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Reçu — 24 mai 2026 ⏭ Bon Pote alerte

🔗 Des grèves, Calder et des hommes soja

🔗 Des grèves, Calder et des hommes soja
Aujourd'hui, on vous parle de jobs en danger, d'une bombe à retardement au Japon, de l'aérien Calder, d'une opé Sojasun bien sentie et d'autres choses encore. À dans 5 minutes 👀 ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌
Aujourd'hui, on vous parle de jobs en danger, d'une bombe à retardement au Japon, de l'aérien Calder, d'une opé Sojasun bien sentie et d'autres choses encore. À dans 5 minutes 👀

#BULLETIN DE SANTÉ

Comment dit-on dit “piquet de grève” en coréen ?

On croyait que la grève était une exception française, mais pas du tout. En Corée, 50 000 salariés de Samsung menacent d'arrêter les usines de semi-conducteurs si la direction ne partage pas les super-profits liés au boom de l'IA. Au T1 2026, Samsung a multiplié son bénéfice net par six, à 27 milliards d'euros, l'action a flambé de 400% en un an. Côté salariés : un employé de la division puces touche un tiers des primes qu'un équivalent chez SK Hynix, le concurrent direct, aurait reçues.
C'est historique : Samsung pèse pour 12,5% du PIB sud-coréen, et 18 jours d'arrêt pourraient amputer le taux de croissance du pays de 0,5 point cette année. Reste à savoir qui pliera en premier.

Pendant ce temps chez META

Sans préavis, Meta licencie 8 000 personnes, alors qu’il annonce des résultats record (T1 2026 : 56,31 milliards). Le message est limpide : l’IA est jugée plus rentable que le travail humain. Pour ceux qui restent, ce n’est pas non plus la joie : les salaires ont été réduits au profit des chercheurs en IA et ils sont fliqués par un logiciel qui permet d’entraîner les IA. On connaissait le management toxique, mais pousser les employés à entraîner l’outil qui va leur piquer leur taff, ça c’est inédit. 

Même les vaches ?

En 2026, même les vaches deviennent inutiles pour produire du lait. La startup allemande Formo a trouvé le moyen de faire du lait de vache sans vache, via fermentation de précision. La technologie pourrait réduire l'empreinte carbone jusqu'à 80-90% par rapport à la production laitière classique, avec une consommation d'eau et d'espace nettement inférieure. De quoi continuer à boire son matcha latte sans culpabiliser. Reste maintenant à savoir ce qu’on va faire de toutes ces vaches laitières (et des agriculteurs qui vivent de la filière).

ET EN PLUS…

Un problème qu’on n’avait pas vu venir : le recyclage des couches pour adultes

Vous avez bien lu. Avec le vieillissement de la population, les couches pour adultes pourraient devenir un problème écologique majeur dans les années qui viennent. Le Japon est déjà à la recherche de solutions et c’est le terrain d’expérimentation idéal : en 2024, le pays a produit 9,6 milliards de couches et protections pour adultes (et “seulement” 8 milliards pour les bébés). Bonne nouvelle, le fabricant de couches Unicharm a annoncé qu’il avait mis au point un procédé de recyclage qui permet de produire du neuf avec du vieux. Ouf, on est sauvés.  

#BUZZWORD : “Gen Z Pout”

ÇA VEUT DIRE QUOI ?

“Gen Z Pout” : exit le duck face, les cool kids de 2026 préfèrent le “gen Z pout”, une moue savamment étudiée, qui a tout d’une “carpe sous anxiolytique” si on en croit le New York Times. C’est mi-insolent, mi-jemenfoutiste et donc délicieusement dans l’air du temps. En même temps, comment leur en vouloir, en ce moment il n’y a pas vraiment de raisons de sourire.

COMMENT LE PLACER LORS D'UN DINER

La prochaine fois qu’on vous demande si vous faites la gueule, faites subtilement comprendre aux gens qui vous entourent que vous êtes furieusement in. 

#EN APESANTEUR

La reco chic, par Karine Salomon

C’est encore une exposition à rallonge que nous propose la Fédération Louis Vuitton, et elle s’attaque cette fois au maître du mouvement lent, Alexander Calder.

Né en 1898 en Pennsylvanie, Calder est le fils d’une peintre et d’un sculpteur. C’est donc tout naturellement qu’avant ses dix ans, le petit Alexander fabrique déjà poupées et bijoux de pacotille. En 1926, il s’installe dans un Paris bouillonnant et, passionné par l’univers du cirque, crée un ensemble de 200 personnages animés en fils de fer, bouts de chiffons et morceaux de bois. Le Cirque Calder fait sensation et Alexander intègre le cercle des artistes avant-gardistes, dont il réalise d’attachants portraits en 3D, toujours en fil de fer.

Mais c’est en octobre 1930, alors qu’il visite l’atelier de Mondrian, qu’il a la révélation de l’abstraction ; il peint, puis se tourne très vite vers la sculpture. Quelques fils de fer, des écailles de tôle, un mouvement aléatoire : les mobiles de Calder sont nés. Il en imaginera des grimpants, des tournants, des astrologiques, des muraux, des petits et des immenses, avec toujours la volonté qu’ils occupent l’espace et tournent au gré du vent, lentement.

Fuyant le fascisme, Calder retourne en 1933 aux États-Unis, mais garde un lien étroit avec le Vieux Continent et la France tout particulièrement ; il y installera un grand atelier après la guerre. Calder se lance alors dans la réalisation de standing mobiles, les stabiles, sculptures d’acier aux formes animalières, aux ancrages fins dépourvus de socle, dont les plus monumentales sont commandées et exposées par des institutions ou des collectivités.

Calder est sans aucun doute le plus grand artiste de l’art en mouvement ; il aura dompté la force du souffle et influencé nombre de sculpteurs contemporains. En admirant les deux stabiles installés sur la pelouse verdoyante du Jardin d’Acclimatation derrière le musée, on se dit que ça a quand même une sacrée gueule.

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#INFLUENCE

Sojasun piège les influenceurs mascu

(c) Socialrama

Dans les sphères masculinistes, viandardes et surprotéinées, « homme soja », ou « Soy Boy » en V.O., est devenu une insulte courante. Sojasun en a joué jusqu’à l’absurde : la marque a contacté des influenceurs mascus pour leur proposer de devenir ses ambassadeurs, les « SojaMan ». Et tous ont refusé catégoriquement. C’est ce refus qui est devenu le cœur créatif de leur dernière campagne.
L’approche n’est pas sans rappeler celle de Columbia. Il y a quelques mois, la marque de sportswear avait défié les platistes de prouver que la Terre est plate avec son défi « Expedition Impossible ».
Dans les deux cas, les marques ne cherchent pas à convaincre leurs détracteurs, mais à se définir par opposition, en transformant les complotistes et les masculinistes en porte-paroles malgré eux et en médiatisant leurs réactions exagérées.
Socialrama, le média de l’influence et de la Creator Economy décortiqué toute la mécanique de la campagne Sojasun
// S’abonner à Socialrama en un clic

#PROPALES DE FUTUR

À quoi ressemblerait un monde où toutes les applications de rencontres se mettraient à planter du jour au lendemain, comment on ferait pour draguer ? 

DEPRIMANT MAIS PROBABLE Nos années à swiper ont complètement détruit notre capacité à approcher l’autre. On ne sait plus si on doit jeter un glaçon pour attirer son attention ou simplement aller lui taper sur le bras pour lui demander s’il accepte le match. Le monde n’est peuplé que d’inadaptés des relations et l’humanité s’éteint petit à petit. Fun, non ?

ON REPREND LES BASES Pour trouver l’inspiration, on se met à remater tous les teen movies des années 90 et on décortique scrupuleusement tous les dialogues de La Boom pour gérer au prochain slow. Certains ouvrent des classes de la drague et réapprennent au commun des mortels à zouker avec respect. Les débuts sont certes un peu maladroits, certains arrivent heureusement à concrétiser. Des couples se reforment et le seuil de natalité remonte dans certains territoires. 

LE SCENARIO AUQUEL ON VOUDRAIT CROIRE L’humanité prend conscience de toutes les soirées qu’elle a perdues à swiper et compte bien rattraper le temps perdu. C’est la fête à tous les coins de rues, c'est si libéré qu’on se croirait à nouveau dans les années 70. On fait l’amour au lieu de faire la guerre, les gens sont heureux, il y a tellement de naissances que les maternités rouvrent, le personnel hospitalier est célébré en héros de la nation. L’économie se porte mieux… Tout va bien dans le meilleur des mondes.

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ZFE, Rapport aux animaux et GIEC vs Donald

ZFE, Rapport aux animaux et GIEC vs Donald
La lettre hebdomadaire Bon Pote ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌
La lettre hebdomadaire Bon Pote

Bonjour à toutes et à tous,

Il ne se passe pas une semaine sans qu’un influenceur fasse de la désinformation. Après Charly Salvator et sa désinformation sur l'avion, cette semaine c'était l'influenceur "Parlons Franc" qui a déroulé dans l'une de ses vidéos plusieurs arguments fallacieux pour justifier la consommation de viande rouge. Nous lui avons donc répondu.

En parlant de désinformation : un autre (petit) influenceur prénommé "Donald Trump" a ressurgi pour parler du "scam" que serait le changement climatique. Nous lui avons également répondu !

Le recrutement du journaliste vidéo est clos. Nous avons encore une fois reçu beaucoup de belles candidatures pour ce poste ; l'offre est maintenant fermée et cette 6ème personne rejoindra notre équipe dans les semaines à venir.

En un an, Bon Pote est passé de 1 à 5 personnes (bientôt 6) grâce à vos dons. La désinformation sur le changement climatique (comme sur d’autres sujets) va s’amplifier comme jamais à l’approche de la Présidentielle. C'est le moment ou jamais de nous soutenir mensuellement et de nous permettre de nous renforcer afin de combattre au mieux cette désinformation. Je fais un don mensuel

Au programme cette semaine :
🐴 Chiens, chevaux, poissons… 6 idées reçues qui biaisent notre rapport aux animaux
🚘 Censure de l’article supprimant les zones à faibles émissions (ZFE)
🔎 Vidéo : Parlons Franc, l’influenceur qui aime beaucoup (trop) la viande rouge
🤥 “le GIEC a exagéré” : quand la désinformation climatique refait surface
🚜 Loi d’urgence agricole : ultime saccage du gouvernement
💚 La reco de la semaine

À LA UNE 📢

► Chiens, chevaux, poissons… 6 idées reçues qui biaisent notre rapport aux animaux
Les relations entre les humains et les autres animaux sont ambiguës : parfois faites de proximité affective ou d’admiration, elles reposent aussi massivement sur l’exploitation, l’asservissement et autres atteintes graves à leurs intérêts. Elles sont structurellement entachées par le spécisme, système qui établit la supériorité de certains animaux sur d’autres, notamment la domination des humains sur tous les autres animaux.

Comme tout ordre social, le spécisme est fait d’habitudes et d’impensés : il n’est ni forcément conscient, ni même activement souhaité, ni immuable. Il peut être examiné avec recul, détricoté et rejeté. Encore faut-il voir et savoir quelles sont ses causes, ses manifestations, ses conséquences, et comment nous pouvons nous en défaire.
C’est ce que propose cette analyse de 6 idées reçues dont la remise en question peut améliorer notre relation aux animaux qui vivent près de nous, mais aussi à ceux qu’on exploite loin des regards.

LES IMMANQUABLES 🗞️

🚘 Le Conseil constitutionnel a censuré, jeudi 21 mai, l’article supprimant les zones à faibles émissions (ZFE).
On vous en avait parlé : les députés avaient adopté le 14 avril une disposition supprimant purement et simplement les ZFE de la législation française.
Le motif de la censure ? Cette suppression est un “cavalier législatif”. Autrement dit, c’est une disposition sans lien direct avec le texte initial du gouvernement, qui portait sur l’allègement des charges pesant sur les entreprises. Selon les Sages, cette disposition “a été adoptée selon une procédure contraire à la Constitution”.

Une victoire de courte durée. Si les zones à faibles émissions restent en vigueur, elles demeurent sur la sellette. Les groupes France insoumise, Rassemblement national et Républicains appellent à leur démantèlement depuis 2022. L’épisode d’avril a surtout montré qu’une majorité politique existe pour faire disparaître les ZFE. Si l’agenda parlementaire est trop chargé pour qu’une nouvelle proposition de loi supprimant les ZFE soit adoptée avant l’élection présidentielle de 2027, la brèche est ouverte.

Pour comprendre les enjeux autour des ZFE à l’Assemblée, relire notre dernier article :

🔎 Vidéo : Parlons Franc, l’influenceur qui aime beaucoup (trop) la viande rouge
Dans une vidéo intitulée “la viande, c’est sexiste”, l’influenceur connu sous le nom de Parlons Franc (359 000 abonnés sur Instagram) prend à contrepied l’idée – développée notamment par la députée Sandrine Rousseau – selon laquelle la barbaque serait un “symbole de virilité”. Et affirme, chiffres à l’appui, que la viande rouge, au fond, n’est pas si mauvaise que ça sur le plan écologique.

Notre vidéo réfute ses arguments :

🤥 “le GIEC a exagéré” : quand la désinformation climatique refait surface
Au mois d’avril 2026 ont été publiés de nouveaux modèles qui alimenteront le prochain rapport du GIEC, les CMIP7 (Coupled Model Intercomparison Project).
Nous avions fait le choix de ne pas traiter le sujet sur Bon Pote, car c’est un sujet de niche, technique, plutôt intermédiaire avant d’avoir de grandes conclusions ou synthèses comme c’est fait dans le dernier rapport du GIEC. Inutile de réagir, même en prenant en compte les habituels climatosceptiques et sérial menteurs “climato-réalistes” qui en ont profité pour désinformer, les marchands de doute du Point, et bien sûr, l’extrême droite, avec Valeurs Actuelles ou comme ci-dessous Vincent Thiery, élu Reconquête.

Mais ça, c’était avant qu’un petit influenceur du nom de Donald Trump attire un peu trop l’attention sur le sujet, en racontant comme souvent n’importe quoi sur son réseau social Truth.
Normalement, quand vous avez le même avis que Donald Trump sur le changement climatique, vous devriez vous poser quelques questions. Mais profitons de l’occasion pour rétablir quelques faits sur ce que disent ces modèles, et sur ce qu’ils ne disent pas.

