience/advance-article/doi/10.1093/biosci/biag125/8836482

(par adrien Couzinier)


Abstract. Earth’s climate system is moving deeper into uncharted territory. We present the 2026 update of planetary vital signs that track the state of Ear

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Jean-Marc Jancovici's cover photo

Un livre à trouver dans toutes les bonnes librairies ou sur https://www.placedeslibraires.fr/livre/9782415016722-reussir-a-l-ere-des-crises-un-plan-robuste-pour-l-economie-francaise-the-shift-project/

Réussir à l'ère des crises : Un plan robuste pour l'économie française - par The Shift Project, avec un préface de Jean-Marc Jancovici

Alors que les crises énergétiques et climatiques se font de plus en plus fréquentes, il est crucial d'intensifier les efforts pour décarboner la France. Tel est le point de départ de ce nouveau livre du Shift Project. Avec cette conviction : les intérêts environnementaux, économiques et géopolitiques de la France se rejoignent, ce qui signifie que décarbonation et souveraineté vont de pair.

En effet, le pays reste dépendant à plus de 60% des énergies fossiles pour sa consommation d'énergie finale, et à plus de 70% dans son exposition énergétique. Avec ce livre, le Shift Project ouvre de nouvelles pistes pour planifier et coordonner les efforts des acteurs économiques (entreprises, ménages, territoires) afin de sortir des énergies fossiles et ce, dans un contexte particulièrement instable. En particulier, il identifie 20 chantiers incontournables de la décarbonation (dans les transports, le logement, le numérique, l'agriculture...) et définit pour chacun des trajectoires chiffrées selon différents scénarios.

L'espoir est permis : selon le Shift Project, la France peut réussir sa décarbonation à l'horizon 2050, à condition d'accélérer sur tous les chantiers et d'aller vers une électrification massive des équipements. Ce livre nous en donne la feuille de route. Elle s'adresse évidemment à tous les candidats de la présidentielle 2027.



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Russian Strikes Cut Power to 600,000 Ukrainians Days After U.S

Le "cessez-le-feu énergétique" n'aura pas tenu bien longtemps. Des frappes russes privent d'électricité 600 000 Ukrainiens quelques jours après un accord américain sur le diesel (à voir si ce dernier tiendra encore et, quand bien même, si l'accord pourra réellement être honoré au vu des capacités réelles de la Russie à exporter du diesel).

Traduction de l'article de oilprice.com

"Les frappes russes des 13 et 14 octobre ont privé d'électricité au moins 600 000 personnes en Ukraine, a déclaré Volodymyr Zelensky, quatre jours après que l'administration Trump a autorisé les importations de diesel russe tout en faisant pression sur l'Ukraine pour qu'elle cesse de frapper les raffineries russes.

Zelensky a déclaré que la Russie avait lancé 39 missiles balistiques et plus de 120 drones sur Kiev et Kharkiv. Il a indiqué que les frappes avaient endommagé au moins 26 installations électriques et quatre sites pétroliers et gaziers, et que les pannes pourraient s'étendre davantage mercredi. Un missile balistique a touché la centrale thermique CHP-4 de Kiev mardi soir, selon Zelensky, et la compagnie DTEK a signalé des coupures d'urgence dans plusieurs quartiers. Al Jazeera a fait état d'au moins trois morts à Kiev. Le ministère russe de la Défense a déclaré avoir frappé sept installations énergétiques ukrainiennes et un centre de données.

Zelensky a affirmé que les défenses aériennes ukrainiennes n'ont détecté les missiles que lorsqu'ils se sont approchés de la ville et que les partenaires n'avaient donné aucune alerte préalable.

Au cours du week-end, l'administration Trump aurait averti Kiev et ses alliés européens qu'elle pourrait suspendre le partage de renseignements et les achats européens d'armes américaines si l'Ukraine ne mettait pas fin à ses frappes sur les installations énergétiques russes.

Également ce week-end, Donald Trump a annoncé un cessez-le-feu énergétique, insistant sur le fait que les deux parties étaient parvenues à un accord, tandis que Zelensky a démenti ces informations et que le Kremlin ne les a pas confirmées. Un responsable de la Maison Blanche a déclaré à Axios que la proposition ne couvrait que les raffineries de pétrole, sur le principe de « raffinerie pour raffinerie ». Zelensky a déclaré lundi que la Russie avait déjà violé cet engagement.

La publication de Trump du 9 octobre concernant le diesel énumère les volumes (300 000 tonnes immédiatement, 500 000 en novembre, 1 million par la suite) et ne mentionne ni frappes ni cessez-le-feu. Le compte-rendu de l'appel par le Kremlin, tel que rapporté par Reuters, ne contient aucun engagement de l'une ou l'autre partie à cesser les frappes.

La licence générale 135 du département du Trésor court jusqu'au 7 avril 2027 et n'autorise pas les débits sur les comptes détenus dans les institutions financières américaines par la Banque centrale de Russie, le Fonds de richesse nationale et le ministère des Finances. Lors de l'annonce, la Maison Blanche n'a pas précisé qui paierait le diesel. À la question de savoir si la Russie pourrait utiliser les recettes pour acheter des armes, Trump a répondu que le diesel « n'était pas pour nous ».

Le 10 octobre, Trump a reproché à Zelensky les prix élevés du diesel, affirmant qu'il « veut créer des problèmes à nos agriculteurs, à nos éleveurs avec le carburant diesel ». Il a déclaré aux journalistes : « Ne frappez pas les raffineries. Il y a plein de cibles. » Il a ajouté : « Je leur suggère de trouver un nouveau dirigeant capable de conclure un accord. »

L'AIE estime que les frappes ukrainiennes sur les raffineries ont réduit la production de diesel russe d'environ 30 %. Le vice-Premier ministre Alexandre Novak a déclaré que les exportations russes augmenteraient en novembre et décembre à mesure que les raffineries reprendraient du service après leur maintenance."

(publié par Cyrus Farhangi)


Russian strikes cut power to at least 600,000 Ukrainians days after the US licensed Russian diesel imports and pressed Kyiv to stop hitting refineries.

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C'est demain !

C'est demain ! « Réussir à l’ère des crises : un Plan robuste pour l’économie française » est publié Éditions Odile Jacob et disponible en librairie dès demain, le 14 octobre : découvrez (enfin) sa couverture !

