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Reçu — 13 mai 2026 ⏭ Bon Pote alerte

💰 Dollar, chocolat glacé et thérapies de conversion

💰 Dollar, chocolat glacé et thérapies de conversion
Aujourd'hui, on vous raconte pourquoi le yuan menace la suprêmatie américaine, que l’Europe avance dans le bon sens pour laisser les gens être qui ils sont, et les investissements toujours plus fous des marques au festival de Cannes. 👀 A dans 5 minutes. ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌
Aujourd'hui, on vous raconte pourquoi le yuan menace la suprêmatie américaine, que l’Europe avance dans le bon sens pour laisser les gens être qui ils sont, et les investissements toujours plus fous des marques au festival de Cannes. 👀 A dans 5 minutes.

Hypertextes aussi est toujours plus fou. Kessel vous propose désormais une édition “flash”, envoyée le mercredi, toujours à base de contenus intelligents, fiables et que vous n’aurez pas lus ailleurs.

INTERNATIONAL

Le yuan au sommet : l'Amérique commence à suer.

Cette semaine, le yuan a touché son plus haut niveau face au dollar depuis plus de trois ans, juste avant le sommet Trump-Xi Jinping prévu les 14 et 15 mai. Coïncidence ?
Pas vraiment. Depuis les accords de Bretton Woods en 1944, le dollar s'est imposé comme la devise de réserve mondiale, conférant aux États-Unis un pouvoir considérable sur l'économie planétaire. Mais sa part dans les réserves de change mondiales est passée de 72% en 2001 à 57,8% fin 2024. Pendant ce temps, le dollar a perdu environ 10% de sa valeur pondérée depuis début 2025, avec une dette américaine dépassant 39 000 milliards de dollars. Trump n'a pas créé le problème, il l'a accéléré.

Pourquoi ce changement est historique ?

  • Le yuan ne représente que 1,93% des réserves officielles mondiales (FMI), mais il est déjà la 2e monnaie du financement du commerce mondial depuis 2022. L'écart reste énorme, le mouvement lui, est réel.

  • Xi Jinping a officialisé début 2026 sa volonté de faire du yuan une monnaie de réserve internationale. Problème : les contrôles de capitaux et la convertibilité limitée du yuan freinent tout. Devenir calife à la place du calife ne s'improvise pas.

  • Le signal déclencheur : le gel des réserves russes en 2022 a prouvé que des actifs en dollars pouvaient être bloqués par décision politique américaine. Ce jour-là, plusieurs banques centrales ont commencé à chercher une sortie.

TECH

On a compris, l’IA est partout, mais a-t-on les moyens d’y résister ?

Selon le rapport Jasper "State of AI in Marketing 2026", 91% des marketeurs utilisent l'IA au quotidien, contre 63% l'an dernier. L'IA s'est immiscée partout.
Mais néanmoins pas sans une forme de résistance. Selon une enquête Writer et Workplace Intelligence menée auprès de 2 400 travailleurs aux États-Unis, au Royaume-Uni et en Europe, 29% des salariés sabotent volontairement la stratégie IA de leur entreprise. Chez les Gen Z, on grimpe à 44%. Oui, c’est un mécanisme de self-preservation, et peut-être que ce sont eux qui sont du bon côté de l'histoire.

Est-ce que ça vaut le coup de résister ? 

Refuser l'IA aujourd'hui, c'est comme refuser une calculatrice en 1985 : contreproductif. Sauf que résister, c’est vouloir que les humains soient encore nécessaires.
Par ailleurs, il n’est peut-être pas encore trop tard : 42% des entreprises qui n'ont pas investi dans l'IA estiment la technologie trop immature pour justifier le saut (NBER, 2025). Enfin, en cas de bug généralisé, les humains restent en capacité totale de travailler. Surtout depuis que 67% des directions admettent avoir subi une fuite de données liée à un usage non encadré de l'IA.

POLITIQUE

Le gouvernement s’inquiète (enfin) pour l’avenir des jeunes ?