🚜 Loi d’urgence agricole : ultime saccage du gouvernement
Le sujet est explosif. Le projet de loi d’urgence agricole, porté par le gouvernement pour répondre aux difficultés des agriculteurs, arrive cette semaine à l’Assemblée nationale. Les débats s’annoncent houleux. Car derrière un projet de “simplification”, le texte du gouvernement défend surtout un modèle agricole intensif. Avec à la clé le démantèlement de plusieurs protections environnementales.

Le projet du gouvernement ne fait pas dans la demi-mesure. Il entend notamment faciliter l’installation des méga-bassines et assouplir les règles encadrant les élevages intensifs. Un texte qui passe mal du côté des associations environnementales. “Sous couvert de simplification, ce texte organise le recul du droit de l’environnement”, a par exemple alerté France Nature Environnement.

Même critique de la part de la Confédération paysanne. “C’est une réponse à l’agenda de la FNSEA”, lance Stéphane Galais, son porte-parole national. Selon le syndicat, les problèmes structurels du secteur ne sont pas pris en compte, notamment la question du revenu agricole et celle du renouvèlement des générations.

Présenté en avril, ce texte taillé sur mesure pour la FNSEA a franchi l’étape des commissions parlementaires début mai. Direction maintenant l’hémicycle de l’Assemblée nationale, à partir du 19 mai, avant de prendre la route du Sénat.

Analyse des mesures les plus néfastes pour l’environnement et la santé humaine.

❤️ Soutenez Bon Pote et aidez-nous à faire grandir notre équipe d’ici les présidentielles

Notre travail pour les municipales a été repris à la TV et partagé des millions de fois. Nos enquêtes ont révélé du greenwashing et des conflits d'intérêt majeurs pour lesquels plusieurs plaintes ont été déposées contre notre média. Aidez-nous à passer à la vitesse supérieure

💚 LA RECO DE LA SEMAINE

📚 LIVRE
L’art de la guerre culturelle par Francis Dupuis-Déri
Livre après livre, je ne cesse de recommander de lire à tout mon entourage les livres de Dupuis-Déri. Sur la démocratie, les black blocs, l’anarchie, ses travaux sur le féminisme, et désormais, l’art de la guerre culturelle. Ce livre permet de se rendre compte que les attaques contre les écolos, les féministes, les wokes, les “islamo gauchistes” etc. n’ont rien de nouveau. Ce sont les mêmes procédés utilisés partout dans le monde par les réactionnaires, aussi bien aux Etats-Unis et le Canada que la France qui importe les mêmes paniques morales.

Il démontre avec humour (et des sources) les “grands dangers” imaginaires imposés dans une majorité de médias. Vous gagnerez beaucoup de temps à ne plus vous faire avoir en lisant ce livre particulièrement utile avant l’enfer médiatique que sera la Présidentielle 2027 !

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Cet article était impossible à écrire

Cet article était impossible à écrire
La dissonance cognitive au paroxysme ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌
La dissonance cognitive au paroxysme

📢 L’ARTICLE DU JOUR

Chiens, chevaux, poissons… 6 idées reçues qui biaisent notre rapport aux animaux

Vidéo "fun" d'animaux, l'élevage "qui prend en compte le bien être animal", les chevaux "qui aiment être montés"...

S'il y a bien un domaine où notre société a beaucoup de retard, c'est dans le regard et le traitement que nous réservons aux animaux.

Cela fait des années que cet article était en "brouillon" chez Bon Pote, mais trop difficile à écrire, par déni, sûrement. C'est donc la vulgarisatrice scientifique Florence Dellerie qui a écrit un formidable article qui marquera vos esprits.

A lire… Et dites-nous ce que vous en avez pensé !

📢 “LE GIEC EXAGERE”

Au mois d’avril 2026 ont été publiés de nouveaux modèles qui alimenteront le prochain rapport du GIEC, les CMIP7 (Coupled Model Intercomparison Project).

Nous avions fait le choix de ne pas traiter le sujet sur Bon Pote, car c’est un sujet de niche, technique, plutôt intermédiaire avant d’avoir de grandes conclusions ou synthèses comme c’est fait dans le dernier rapport du GIEC. Inutile de réagir, même en prenant en compte les habituels climatosceptiques et sérial menteurs “climato-réalistes” qui en ont profité pour désinformer, les marchands de doute du Point, et bien sûr, l’extrême droite, avec Valeurs Actuelles ou comme ci-dessous Vincent Thiery, élu Reconquête.

Mais ça, c’était avant qu’un petit influenceur du nom de Donald Trump attire un peu trop l’attention sur le sujet, en racontant comme souvent n’importe quoi sur son réseau social Truth.

Normalement, quand vous avez le même avis que Donald Trump sur le changement climatique, vous devriez vous poser quelques questions. Mais profitons de l’occasion pour rétablir quelques faits sur ce que disent ces modèles, et sur ce qu’ils ne disent pas.

Vous voulez un contre-pouvoir pour la présidentielle ? Aidez-nous !

La présidentielle, c'est dans un an. Nous sommes une petite équipe, mais nous avons des projets plein les tiroirs. Aidez-nous à grandir pour les concrétiser et devenir un vrai contre-pouvoir face à la droite et l'extrême droite.

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🥊 Bagarre chez Swatch, Nova et Javier Bardem

🥊 Bagarre chez Swatch, Nova et Javier Bardem
Aujourd'hui, vous n'échapperez pas au festival de Cannes, mais on parle aussi d’un virus qui fait des ravages en RDC, de l’hystérie autour du phénomène autour de la Royale Pop et de Spotify en croisade contre l'IA. 👀 À dans 5 minutes. ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌
Aujourd'hui, vous n'échapperez pas au festival de Cannes, mais on parle aussi d’un virus qui fait des ravages en RDC, de l’hystérie autour du phénomène autour de la Royale Pop et de Spotify en croisade contre l'IA. 👀 À dans 5 minutes.

Hypertextes aussi est toujours plus fou. Kessel vous propose désormais une édition “flash”, envoyée le mercredi, toujours à base de contenus intelligents, fiables et que vous n’aurez pas lus ailleurs.

INTERNATIONAL

L’OMS en PLS : il y a pire que l’hantavirus (et tout le monde s’en fout)

Si sur les réseaux sociaux on craint un autre confinement pour cause d’hantavirus, l’OMS elle, est bien plus préoccupée par ce qui se passe en République Démocratique du Congo. Dimanche, le deuxième niveau d’alerte a été décrété face à l’épidémie d’un variant d’Ebola, hautement létal et sans vaccin ni traitement spécifique. Le 16 mai dernier, l’OMS a confirmé 80 décès suspects dans la province du foyer épidémique.

Le chef de l’OMS détermine que la maladie à virus Ebola causée par le virus Bundibugyo en RDC et en Ouganda constitue une urgence de santé publique de portée internationale, mais ne satisfait pas aux critères d’urgence pandémique

Les chercheurs, eux, estiment que le taux de létalité de ce variant est d’au moins 50%. L’agence onusienne met en avant plusieurs facteurs aggravants : l’insécurité persistante dans l’est congolais, la crise humanitaire, la densité urbaine de certaines zones et l’existence d’un vaste réseau de structures médicales informelles compliquant le suivi des malades.

Bien que le virus Ebola ait déjà tué au moins 15 000 personnes, le phénomène trouve cependant bien peu d’écho dans les medias occidentaux : faudra-t-il attendre que l’exploitation des mines de cobalt, dont la RDC fournit 70% des ressources mondiales indispensables aux batteries des smarphones, soit perturbée ?

TECH

De la musique garantie sans IA ?

Face au raz-de-marée des musiques générées en IA et des faux profils, Spotify vient de déployer une toute nouvelle fonctionnalité : “Verified by Spotify”, un petit badge qui atteste que l’artiste que vous écoutez est bien un humain (selon un chiffre Deezer, les musiques générées par l’intelligence artificielle représentent aujourd’hui 44% des morceaux uploadés quotidiennement sur la plateforme.)

Une belle initiative pour redonner la priorité aux créateurs face aux algorithmes ? Sauf que rien ne va, d’après Halluworld... “ D’abord, Spotify continue à pousser quand même la musique produite par IA sans en informer ses auditeurs. Ensuite, les artistes indépendants aux écoutes plus limitées vont souffrir : car pour bénéficier du badge, il faut une activité hors ligne prouvée, comme du merchandising, des dates de concert, des réseaux sociaux actifs… Des embûches pour celui qui fait ça dans sa chambre ou l’artiste de niche qui décide de sortir de sa grotte une fois par décennie.
Mais il y a pire : si la coche prouve bien que “l’artiste” est humain, ça n’engage en rien ses créations. Si le créateur passe uniquement par Suno ou un autre service d’IA musicale, Spotify n’y voit aucun problème. Au mieux, la plateforme vient de légitimer un peu plus les algorithmes de création musicale en les obligeant à prendre un visage humain.
Deezer par exemple (cocorico) a pris une posture quasi-inverse, en détectant autant que possible, puis en expulsant à grosses brouettes, les musiques générées par IA. Le plus beau? La boîte française vend désormais son outil de détection à qui le souhaite. Spotify n’a plus d’excuses.”

Vous n’avez toujours pas réservé vos vacances ? Vous avez bien fait d’attendre.

Neuchâtel : l’alternative fraîche et cultivée à l’été surchargé

En partenariat avec Suisse Tourisme

© Suisse Tourisme

Oubliez la cohue des plages et la chaleur des bitumes.

Cet été, Neuchâtel propose une échappée hors des sentiers battus. Entre les eaux cristallines du plus grand lac 100% suisse et les forêts d’émeraude du Jura, une cité millénaire cultive l’art de vivre apaisé.

Quittez la ville pour une randonnée sur les crêtes du Creux du Van ou une session de paddle au coucher du soleil, avant de retrouver la fraîcheur du Laténium, le plus grand musée d’archéologie de Suisse.

La Neuchâtel Tourist Card offre l’accès gratuit à une trentaine de musées, aux croisières sur le lac, et à l’ensemble des transports publics. Une immersion à portée de rail avec TGV Lyria.

POLITIQUE

Le comique lugubre de Radio Nova

Laurent Joffrin s’insurge contre le rire d’extrême gauche. Il ne va pas se faire que des amis, mais ça vaut le coup d’y réfléchir.

« Sur Radio Nova, dans l’émission de Guillaume Meurice, sortie d’un supposé comique, un dénommé Barré, à propos de Gabriel Attal : « Si on apprenait qu’il avait un cancer, je dirais : “Ah ! Du pancréas ? Non ? Dommage !” ». Sur Sophia Aram : « Je te souhaite de devenir daltonienne et de traverser au feu rouge, là… Bam ! Ah, merde, comment va la bagnole ? Ça va, elle roule encore. Alors repasse une fois en marche arrière ! » Complaisance des autres chroniqueurs, rires gras de l’assistance.

Des propos qui interrogent
Ce Barré est un comique anar populaire, très gauche radicale, qui a officié sur France Inter et sur diverses radios, fait tourner un spectacle de « seul en scène » et se produit depuis trois ans dans l’émission de Guillaume Meurice, laquelle rencontre un succès spectaculaire sur Radio Nova. Grand bien lui fasse, et on n’aura pas ici l’idée ridicule de réfuter un humoriste et encore moins celle de le censurer.

La question de la violence verbale
Reste, tout de même, un problème politique : celui de la violence verbale. Difficile de qualifier autrement des propos à la qualité comique contestable, qui incitent le public à s’esclaffer quand on évoque — en la souhaitant — la mort d’adversaires politiques. Licence humoristique, dira-t-on. Mais comment réagiraient les fans de Barré et Meurice si une radio de droite ou du centre usait du même procédé, consistant, sous couvert de blague, à souhaiter la disparition physique de personnes d’un autre bord ? On entend d’ici les grandes orgues de la protestation antifasciste, qui serait en l’occurrence justifiée.

Ainsi va la liberté d’expression dans la gauche radicale. On invective, on insulte, on appelle à l’effacement violent de l’adversaire classé sans cérémonie à l’extrême droite, même quand il est centriste, comme Attal, ou bien quand il dénonce à égalité l’islamisme et le RN, comme Aram. Deux poids, deux mesures, sectarisme revendiqué, amalgame grossier, attaques sous la ceinture et rires macabres. Signe de ces temps déréglés : le nouveau comique politique de l’extrême gauche n’a rien à envier aux envolées haineuses des années trente.»

MASCULINISME

Il faut plus de Javier Bardem dans ce monde

Cannes toujours, l’acteur Javier Bardem s’est lancé dans une prise de parole engagée. "À Gaza [...] un génocide a été commis et se poursuit encore aujourd’hui" ajoutant qu'il était de "sa responsabilité" de le dénoncer. Puis il a dénoncé "la masculinité toxique" de “Donald Trump, Vladimir Poutine et Benjamin Netanyahu”, qui cause, selon lui, des guerres en cours.

En quoi ça vous concerne encore et toujours ? 

  • Si vous êtes une femme, sachez que selon l’INSEE, vous avez une chance sur 3 de vivre une situation de violence sexuelle au cours de votre vie, si ce n’est pas déjà fait. 9 femmes sur 10 connaissent leur agresseur, dans 45% des cas, il s’agit d’un conjoint ou ex-conjoint.  

  • La masculinité normée coûte 95,2 milliards d'euros par an selon l’historienne Lucile Peytavin.

BUSINESS

La montre qui nous en dit beaucoup sur la société dans laquelle on vit

Ces derniers jours, devant les boutiques Swatch, on a pu voir des files d’attente dignes de la sortie du nouvel iPhone. En cause, la sortie de la Royal Pop, fruit d’une collab Audemars Piguet x Swatch. Le lancement, annoncé de longue date avait exité la communauté des fans, qui a généré spontanément des centaines de visuels via l'IA pendant la phase de doute, publicité gratuite à grande échelle. Dix jours de présence mondiale obtenue sans dépense publicitaire significative, souligne Culture Elite.
Le jour J, les revendeurs ont campé devant les boutiques, miroitant l’idée d’une plus-value exceptionnelle à la revente. Problème, tout ne s’est pas passé comme prévu et de nombreuses boutiques ont dû arrêter les ventes. Sur Vinted, on retrouve déjà des montres à plus de 2200€ à la revente (le prix initial étant de 400€).

