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Reçu — 9 mai 2026 ⏭ Bon Pote alerte

🔗 Sophie la girafe, Alloncle et la carto des restos

🔗 Sophie la girafe, Alloncle et la carto des restos
Cette semaine, on vous explique que Sophie la girafe n'est pas le symbole français qu'on croyait, que le rapport Alloncle est passé à côté de l'essentiel, et on vous dévoile les restos parisiens fréquentés par les stars. À dans 5 min ! 👀 ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌
Cette semaine, on vous explique que Sophie la girafe n'est pas le symbole français qu'on croyait, que le rapport Alloncle est passé à côté de l'essentiel, et on vous dévoile les restos parisiens fréquentés par les stars. À dans 5 min ! 👀

#BULLETIN DE SANTÉ: on ne peut plus faire confiance à personne

长颈鹿苏菲 (ça veut dire Sophie la Girafe en mandarin)

Sophie, la girafe préférée des nouveaux nés et de leurs parents accrochés à leurs souvenirs d’enfance, cache en réalité un lourd secret depuis 2013 : elle n’est plus fabriquée en France, mais en Chine. L’usine savoyarde n’était qu’une leurre en caoutchouc. “Tout était faux” résume un ancien cadre de l’entreprise.
Depuis la délocalisation, le CA de Vulli, qui se targue d’en écouler autant qu’il y a de naissances chaque année en France, dépasserait les 30 millions d’euros. Avec tout cet argent, Sophie vole-t-elle au moins en business avant d’arriver dans la bouche de nos bébés ?

Peut-on manger encore manger sainement sans paniquer ?

En mars 2026, l’Anses a publié un rapport choc : près d’un Français sur deux dépasse les seuils de cadmium dans l’organisme. Quezako ? Un métal lourd et cancérogène qui pullule dans les flocons d’avoine et les pommes de terre. On savait que la raclette était mauvaise pour la santé, mais pas à ce point. On peut légitimement se demander pourquoi les Français sont bourrés de cette substance et la réponse est assez simple : la France applique un plafond de 90 mg de cadmium par kilo d’engrais phosphaté, le plus laxiste de toute l’Europe occidentale. Pour une fois qu’on est les meilleurs quelque part, il fallait que ça nous tue à petit feu.

Gianni Infantino, champion du monde du mensonge

Ça jazze à la Fifa. Gianni Infantino avait vendu l'événement comme historique aux américains. L’équivalent de “104 Super Bowls” avait-il annoncé. Mais six semaines avant le coup d’envoi, 80% des hôteliers américains tirent la langue : le public et les réservations ne sont pas au rendez-vous et ce n’est pas lié au hasard. La FIFA avait réservé des milliers de chambres pour ses propres besoins, mais les a finalement annulées. Résultat, les hôtels seront vides et peut-être les stades aussi — en même temps, à 2500$ la place, ça se comprend.

ET EN PLUS LE GRATIN DESERTE LES QUARTIERS CHICS

Les stars vont toujours au resto, mais plus où on l'imagine. À Paris, la géographie des restos fréquentés par les stars internationales n’a plus grand-chose à voir avec l’époque où elles se retrouvaient dans les sempiternelles mêmes adresses, tantôt chic, tantôt tape-à-l’œil. Le nouveau cool parisien ne se joue plus sous les flashs, mais à l’abri des regards.

Dans le dernier numéro de Entrée Plat Dessert, Robin Panfili, foodporter et épicurien, nous raconte les adresses préférées des A-listers et a même cartographié ce nouveau Paris culinaire des stars :

Charles, welcome to the Creator Economy

Le rapport Alloncle compte 551 pages, pour autant vous n’y trouverez rien sur la Creator Economy. À aucun moment les créateurs de contenu et leurs audiences n'ont été pris en compte, alors que ce sont eux aujourd'hui qui produisent les contenus les plus consommés. En considérant les réseaux sociaux comme un Far West en manque de shérif, le rapport ignore complètement les 18-35 ans. Dommage, peut-on sauver l'audiovisuel public en faisant l'impasse sur ceux qui représentent son avenir ?

La “creator economy”, c'est l'ensemble de l'écosystème économique construit autour des créateurs de contenus indépendants : Youtubeurs, podcasteurs, instagrameurs... Tous ces acteurs du digital monétisent leur audience sans passer ni par une prod ni par une chaîne télé et personne dans la commission ne semble avoir compris réellement le poids que cette économie peut avoir sur l'audiovisuel.

“Dans dix ans - conclut Benoit Zante pour Socialrama - “le débat ne portera peut-être plus sur la ligne éditoriale de France Inter, mais sur la place que la France aura su (ou pas) faire à ses propres créateurs dans l’espace médiatique.”