« Le temps joue contre nous. La baisse programmée des combustibles fossiles et la disparition d’un climat stable nous promettent une mise sous tension du monde que nous connaissons.
La robustesse, dans ce contexte, est l’aptitude à pouvoir mener le plan à terme même si tout ne se passe pas comme prévu. Il faut notamment se fixer des objectifs qui soient partout un peu plus élevés que le strict nécessaire pour pouvoir faire face aux imprévus.
D’ici 2050, il y aura hélas d’autres accidents climatiques, d’autres ruptures d’approvisionnement en hydrocarbures, d’autres comportements agressifs de pays avec lesquels nous avons des liens. Il s’agit de faire avec notre pays ce que nous faisons généralement avec nos propres destins : ne pas faire de pari trop risqué, compter avant tout sur nos moyens assurés, avoir de la marge. » rappelle Jean-Marc Jancovici

Fruit d’un travail collectif exceptionnel, mobilisant plusieurs milliers de contributeurs, ce livre propose une synthèse accessible et structurée des analyses et des propositions développées par le Shift Project depuis le « Plan de transformation de l’économie française » (PTEF), publié en 2022.

Pour rendre ces travaux accessibles au plus grand nombre, l’ouvrage s’appuie sur un important travail éditorial et visuel, avec de nombreuses infographies et des dessins inédits de Christophe Blain.

📅 Rendez-vous ce mercredi 14 octobre à 18h30 pour notre grande soirée de publication, en direct sur YouTube, avec Jean-Marc Jancovici, l'équipe du Shift et des intervenants surprises…

👉 Inscrivez-vous dès maintenant pour suivre l’événement en direct : https://theshiftproject.org/evenements/publication-livre-plan-robuste/ ou suivez directement sur YouTube en live https://www.youtube.com/watch?v=axefactmgec
👉 Commandez le livre : https://www.odilejacob.fr/catalogue/sciences-humaines/economie-et-finance/reussir-a-l-ere-des-crises_9782415016722.php (ou allez en librairie)

J-1 avant de découvrir le Plan robuste pour l’économie française (#PREF) ! 🚀

(par Jean-Noël Geist)



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A recent doubling of global warming rate signals a 1.5 °C breach by 2028 - npj Climate and Atmospheric Science

Un récent doublement du taux de réchauffement climatique indique un passage des +1,5 °C d’ici 2028.
Au même rythme, les temps moyens de croisement du seuil de 2,0 °C sont projetés pour 2040.
Ce rythme de réchauffement pourrait encore augmenter

Des projections opportunes et précises du moment où le réchauffement climatique dépassera le seuil de 1,5 °C prévu par l’Accord de Paris sont essentielles pour une politique climatique efficace. Les estimations actuelles situent ce dépassement au début des années 2030 mais présentent une incertitude importante. Nous analysons ici les derniers enregistrements observationnels de température jusqu’en 2025 et identifions un doublement statistiquement significatif du taux de réchauffement climatique entre 2011 et 2025 (0,40 °C par décennie) par rapport à 1971–2025 (0,20 °C par décennie).

Un franchissement du seuil de 1,5 °C d’ici 2028 est prévu avec cette vitesse, soit près d’une décennie plus tôt que les estimations précédentes.

Les analyses régionales attribuent cette accélération principalement à un réchauffement intensifié en Asie de l’Est – Pacifique Nord, en Eurasie à latitudes moyennes et dans les régions Atlantique Sud – Antarctique. La moyenne des 26 modèles climatiques ne capture pas le doublement observé du taux de réchauffement, simulant un taux de seulement 0,29 °C par décennie.

Les mécanismes physiques sous-jacents à ces anomalies de réchauffement régional restent incomplètement compris. En Asie de l’Est et dans la région du Pacifique Nord, le réchauffement accéléré a été lié à des réductions des émissions d’aérosols anthropiques en provenance d’Asie de l’Est et à l’international ainsi qu’aux retours nuageux en réponse au réchauffement du Pacifique Nord, et à un déplacement vers les pôles de la trajectoire des tempêtes du Pacifique Nord.
Une hypothèse clé sous-jacente au temps estimé de traversée est que la température mondiale continuera d’augmenter à un rythme comparable à celui observé entre 2011 et 2025 pendant au moins une décennie supplémentaire.
Cette hypothèse est étayée par deux considérations.
Premièrement, les concentrations de gaz à effet de serre atmosphériques devraient continuer d’augmenter jusqu’au moins 2050, ce qui permet de maintenir un forçage radiatif positif. Deuxièmement, les émissions d’aérosols devraient continuer leur déclin en Asie de l’Est et devrait diminuer en Asie du Sud dans les années à venir, en partie grâce au Programme national indien de l’air pur, lancé en 2019 pour réduire substantiellement la pollution de l’air au cours de la prochaine décennie. Puisque les aérosols exercent un effet refroidisseur sur le climat, leur réduction en Inde pourrait contribuer au réchauffement régional en Asie du Sud et nord de l’océan Indien.

Ensemble, ces facteurs peuvent aider à maintenir, voire amplifier, le taux élevé de réchauffement climatique observé entre 2011 et 2025.


Timely and accurate projections of when global warming will exceed the Paris Agreement’s 1.5 °C threshold are essential for effective climate policy. Existing estimates place this exceedance in the early 2030 s but carry substantial uncertainty. Here we analyze the latest observational temper...

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"Voici les 6 dilemmes retenus pour la suite de l'assemblée citoyenne !

"Voici les 6 dilemmes retenus pour la suite de l'assemblée citoyenne ! Les 150 citoyens d'Un commun accord [ont commencé à] plancher dessus dès ce week-end.

Ça y est ! Après une vaste consultation des internautes (92.000 répondants !) et de nos 150 citoyens tirés au sort, nous avons enfin finalisé la liste des 6 dilemmes qui vont occuper l’assemblée citoyenne jusqu’à février. Le choix n'a pas été facile mais les sujets retenus promettent des débats passionnants !

Les 6 dilemmes retenus :
🥕 Peut-on manger une nourriture saine et produite en France à un prix abordable ?
🤖 Doit-on limiter le développement de l’intelligence artificielle ?
⛽ Peut-on s’affranchir rapidement des carburants fossiles sans contraindre la liberté de déplacement ?
🏗️ Peut-on aménager et développer les territoires tout en préservant les espaces naturels ?
🚰 Peut-on continuer à consommer de l’eau comme avant, alors que les sécheresses se multiplient ?
🏭 Doit-on réindustrialiser le pays quitte à en assumer les coûts économiques et environnementaux ?