Ce que ça dit de notre société 

  • Ce n’est pas anodin que certaines personnes campent 48 heures devant une boutique pour acheter une montre qu’ils revendront dans la foulée : quand les insécurités économiques augmentent, certaines personnes cherchent tous les moyens possibles pour compléter leurs revenus, c’est une logique de survie. 

  • La spéculation n’est qu’un jeu et la préciosité d’un produit n’est pas toujours liée à sa qualité : là, les revendeurs comme les acheteurs s’amusent à créer une bulle spéculative autour de ce produit, alors que Swatch n’a pas confirmée que ce serait une édition limitée. 

  • “Je dépense donc je suis” n’a jamais été plus valable qu’en 2026. 

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Reçu — 19 mai 2026 ⏭ Bon Pote alerte

Bon Pote recrute ! / Loi d'urgence agricole

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Action / Réaction ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌
Action / Réaction

📢 L’ARTICLE DU JOUR

Loi d’urgence agricole : ultime saccage du gouvernement

Le sujet est explosif. Le projet de loi d’urgence agricole, porté par le gouvernement pour répondre aux difficultés des agriculteurs, arrive cette semaine à l’Assemblée nationale. Les débats s’annoncent houleux. Car derrière un projet de “simplification”, le texte du gouvernement défend surtout un modèle agricole intensif. Avec à la clé le démantèlement de plusieurs protections environnementales.
Le projet du gouvernement ne fait pas dans la demi-mesure. Il entend notamment faciliter l’installation des méga-bassines et assouplir les règles encadrant les élevages intensifs. Un texte qui passe mal du côté des associations environnementales. “Sous couvert de simplification, ce texte organise le recul du droit de l’environnement”, a par exemple alerté France Nature Environnement.

Présenté en avril, ce texte taillé sur mesure pour la FNSEA a franchi l’étape des commissions parlementaires début mai. Direction maintenant l’hémicycle de l’Assemblée nationale, à partir du 19 mai, avant de prendre la route du Sénat.

Analyse des mesures les plus néfastes pour l’environnement et la santé humaine.

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Reçu — 17 mai 2026 ⏭ Bon Pote alerte

🔗 Hantavirus, apocalypse et conquête spatiale

🔗 Hantavirus, apocalypse et conquête spatiale
Cette semaine, on vous explique pourquoi l’épidémie de hantavirus n’a rien d’une surprise, comment une entreprise veut louer des vaches pour relancer l’agriculture française, et on vous glisse un prompt IA pour vendre votre modèle capable de détruire le monde au plus offrant. À dans 5 minutes 👀 ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌
Cette semaine, on vous explique pourquoi l’épidémie de hantavirus n’a rien d’une surprise, comment une entreprise veut louer des vaches pour relancer l’agriculture française, et on vous glisse un prompt IA pour vendre votre modèle capable de détruire le monde au plus offrant. À dans 5 minutes 👀

#BULLETIN DE SANTÉ

L'Amazonie au bord du gouffre

Deux tiers de la forêt amazonienne pourraient bien se transformer en savane si le réchauffement climatique atteint 1,5 °C et que la déforestation franchit 22 à 28% du territoire : on est déjà à 18% (Reporterre).
La raison ? La forêt génère 50% de ses propres pluies grâce à l'évapotranspiration de ses arbres. En les coupant, on assèche l'air et on brise le cycle. Bref, avec un point de non-retour attendu pour 2030, on est tranquillement en train de scier la branche sur laquelle on est assis.

Le gigantisme dans le poulailler

La France va bientôt décrocher la palme de la plus grande exploitation de poules d'Europe, avec 1,2 millions de volatiles réunis dans une même exploitation de l'Oise (Le Canard Enchaîné). En avril, la préfecture a autorisé l'extension de la "Ferme du Pré", qui hébergeait jusqu'alors 900 000 poules pondeuses. 320 000 cocottes supplémentaires seront élevées au sol, dans des bâtiments fermés sur trois étages, sans accès à l'extérieur. En clair, la "Ferme du Pré" ressemble d'avantage à un immeuble de bureaux pour volailles qu'à une carte postale de campagne. Pas sûr qu’on soit ravis d’être les premiers sur ce coup là.

Records de chaleur en série

2026 pourrait bien entrer dans l'histoire climatique comme l'une des années les plus extrêmes jamais observées, s'alarment des scientifiques (Le Monde). Les 5 premiers mois ont déjà vu s'accumuler records de chaleur océanique, canicules précoces, incendies géants et pluies diluviennes. Le Groenland a connu son mois de janvier le plus chaud jamais enregistré. Le fameux El Niño - l'« enfant terrible du Pacifique » - reviendra très certainement cet été, favorisant les phénomènes extrêmes. Bref, on enchaîne les catastrophes avec le cardio d'Usain Bolt pendant que les gouvernements relèguent la lutte contre le réchauffement climatique aux oubliettes - un peu comme si on organisait un barbecue pendant l'incendie.

EN CLAIR, ON FLINGUE DES ÉCOSYSTÈMES ET ON OUBLIE LES RETOURS DE BÂTON.

Déforestation en Amazonie, fermes géantes de volailles et records climatiques en série. Trois signaux déconnectés - jusqu'à ce qu'on réalise qu'ils racontent la même chose : quand on malmène le monde sauvage pour nos propres besoins, il va forcément nous le rendre.
Le dernier rappel en date ? L'épidémie d'hantavirus détectée sur le bateau de croisière MV Hondius fin avril, et qui a déjà fait quatre morts - en faisant revivre à un paquet de monde les flash-backs de la pandémie de Covid. Pendant qu'on s'inquiète de nos stock de masques et de gel hydroalcooliques, on en oublie l'éléphant dans la pièce : la dégradation des écosystèmes et le changement climatique ne sont pas des figurants dans l'émergence de ce type de zoonose.

ET EN PLUS ILS ONT… chritianisé la 5G

TechTrash, toujours à l’affut des nouveautés tech les plus absurdes, nous apprend l'arrivée aux États-Unis de "Radiant Mobile", nouveau venu dans le monde des télécoms et qui se revendique comme… le premier opérateur téléphonique chrétien au monde.
Son forfait bloque automatiquement les contenus pornographiques, "sataniques" et LGBT - sans possibilité de désactivation, même pour les adultes. Façon Big Brother, le filtrage se fait directement au niveau du réseau, si bien que le site Internet de l'université de Yale, par exemple, reste accessible… mais pas sa section LGBTQ+. Bref, on a réussi à transformer un réseau mobile en confessionnal numérique, où même des pages universitaires finissent censurées - in the name of God. 

#BUZZWORD : “JOBAPOCALYPSE”

ÇA VEUT DIRE QUOI ?

C'est ce terme, repéré dans L'Humanité, qui circule depuis plusieurs mois pour parler de la vague de suppression d'emplois annoncée par l'arrivée de l'intelligence artificielle dans les entreprises. Pas une récession classique, un remplacement méthodique de tous les jobs dont peuvent s'acquitter des programmes qui ne mangent pas, ne dorment pas et ne vont pas se syndiquer. En clair : c'est un grand nettoyage de printemps, où les postes automatisables finissent à la poubelle.

COMMENT LE PLACER LORS D'UN AFTERWORK :

"Avec la jobapocalypse qui s'annonce dans mon secteur, je pense que je vais me reconvertir dans l'élevage de chèvres au Pérou. Là-bas au moins, personne ne trouvera un agent IA pour faire mon taff à ma place !"

#L’ANGLE MORT

LE BRUIT

L'IA est présente dans la quasi-totalité de la société : elle pourra bientôt effectuer des tâches ménagères à notre place, pondre les bilans comptables d'une entreprise, réaliser des blockbusters et même participer à des opérations militaires.

LE SIGNAL

Anthropic, l'entreprise qui commercialise Claude, a annoncé que son dernier modèle, Mythos, était trop dangereux pour être publié auprès du grand public. La raison ? Le bébé d'Anthropic serait tellement performant et ingénieux… qu'il aurait trouvé des milliers de failles de sécurité dans les principaux systèmes d'exploitation et de navigateurs. Pour évaluer le risque, seule une quarantaine d'entreprises américaines - triée sur le volet par Anthropic - a eu accès au modèle. Tandis que le reste du monde se demande si l'IA ne serait pas en train de remplacer l'ogive nucléaire au rang des armes de dissuasion massive.

ANGLES MORTS

On oublie une chose dans tout ça : l'accès aux modèles IA - qu'il s'agisse de Mistral, ChatGPT ou Claude - est vendu par des entreprises qui, naturellement, ont besoin de faire du chiffre. Et pour faire du chiffre, il faut des clients. Et pour aller chercher des clients, il faut… du marketing.

Le 7 avril 2026, Anthropic annonce que ses revenus vont pour la première fois dépasser ceux d'OpenAI, la maison-mère de ChatGPT. L'entreprise projette un chiffre d'affaires de 30 milliards de dollars, contre "seulement" 24 milliards pour OpenAI, rapporte la RTS. Le même jour, Anthropic dévoile Mythos. Une semaine plus tard, le 14 avril, son rival renchérit avec son propre modèle concurrent, GPT-5.4-Cyber, révèle AXIOS. Un timing qui ne doit évidemment rien au hasard.

Sam Altman, le boss d'OpenAI, accuse d'ailleurs Anthropic de faire du "fear-based marketing" - comprenez, "le marketing de la peur". C'est clairement un excellent marketing de dire : "On a construit une bombe, on va la lâcher sur vos têtes. On vous vend un abri anti-atomique pour 100 millions de dollars", déclarait-il à TechCrunch fin avril.

©Taylor Hill / FilmMagic

Comme le souligne Thomas Veldkamp dans la newsletter Footnotes, Anthropic a elle-même reconnu que plusieurs "découvertes" attribuées à Mythos venaient en fait… de stratégies conçues par des chercheurs bien humains. Le modèle n'avait rien inventé - il avait juste bien exécuté la tâche qu'on lui avait donnée.

Loin de Skynet (l'intelligence artificielle qui anéantit l'humanité dans Terminator, vous l'avez ?), Mythos est en fait un aperçu de ce qui arrive - et surtout un coup marketing brillant. Anthropic a réussi quelque chose de rare : transformer le refus de lancer un produit… en argument commercial. Et à ce jeu-là, la peur - même si elle est loin d'être justifiée - est un excellent produit d'appel.

L'analyse complète est à retrouver sur Footnotes.

#PROPALES DE FUTUR (inspirées de faits réels) :

POINT DE DEPART : La conquête commerciale de l'espace s'accélère. SpaceX, Blue Origin et une poignée de start-ups chinoises et européennes multiplient les lancements. Les coûts d'accès à l'orbite - basse comme haute - chutent, les constellations de satellites se densifient et les premières stations spatiales privées se préparent. Mais qu'est-ce que ça change, concrètement, pour quelqu'un qui vit les pieds sur Terre ?

CHIANT MAIS PROBABLE L'espace devient une infrastructure comme une autre. Fini l'effet "waouh" des missions Apollo à la téloche - on suit les lancements de fusée comme on suivrait l'ouverture d'une nouvelle ligne de TGV Bordeaux / Clermont-Ferrand. Les satellites couvrent chaque centimètre carré de la planète, l'Internet par satellite devient la norme dans les zones rurales après avoir désamorcé l'isolement de la Creuse. Les gouvernements sous-traitent leurs missions scientifiques aux entreprises privées pour économiser sur leur budget. Quelques milliardaires font un tour en orbite - animé par le chanteur "Mr Worldwide" Pitbull. Ça coûte le prix d'un yacht, et ça impressionne tout autant - donc moins qu'avant. L'espace devient le nouveau Monaco : glam, cher, réservé à ceux qui peuvent se le permettre.

BLACK MIRROR  Une constellation de satellites chinois détecte et surveille en temps réel chaque mouvement à la surface de la Terre, au centimètre carré près. Les gouvernements achètent les données. Les boîtes privées aussi : Verisure lance une nouvelle formule de protection de domicile qui n'a rien à envier à la NSA tandis que votre prime d'assurance augmente, vu la vitesse à laquelle vous rouliez sur l'A6 le week-end dernier. Votre banque refuse votre prêt immobilier parce qu'une IA a analysé vos déplacements et en a conclu que vous n'aviez jamais mis un pied à Plounéour-Ménez (oui, c'est en Bretagne). Bref, l'orbite basse n'est plus un lieu d'exploration - c'est un panoptique flottant à 400 km d'altitude. Et vous ne pouvez même pas lui échapper en éteignant votre téléphone !

IDIOCRACY Elon Musk (encore lui) annonce qu'il va diffuser le prochain Super Bowl depuis l'espace. Ça ne change pas grand-chose pour les téléspectateurs, mais il économise sur les spots de pub à la gloire de Tesla. Une influenceuse lance le premier mariage en apesanteur, sponsorisés par Coca-Cola et diffusé en direct sur TikTok. Jeff Bezos ouvre un hôtel-casino en orbite, avec vue sur la Terre et cocktails à 30 000 dollars - la liste d'attente s'étire sur trois ans. Une start-up propose d'envoyer vos cendres dans l'espace pour 5 000 euros - le cimetière orbital devient tendance chez les bobos. L'espace ne sert plus à rien de scientifique, mais il génère des milliards en divertissement. On a ce qu'on mérite, que voulez-vous.

GRAND RECLASSEMENT La Chine construit une station spatiale permanente capable d'accueillir 50 personnes. Forcément, les États-Unis et l'Europe répliquent en lançant leurs propres projets. L'orbite basse devient un nouveau terrain de rivalité géopolitique - et cette fois-ci, aucun détroit pour compliquer les choses. Les premières ressources extraites d'astéroïdes arrivent sur Terre - pas grand-chose, juste assez pour prouver que c'est faisable. Les traités internationaux sur l'espace deviennent obsolète. Qui possède un astéroïde ? Qui a le droit d'exploiter la Lune ? Donald Trump a-t-il le droit de renommer la Mer de la Tranquillité en "Sea of America" ? Personne ne le sait. Ça n'empêche pas les Nations Unies d'organiser des sommets qui ne mènent nulle part - tandis que les entreprises privées avancent sans demander l'autorisation à personne. Ça y est : l'espace devient le Far West du XXIè siècle. Yee-ha.