Le taux de chômage des jeunes a atteint 21,5% en France, et 12,9% des jeunes sont désormais NEET (Not in Education, Employment or Training), ni scolarisés, ni en emploi, ni en formation, en rien donc. Le 7 mai, le ministre du Travail Jean-Pierre Farandou a présenté "Emploi futur", un plan interministériel de 15 mesures. L'objectif : porter le taux d'emploi des 15-24 ans à 40% d'ici 2030, contre 34,3% fin 2025. Sans budget supplémentaire, sans réforme législative. Bonne chance.

A-t-on des raisons d’y croire quand même ?

  • Mesure phare du plan : un "InserScore du marché du travail", sur le modèle du Nutri-score, pour que les jeunes sachent à quoi s'attendre en termes d'insertion et de salaire selon leur formation. Sympa. Sauf que ça ne crée pas un seul poste.

  • Le plan arrive en même temps qu'une coupe de 7,6% sur le budget des missions locales et un rabot sur les aides à l'apprentissage. L'Unef crie au "plan au rabais", le Medef s'étonne qu'on saborde l'apprentissage tout en voulant booster l'emploi des jeunes.

  • Contexte qui ne trompe pas : ces annonces tombent moins d'un mois après la mort d'un lycéen dans le Gard lors d'un stage BTP. Le timing n'est pas anodin.

POLITIQUE INTERNATIONNALE

Bonne nouvelle, l’Europe avance sur l’interdiction des thérapies de conversion

Dans la morosité ambiante, savoir que 405 députés européens sur 720 ont voté pour l'interdiction des thérapies de conversion met un peu de baume au cœur (on notera que Jordan Bardella s'est royalement abstenu, au nom de la "souveraineté des États", l'argument fétiche du RN). Pour rappel, les thérapies de conversion sont des "stages" qui visent à "réparer" de gré ou de force les personnes LGBTQIA+. Elles sont interdites en France depuis 2022, mais c’est loin d’être le cas partout en Europe. C'est donc un premier pas législatif majeur, reste à ce que les États jouent le jeu.

Pourquoi c’est important ?

  • Parce que ça montre que l’homophobie n’a pas sa place dans l’Union, malgré la résistance des pays les plus conservateurs.

  • La résolution a été mise en place suite à une initiative citoyenne. Moralité : chaque citoyen européen, à titre individuel, peut avoir un impact sur ce qui est voté au Parlement et on a tendance à l’oublier. 

  • Réponse définitive le 17 mai pour concrétiser cette interdiction à l’échelle européenne.

BUSINESS

Magnum va organiser un défilé de mode à Cannes avec l’aide du styliste de Zendaya

Chaque année, en parallèle du festival de Cannes se dispute une guerre de l’ombre. Les marques usent et abusent de subterfuges pour avoir l’évènement le plus grandiose et, par extension, le plus de presse possible. Cette année, c’est Magnum qui risque de gagner la bataille. Oui, Magnum qui fait des glaces.
Pourquoi ? Parce qu’à grands coups de millions, ils sont en train d’organiser un évènement XXL pour promouvoir leurs deux nouvelles saveurs, pistache et pêche. Est-ce qu’organiser un défilé de mode et monter une beach VIP est un poil too much pour parler de glace ? Peut-être. Mais tout est possible dans le monde merveilleux du marketing.

Qu’est-ce qu’on doit comprendre de toute cette stratégie ?

  • Magnum ne vend pas simplement une glace, mais plutôt un art de vivre. Ce n’est pas un simple esquimau, mais un produit 100% glamour que vous mangez quand vous mangez un Magnum. 

  • Le festival de Cannes reste l’un des plus gros terrains de brand activation pour les marques : pour se démarquer, il faut jouer gros. 

  • Law Roach + TikTok + pistache : c'est absurde sur le papier et c'est exactement pour ça que ça va marcher. L'étrangeté assumée est devenue une stratégie de communication à part entière.

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Hantavirus : qui aurait pu prédire ?

Hantavirus : qui aurait pu prédire ?
Les irresponsables sont irresponsables : bis repetita ? ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌
Les irresponsables sont irresponsables : bis repetita ?

📢 L’ARTICLE DU JOUR

Hantavirus : qui aurait pu prédire ?