Ces 6 dilemmes ont été sélectionnés en concertation avec les représentants des 150 citoyens tirés au sort, en essayant de tenir compte des priorités exprimées par les internautes, mais aussi de la diversité et de la complémentarité des enjeux à aborder.

Toutes les thématiques s'inscrivent également dans un même fil rouge : « Au 21ème siècle, pouvons-nous encore espérer tout avoir ? »

Ce week-end, les 150 citoyens rentrent dans le vif du sujet !

Les 6 dilemmes sont connus, il est temps de s'y attaquer ! Ça tombe bien : les 150 citoyens tirés au sort se retrouvent justement ce week-end à Paris, trois semaines après leur première rencontre, pour entrer dans le vif du sujet.

Au programme de cette deuxième session : les 150 citoyens assistent d’abord à une intervention sur les enjeux de biodiversité, avec le scientifique Marc-André Selosse, qui clôture le cycle de présentations introductives entamé lors du premier week-end.

Tout au long du week-end, les citoyens échangent ensuite par petits groupes pour commencer à explorer les 6 dilemmes. Quels sont les enjeux ? Quels objectifs entrent en tension ? Quelles conséquences pourraient avoir les différents choix possibles ?

L'objectif, à ce stade, n'est pas de trancher, mais de comprendre toute la complexité de ces questions, d'en identifier les différentes facettes et de faire émerger des premiers points de débat.

Les citoyens sont également invités à formuler les questions qu'ils souhaitent approfondir lors des prochaines sessions. Sur cette base, une liste d'experts et d'intervenants de la société civile sera prochainement constituée pour leur apporter des éclairages complémentaires et confronter des points de vue contradictoires.

Les discussions promettent d'être animées ! Gardez un œil sur nos publications pour suivre l'avancement du week-end..."

A propos :
👉Pour donner plus de poids aux 150 : https://fr.ulule.com/un-commun-accord/
👉Pour en savoir plus : https://www.uncommunaccord.fr/
👉Pour diffuser, le super kit de soutien : https://drive.google.com/drive/folders/1aDIoYR94G_uyjUiKqcTipe1Dwjcri7Cc

(par J-N Geist, reprennant un texte d'Un commun accord)



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En décalage avec la rhétorique de l'administration Trump, les Etats-Unis s'apprêtent à construire plus de nouvelles centrales él...

En décalage avec la rhétorique de l'administration Trump, les Etats-Unis s'apprêtent à construire plus de nouvelles centrales électriques en 2026 qu'au cours de n'importe quelle autre année, et la quasi-totalité d'entre elles produiront de l'énergie bas-carbone.

Traduction de l'extrait d'un post vu sur le groupe public "Physics" :

"Le solaire à lui seul fournira 51 % de cette nouvelle capacité record. Les batteries en fourniront 28 %. L'éolien ajoutera 14 % supplémentaires. Le gaz naturel, l'énergie fossile la plus activement soutenue par l'administration Trump, ne représente que 7 % de la nouvelle capacité. Le charbon, l'autre combustible fossile que la Maison Blanche s'est engagée à relancer, ne figure nulle part sur la liste des centrales électriques actuellement en construction.

Bien que l'administration Trump ait vidé de sa substance la législation sur la décarbonation, imposé des droits de douane sur les composants solaires et dirigé des fonds fédéraux vers le charbon, les capitaux privés se dirigent dans la direction opposée, stimulées par la rentabilité économique."

(publié par Cyrus Farhangi)



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Voitures électriques et décarbonation : quelles conséquences sur les métiers de l’automobile ?

Voitures électriques et décarbonation : quelles conséquences sur les métiers de l’automobile ? C'est parti : lancement de la Grande Consultation des Professionnels de l'Automobile !

📢 Mécaniciens, carrossiers, concessionnaires : aidez-nous à connaître leur point de vue à l'occasion de la Grande Consultation des Professionnels de l’Automobile !

The Shift Project et l’association de bénévoles The Shifters lancent une grande enquête nationale afin de recueillir la voix de milliers de professionnels sur les évolutions de leur métier liées au climat et à l’énergie.

📨 Chaque relai est précieux, pour recueillir les avis du plus grand nombre, comprendre et diffuser les réalités vécues sur le terrain !

Destiné aux professionnels de la distribution, l’entretien et la réparation (liste détaillée en commentaires) de véhicules particuliers, d’utilitaires légers et de deux roues motorisées, ce questionnaire leur permet d’exprimer leur avis sur les évolutions en cours dans leur secteur liées à la décarbonation : électrification, réglementation, enjeux énergétiques, baisse du volume des ventes…

Quels sont leurs besoins, leurs difficultés, leurs recommandations ? À quelles conditions pourront-ils s’engager pleinement dans la décarbonation ?

Les résultats de cette grande consultation permettront de mettre au cœur de la prise de décision la réalité de terrain des professionnels de l’automobile. La publication des résultats est prévue fin mars 2027.

👉 Envoyez le questionnaire à votre concession ou votre garage : https://s2.sphinxonline.net/SurveyServer/s/Grande_Consultation_Automobile/LaGrandeConsultationdesProsdelAuto/questionnaire

📨 Parlez de la Grande Consultation autour de vous grâce à ce kit de diffusion : https://docs.google.com/document/d/1RER1emzXbQEiuHQfA2k7g6aZm6c0b6n0ysMJbtyLnnY/edit?usp=sharing
Vous connaissez la chanson : plus nous obtiendrons de réponses, plus les résultats de cette consultation pourront faire entendre votre voix et peser dans le débat public !

Pour plus d'informations : https://theshiftproject.org/publications/grande-consultation-automobile-lancement/

(par Jean-Noël Geist, qui remercie le Shift)



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"C’est sûrement l’une des images les plus terrifiantes que vous verrez

"C’est sûrement l’une des images les plus terrifiantes que vous verrez. Il s'agit des anomalies des T° observées. Et elles vont avoir des conséquences concrètes sur notre économie."

Texte de Xavier Blot - Professeur à l'Emlyon.

"Ce graphique montre les différences de T° par rapport à la moyenne 1991-2020 pour la zone océanique, pas au niveau mondial.

On y voit une dérive folle en 2026 jusqu'à atteindre environ +3,2 °C au-dessus des normales saisonnières fin septembre. C'est du jamais vu et c'est ce qui nous attend dans cette année "El Niño".