LE MONDE D'APRÈS  Les débris spatiaux s'accumulent tellement qu'ils rendent certaines orbites tout bonnement inutilisables. Un satellite non-identifié, ayant dévié de sa trajectoire, percute une station privée, tuant six personnes. Tandis que les prix de l'assurance spatiale explosent, les lancements ralentissent. L'espace, c'est saturé, dangereux et ça coûte cher. Sur Terre, les gens regardent les milliards dépensés pour mettre tout et n'importe quoi sur orbite en se demandant pourquoi on n'a pas plutôt investi dans les hôpitaux, les écoles et les énergies vertes. L'espace redevient ce qu'il n'aurait jamais dû cesser d'être : un horizon lointain, fascinant, à prendre avec des pincettes. Là, on a vraiment les pieds sur Terre.

#LE JEU DU PROMPT

Cette semaine, collez ça dans Claude ou ChatGPT :

"Tu es responsable marketing chez une entreprise d'IA. Tu dois rédiger une annonce apocalyptique pour vendre ton dernier modèle IA en expliquant qu'il est trop dangereux pour être publié mais que ton entreprise va quand même le vendre à quelques clients triés sur le volet pour des millions de dollars. Utilise le registre de la menace existentielle et de l'urgence absolue.
Puis dans un second temps, joue le rôle d'un analyste tech qui démonte méthodiquement chaque argument marketing en citant des sources (études, déclarations dans la presse, avis de concurrents, déclarations de chercheurs) pour prouver que tout cela relève davantage de la stratégie commerciale que du prochain Skynet."

À hypervite dans HyperTextes !

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Charly Salvator, Elevage intensif et Hantavirus

Charly Salvator, Elevage intensif et Hantavirus
La lettre hebdomadaire Bon Pote ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌
La lettre hebdomadaire Bon Pote

Bonjour à toutes et à tous,

C’est le grand retour de notre newsletter hebdomadaire après une petite pause suite aux ponts de Mai et au repos mérité de l’équipe Bon Pote.
Nous allons donc profiter de cette newsletter pour retracer les sorties des deux dernières semaines avec, entre autres, le second volet de notre enquête “LE RN VOTE CONTRE”, cette fois-ci avec une analyse des votes du RN sur l’élevage intensif, et nous pouvons déjà vous annoncer que de nouveaux volets sont à venir dans les prochaines semaines !


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Au programme cette semaine :
🚨 Charly Salvator, l’influenceur qui se moque du climat
📊 Infographie de la semaine
🐔 Le RN, grand défenseur de l’élevage intensif
🦠 Hantavirus : qui aurait pu prédire ?
🚘 “Je suis pauvre, donc je roule en voiture électrique”
💰 Taxer les superprofits : une mission vraiment impossible ?
💚 La reco de la semaine

À LA UNE 📢

► Charly Salvator, l’influenceur qui se moque du climat
Il existe un monde où en 2026, se vanter de prendre l’avion en 1ère classe sur les réseaux sociaux à ses 960 000 followers est une très bonne idée. Une idée de la réussite, d’une certaine réussite qui est aujourd’hui encore la norme.

Charly Salvator fait partie de ce monde. Influenceur et expert maquillage, il a publié sur Instagram le 30 avril dernier une vidéo de lui voyageant en première classe pour Tokyo, où il a pris soin de tagger Air France. Ce n’est pas une vidéo sponsorisée, puisqu’il “a payé le billet avec son propre argent“, 15000 euros selon ses commentaires sous la vidéo.

Quel est le problème ? Ce n’est ni le premier ni le dernier à faire de la publicité pour l’avion et à vivre comme si le réchauffement climatique n’existait pas. Le problème, c’est qu’il a fait une vidéo en réaction aux commentaires sous sa vidéo. Des “haters” selon lui, “c’est juste de la jalousie et de la haine”, tout en enchainant des contre-vérités sur le rôle du secteur aérien sur le réchauffement climatique.

Charly Salvator ayant bloqué Bon Pote sur Instagram, nous faisons ici une réponse aux principales remarques problématiques. Nous recommandons vivement la lecture de cet article “
10 chiffres à connaître sur l’avion et le climat” avant de poursuivre, vous gagnerez du temps.

INFOGRAPHIE DE LA SEMAINE 📊

Retrouvez toutes nos infographies sur Bonpote.com/infographies

LES IMMANQUABLES 🗞️

🐔 Le RN, grand défenseur de l’élevage intensif
L’élevage intensif ? Une grande majorité de Français est contre. Et pourtant, les décisions politiques ne suivent pas. À l’Assemblée nationale, le Rassemblement national (RN) est le plus hostile à toute remise en cause de l’élevage intensif, au coude-à-coude avec la droite (Les Républicains) et le socle commun macroniste (Renaissance et ses alliés).

Nous avons passé au crible l’ensemble des 11 000 amendements qui ont fait l’objet d’un vote à l’Assemblée depuis 2022. Au total, 51 amendements portent sur l’élevage intensif, la plupart rejetés. En comparaison, seuls les groupes de gauche ont systématiquement voté en faveur d’un changement de modèle.

Ce changement de modèle est pourtant impératif pour le climat. L’élevage intensif, dramatique pour le bien-être animal, la santé mentale des éleveurs et l’environnement, soutient la surconsommation de viande. Or tous les scénarios climatiques et travaux scientifiques (ici, ici et ici) convergent : il faut manger moins de viande. “Le plus grand potentiel de transformation [pour atténuer le changement climatique] viendrait d’un passage à des régimes alimentaires à base de plantes”, rappelait en 2022 le GIEC dans son rapport sur l’atténuation du changement climatique.

🦠 Hantavirus : qui aurait pu prédire ?
Depuis qu’un foyer d’infections à hantavirus (de l’espèce Andes) a été identifié sur le bateau de croisière MV Hondius, et fait trois morts au mois d’avril, le cauchemar du Covid-19 refait surface. L’histoire a des airs de déjà-vu : l’emballement médiatique grandit de jour en jour, certains spécialistes interrogés estimant que “l’hantavirus des Andes est aussi grave que le virus Ebola” (Le Parisien) ou encore qu’il aurait mieux valu “confiner [les passagers] sur le bateau” plutôt que de les rapatrier (BFMTV).

Ce qui est incroyable, pour ne pas dire irresponsable, c’est que les leçons de la pandémie de Covid, qui a causé plus de 7 millions de morts, n’ont pas été retenues. Face au hantavirus, de nombreux médias évitent soigneusement l’éléphant dans la pièce, ou plutôt les éléphants : l’élevage intensif, la déforestation, l’artificialisation des sols ou encore l’extractivisme, qui amplifient le risque d’épidémies zoonotiques (maladies infectieuses transmissibles de l’animal à l’homme). Car si les causes de ce foyer d’hantavirus restent pour l’heure inconnues, une chose est certaine : la dégradation des écosystèmes et le changement climatique favorisent l’émergence de ce type de zoonoses.

Un impensé médiatique qui peine à penser le long terme, à savoir que si rien n’est fait pour arrêter les destructions écologiques et restaurer la biodiversité, l’épisode actuel de hantavirus sera amené à se répéter, encore et encore.

🚘 “Je suis pauvre, donc je roule en voiture électrique”
L’un des blocages les plus importants pour passer d’une voiture thermique à une voiture électrique est le prix. “C’est trop cher, ce n’est pas rentable”. Et si le prix devenait le premier argument pour passer à la voiture électrique ?

Le constat est clair. Nous devons drastiquement réduire le nombre de voitures individuelles en circulation et leur usage au quotidien. C’est un impératif pour respecter nos engagements climatiques, et la voiture électrique émet en moyenne 2 à 5 fois moins d’émissions de CO2 qu’une voiture thermique sur l’ensemble de son cycle de vie. Cet article est à lire absolument pour tout savoir (ou presque) sur la voiture électrique et le climat, et celui ci sur les batteries des voitures électriques.

Mais si vous n’avez pas vraiment d’autre choix que d’avoir une voiture, autant que cela vous coûte le moins cher possible, et que conduire soit le plus agréable possible, non ?

💰 Taxer les superprofits : une mission vraiment impossible ?
Un air de déjà-vu. Quatre ans après la crise énergétique de 2022 qui avait valu à TotalEnergies de battre des records historiques (plus de 20 milliards d’euros de bénéfices), les majors pétrolières tirent les fruits du choc économique mondial provoqué par la guerre en Iran. Entre janvier et mars, Total a déclaré 5 milliards d’euros de bénéfices au niveau mondial (+51 % par rapport à la même période l’an dernier), souligne une lettre ouverte signée par 33 économistes français appelant le gouvernement à taxer les superprofits du secteur pétrolier.

“Les recettes supplémentaires qu’elles perçoivent dans ce contexte ne traduisent ni une hausse de l’activité réelle, ni, de manière significative, une augmentation de leurs coûts de fonctionnement. Elles ne reflètent pas non plus une performance économique propre, ne découlent ni d’une innovation, ni d’une prise de risque, mais d’une situation extérieure, à savoir la guerre en Iran. Il s’agit ni plus ni moins de rentes”, détaillent ses auteurs en mettant en avant l’urgence de “protéger les ménages et les finances publiques”. Mais aussi, de “financer sans délai la transition énergétique, seule à même de réduire durablement notre dépendance aux énergies fossiles et notre vulnérabilité aux chocs à venir”.

Ce n’est pas un scoop, l’idée ne plaît pas à tout le monde. “Irréaliste”, “facile à contourner”, “contre-productif” voire “illégal”… Comme à chaque fois que la proposition revient sur la table, on assiste à une levée de boucliers d’éditorialistes et de politiques soudain très inventifs pour justifier de ne surtout pas taxer les superprofits.

Pour y voir plus clair, Bon Pote revient sur les sept arguments les plus récurrents pour discréditer une telle mesure, avec l’éclairage de deux experts : Madeleine Péron, économiste à l’Institut Veblen à l’initiative de la lettre ouverte, et Lucas Chancel, économiste à Sciences Po et codirecteur du Laboratoire sur les inégalités mondiales (World Inequality Lab), également cosignataire de la lettre.

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Notre travail pour les municipales a été repris à la TV et partagé des millions de fois. Nos enquêtes ont révélé du greenwashing et des conflits d'intérêt majeurs pour lesquels plusieurs plaintes ont été déposées contre notre média. Aidez-nous à passer à la vitesse supérieure

💚 LA RECO DE LA SEMAINE

📚 LIVRE
IA, le grand enfumage par Lou Welgryn et Théo Alves Da Costa
Après avoir lu plusieurs livres sur le sujet, l’IA, le grand enfumage est vraiment le meilleur livre qui vulgarise les enjeux autour de l’intelligence artificielle et qui réfute toutes les fausses promesses des acteurs de la tech. Très bonne chose, l’enjeux démocratique est au centre du livre… Totalement aligné sur la nouvelle ligne éditoriale Bon Pote.
Courrez l’acheter (en librairie ;) !

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Reçu — 13 mai 2026 ⏭ Bon Pote alerte

💰 Dollar, chocolat glacé et thérapies de conversion

💰 Dollar, chocolat glacé et thérapies de conversion
Aujourd'hui, on vous raconte pourquoi le yuan menace la suprêmatie américaine, que l’Europe avance dans le bon sens pour laisser les gens être qui ils sont, et les investissements toujours plus fous des marques au festival de Cannes. 👀 A dans 5 minutes. ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌
Aujourd'hui, on vous raconte pourquoi le yuan menace la suprêmatie américaine, que l’Europe avance dans le bon sens pour laisser les gens être qui ils sont, et les investissements toujours plus fous des marques au festival de Cannes. 👀 A dans 5 minutes.

Hypertextes aussi est toujours plus fou. Kessel vous propose désormais une édition “flash”, envoyée le mercredi, toujours à base de contenus intelligents, fiables et que vous n’aurez pas lus ailleurs.

INTERNATIONAL

Le yuan au sommet : l'Amérique commence à suer.

Cette semaine, le yuan a touché son plus haut niveau face au dollar depuis plus de trois ans, juste avant le sommet Trump-Xi Jinping prévu les 14 et 15 mai. Coïncidence ?
Pas vraiment. Depuis les accords de Bretton Woods en 1944, le dollar s'est imposé comme la devise de réserve mondiale, conférant aux États-Unis un pouvoir considérable sur l'économie planétaire. Mais sa part dans les réserves de change mondiales est passée de 72% en 2001 à 57,8% fin 2024. Pendant ce temps, le dollar a perdu environ 10% de sa valeur pondérée depuis début 2025, avec une dette américaine dépassant 39 000 milliards de dollars. Trump n'a pas créé le problème, il l'a accéléré.

Pourquoi ce changement est historique ?

  • Le yuan ne représente que 1,93% des réserves officielles mondiales (FMI), mais il est déjà la 2e monnaie du financement du commerce mondial depuis 2022. L'écart reste énorme, le mouvement lui, est réel.

  • Xi Jinping a officialisé début 2026 sa volonté de faire du yuan une monnaie de réserve internationale. Problème : les contrôles de capitaux et la convertibilité limitée du yuan freinent tout. Devenir calife à la place du calife ne s'improvise pas.

  • Le signal déclencheur : le gel des réserves russes en 2022 a prouvé que des actifs en dollars pouvaient être bloqués par décision politique américaine. Ce jour-là, plusieurs banques centrales ont commencé à chercher une sortie.

TECH

On a compris, l’IA est partout, mais a-t-on les moyens d’y résister ?