#L’ANGLE MORT

Pas tous les hommes, mais 62 millions de visites en un mois, ça en fait un paquet.
62 millions de visites, c’est le score d'un site dédié à aider les hommes qui veulent violer des femmes. Un groupe Telegram. Des posologies échangées comme des recettes de cuisine.

Grégory Pouy n’avait pas prévu d’écrire sur ce sujet, mais il a préféré s’y confronter plutôt que d’évacuer le point par un “not all men”. Une newsletter intelligente et documentée qu’Hypertextes vous invite à lire.

Des mecs mariés qui ne sont pas définitivement pas “juste des malades dans leur coin”, aux incels (involuntary celibate) remplis de hargne, Grégory Pouy décortique les étapes qu’on a manquées : “le monde a changé. La masculinité, non”.

#PROPALES DE FUTUR : on a réglé la question ci-dessus

DEPRIMANT MAIS PROBABLE Les plateformes tardent à réagir, mais après des mois de matraquage médiatique, l'Europe finit par mettre en place un mega filtre. Andrew Tate ouvre une chaîne Telegram payante et fait des millions de dollars sur la misère des hommes. Le problème se déplace, il ne disparaît pas. On a colmaté une brèche, pas réglé le fond.

BLACK MIRROR  Les plateformes mettent en place des IA de modération qui détectent des contenus jugés “toxiques et masculins”. Problème, les robots censurent aussi les contenus qui parlent de masculinité saine et les podcasts féministes qui analysent les comportements incels. Cette solution n’est que de la poudre aux yeux : les masculinistes migrent sur des serveurs offshore et tout le monde pense que le problème est réglé alors qu’en fait, pas du tout.

CELUI AUQUEL ON VOUDRAIT CROIRE L'éducation nationale intègre enfin un cours sur les émotions au collège, quelque chose commence à changer discrètement. Les premières générations d'hommes qui savent nommer ce qu'ils ressentent arrivent sur le marché du travail et les amitiés masculines profondes se normalisent. Niobe Way avait raison depuis le début. TikTok devient enfin ce qu'il aurait toujours dû être : un endroit où on danse, on cuisine et on fait des blagues nulles. Ouf.

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Taxer les superprofits : une mission vraiment impossible ?

Taxer les superprofits : une mission vraiment impossible ?
Impossible n'est pas Français ? ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌
Impossible n'est pas Français ?

📢 L’ENQUETE DU JOUR

Taxer les superprofits : une mission vraiment impossible ?

Un air de déjà-vu. Quatre ans après la crise énergétique de 2022 qui avait valu à TotalEnergies de battre des records historiques (plus de 20 milliards d’euros de bénéfices), les majors pétrolières tirent les fruits du choc économique mondial provoqué par la guerre en Iran. Entre janvier et mars, Total a déclaré 5 milliards d’euros de bénéfices au niveau mondial (+51 % par rapport à la même période l’an dernier), souligne une lettre ouverte signée par 33 économistes français appelant le gouvernement à taxer les superprofits du secteur pétrolier.

Ce n’est pas un scoop, l’idée ne plaît pas à tout le monde. “Irréaliste”, “facile à contourner”, “contre-productif” voire “illégal”… Comme à chaque fois que la proposition revient sur la table, on assiste à une levée de boucliers d’éditorialistes et de politiques soudain très inventifs pour justifier de ne surtout pas taxer les superprofits.

Pour y voir plus clair, Bon Pote revient sur les sept arguments les plus récurrents pour discréditer une telle mesure, avec l’éclairage de deux experts : Madeleine Péron, économiste à l’Institut Veblen à l’initiative de la lettre ouverte, et Lucas Chancel, économiste à Sciences Po et codirecteur du Laboratoire sur les inégalités mondiales (World Inequality Lab), également cosignataire de la lettre.

📢 Quel parti politique défend le plus l’élevage intensif ?

Aimer les animaux et voter à droite ou extrême droite, c’est se tirer une balle dans le pied.

Le RN s’affiche sur les réseaux sociaux avec des photos de chat, mais dans la réalité, ils détestent les animaux. Réduire l’élevage et notre consommation de viande est pourtant un consensus scientifique pour notre santé et le climat.

Bon Pote a analysé tous les votes à l’Assemblée nationale depuis 2022 et voici le résultat.

À partager à vos amis, vos parents, vos proches qui pensent encore que l’écologie n’est pas politique et qui aiment les animaux… en votant contre eux !

Notre campagne de dons est à 93%, aidez-nous à atteindre notre objectif pour recruter !

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