Le Met Office juge très probable que 2027 va faire tomber le record mondial de T°. Le problème, c'est que cela va venir après une année 2026 déjà exceptionnelle.

🇪🇺 En Europe, les 12 grands fleuves européens ont atteint leur plus bas niveau depuis 1992, perturbant le transport de marchandises et contraignant l’irrigation et certaines productions électriques.

🇫🇷 En France, la production hydroélectrique est tombée à 10,8 TWh en août (contre 12,3 TWh en 2025), sous l’effet de la sécheresse.

2027 va donc venir après une année 2026 où tous les secteurs économiques ont déjà souffert.

Et on ne mesure pas l'effet que cela va avoir sur l'inflation de notre pays.

Pour l'instant, les prévisions sont à 2,3 % sur 2026 mais en réalité le changement climatique risque de tout faire augmenter.

🪫 Sur l'énergie par exemple, la hausse des coûts pourraient être provoquée par :

👉 la diminution de l'offre, avec certaines capacités de production dégradées,
👉 l'augmentation de la demande et des besoins en froid notamment,
👉 le tout mis sous pression à cause du blocage du détroit d'Hormuz et la compétition entre pays pour l'achat d'énergie.

Si les contrats de gaz et d’électricité sont renouvelés à des prix plus élevés en 2027, la facture augmentera même à consommation constante. Pour nos industriels, soit cela réduira la marge, soit la répercussion des prix va leur faire perdre des clients dont le budget est déjà tendu.

🌽 L'effet pourrait être encore plus violent sur l'alimentation où les hausses de prix sont prévues à 1,6 %. Là encore, c'est mal anticiper l'effet d’El Niño :

1️⃣ Indirectement, notre exposition passe aussi par des récoltes de nos fournisseurs (riz, café, cacao, etc.) qui ont déjà commencé à se dégrader en 2026.

On a ici un mécanisme de transmission avec un effet retard : on va subir des hausses de prix des matières premières agricoles à cause des températures de 2026 auxquelles pourraient s’ajouter de nouvelles perturbations des récoltes mondiales en 2027.

2️⃣ Plus directement, l'Insee prévoit déjà cette année une baisse de 27 % de la production de maïs fourrage par rapport à 2025.

Pour les éleveurs touchés, moins de fourrage signifie davantage d’aliments à acheter si leurs stocks ne suffisent pas, donc un coût supplémentaire pour produire du lait et de la viande.

Tout ceci va se composer dans le contexte budgétaire que l'on connaît et va créer des conditions explosives pour les finances publiques, celles des entreprises et des ménages."

(publié par Cyrus Farhangi)



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Jean-Marc Jancovici nous informe : "Dans une semaine, la première souscription que nous avons lancée sur Ulule pour contribuer à...

Jean-Marc Jancovici nous informe : "Dans une semaine, la première souscription que nous avons lancée sur Ulule pour contribuer à financer "Un commun accord" fermera ses portes : https://fr.ulule.com/un-commun-accord/

Depuis l’ouverture de ce financement participatif, nous avons parcouru un peu de chemin

- en un peu plus d’un mois, près de 220.000 personnes nous ont déjà soutenu (presque la population de Rennes !), multipliant par quasiment 6 le record européen de contributeurs pour un financement participatif sur plateforme précédemment détenu par… le Shift Project

- cela nous a notamment permis de garantir la bonne fin de l’opération, puisque nous avons désormais les moyens financiers de la mener à bien, y compris la phase de "portage" après la fin des 6 sessions de travail prévues jusqu’en février

- l’assemblée citoyenne a tenu sa première session en septembre. Vous pouvez en retrouver des récits en texte (https://www.uncommunaccord.fr/actualites) ou en images (https://www.youtube.com/watch?v=ZSA5WbIGRZQ)

- les personnalités qui nous soutiennent sont passées à presque 20 (https://www.uncommunaccord.fr/soutiens). Dans les derniers arrivés : Major Mouvement, Albert Dupontel, Natoo, Françoise Combes (présidente de l’Académie des sciences), Nina Métayer, ou encore Boris Cyrulnik.

- nous avons eu plus de 80.000 réponses à notre consultation sur les dilemmes auxquels devront répondre les 150 citoyens de l’assemblée (https://www.uncommunaccord.fr/dilemmes). A cette occasion nous avons reçu plus de 40.000 propositions de nouveaux dilemmes : notre premier dilemme va être de choisir les dilemmes !

Si vous pensez que cette initiative est pertinente, il n’est pas trop tard pour le matérialiser en donnant un euro symbolique sur Ulule (lien en début de post). Plus vous serez nombreux à le faire, plus cette initiative aura d’espace dans les media et donc dans le débat public. Une autre version de la loi des grands nombres !"

(par J-N Geist, sur la base du post LinkedIn de Jean-Marc Jancovici)



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Declines in output from existing oil and gas fields have gathered speed, with implications for markets and energy security - New...

29 septembre 2026 à 18:20
« Courir de plus en plus vite pour faire du surplace » : article de l’AIE sur l’accélération du déclin de la production des puits de pétrole et gaz. Désormais 90% des investissements upstream (exploration/production) servent à compenser le déclin de production des gisements existants, et non à augmenter la production.

Autrement dit, si les investissements s’arrêtent, la production s’effondre. Le monde perdrait l’équivalent de la production de la Norvège et du Brésil chaque année.

Rappel d’éléments complémentaires précédemment partagés sur cette page :

1) Une part non-négligeable et croissante de la production pétrolière et gazière mondiale sert à… produire du pétrole et du gaz. Le monde se tourne vers des ressources à Taux de Retour Energétique de plus en plus bas. L’industrie pétro-gazière consacre désormais l’équivalent plus de 10% de sa production pour produire du pétrole et du gaz. C’est déjà significatif et cette part ne va faire qu’augmenter.

2) L’industrie américaine de pétrole de shiste, qui compense le déclin de la production conventionnelle depuis une vingtaine d’année, est limitée dans l’augmentation de sa production. Nous observons actuellement qu’elle n’accélère guère sa production (le contexte serait pourtant favorable).