Selon le rapport Jasper "State of AI in Marketing 2026", 91% des marketeurs utilisent l'IA au quotidien, contre 63% l'an dernier. L'IA s'est immiscée partout.
Mais néanmoins pas sans une forme de résistance. Selon une enquête Writer et Workplace Intelligence menée auprès de 2 400 travailleurs aux États-Unis, au Royaume-Uni et en Europe, 29% des salariés sabotent volontairement la stratégie IA de leur entreprise. Chez les Gen Z, on grimpe à 44%. Oui, c’est un mécanisme de self-preservation, et peut-être que ce sont eux qui sont du bon côté de l'histoire.

Est-ce que ça vaut le coup de résister ? 

Refuser l'IA aujourd'hui, c'est comme refuser une calculatrice en 1985 : contreproductif. Sauf que résister, c’est vouloir que les humains soient encore nécessaires.
Par ailleurs, il n’est peut-être pas encore trop tard : 42% des entreprises qui n'ont pas investi dans l'IA estiment la technologie trop immature pour justifier le saut (NBER, 2025). Enfin, en cas de bug généralisé, les humains restent en capacité totale de travailler. Surtout depuis que 67% des directions admettent avoir subi une fuite de données liée à un usage non encadré de l'IA.

POLITIQUE

Le gouvernement s’inquiète (enfin) pour l’avenir des jeunes ?

Le taux de chômage des jeunes a atteint 21,5% en France, et 12,9% des jeunes sont désormais NEET (Not in Education, Employment or Training), ni scolarisés, ni en emploi, ni en formation, en rien donc. Le 7 mai, le ministre du Travail Jean-Pierre Farandou a présenté "Emploi futur", un plan interministériel de 15 mesures. L'objectif : porter le taux d'emploi des 15-24 ans à 40% d'ici 2030, contre 34,3% fin 2025. Sans budget supplémentaire, sans réforme législative. Bonne chance.

A-t-on des raisons d’y croire quand même ?

  • Mesure phare du plan : un "InserScore du marché du travail", sur le modèle du Nutri-score, pour que les jeunes sachent à quoi s'attendre en termes d'insertion et de salaire selon leur formation. Sympa. Sauf que ça ne crée pas un seul poste.

  • Le plan arrive en même temps qu'une coupe de 7,6% sur le budget des missions locales et un rabot sur les aides à l'apprentissage. L'Unef crie au "plan au rabais", le Medef s'étonne qu'on saborde l'apprentissage tout en voulant booster l'emploi des jeunes.

  • Contexte qui ne trompe pas : ces annonces tombent moins d'un mois après la mort d'un lycéen dans le Gard lors d'un stage BTP. Le timing n'est pas anodin.

POLITIQUE INTERNATIONNALE

Bonne nouvelle, l’Europe avance sur l’interdiction des thérapies de conversion

Dans la morosité ambiante, savoir que 405 députés européens sur 720 ont voté pour l'interdiction des thérapies de conversion met un peu de baume au cœur (on notera que Jordan Bardella s'est royalement abstenu, au nom de la "souveraineté des États", l'argument fétiche du RN). Pour rappel, les thérapies de conversion sont des "stages" qui visent à "réparer" de gré ou de force les personnes LGBTQIA+. Elles sont interdites en France depuis 2022, mais c’est loin d’être le cas partout en Europe. C'est donc un premier pas législatif majeur, reste à ce que les États jouent le jeu.

Pourquoi c’est important ?

  • Parce que ça montre que l’homophobie n’a pas sa place dans l’Union, malgré la résistance des pays les plus conservateurs.

  • La résolution a été mise en place suite à une initiative citoyenne. Moralité : chaque citoyen européen, à titre individuel, peut avoir un impact sur ce qui est voté au Parlement et on a tendance à l’oublier. 

  • Réponse définitive le 17 mai pour concrétiser cette interdiction à l’échelle européenne.

BUSINESS

Magnum va organiser un défilé de mode à Cannes avec l’aide du styliste de Zendaya

Chaque année, en parallèle du festival de Cannes se dispute une guerre de l’ombre. Les marques usent et abusent de subterfuges pour avoir l’évènement le plus grandiose et, par extension, le plus de presse possible. Cette année, c’est Magnum qui risque de gagner la bataille. Oui, Magnum qui fait des glaces.
Pourquoi ? Parce qu’à grands coups de millions, ils sont en train d’organiser un évènement XXL pour promouvoir leurs deux nouvelles saveurs, pistache et pêche. Est-ce qu’organiser un défilé de mode et monter une beach VIP est un poil too much pour parler de glace ? Peut-être. Mais tout est possible dans le monde merveilleux du marketing.

Qu’est-ce qu’on doit comprendre de toute cette stratégie ?

  • Magnum ne vend pas simplement une glace, mais plutôt un art de vivre. Ce n’est pas un simple esquimau, mais un produit 100% glamour que vous mangez quand vous mangez un Magnum. 

  • Le festival de Cannes reste l’un des plus gros terrains de brand activation pour les marques : pour se démarquer, il faut jouer gros. 

  • Law Roach + TikTok + pistache : c'est absurde sur le papier et c'est exactement pour ça que ça va marcher. L'étrangeté assumée est devenue une stratégie de communication à part entière.

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Hantavirus : qui aurait pu prédire ?

Hantavirus : qui aurait pu prédire ?
Les irresponsables sont irresponsables : bis repetita ? ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌
Les irresponsables sont irresponsables : bis repetita ?

📢 L’ARTICLE DU JOUR

Hantavirus : qui aurait pu prédire ?

Depuis qu’un foyer d’infections à hantavirus (de l’espèce Andes) a été identifié sur le bateau de croisière MV Hondius, et fait trois morts au mois d’avril, le cauchemar du Covid-19 refait surface. L’histoire a des airs de déjà-vu : l’emballement médiatique grandit de jour en jour, certains spécialistes interrogés estimant que “l’hantavirus des Andes est aussi grave que le virus Ebola” (Le Parisien) ou encore qu’il aurait mieux valu “confiner [les passagers] sur le bateau” plutôt que de les rapatrier (BFMTV).

Ce qui est incroyable, pour ne pas dire irresponsable, c’est que les leçons de la pandémie de Covid, qui a causé plus de 7 millions de morts, n’ont pas été retenues. Face au hantavirus, de nombreux médias évitent soigneusement l’éléphant dans la pièce, ou plutôt les éléphants : l’élevage intensif, la déforestation, l’artificialisation des sols ou encore l’extractivisme, qui amplifient le risque d’épidémies zoonotiques (maladies infectieuses transmissibles de l’animal à l’homme). Car si les causes de ce foyer d’hantavirus restent pour l’heure inconnues, une chose est certaine : la dégradation des écosystèmes et le changement climatique favorisent l’émergence de ce type de zoonoses.

Un impensé médiatique qui peine à penser le long terme, à savoir que si rien n’est fait pour arrêter les destructions écologiques et restaurer la biodiversité, l’épisode actuel de hantavirus sera amené à se répéter, encore et encore.

On vous en dit plus sur l’hantavirus dans cet article :

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Reçu — 11 mai 2026 ⏭ Bon Pote alerte

"Je suis pauvre, donc je roule en voiture électrique"

"Je suis pauvre, donc je roule en voiture électrique"
Plot twist ! ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌
Plot twist !

📢 L’ENQUETE DU JOUR

"Je suis pauvre, donc je roule en voiture électrique"

L’un des blocages les plus importants pour passer d’une voiture thermique à une voiture électrique est le prix. “C’est trop cher, ce n’est pas rentable”. Et si le prix devenait le premier argument pour passer à la voiture électrique ?

Nous avons reçu des centaines de témoignages, interrogé des concessionnaires, des Français aisés et des Français qui ont du mal à finir le mois.

A lire, pour sortir des préjugés et de la désinformation sur la voiture électrique :

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Reçu — 9 mai 2026 ⏭ Bon Pote alerte

🔗 Sophie la girafe, Alloncle et la carto des restos

🔗 Sophie la girafe, Alloncle et la carto des restos
Cette semaine, on vous explique que Sophie la girafe n'est pas le symbole français qu'on croyait, que le rapport Alloncle est passé à côté de l'essentiel, et on vous dévoile les restos parisiens fréquentés par les stars. À dans 5 min ! 👀 ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌
Cette semaine, on vous explique que Sophie la girafe n'est pas le symbole français qu'on croyait, que le rapport Alloncle est passé à côté de l'essentiel, et on vous dévoile les restos parisiens fréquentés par les stars. À dans 5 min ! 👀

#BULLETIN DE SANTÉ: on ne peut plus faire confiance à personne

长颈鹿苏菲 (ça veut dire Sophie la Girafe en mandarin)

Sophie, la girafe préférée des nouveaux nés et de leurs parents accrochés à leurs souvenirs d’enfance, cache en réalité un lourd secret depuis 2013 : elle n’est plus fabriquée en France, mais en Chine. L’usine savoyarde n’était qu’une leurre en caoutchouc. “Tout était faux” résume un ancien cadre de l’entreprise.
Depuis la délocalisation, le CA de Vulli, qui se targue d’en écouler autant qu’il y a de naissances chaque année en France, dépasserait les 30 millions d’euros. Avec tout cet argent, Sophie vole-t-elle au moins en business avant d’arriver dans la bouche de nos bébés ?

Peut-on manger encore manger sainement sans paniquer ?

En mars 2026, l’Anses a publié un rapport choc : près d’un Français sur deux dépasse les seuils de cadmium dans l’organisme. Quezako ? Un métal lourd et cancérogène qui pullule dans les flocons d’avoine et les pommes de terre. On savait que la raclette était mauvaise pour la santé, mais pas à ce point. On peut légitimement se demander pourquoi les Français sont bourrés de cette substance et la réponse est assez simple : la France applique un plafond de 90 mg de cadmium par kilo d’engrais phosphaté, le plus laxiste de toute l’Europe occidentale. Pour une fois qu’on est les meilleurs quelque part, il fallait que ça nous tue à petit feu.

Gianni Infantino, champion du monde du mensonge

Ça jazze à la Fifa. Gianni Infantino avait vendu l'événement comme historique aux américains. L’équivalent de “104 Super Bowls” avait-il annoncé. Mais six semaines avant le coup d’envoi, 80% des hôteliers américains tirent la langue : le public et les réservations ne sont pas au rendez-vous et ce n’est pas lié au hasard. La FIFA avait réservé des milliers de chambres pour ses propres besoins, mais les a finalement annulées. Résultat, les hôtels seront vides et peut-être les stades aussi — en même temps, à 2500$ la place, ça se comprend.

ET EN PLUS LE GRATIN DESERTE LES QUARTIERS CHICS

Les stars vont toujours au resto, mais plus où on l'imagine. À Paris, la géographie des restos fréquentés par les stars internationales n’a plus grand-chose à voir avec l’époque où elles se retrouvaient dans les sempiternelles mêmes adresses, tantôt chic, tantôt tape-à-l’œil. Le nouveau cool parisien ne se joue plus sous les flashs, mais à l’abri des regards.

Dans le dernier numéro de Entrée Plat Dessert, Robin Panfili, foodporter et épicurien, nous raconte les adresses préférées des A-listers et a même cartographié ce nouveau Paris culinaire des stars :

Charles, welcome to the Creator Economy

Le rapport Alloncle compte 551 pages, pour autant vous n’y trouverez rien sur la Creator Economy. À aucun moment les créateurs de contenu et leurs audiences n'ont été pris en compte, alors que ce sont eux aujourd'hui qui produisent les contenus les plus consommés. En considérant les réseaux sociaux comme un Far West en manque de shérif, le rapport ignore complètement les 18-35 ans. Dommage, peut-on sauver l'audiovisuel public en faisant l'impasse sur ceux qui représentent son avenir ?

La “creator economy”, c'est l'ensemble de l'écosystème économique construit autour des créateurs de contenus indépendants : Youtubeurs, podcasteurs, instagrameurs... Tous ces acteurs du digital monétisent leur audience sans passer ni par une prod ni par une chaîne télé et personne dans la commission ne semble avoir compris réellement le poids que cette économie peut avoir sur l'audiovisuel.

“Dans dix ans - conclut Benoit Zante pour Socialrama - “le débat ne portera peut-être plus sur la ligne éditoriale de France Inter, mais sur la place que la France aura su (ou pas) faire à ses propres créateurs dans l’espace médiatique.”

#L’ANGLE MORT

Pas tous les hommes, mais 62 millions de visites en un mois, ça en fait un paquet.
62 millions de visites, c’est le score d'un site dédié à aider les hommes qui veulent violer des femmes. Un groupe Telegram. Des posologies échangées comme des recettes de cuisine.

Grégory Pouy n’avait pas prévu d’écrire sur ce sujet, mais il a préféré s’y confronter plutôt que d’évacuer le point par un “not all men”. Une newsletter intelligente et documentée qu’Hypertextes vous invite à lire.

Des mecs mariés qui ne sont pas définitivement pas “juste des malades dans leur coin”, aux incels (involuntary celibate) remplis de hargne, Grégory Pouy décortique les étapes qu’on a manquées : “le monde a changé. La masculinité, non”.

#PROPALES DE FUTUR : on a réglé la question ci-dessus

DEPRIMANT MAIS PROBABLE Les plateformes tardent à réagir, mais après des mois de matraquage médiatique, l'Europe finit par mettre en place un mega filtre. Andrew Tate ouvre une chaîne Telegram payante et fait des millions de dollars sur la misère des hommes. Le problème se déplace, il ne disparaît pas. On a colmaté une brèche, pas réglé le fond.

BLACK MIRROR  Les plateformes mettent en place des IA de modération qui détectent des contenus jugés “toxiques et masculins”. Problème, les robots censurent aussi les contenus qui parlent de masculinité saine et les podcasts féministes qui analysent les comportements incels. Cette solution n’est que de la poudre aux yeux : les masculinistes migrent sur des serveurs offshore et tout le monde pense que le problème est réglé alors qu’en fait, pas du tout.

CELUI AUQUEL ON VOUDRAIT CROIRE L'éducation nationale intègre enfin un cours sur les émotions au collège, quelque chose commence à changer discrètement. Les premières générations d'hommes qui savent nommer ce qu'ils ressentent arrivent sur le marché du travail et les amitiés masculines profondes se normalisent. Niobe Way avait raison depuis le début. TikTok devient enfin ce qu'il aurait toujours dû être : un endroit où on danse, on cuisine et on fait des blagues nulles. Ouf.

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Taxer les superprofits : une mission vraiment impossible ?

Taxer les superprofits : une mission vraiment impossible ?
Impossible n'est pas Français ? ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌
Impossible n'est pas Français ?

📢 L’ENQUETE DU JOUR

Taxer les superprofits : une mission vraiment impossible ?

Un air de déjà-vu. Quatre ans après la crise énergétique de 2022 qui avait valu à TotalEnergies de battre des records historiques (plus de 20 milliards d’euros de bénéfices), les majors pétrolières tirent les fruits du choc économique mondial provoqué par la guerre en Iran. Entre janvier et mars, Total a déclaré 5 milliards d’euros de bénéfices au niveau mondial (+51 % par rapport à la même période l’an dernier), souligne une lettre ouverte signée par 33 économistes français appelant le gouvernement à taxer les superprofits du secteur pétrolier.

Ce n’est pas un scoop, l’idée ne plaît pas à tout le monde. “Irréaliste”, “facile à contourner”, “contre-productif” voire “illégal”… Comme à chaque fois que la proposition revient sur la table, on assiste à une levée de boucliers d’éditorialistes et de politiques soudain très inventifs pour justifier de ne surtout pas taxer les superprofits.

Pour y voir plus clair, Bon Pote revient sur les sept arguments les plus récurrents pour discréditer une telle mesure, avec l’éclairage de deux experts : Madeleine Péron, économiste à l’Institut Veblen à l’initiative de la lettre ouverte, et Lucas Chancel, économiste à Sciences Po et codirecteur du Laboratoire sur les inégalités mondiales (World Inequality Lab), également cosignataire de la lettre.

📢 Quel parti politique défend le plus l’élevage intensif ?

Aimer les animaux et voter à droite ou extrême droite, c’est se tirer une balle dans le pied.

Le RN s’affiche sur les réseaux sociaux avec des photos de chat, mais dans la réalité, ils détestent les animaux. Réduire l’élevage et notre consommation de viande est pourtant un consensus scientifique pour notre santé et le climat.

Bon Pote a analysé tous les votes à l’Assemblée nationale depuis 2022 et voici le résultat.

À partager à vos amis, vos parents, vos proches qui pensent encore que l’écologie n’est pas politique et qui aiment les animaux… en votant contre eux !

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Reçu — 6 mai 2026 ⏭ Bon Pote alerte

Roselyne Bachelot, Gaza, un café et l’addition

Roselyne Bachelot, Gaza, un café et l’addition
Cette semaine, on vous raconte comment Gaza s’enlise encore et toujours, que l’Europe se prépare à s'agrandir, que l’IA ne gagnera jamais d’Oscars et pourquoi George Clonney ne suffit plus. 👀 A dans 5 minutes. ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌
Cette semaine, on vous raconte comment Gaza s’enlise encore et toujours, que l’Europe se prépare à s'agrandir, que l’IA ne gagnera jamais d’Oscars et pourquoi George Clonney ne suffit plus. 👀 A dans 5 minutes.

Hypertextes aussi s’agrandit. Kessel vous propose désormais une édition “flash”, envoyée le mercredi, toujours à base de contenus intelligents, fiables et que vous n’aurez pas lus ailleurs.

INTERNATIONAL

Gaza n'a pas disparu, même si tout le monde fait semblant

Depuis le début du conflit en Iran, c’est silence radio sur Gaza. Pourtant, la trêve ne tient qu’à un fil et le désarmement du Hamas bloque toutes les négos. Pendant ce temps, alors que tout le monde regarde ailleurs, les américains se désengagent discrètement des abords de Gaza. Washington nie en bloc évidemment, mais si ça se confirme, ça risque de tout changer.

Pourquoi c’est important ?

  • Le retrait discret des Américains pourrait être le vrai game changer : sans Washington dans l'équation, Israël reprend les mains libres. Et ça, ça ne présage rien de bon.

  • Le Hamas est en train de choisir son nouveau leader. Le résultat aura un impact direct sur l'avenir de la bande de Gaza et sur toute la suite des négociations.

  • Gaza reste un pivot de la géopolitique mondiale, ne pas s'y intéresser en ce moment, c'est rater la moitié de l'histoire.

L'Europe va bientôt devoir acheter une table de réunion plus grande

Il faudra bientôt ajouter un couvert de plus à la grande table de l’union (c’est historique, ce n’est pas arrivé depuis 2013). L'UE a officiellement lancé le compte à rebours pour accueillir un nouveau membre : le Monténégro candidate depuis 2008, négocie depuis 2012, et peut espérer une adhésion d'ici 2028. Tout vient à point à qui sait attendre. 

Pourquoi ça nous concerne ?

  • L'adhésion d'un nouveau membre à l'UE a un impact économique direct sur tous les pays membres (positif comme négatif), donc quand on parle de l’Europe, on parle aussi de votre portefeuille.

  • Dans un monde qui part dans tous les sens, sécuriser les Balkans c'est fermer une porte d'entrée à l'influence russe.

  • Ça fait du bien de savoir que l'Europe fait encore rêver, même un peu.

TECH

Votre stagiaire a-t-il moins d'avenir que ChatGPT ?

La menace de l'IA sur le milieu professionnel se concrétise. Les premiers effets se font sentir et ce sont les jeunes qui trinquent le plus.
Un changement en lame de fond, discrète :
moins d’opportunités d’entrée, une progression salariale plus faible et une polarisation accrue des emplois, plus que des suppressions massives. La géopolitique et le durcissement des politiques migratoires aux US, au Royaume Uni et en Allemagne bouleversent également le marché du travail :

  • À court terme, ce sont près de 52 millions d’emplois aux Etats-Unis et 21,8 millions en Europe qui risquent de connaître une profonde transformation,  

  • En cas de fermeture prolongée du détroit d’Ormuz, l’Europe serait plus affectée que les États-Unis : environ 225 000 emplois perdus dans la zone euro contre 126 000 aux États-Unis.

Joyeuse fête du travail.

POLITIQUE

La grande conversation pour savoir si la politique c’était mieux avant

Roselyne Bachelot est l’invitée de La Grande Conversation, et livre un témoignage rare : celui d'une femme qui a traversé 40 ans de vie politique et exercé presque tous les mandats.

Du Conseil général du Maine-et-Loire à l’Assemblée nationale. De son engagement pour le PACS, à ses mandats au Ministère de la Santé ou de la Culture, elle revient sur un des principes qu'elle s'est fixés tout au long de son parcours : la liberté en politique. Face aux partis ou aux pressions, la liberté est une condition essentielle de son engagement. Le gaullisme et ce qu'il en reste aujourd'hui, Mitterrand et la langue française, la droite qui se droitise, l'Assemblée sans majorité... Finalement, la politique, est-ce que c'était mieux avant ?

Que s’est-il passé pour qu’on en arrive à laisser place à des jeunes premiers qui confondent l'Iran et l'Irak ? On n'est pas les seuls à se poser cette question, non par nostalgie mais pour la défense de la démocratie.

CULTURE

LA news qui prouve que l'IA peut tout faire sauf monter sur scène remercier sa mère

Même si elle risque de piquer votre travail, notez quand même que l'IA n'est pas toujours gagnante. Par exemple, elle ne peut pas gagner d'Oscar, alors que vous, oui. Le 1er mai, l'Académie a publié de nouvelles règles : les acteurs et les scénarios générés par IA ne seront pas éligibles aux récompenses. "Seuls les rôles crédités au générique officiel et démontrablement interprétés par des êtres humains avec leur consentement sont éligibles." L'IA reste autorisée comme outil, mais ça s'arrête là.

BUSINESS

George Clooney est-il trop vieux pour vendre du café ?

Nespresso vient d'annoncer l'arrivée de Dua Lipa dans son pool d'égéries. Plus smart, plus cunt, plus sexy, elle a été choisie pour présenter le café comme une aventure du quotidien plutôt qu'un simple boost d'énergie. 60% de la GenZ consomme régulièrement cold brew et iced latte, soit 20% de plus que les millennials. En choisissant Dua Lipa, Nespresso veut séduire un public qui n'a jamais acheté une capsule de sa vie. Et ça va sûrement marcher.

Pourquoi ça nous intéresse ? 

  • Nespresso ne cible pas la GenZ parce qu'elle aime le café. Elle prépare l’avenir, vous êtes concerné si vous avez enfin un salaire et la capacité de souscrire des abonnements.

  • Dua Lipa c'est 94 millions d'abonnés Instagram. Clooney c'est la télé du dimanche soir. Le glissement dit tout sur où se joue désormais l'attention.

  • Clooney reste égérie, même Nespresso connait les valeurs des classiques. Mais un peu de nouveauté de temps en temps, ça ne fait jamais de mal au business.

🔗 L'analyse complète est sur Fortune / Hypebeast

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Exclusif : le RN, grand défenseur de l’élevage intensif

Exclusif : le RN, grand défenseur de l’élevage intensif
Qui aurait pu prédire ? ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌
Qui aurait pu prédire ?

📢 L’ENQUETE DU JOUR

Le RN, grand défenseur de l’élevage intensif

L’élevage intensif ? Une grande majorité de Français est contre. Et pourtant, les décisions politiques ne suivent pas. À l’Assemblée nationale, le Rassemblement national (RN) est le plus hostile à toute remise en cause de l’élevage intensif, au coude-à-coude avec la droite (Les Républicains) et le socle commun macroniste (Renaissance et ses alliés).

Nous avons passé au crible l’ensemble des 11 000 amendements qui ont fait l’objet d’un vote à l’Assemblée depuis 2022. Au total, 51 amendements portent sur l’élevage intensif, la plupart rejetés. En comparaison, seuls les groupes de gauche ont systématiquement voté en faveur d’un changement de modèle.

Découvrez notre analyse exclusive, par notre nouveau journaliste data Awenig Marié :

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Reçu — 3 mai 2026 ⏭ Bon Pote alerte

🔗 Livret A, couture et détroit d'Ormuz

🔗 Livret A, couture et détroit d'Ormuz
Cette semaine : pourquoi les artisans, créateurs et consultants ont plus à apprendre d'Hermès que de ChatGPT, comment une app de rencontres a mis 2,5M de personnes en file d'attente, et un prompt IA pour détecter tout licenciement déguisé en révolution tech. À dans 5 min ! 👀 ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌
Cette semaine : pourquoi les artisans, créateurs et consultants ont plus à apprendre d'Hermès que de ChatGPT, comment une app de rencontres a mis 2,5M de personnes en file d'attente, et un prompt IA pour détecter tout licenciement déguisé en révolution tech. À dans 5 min ! 👀

#BULLETIN DE SANTÉ

Jobs en moins.

Les entreprises françaises mettent le hola sur les embauches. 2,3 millions de projets de recrutement sont prévus en 2026 - un chiffre en recul de 6,5% par rapport à l'année dernière (France Travail). Certes, le ralentissement est deux fois moins marqué qu'en 2025. Mais la baisse touche tous les secteurs, sans exception, de l'industrie à la construction. Le marché qui était censé se redresser après le Covid tourne en fait au ralenti. Même un CV parfait ne suffit plus…

Caddies plus chers.

Le prix des produits alimentaires en rayon va augmenter de 4 à 5 % dans les prochains mois (France Info / UFC Que Choisir). Le choc pétrolier provoqué par la fermeture du détroit d'Ormuz se répercute sur les emballages, le transport et les matières premières. En clair, les prix avaient tout juste commencé à se stabiliser - et l'addition arrive au moment où l'on pensait avoir récupéré sa monnaie.

Argent chez soi.

Les Français ont retiré 3,1 milliards d'euros de leur Livret A au premier trimestre 2026, la plus grosse décollecte depuis 2009 (Caisse des dépôts / Bourse Direct). Avec ce troisième mois consécutif de décollecte, la situation commence à rappeler la crise financière de 2008. Même le Livret d'épargne populaire (LEP), réservé aux ménages modestes, recule pour la première fois depuis mai 2025 - 120 millions d'euros ont été retirés en mars 2026.
Bref, on ne retire pas notre argent parce que les taux baissent - mais parce qu'on en a besoin.

EN CLAIR, LES FRANÇAIS ONT PEUR ET L’ÉCONOMIE N’AIME PAS ÇA.

Moins d'embauches, des prix qui repartent à la hausse et trois milliards sortis du Livret A. Trois signaux déconnectés - jusqu'à ce qu'on réalise qu'ils racontent la même chose : quand les gens ont peur, ils se recroquevillent. Ils n'achètent plus, n'investissent plus, n'embauchent plus.
Et quand tout le monde se recroqueville en même temps, la peur devient autoréalisatrice. 

ET EN PLUS ILS ONT GENTRIFIÉ TINDER

Connaissez-vous Raya ?
Aux États-Unis, le magazine WIRED revient sur l'existence de l'application de rencontres ultra-sélect, dont la liste d'attente compte… 2,5 millions de personnes, et certaines font la queue depuis sept ans. La raison ? Le "Tinder des célébrités" n'est accessible que sur invitation, et chaque profil doit être validé par la plateforme - ça peut prendre une semaine comme des années.
Bref, on a réussi à mettre une file d'attente et un prix d'entrée sur quelque chose que nos grands-parents faisaient gratuitement dans une salle des fêtes.

#BUZZWORD : “AI WASHING”

ÇA VEUT DIRE QUOI ?

C'est quand une entreprise utilise l'IA comme prétexte pour justifier une décision qui aurait été prise de toute façon. L'intelligence artificielle devient un alibi, un écran de fumée 2.0. On ne supprime pas des postes parce que les affaires vont mal - on "optimise la structure grâce aux nouvelles capacités de l'IA générative".
En clair : l'IA ne transforme rien, mais sert de joli papier cadeau à un licenciement discutable.

COMMENT LE PLACER LORS D'UN AFTERWORK :

"Mon chef vient d'annoncer une réorg' en nous expliquant que c'était grâce à l'IA. Mais le logiciel qu'ils ont installé, c'est un chatbot qui répond aux mails. C'est vraiment de l'AI washing de compet - et le chatbot, lui, il garde son poste !"