3) Les investisseurs et producteurs américains restent prudents, privilégient la discipline financière et les profits après avoir essuyé des pertes dans les années 2010, et après tout s’accommoderaient très bien d’une production limitée et de prix qui resteraient durablement élevés ! Une hausse significative de production ferait chuter les prix alors que l’industrie a besoin de prix élevés pour être incitée à ouvrir de nouveaux puits de plus en plus couteux… le serpent se mord la queue.

4) A quoi se rajoute un monde où un drone à 10 000 dollars peut retirer du marché des centaines de milliers de barils par jour voire des millions.

Et maintenant, une traduction de cet article de l’AIE :

« Selon un nouveau rapport de l'AIE, le rythme moyen auquel la production des gisements de pétrole et de gaz décline au fil du temps s'est nettement accéléré à l'échelle mondiale. Cette accélération tient surtout au recours croissant aux ressources de schiste et à l'offshore profond. Les compagnies doivent donc fournir des efforts bien plus importants qu'auparavant pour simplement maintenir la production à son niveau actuel.

Le débat international sur l'avenir du pétrole et du gaz porte souvent sur l'évolution de la demande, tandis que les facteurs qui influent sur l'offre retiennent beaucoup moins l'attention. Le nouveau rapport de l'AIE, The Implications of Oil and Gas Field Decline Rates (« Les conséquences des taux de déclin des gisements de pétrole et de gaz »), entend rééquilibrer ce débat. Il s'appuie sur les travaux pionniers que l'AIE avait déjà consacrés aux taux de déclin et examine ce qui a changé depuis. La nouvelle analyse repose sur les données de production d'environ 15 000 gisements de pétrole et de gaz dans le monde.

« Seule une faible part des investissements amont dans le pétrole et le gaz sert à répondre à la hausse de la demande, alors que près de 90 % de ces investissements sont consacrés chaque année à compenser le déclin de production des gisements existants, a déclaré Fatih Birol, directeur exécutif de l'AIE. Les taux de déclin sont l'éléphant dans la pièce de toute discussion sur les besoins d'investissement dans le pétrole et le gaz, et notre nouvelle analyse montre qu'ils se sont accélérés ces dernières années. Pour le pétrole, en l'absence d'investissements amont, l'équivalent de la production cumulée du Brésil et de la Norvège disparaîtrait chaque année de l'équilibre du marché mondial. Autrement dit, le secteur doit courir de plus en plus vite pour faire du surplace. Il faut être très attentif aux conséquences possibles pour l'équilibre des marchés, la sécurité énergétique et les émissions. »

Les taux de déclin varient fortement selon le type de gisement et la région. D'après le rapport, les gisements pétroliers terrestres supergéants du Moyen-Orient déclinent de moins de 2 % par an, tandis que les gisements offshore plus petits d'Europe déclinent en moyenne de plus de 15 % par an. Le déclin est encore plus rapide pour le pétrole de schiste et le gaz de schiste : sans investissement, leur production chute de plus de 35 % la première année, puis de 15 % supplémentaires la deuxième.

En 2010, un arrêt des investissements amont aurait réduit l'offre de pétrole d'un peu moins de 4 millions de barils par jour (Mb/j) chaque année. Ce chiffre atteint aujourd'hui 5,5 Mb/j. Pour le gaz naturel, le déclin annuel est passé de 180 à 270 milliards de mètres cubes (Gm³).

Dans ce contexte, maintenir constante la production mondiale de pétrole et de gaz exigerait de mettre en valeur de nouvelles ressources. Même en continuant d'investir dans les gisements existants, il faudrait selon l'analyse de l'AIE plus de 45 Mb/j de pétrole et près de 2 000 Gm³ de gaz issus de nouveaux gisements conventionnels d'ici 2050 pour maintenir la production à son niveau actuel. Cela équivaut à la production totale de pétrole et de gaz des trois premiers producteurs mondiaux réunis. Ces volumes pourraient être réduits si la demande de pétrole et de gaz venait à baisser.

Le rapport souligne également qu'il faut en moyenne près de 20 ans entre la délivrance d'un permis d'exploration et la première production : près d'une décennie pour découvrir de nouveaux gisements, puis une autre pour l'évaluation, l'approbation et la construction. »

(publié par Cyrus Farhangi)


Declines in output from existing oil and gas fields have gathered speed, with implications for markets and energy security - News from the International Energy Agency

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Produire plus d'énergie, mais s'appauvrir quand même ?

28 septembre 2026 à 18:12
Produire plus d'énergie, mais s'appauvrir quand même ? 🤔

C'est une mécanique physique peu abordée mais potentiellement déterminante. On entend souvent dire, à juste titre : "La production mondiale d'énergie n'a jamais été aussi haute !"

Certes, mais à quel coût énergétique ?

Des économistes biophysiciens comme Tim Morgan avec son modèle SEEDS étudient cette notion du Coût Énergétique de l'Énergie (ECoE) : quelle part de notre énergie mondiale doit-on sacrifier juste pour faire tourner l'industrie de l'énergie elle-même ?

Pour celles et ceux parmi vous qui ont entendu parler de TRE (Taux de Retour Energétique), l'un est l'inverse de l'autre. Si le TRE est de 10, alors le ECoE est de 10% : on utilise 10% de l'énergie pour produire de l'énergie.

Selon Tim Morgan, en 1980, l'ECoE mondial était d'environ 2%. Autrement dit, le système énergétique n’utilisait qu’une fraction négligeable de sa production pour produire de l’énergie. Il restait d’énormes « surplus » (en d’autres termes, d’énergie nette disponible) à fournir acteurs non-énergétiques (hôpitaux, écoles, supermarchés, usines, maisons).

Aujourd'hui, ce coût mondial dépasserait les 11 % (et continue de grimper). L'industrie extractive vampirise une part toujours plus importante des ressources, laissant toujours moins d'énergie nette pour nos besoins de bases et notre confort quotidien.

Dans les années à venir, il est concevable que les graphiques affichent une hausse de l'énergie totale produite dans le monde, mais que cette hausse masque une réalité de décrue de l'énergie nette disponible pour la société.

On pédalerait plus vite, mais pour rester sur place !

Ce graphique montre l’ECoE et l’énergie nette disponible au total. Le site Energy Surplus Economics de Tim Morgan affiche également des courbes montrant l’énergie nette disponible PAR HABITANT, qui stagne depuis un demi-siècle. C’est évidemment une stagnation qui masque des disparités : dans un pays comme la Chine la consommation par habitant a explosé. Dans certains pays en voie de développement à forte croissance démographique elle a diminué.