#L’ANGLE MORT

LE BRUIT

L'IA - ne pas l'utiliser en 2026, c'est presque devenu has been. Tout le monde prompte, scale, automatise - des créateurs de contenus aux consultants, en passant par les restaurateurs. La logique tech s'applique désormais à tout.

LE SIGNAL

À force de vouloir tout produire plus vite, on commence à confondre vitesse de production et valeur. L'outil est devenu le sujet. Et ce qu'on faisait avant l'arrivée de l'IA - avec du temps, du soin, une signature - se retrouve presque à se justifier d'exister.

ANGLES MORTS

Le dilemme : est-ce que la valeur de notre travail vient du fait d’aller plus vite grâce à Claude ou ChatGPT, ou plutôt du savoir-faire et de l’approche personnelle qu’on y met ? C'est la question posée par Matthieu Stefani dans Génération Do It Yourself cette semaine, à travers l'exemple d'Hermès et de la "ligne de couture".

Chez le géant du luxe, les artisans sont formés pendant dix-huit mois… avant même de toucher un sac. L'entreprise utilise évidemment des machines de pointe, mais ce sont eux qui décident quand et comment. Le geste reste humain, situé, non reproductible. "Chaque sac Hermès porte le poinçon de celui ou celle qui l'a fait", explique Matt Stefani, "et l'artisan conserve ses outils toute sa carrière."

C'est précisément ce caractère unique qui fait qu'un Birkin vaut ce qu'il vaut (cher) et que la liste d'attente ne désemplit pas. La maison aurait pu externaliser pour optimiser. Elle a choisi de ne pas le faire. Et c'est devenu son argument commercial le plus puissant.

Alors, la question centrale c’est : que peut-on confier à l'IA sans que ça se voie, et que doit-on encore faire sur mesure ? Autrement dit : où se trouve notre ligne de couture ?

L'analyse complète est à retrouver sur Génération Do It Yourself de Matthieu Stefani - et pour retrouver l'histoire d'Hermès racontée en podcast, c'est chez Fleurons.

#PROPALES DE FUTUR (inspirées de faits réels): le détroit d’Ormuz

CHIANT MAIS PROBABLE Un cessez-le-feu de façade est signé début mai sous la pression des monarchies du Golfe. Le détroit d'Ormuz rouvre partiellement. Donald Trump publie dans la foulée un post sur Truth Social en s'attribuant tout le mérite. Les prix du baril de pétrole et du kérosène reviennent à des niveaux acceptables - comprendre : vos billets d'avion pour cet été ne sont pas annulés, mais coûteront quand même 40% plus cher. Un "comité de vigilance énergétique" est créé à Bruxelles, se réunit quatre fois, publie un rapport en trois langues que personne ne lit, et disparaît dans l'indifférence générale. En France, c'est la faute à Macron.

BLACK MIRROR  Les négociations ayant définitivement échoué, les États-Unis passent à une cyberattaque en règle sur les systèmes de contrôle des infrastructures énergétiques iraniennes. L'Iran connaît un black-out de 72 heures. Personne ne sait vraiment ce qu'il se passe à Téhéran pendant quatre jours parce que les journalistes n'ont plus de réseau. L'information devient une denrée aussi rare que l'essence. Les chaînes d'info en continu diffusent en boucle un expert qui répète qu' "on n'a pas assez d'éléments" - ce qui est vrai, mais ça n'a jamais empêché un expert de continuer à parler en plateau.

IDIOCRACY Elon Musk propose de régler le conflit avec un sondage sur X. Une influenceuse de Dubaï fait 140 millions de vues avec une vidéo intitulée "Ma semaine sous blocus (routine + GRWM)". Trump la cite en conférence de presse en expliquant qu'il y a de "very good people, very resilient, very American people" qui font bouger les choses. Netflix lance une série documentaire, narrée par Morgan Freeman, avant même la fin du conflit. Le détroit finit par rouvrir, parce que plus personne n'a le temps de faire la guerre entre deux reels Instagram.

GRAND RECLASSEMENT L'Europe, lassée d'attendre une position américaine cohérente en voyant ses réserves d'énergie fondre à vue d'œil, envoie une coalition navale franco-britannique dans le détroit. Premier déploiement militaire européen autonome à cette échelle. Macron tient une conférence de presse en anglais et réhausse pour l'occasion ses lunettes à la Top Gun, (re)devenant un symbole mondial. Les marchés adorent, sa cote de popularité aussi. L'OTAN commence à ressembler à une colocation dont certains locataires ont décidé de racheter l'immeuble et les autres feignent de ne pas avoir entendu frapper.

LE MONDE D'APRÈS  Le blocus américain tient trois mois. Pas une goutte de pétrole ne sort du détroit - sauf vers la Chine, qui joue la carte de la neutralité façon contre-Uno malgré les sanctions économiques américaines. Les Européens redécouvrent le train avec une hostilité polie. Faute de clients véhiculés, les centres commerciaux de périphérie ferment les uns après les autres. Le télétravail redevient une solution écologique plutôt qu'un privilège de cadre. Le nombre de vélotaffeurs explose, et pas qu'à Paris. Les gens achètent local, reparlent à leurs voisins. Ça ressemble davantage à un dimanche sans voiture permanent qu'à Mad Max ce qui, selon les générations, est soit une catastrophe, soit exactement ce qu'on attendait, sans oser le dire.

#LE JEU DU PROMPT

Cette semaine, collez ça dans Claude ou ChatGPT :

"Tu es un DRH d'une entreprise de 200 personnes dans le secteur des services. Tu dois justifier la suppression de 15 postes de cadres intermédiaires à un comité social et économique. Tu as décidé ces suppressions principalement pour des raisons budgétaires, mais tu veux présenter ça comme une transformation liée à l'IA. Rédige le discours. Puis, dans un deuxième temps, joue le rôle d'un délégué syndical qui a lu l'étude HBR sur l'AI washing et démonte ton argumentaire point par point."

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Reçu — 30 avril 2026 ⏭ Bon Pote alerte

Verdir la guerre ou la combattre ? / Cosmétiques et toxicité

Verdir la guerre ou la combattre ? / Cosmétiques et toxicité
Deux nouveaux articles ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌
Deux nouveaux articles

✍️ L’ARTICLE DU JOUR

Faut-il verdir la guerre ou la combattre ?

Impossible d’y échapper. Ukraine, Gaza, Iran, Liban… Depuis quelques années, guerres et génocides rythment l’actualité et alimentent les débats jusqu’en France autour de l’exportation d’armes (le pays est deuxième sur le podium mondial), des dépenses militaires (+36 milliards d’euros jusqu’en 2030 annoncés le 8 avril) ou encore de l’instauration d’un service militaire volontaire (à compter de l’été 2026).

Et penseurs et partis écolos, dans tout ça ? À l’heure où le “discours pragmatique” d’un renforcement de la défense français et européenne s’impose face aux velléités impérialistes russe et états-unienne, les critiques visant les ravages humains et environnementaux du complexe militaro-industriel semblent difficilement audibles. Le sujet suscite bien quelques débats, mais force est de constater qu’il ne s’est pas (encore) imposé comme un sujet cardinal pour les écologistes.

Et c’est bien dommage, car “l’impensé de la guerre affaiblit l’écologie”, avertit Vincent Rissier dans son ouvrage Contre l’écologie de guerre (éd. La Dispute, 2026). La question est délicate, mais plus que jamais incontournable si l’on veut penser une écologie cohérente et crédible en tant que force de gouvernement. Bon Pote s’est attaqué à la question en sondant les deux positions principales qui divisent le camp écolo : d’un côté, les tenants d’une armée “durable” et d’une “écologie de guerre” visant à concilier impératifs sécuritaires et “transition énergétique”, et de l’autre les antimilitaristes combattant la “militarisation de la société” et l’impérialisme.

🔎 ANALYSE

Cosmétiques : pourquoi il faut faire le tri dans votre salle de bain

Se maquiller, utiliser un après-shampoing ou appliquer des crèmes corporelles ne sont pas des gestes anodins. Ces routines exposent nos corps à des substances chimiques nocives.
Bonne nouvelle : il suffit d’arrêter pendant seulement quelques jours pour que leur présence dans notre organisme s’atténue drastiquement.

Une étude menée sur une centaine de femmes françaises et publiée dans la revue scientifique Environment International vient de le démontrer. Des conclusions d’autant plus importantes que le Parlement européen examine actuellement un texte qui vise à faciliter l’utilisation de substances dangereuses dans les cosmétiques. Un vote décisif est prévu ce mercredi 29 avril.

Notre campagne de dons est à 86%, aidez-nous à passer le cap des 90% !

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Reçu — 27 avril 2026 ⏭ Bon Pote alerte

Dernière ligne droite

Dernière ligne droite
200 soutiens mensuels et on recrute ! ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌
200 soutiens mensuels et on recrute !

✍️ 200 soutiens mensuels et on recrute

80% de l’objectif : le recrutement approche !

Doucement mais sûrement, nous arrivons à l’objectif des 1000 soutiens mensuels supplémentaires afin de recruter notre futur(e) journaliste vidéo !

Notre équipe est désormais bien rôdée, avec à la fois un meilleur suivi de l’actualité, des enquêtes, et des articles plus longs que vous ne verrez que sur Bon Pote, comme la semaine dernière avec l’article sur les batteries des voitures électriques.

Notre nouvelle ligne éditoriale est claire, toujours avec une information basée sur les faits, sur la vérifications des sources. Et le mois de mai va être TRES actif de notre côté avec la publication de plusieurs enquêtes et analyses sur la souveraineté énergétique… ca va secouer.

Pour nous renforcer, nous avons encore besoin de 200 soutiens mensuels (enfin, 194 même ce matin !).

A la seconde où nous atteignons l’objectif des 1000 nouveaux soutiens mensuels, nous publierons le lendemain l’offre pour recruter.

Chaque promesse est toujours tenue chez Bon Pote, et ce n’est pas prêt de s’arrêter. Merci infiniment pour votre soutien qui nous permet de travailler dans de bonnes conditions, une chose rare aujourd’hui où les médias souffrent et n’ont pas la liberté que nous avons chez Bon Pote !

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Reçu — 25 avril 2026 ⏭ Bon Pote alerte

Confort, Simplification et Amour Violent

Confort, Simplification et Amour Violent
Cette semaine, on vous explique comment nous simplifier la vie ne nous rend pas plus heureux mais aussi qu'on va payer plus cher nos courses, et que l'utilisation de charbon recule pour la première fois. En plus, vous saurez si c'est bien de permettre à vos enfants de s'aider de ChatGPT. À dans cinq minutes ! 👀 ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌
Cette semaine, on vous explique comment nous simplifier la vie ne nous rend pas plus heureux mais aussi qu'on va payer plus cher nos courses, et que l'utilisation de charbon recule pour la première fois. En plus, vous saurez si c'est bien de permettre à vos enfants de s'aider de ChatGPT. À dans cinq minutes ! 👀

Le confort nous aura-t-il à l’usure ?

Il y a des erreurs de civilisation qui commencent doucement, par un bouton “commander en un clic”. On gagne trois minutes, on évite une interaction humaine, on reçoit un plat tiède devant une série moyenne et l’on appelle ça le progrès.

C’est ce qu’a fait la Silicon Valley, qui n’a pas seulement vendu des outils mais une métaphysique basse consommation : moins d’effort, moins de friction, moins de choix à faire soi-même. Google Maps choisit la route, Amazon le produit, Netflix la soirée, Tinder le désir et ChatGPT la formulation. Tout devient plus simple mais plus simple ne veut pas dire plus vivant : dans une maison de retraite aussi, tout est optimisé : repas à heures fixes, déplacements réduits, décisions limitées. Pas vraiment le symbole de l’avenir de l’humanité.

Le contresens est là. La tech a décidé que la difficulté était un bug, alors qu’elle est souvent ce qui donne un peu de densité à l’existence. Se perdre dans une ville, rater une recette, lire un texte qui résiste, débattre avec quelqu’un d’insupportable, apprendre lentement quelque chose avec la grâce d’un lombric fatigué : tout cela prend du temps, agace, humilie parfois. Mais c’est précisément là que se fabriquent la compétence, le goût, le jugement, la mémoire. Le résultat sans le chemin, c’est joli sur une démo produit. Dans une vie, ça ressemble assez vite à un cercueil avec Wi-Fi.

Et le problème dépasse largement le développement personnel pour cadres qui veulent “reprendre le contrôle”. La démocratie aussi est une friction et elle oblige à supporter l’autre, à écouter des phrases stupides sans immédiatement muter le canal, à habiter un espace commun avec des gens qu’aucun algorithme n’aurait recommandé. Hannah Arendt appelait cela “le monde commun” ; aujourd’hui, on appellerait plutôt ça une mauvaise expérience utilisateur. Le PMU, la place du marché, le petit commerce, la réunion publique : autant d’endroits mal fichus, bruyants, parfois pénibles où le réel a encore la politesse de ne pas être personnalisé.

La question n’est donc pas de jeter les outils, ce qui serait aussi crédible qu’un ministre promettant la simplification administrative, mais de savoir ce qu’on refuse encore de déléguer, comme lire, écrire soi-même, marcher sans GPS ou parler à quelqu’un qui pense autrement, apprendre une langue sans viser immédiatement la productivité et garder quelques zones de résistance, non par nostalgie, mais par hygiène existentielle.

Le futur raté par la Silicon Valley, c’est peut-être celui-là : non pas nous épargner l’effort, mais nous laisser choisir les résistances qui valent la peine. Un avenir sans friction serait merveilleux sur une plaquette investisseur. Dans la vraie vie, ça ressemble surtout à une pente savonnée vers l’insignifiance.