Toujours est-il qu'en moyenne, l'énergie nette disponible par habitant n'augmente plus, et ce depuis un demi-siècle.

Evidemment, ce n'est qu'une théorie, qui peut ne pas se vérifier. Par exemple les énergies renouvelables ou une relance mondiale du nucléaire pourrait changer la donne. Il n'existe pas de consensus académique harmonisé sur le TRE d'un système énergétique global qui basculerait très majoritairement vers des énergies bas-carbone, il y a beaucoup de freins méthodologiques, mais il y a des études encourageantes.

(publié par Cyrus Farhangi)



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Allianz Climate Economics Report 2026 A year of escalating costs

28 septembre 2026 à 12:11
Climat : un coût bien plus élevé que les prévisions des économistes

113 milliards de pertes eu Europe en 4 mois uniquement par les vagues de chaleur (quid de la sécheresse ?)

Selon une étude d'Allianz Trade, les pertes des pays européens en raison des vagues de chaleur qui ont touché le continent cet été représentent 0,46% de leur PIB combiné prévu.

En 4 mois, les vagues de chaleur qui ont frappé l'Europe en 2026 ont coûté 113 milliards d'euros, dont près des deux tiers en Italie, en Allemagne et en France, les pays les plus touchés, a estimé l'assureur Allianz ce vendredi. Les pertes essuyées par les 30 pays européens correspondent à environ 0,46% de leur PIB combiné prévu, selon une étude d'Allianz Trade sur l'économie climatique en 2026 tenant compte des coûts liés aux dégâts provoqués par les catastrophes mais également des pertes de production et des pressions sur le pouvoir d'achat des ménages en raison de l'inflation globale et alimentaire.

"L'Italie enregistre le fardeau le plus lourd avec 27,8 milliards d'euros, suivie de l'Allemagne avec 25 milliards d'euros et de la France avec 20,1 milliards d'euros", estime Allianz Trade.
La perte de l'Italie dépasse celle de l'Allemagne malgré une économie nettement plus petite, car son impact sur la croissance atteint 1,19 point de pourcentage contre 0,54 point en Allemagne, souligne le texte. En ajoutant la Belgique avec 9,4 milliards d'euros et les Pays-Bas avec 9,2 milliards d'euros, la part de ces cinq économies atteint 81% du total, ajoute l'étude.

"La chaleur peut réduire la production sans provoquer de dommages visibles aux bâtiments ou aux équipements", explique l'assureur qui indique que des données provenant du secteur manufacturier indien établissent un lien entre des conditions de forte chaleur, d'une part, et une baisse de la productivité des travailleurs ainsi qu'une augmentation de l'absentéisme, d'autre part.

https://www.allianz-trade.com/en_global/news-insights/economic-insights/Allianz-Climate-Economics-Report-2026.html

(Par Adrien Couzinier )


Europe’s 2026 heatwaves carry an estimated annual output cost of EUR113bn (USD128bn) across 30 countries, a substantial economic burden from one hazard alone.

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La "guerre des berceaux" au Moyen-Orient est-elle terminée ?

27 septembre 2026 à 19:25
La "guerre des berceaux" au Moyen-Orient est-elle terminée ? Cette notion de compétition démographique désigne l'utilisation de la natalité et de la croissance démographique comme instrument d'influence géopolitique, d'équilibre communautaire ou d'occupation territoriale.

En 1990 les pays sur cette carte faisaient apparaître des taux de fécondité compris entre 4 et 6, à l'exception notable de la Turquie (qui affichait tout de même un taux de 3).

Pendant plusieurs décennies, une fécondité très élevée était observée dans l'ensemble de la région. Ce modèle touche à sa fin.

Des explications communément avancées pour expliquer cette baisse universelle de la fécondité sont l'urbanisation, le recul de la religion, et l'instruction et l'indépendance croissante des femmes (études de plus en plus longues, mariages de plus en plus tardifs, participation au marché de l'emploi, évolution des aspirations, accès à la contraception et moindre pression communautaire).

Pour aller plus loin, des démographes et sociologues comme Youssef Courbage, Philippe Fargues ou Emmanuel Todd ont particulièrement démontré comment l'instruction des femmes constitue le moteur central du recul de la fécondité et de la transition démographique au Moyen-Orient.

Des foyers de haute fécondité se maintiennent en Israël, en Palestine, au Yemen, et dans une moindre mesure en Syrie et en Irak.

Au global le Moyen-Orient a amorcé sa transition démographique globale et un scénario d'une population régionale qui atteindrait 1 milliard d'habitants semble s'éloigner.

La démographie est un sujet régulièrement évoqué par Jean-Marc Jancovici depuis 25 ans, et une des variables de l'équation de Kaya qu'il a fortement contribué à vulgariser en France. Nous y prêtons donc une certaine attention dans la veille que nous vous proposons.

(publié par Cyrus Farhangi)



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A certains égards, la guerre au Moyen-Orient se passe bien pour Donald Trump, du moins pour les intérêts pétroliers américains q...

26 septembre 2026 à 21:40
A certains égards, la guerre au Moyen-Orient se passe bien pour Donald Trump, du moins pour les intérêts pétroliers américains qu'il défend sans se cacher. Les Etats-Unis vendent (un peu) plus de pétrole brut qu'avant, pour beaucoup plus cher.

De même, la crise du raffinage se passe relativement bien pour le Président américain : les raffineries américaines opèrent désormais à pleine capacité, et vendent le produit raffiné plus cher (certes, les capacités atteignent désormais leurs limites en opérant déjà à 98%, et il serait long et couteux de les augmenter, mais la Maison Blanche est en train d'étudier un "Defense Production Act" pour ce faire).

Pour revenir à l'augmentation de la production du brut américain, d'aucuns supposent que le choc pétrolier inciterait les producteurs à rapidement mettre en service des puits couteux mais devenant rentables avec la hausse des prix. Il y a 2 jours nous avons parlé sur cette page de "destruction de la demande" comme mécanisme de régulation du marché par la hausse des prix ; en plus de cela il y aurait une augmentation de l'offre.

Or dans la réalité les choses ne sont pas si simples. Ce graphique indique que la hausse de la production américaine reste dans le prolongement des années précédentes. On ne voit pas d'accélération depuis mars 2026. Le pétrole de schiste américain a une réputation de régulateur d'offre extrêmement rapide, mais cette vision est à nuancer pour plusieurs raisons :

1) Des délais incompressibles : le temps moyen entre l'arrivée d'une plateforme de forage sur un gisement et la première production de pétrole est de l'ordre de 6 mois.

2) Les entreprises productrices n'investissent plus de manière systématique dès que le seuil de rentabilité est atteint (y compris en ce moment où les prix sont très élevés), même lorsqu'il s'agit de puits déjà forés mais non achevés (DUC) qui étaient considérés comme une capacité de réserve mobilisable instantanément.

Le vieillissement géologique et économique de l'industrie du schiste aux États-Unis la fait entrer dans une phase de maturation. Le coût marginal de l'offre pétrolière américaine augmente au fur et à mesure que l'exploitation se déplace vers le bas de la base de ressources, passant d'environ 70 dollars le baril aujourd'hui à plus de 90 dollars d'ici 2035. Des prévisions indiquent que la production de brut américain devrait atteindre son maximum au début des années 2030 avant d'entamer un déclin maîtrisé.

Les producteurs et les investisseurs privilégient la discipline financière et une gestion prudente sur le long terme, empêchant les bonds massifs de production que l'on a pu observer lors des précédents cycles de hausse des prix. Les producteurs évaluent désormais leur rentabilité sur des cycles longs pour se protéger d'éventuels retournements de marché.

(publié par Cyrus Farhangi)



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L'appel — 26 septembre

26 septembre 2026 à 15:14
Le Pape Léon XIV participera-t-il aux plus de 260 manifestations sur le climat annoncées dans toute la France aujourd'hui ? Et alors, The Shift Project et les Shifters, eux, participent-ils à des manifestations ou des actions de désobéissance civile en tant que Shifters affichés ?

Pour en savoir plus :
📣 A propos de l'appel à "marcher partout en France pour le climat, le vivant, la paix et la justice sociale", sur lequel chacune et chacun se fera son propre avis : https://26septembre.org/appel/
✝ Rappellons ce que dit la Papauté sur le climat et l'environnement, à l'heure où l'église réfléchit à l’Église qualifier la destruction de 8ème péché capital (notion de « péché contre la création et le créateur ») : LAUDATO SI (https://www.vatican.va/content/francesco/en/encyclicals/documents/papa-francesco_20150524_enciclica-laudato-si.html), LAUDATE DEUM (https://www.vatican.va/content/francesco/fr/apost_exhortations/documents/20231004-laudate-deum.html)
📜 Le Référentiel Shift-Shifters, pour en savoir plus sur les moyens d'action du Shift et des Shifters : https://theshiftproject.org/nos-valeurs-et-notre-referentiel-intellectuel-au-shift-et-aux-shifters/

❓Alors, est-ce que le think tank présidé par Jean-Marc Jancovici, The Shift Project, et les Shifters participent à des manifestations ou des actions de désobéissance civile ? Et pouvons-nous y participer en tant que Shifters affichés si nous sommes Shifters ?

👉"En bref : Ni l’association The Shift Project, ni l’association The Shifters n’organisent ou ne participent à des manifestations dans l’espace public ou à des actions de désobéissance civile : ces moyens d’action politique ne font pas partie des moyens qu’utilisent The Shift Project et les Shifters.

On parle ici des manifestations au sens de marches, sit-in etc. dans l’espace public ou à des actions de désobéissance civile qui seraient menées au nom des Shifters ou en tant que membre des Shifters.

Cela découle en premier lieu de la mission que se donnent The Shift Project et les Shifters : expliquer la problématique énergie-climat en tenant compte de sa complexité. Cela implique de la nuance et des explications, parfois longues, dans les positions que prennent laborieusement The Shift Project et les Shifters et les actions qu’ils mènent. Une manifestation ne nous apparaît pas comme un lieu propice à ce mode d’expression. En effet, ce sont souvent le slogan et le signal immédiat qui prévalent, et le risque existe que des causes autres que les nôtres se mêlent aux messages.

De plus, une des forces du Shift Project et des Shifters est d’être perçus comme le plus strictement apartisans possibles vis-à-vis des partis politiques ou de causes qui ne sont pas directement les leurs. Être reconnus comme une source crédible sur le climat, débarrassée de toute arrière-pensée partisane, pour tous les interlocuteurs, quelles que soient leurs convictions politiques par ailleurs (cf. question : pourquoi nous ne sommes pas un parti politique) est un élément central de notre stratégie. Une approche de type manifestation risque de nous réduire à être « pour » ou « contre » tel camp, et de nous associer à des causes que nous ne partageons pas nécessairement et de limiter notre crédibilité auprès de ceux qui ne les partagent pas non plus.

Bien évidemment, cette posture ne constitue pas un jugement sur l’utilité des manifestations, slogans et signaux immédiats envoyés ainsi aux dirigeants économiques et politiques et à la population. Mais nos deux organisations laissent ces modes d’engagement et d’expression à d’autres structures et aux citoyens qui sont naturellement libres de s’engager pour les « causes » de leur choix. Ayant une vocation de rassemblement au-delà des plus engagés, participer à ces actions pourrait faire perdre auprès de ceux auxquels ces actions déplaisent ce qui serait gagné auprès de ceux auxquels ces actions plaisent. Concernant la désobéissance civile, si la légitimité historique et l’efficacité de telles actions ne sera établie qu’a posteriori, certaines actions peuvent en revanche être illégales.

Dès lors, si des Shifters, des contributeurs du Shift Project ou des citoyens appréciant les travaux du Shift Projet ou des Shifters souhaitent se retrouver et participer à titre individuel à des mouvements, nous leur demandons de le faire sans porter le sigle du Shift Project ou des Shifters, et sans jamais qu’ils se réclament de nos organisations : ni The Shift Project, ni The Shifters ne reconnaîtront de telles actions.

Cela n’interdit nullement d’utiliser des expressions très proches des conclusions du Shift et des Shifters (« Il nous faut un plan », par exemple) : The Shift Project et The Shifters ne sont pas propriétaires des conclusions de leurs travaux, qui sont gratuitement mises à la disposition du public, et encore moins des idées qu’ils suscitent dans la société et dont eux-mêmes débattent avant de les reprendre parfois et de les publier. Nous ne sommes, [nous The Shift Project et The Shifters en tant qu'organisations] par ailleurs pas engagés par l’identité et les modalités d’action de ceux qui reprennent nos conclusions."