3 infos à mettre dans votre déclaration d’impôts à savoir cette semaine

1. La France simplifie l’économie avec 87 articles et un comité

Pour simplifier, la France prend son temps. Le projet de loi de “simplification” économique a donc mis deux ans à être adopté. Présenté par Bruno Le Maire en avril 2024 à une époque où l’on croyait encore que les ministres duraient, le texte partait avec 26 mesures et arrive avec 87 articles. La simplification, chez nous, est une plante invasive. Sur le fond, le paquet est vaste : plateforme unique pour les achats publics, seuils relevés, transmission d’entreprise assouplie, médiation avec l’administration, clôture gratuite des comptes pro, meilleurs délais d’indemnisation en assurance, résiliation facilitée pour les PME. Bref, quelques vrais cailloux retirés de la chaussure des entreprises.
Et comme souvent, la simplification finit par simplifier surtout ce qui dérangeait : les ZFE sautent, le ZAN s’assouplit, les grands projets respirent “mieux”, l’environnement apprend à être “pragmatique” et pour faire bonne mesure, on supprime quelques commissions consultatives jugées inutiles… avant de créer un Conseil de la simplification auprès du Premier ministre.
En clair, pour alléger le millefeuille, on commence par ajouter une petite couche de crème. Vous aimez ? C’est français.

2. Votre caddie va s’enflammer à cause des bombes en Iran

L’inflation pensait peut-être avoir pris quelques RTT, mais la voilà déjà rappelée en rayon. Selon l’UFC-Que Choisir, la guerre au Moyen-Orient pourrait faire grimper les prix des supermarchés de 4 à 5 % dans les prochains mois. Pas un remake complet du choc post-Ukraine, où certains produits avaient pris 20 à 25 % dans les dents, mais assez pour rappeler que le pouvoir d’achat français tient souvent à trois yaourts, un plein et une facture de chauffage.
Le mécanisme est d’une poésie très simple : énergie plus chère, engrais plus chers, transport plus cher, emballages plus chers, donc caddie plus cher. Les premiers servis devraient être les produits frais, les laitages, les yaourts et tout ce qui tourne vite et ne peut pas attendre tranquillement dans un entrepôt en méditant sur la géopolitique. Lactalis a déjà prévenu qu’il faudrait répercuter une partie du choc. Ensuite viendront l’hygiène, la beauté, les emballages et tout ce qui dépend encore du pétrole, c’est-à-dire à peu près notre vie moderne.
Bref, la guerre est loin, mais elle sait très bien trouver le chemin du ticket de caisse.

3. Le charbon détrôné par les énergies renouvelables

Pour la première fois depuis plus d’un siècle, les renouvelables ont produit plus d’électricité que le charbon dans le monde : 34 % contre 33 %. Une bascule historique, portée surtout par le solaire, dont la production a bondi de 30 % en un an et a été multipliée par dix en dix ans. Même la Chine et l’Inde ont réduit leur production électrique fossile, ce qui, dans le genre “petit miracle industriel”, mérite au moins un haussement de sourcil admiratif.
Mais avant de sabrer le champagne bio, l’électricité ne représente qu’environ 21 % de l’énergie consommée dans le monde. Le reste (transports, industrie, chauffage) continue largement de tourner aux fossiles, comme si le XXᵉ siècle refusait de quitter la pièce. Résultat : malgré ce record, les émissions liées à l’énergie ont encore augmenté de 0,4 % en 2025. Donc oui, les renouvelables gagnent enfin une manche. Mais le match, lui, se joue toujours dans un stade rempli de pétrole, de gaz et de charbon.

Ces musiques que vous connaissez, sans savoir pourquoi.

En partenariat avec La Seine Musicale

Vous avez regardé Barry Lyndon sans savoir que la mélodie qui tournait en boucle dans votre tête depuis était signée Haendel. Vous avez pleuré sur Out of Africa en ignorant que c'était Mozart qui vous retournait les tripes. Rassurez-vous : ce n'est pas de l'ignorance, c'est de la sensibilité. Et ça tombe bien, Laurence Equilbey, Insula orchestra et les meilleurs spécialistes du répertoire baroque ont décidé de la célébrer.

Musiques de cinéma, sous le label Erato / Warner Classics, réunit les plus grands airs baroques et classiques qui ont marqué l'histoire du cinéma, joués sur instruments d’époque afin d’en retrouver les sonorités d’origine. Avec déjà un million et demi de streams et un succès international aux quatre coins du monde, cet album se présente comme une véritable bande originale : une interprétation authentique de ces œuvres, comme si la BO avait été enregistrée à l’époque même des compositeurs.

Et si vous préférez les concerts en vrai, Insula orchestra est en résidence à La Seine Musicale toute l'année.

Disponible sur toutes les plateformes. Sortie physique le 24 avril.

Gamberge : faut-il confier le cerveau de nos enfants à ChatGPT ?

La question n’est pas si vite répondue comme dirait l’autre.
L’IA à l’école, c’est la nouvelle boîte de Pandore avec contrôle parental intégré et des serveurs qui chauffent quelque part dans l’Oregon. Rien de nouveau, au fond : les parents faisaient déjà les exposés, les élèves copiaient déjà, l’école feignait déjà de croire que tout avait été produit dans une pure solitude républicaine. Sauf que maintenant, la triche a une syntaxe impeccable et répond en douze secondes. Le progrès, parfois, c’est juste l’hypocrisie avec une meilleure UX.

Le sujet n’est donc pas de savoir si les enfants utiliseront l’IA parce que oui, ils l’utiliseront comme ils utilisent les écrans, les traducteurs, les calculatrices et tout ce qui promet de leur épargner une minute d’effort. La vraie question, beaucoup plus désagréable, est celle-ci : qu’est-ce qu’on accepte de leur laisser déléguer avant même qu’ils aient appris à le construire eux-mêmes ?

Soyons honnêtes : il existe une IA qui peut aider, transformer un cours en quiz, reformuler une notion, fabriquer des flashcards, redonner confiance à un enfant qui pense être nul alors qu’il n’a simplement jamais reçu le mode d’emploi de son propre cerveau. Celle-là peut être utile, presque noble si le mot n’était pas devenu suspect.

Et puis il y a l’autre : l’IA-nounou, l’IA-domestique, l’IA qui résume le livre non lu, écrit le poème non pensé, corrige le texte avant que l’enfant ait eu le temps de se cogner à sa propre phrase. Celle-là ne prépare pas au futur. Elle fabrique des adultes assistés, capables de produire des choses propres sans jamais savoir exactement d’où elles viennent. Une génération de cerveaux sous cellophane, très présentables, vaguement morts.

La ligne est mince, mais elle existe : l’IA doit augmenter l’effort et non l’escamoter. Elle doit servir de mur contre lequel la pensée rebondit et pas de tapis roulant vers la bonne réponse. Dans le cas contraire, on n’aura pas inventé l’école du futur mais juste remplacé le travail intellectuel par un service après-vente de la paresse, avec feedback personnalisé et police sans-serif. À voir.

La reco de la semaine : apprendre à hériter sans tout garder

Enterrer son père pendant que tout le monde félicite pour le succès de son premier roman : difficile de faire plus français dans le malaise social. C’est pourtant le point de départ du nouveau récit d’Olivier Bourdeaut : un fils face à un père immense, violent, insaisissable dont il a reçu autant de coups que d’ombre portée.

De Nantes à l’Espagne, de la pension aux plateaux télé, Olivier raconte moins une “success story” qu’un lent désenvoûtement familial. Comment on devient écrivain quand on a été mauvais élève ? Comment on devient père quand on a connu la brutalité ? Comment on réécrit une histoire sans faire croire qu’elle n’a pas eu lieu ? Le tout avec cette chose rare : de l’humour là où beaucoup auraient sorti les violons et demandé une subvention pour la résilience.

C’est un livre sur les pères, donc sur les dégâts qu’ils laissent, mais aussi sur ce qu’on choisit de ne pas transmettre. Et ça, par les temps qui courent, ressemble presque à une forme de progrès.

À hypervite dans HyperTextes.

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Batteries électriques, Cerisiers japonais, Sondages, Etienne Klein

Batteries électriques, Cerisiers japonais, Sondages, Etienne Klein
La lettre hebdomadaire du 24 avril 2026 ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌
La lettre hebdomadaire du 24 avril 2026

Bonjour à toutes et à tous,

Un article phare est sorti cette semaine. Après plusieurs mois de travail, Aurélien Bigo a écrit en exclusivité pour Bon Pote, un papier sur les batteries de véhicules électriques. Aucun travail de cette envergure n’avait été fait sur ce sujet, et vous avez maintenant toutes les clés en main pour mieux l’appréhender, en 12 questions / réponses.

Autre sujet important : à un peu moins d’un an de l’élection présidentielle, nous découvrons chaque semaine de nouveaux sondages sur un potentiel vainqueur. Que valent vraiment ces informations ? Thibaut Schepman a enquêté pour Bon Pote

Nous sommes à 78% de l’objectif de notre campagne de dons, ce qui signifie qu’une offre d’emploi pour un journaliste vidéo / réseaux sociaux sera publiée très bientôt. Soutenez-nous pour que nous puissions compléter notre équipe avant l’élection présidentielle :
Soutenir Bon Pote mensuellement

Au programme cette semaine :
🌸 Les Sakuras, ces cerisiers japonais témoins millénaire du changement climatique
📊 Infographie de la semaine
🚘 Tout savoir sur les batteries des véhicules électriques
🔎 Instituts de sondage : l’opinion sous influence
⚛️ Les 100 plagiats d’Étienne Klein
💚 La reco de la semaine

À LA UNE 📢

► Les Sakuras, ces cerisiers japonais témoins millénaire du changement climatique
C’est un spectacle qui ne laisse personne indifférent. La floraison des cerisiers japonais, qui marque le début du printemps, est célébrée dans de nombreuses villes à travers le monde. Au Japon, bien sûr, où touristes et locaux se pressent dans les plus beaux parcs du pays pour les admirer, mais aussi dans certaines villes françaises et européennes.
Sauf que, le changement climatique vient aujourd’hui impacter la floraison de ces cerisiers aussi appelés sakuras. Si, dans les pays européens, la saison débutait habituellement fin mars, cette date est désormais de plus en plus précoce. Cette année à Bruxelles (Belgique), les premiers bourgeons sont apparus dès la mi-mars.
Même évolution au Japon. La floraison, qui était observée en moyenne vers le 30 mars dans les décennies passées, a été avancée aux alentours du 22 mars dans les années 2010, soit une semaine plus tôt.

INFOGRAPHIE DE LA SEMAINE 📊

LES IMMANQUABLES 🗞️

🚘 Tout savoir sur les batteries des véhicules électriques
Autonomie et recharge, recyclage, dépendance à la Chine, impacts environnementaux et sociaux, durée de vie, prix… les véhicules électriques et en particulier leurs batteries soulèvent de nombreuses questions, avec parfois leur lot d’idées reçues et de désinformation.

Ces questionnements sont au cœur de la transition des transports, car l’électrification est un levier majeur de décarbonation des transports, en particulier pour les transports routiers où les véhicules électriques sont amenés à dominer à l’avenir. C’est le cas aussi bien pour les voitures, que pour les véhicules plus légers (deux-roues motorisés, vélos à assistance électrique…) ou les véhicules lourds (bus et cars, poids lourds).

Il est ainsi nécessaire de décrypter ces principales questions en lien avec les batteries, qui se retrouvent au cœur d’enjeux sociétaux, économiques, géopolitiques, de durabilité ou encore d’usages des mobilités.

L’objectif de cet article est ainsi de répondre en 12 points aux interrogations qui reviennent le plus souvent dans les conversations ou débats publics sur ces enjeux, et de compiler de manière accessible l’état des connaissances sur les batteries de véhicules électriques à ce jour.

🔎 Instituts de sondage : l’opinion sous influence

Notre vie politique est rythmée par des sondages de plus en plus nombreux et commentés.
Des sondages propulsent des candidats, puis sont épinglés pour leurs inexactitudes. Une poignée de directeurs d’instituts de sondage dictent l’agenda politique et impriment leurs analyses souvent conservatrices. Derrière certains d’entre eux, des milliardaires engagés dans une guerre culturelle.
Mais sait-on vraiment comment les sondages sont fabriqués ? Par qui et pour qui ? Sont-ils fiables, ou peut-on les orienter ? Favorisent-ils certains courants politiques ?

Nous avons plongé dans la mécanique des sondages afin de donner des clefs de lecture, notamment avec les grandes échéances électorales qui vont dicter l’avenir de la France.

⚛️ Les 100 plagiats d’Étienne Klein
C’est l’une des voix les plus écoutées dans le domaine scientifique en France. Conférencier très courtisé, y compris dans certaines sphères écologistes, Étienne Klein est aussi un homme de radio à succès et un auteur de best-sellers. Pourtant, depuis bientôt dix ans, des enquêtes ont pointé du doigt ses plagiats, ses emprunts non cités et ses copier-coller manifestes.

Quels sont ces plagiats exactement ? Comment le philosophe des sciences les justifie-t-il ? Quelles sont les réactions des autorités et leurs conséquences ? On fait le point.

💚 LA RECO DE LA SEMAINE

📚 LIVRE
100 ans de guerre en Palestine par Rashid Khalidi
Si vous voulez mieux comprendre ce qu’il se passe en Palestine, ce livre est probablement ce qu’il vous faut.
Vous comprendrez le rôle des anglais dès 1917 avec la déclaration Balfour, le rôle des Français, l’ingérence des Etats-Unis depuis des décennies, l’OLP et le Hamas, les guerres avec le Liban…
L’auteur Rashid Khalidi n’occulte ni les erreurs des responsables palestiniens, ni le rôle des dirigeants arabes, ni celui de l’émergence de mouvements nationaux.
Vous comprendrez également que le traitement médiatique sur le génocide actuel est calamiteux, de Cnews jusqu’au service public. Il y a fort à parier que le sujet soit évoqué lors de la Présidentielle 2027, le temps de lire 100 ans de guerre contre la Palestine.

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Reçu — 23 avril 2026 ⏭ Bon Pote alerte

Travail inédit sur les véhicules électriques

Travail inédit sur les véhicules électriques
Un nouvel article par Aurélien Bigo ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌
Un nouvel article par Aurélien Bigo

✍️ L’ARTICLE DU JOUR

Tout savoir sur les batteries des véhicules électriques

Les batteries des voitures électriques sont au cœur de toutes les polémiques. Autonomie, recyclage, dépendance à la Chine, impacts environnementaux, prix...
Après un travail de plusieurs mois, voici un article par Aurélien Bigo, chercheur sur la transition énergétique des transports qui répond en 12 points aux principales questions :
Notre campagne de dons est à 75%, aidez-nous à passer le cap des 80% !

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