(par Jean-Noël Geist)


Appel à mobilisation nationale : samedi 26 septembre 2026, marchons partout en France pour le climat, le vivant, la paix et la justice sociale. Signez l'appel.

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❌ NON! L’argument de «plus de pluie hivernale» en moyenne sur la France dans un climat qui chauffe n’est pas scientifiquement ro...

26 septembre 2026 à 11:51
❌ NON! L’argument de «plus de pluie hivernale» en moyenne sur la France dans un climat qui chauffe n’est pas scientifiquement robuste sur les prochaines décennies (avant 2050) mais il est répété ad-nauseam pour justifier une politique généralisée de stockage de l’eau. C’est donc une manipulation, un dévoiement des faits scientifiques accompagné d'un discours simpliste/populiste, qui acte les futures catastrophes en agriculture, gestion de l’énergie & préservation de faune&flore.

L’analyse ici👇 à partir d’un grand ensemble de simulations [modèle Météo-France/Cerfacs, CNRM-CM6/CMIP6], montre que l’influence humaine sur les pluies en hiver est très faible & non-graduelle (contrairement aux températures)

[Lecture] Chaque barre représente un hiver possible/simulé exprimé en écart/anomalie (%) de pluie en moy. France par rapport à la période de référence (haut, 1991-2020), décennie actuelle (milieu) & future (bas). Anomalies observées (noir), moyennes sur les périodes d’intérêt (magenta).

L’effet du réchauffement climatique sur les pluies d'hiver (~+1,5%) est non détectable par rapport aux fluctuations naturelles possibles (~20% pour 1 déviation standard), contrairement aux temperatures. On dit que le signal n’émerge pas.
Dit autrement, les pluies hivernales pourront être en moy. déficitaires ou excédentaires sur les 2 prochaines décennies. C’est une incertitude dite profonde qu’il faut absolument considérer dans les stratégies d’adaptation qui doivent dès lors viser la robustesse (Robust Decision Making) & moins l’efficacité.

Les bonnes pratiques dans ce cadre d’évolution des pluies d'hiver visent à promouvoir l’approche dite en narratif qui consiste à retenir pour l’adaptation des trajectoires possibles qui viennent mettre à l’épreuve les vulnérabilités de l’enjeu qui nous intéresse. Par ex: des trajectoires de sécheresse météorologique hivernale multi-annuelles possibles si notre enjeu porte sur les rendements agricoles, ou bien des trajectoires de saisons très pluvieuses possibles si notre enjeu est la protection d’une ville des inondations, etc.

L’implémentation de mesures de sobriété dans l'usage de l’eau permettrait de mieux encaisser les trajectoires sèches les +défavorables en réduisant les dépendances à la ressource. Les mesures orientées sur les conditions de maintien d’activités ou d’infrastructures spécifiques/préexistantes (adaptation réactive & incrémentale) sont gage d’impréparation, pertes & dommages résiduels considérables.

👉 Adapter l’agriculture en misant sur une recharge hypothétique des nappes en hiver est un pari suicidaire au regard des changements climatiques projetés avant 2050.

A contrario, en été les sécheresses agricoles deviennent partout +sévères sur les prochaines décennies.

https://www.linkedin.com/feed/update/urn:li:activity:7509258891180974084/

(par Adrien Couzinier)



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À vous de jouer : aidez-nous à choisir les grands dilemmes de l’assemblée citoyenne « Un commun accord » !

25 septembre 2026 à 16:59
À vous de jouer : aidez-nous à choisir les grands dilemmes de l’assemblée citoyenne « Un commun accord » !

Rendez-vous sur le site uncommunaccord.fr pour donner votre avis sur les dilemmes que les 150 citoyens tirés au sort devront examiner en priorité dans les prochains mois.

Vous avez jusqu’au dimanche 4 octobre pour participer : on compte sur vous !



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« C’est intense mais je m’accroche !

24 septembre 2026 à 08:29
Le premier week-end de travail de l’assemblée citoyenne « Un commun accord » !

Samedi 19 et dimanche 20 septembre 2026, les 150 citoyens tirés au sort et venus de toute la France se sont retrouvés au Conservatoire national des arts et métiers, à Paris.

Deux journées pour faire connaissance, poser les bases du travail à venir et commencer à se plonger dans les grands enjeux qui seront au cœur de leurs réflexions : climat, géopolitique, économie, ressources…

Jean-Marc Jancovici, initiateur du projet, a ouvert le cycle d’interventions avec une présentation consacrée aux limites physiques de notre monde.

Des experts reconnus se succédent ensuite pendant le week-end afin d’apporter des repères factuels sur des enjeux structurants :

- la géopolitique, avec Pascal Ausseur, directeur général de l’Institut Fondation pour la Maîtrise des Enjeux Stratégiques (FMES)

- le climat, avec Valérie Masson-Delmotte, paléoclimatologue et membre du Haut Conseil pour le climat

- l’économie, avec Patrice Geoffron, professeur de sciences économiques à l’Université Paris Dauphine

- les finances publiques, avec Selma Mahfouz, économiste

Ces interventions introductives se concluront lors du second week-end du 10 et 11 octobre avec une intervention sur la biodiversité par Marc-André Selosse, biologiste, professeur au Museum national d’Histoire naturelle.

Ces deux journées ont été aussi l’occasion pour les 150 citoyens de faire connaissance, de partager leurs premières impressions et de commencer à avancer ensemble.

« C’est intense mais je m’accroche ! » témoigne Maximilian, 23 ans, après les premières interventions d’experts comme Jean-Marc Jancovici ou Valérie Masson-Delmotte. Pour Marie, 49 ans, venue de Sète, ces premiers échanges ont surtout été l’occasion de découvrir « un endroit où les discussions n’étaient pas cristallisées, où les gens ne se hurlaient pas dessus comme sur les réseaux sociaux. »

Des premières impressions, des questions, des doutes, mais aussi beaucoup d’envie de comprendre et d’avancer ensemble.

Pour revivre ce premier week-end en immersion, découvrez notre récit complet sur notre site : https://www.uncommunaccord.fr/actualites/reportage-on-vous-raconte-le-premier-weekend-un-commun-accord

(par adrien Couzinier)


Premières rencontres, premiers débats, premières questions : les 150 citoyens d’Un commun accord se sont retrouvés à Paris pour lancer leurs six mois de travaux. Retour sur un week-end pas comme les autres.

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