Depuis qu’un foyer d’infections à hantavirus (de l’espèce Andes) a été identifié sur le bateau de croisière MV Hondius, et fait trois morts au mois d’avril, le cauchemar du Covid-19 refait surface. L’histoire a des airs de déjà-vu : l’emballement médiatique grandit de jour en jour, certains spécialistes interrogés estimant que “l’hantavirus des Andes est aussi grave que le virus Ebola” (Le Parisien) ou encore qu’il aurait mieux valu “confiner [les passagers] sur le bateau” plutôt que de les rapatrier (BFMTV).

Ce qui est incroyable, pour ne pas dire irresponsable, c’est que les leçons de la pandémie de Covid, qui a causé plus de 7 millions de morts, n’ont pas été retenues. Face au hantavirus, de nombreux médias évitent soigneusement l’éléphant dans la pièce, ou plutôt les éléphants : l’élevage intensif, la déforestation, l’artificialisation des sols ou encore l’extractivisme, qui amplifient le risque d’épidémies zoonotiques (maladies infectieuses transmissibles de l’animal à l’homme). Car si les causes de ce foyer d’hantavirus restent pour l’heure inconnues, une chose est certaine : la dégradation des écosystèmes et le changement climatique favorisent l’émergence de ce type de zoonoses.

Un impensé médiatique qui peine à penser le long terme, à savoir que si rien n’est fait pour arrêter les destructions écologiques et restaurer la biodiversité, l’épisode actuel de hantavirus sera amené à se répéter, encore et encore.

On vous en dit plus sur l’hantavirus dans cet article :

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Reçu — 11 mai 2026 ⏭ Bon Pote alerte

"Je suis pauvre, donc je roule en voiture électrique"

"Je suis pauvre, donc je roule en voiture électrique"
Plot twist ! ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌
Plot twist !

📢 L’ENQUETE DU JOUR

"Je suis pauvre, donc je roule en voiture électrique"

L’un des blocages les plus importants pour passer d’une voiture thermique à une voiture électrique est le prix. “C’est trop cher, ce n’est pas rentable”. Et si le prix devenait le premier argument pour passer à la voiture électrique ?

Nous avons reçu des centaines de témoignages, interrogé des concessionnaires, des Français aisés et des Français qui ont du mal à finir le mois.

A lire, pour sortir des préjugés et de la désinformation sur la voiture électrique :

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Reçu — 9 mai 2026 ⏭ Bon Pote alerte

🔗 Sophie la girafe, Alloncle et la carto des restos

🔗 Sophie la girafe, Alloncle et la carto des restos
Cette semaine, on vous explique que Sophie la girafe n'est pas le symbole français qu'on croyait, que le rapport Alloncle est passé à côté de l'essentiel, et on vous dévoile les restos parisiens fréquentés par les stars. À dans 5 min ! 👀 ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌
Cette semaine, on vous explique que Sophie la girafe n'est pas le symbole français qu'on croyait, que le rapport Alloncle est passé à côté de l'essentiel, et on vous dévoile les restos parisiens fréquentés par les stars. À dans 5 min ! 👀

#BULLETIN DE SANTÉ: on ne peut plus faire confiance à personne

长颈鹿苏菲 (ça veut dire Sophie la Girafe en mandarin)

Sophie, la girafe préférée des nouveaux nés et de leurs parents accrochés à leurs souvenirs d’enfance, cache en réalité un lourd secret depuis 2013 : elle n’est plus fabriquée en France, mais en Chine. L’usine savoyarde n’était qu’une leurre en caoutchouc. “Tout était faux” résume un ancien cadre de l’entreprise.
Depuis la délocalisation, le CA de Vulli, qui se targue d’en écouler autant qu’il y a de naissances chaque année en France, dépasserait les 30 millions d’euros. Avec tout cet argent, Sophie vole-t-elle au moins en business avant d’arriver dans la bouche de nos bébés ?

Peut-on manger encore manger sainement sans paniquer ?

En mars 2026, l’Anses a publié un rapport choc : près d’un Français sur deux dépasse les seuils de cadmium dans l’organisme. Quezako ? Un métal lourd et cancérogène qui pullule dans les flocons d’avoine et les pommes de terre. On savait que la raclette était mauvaise pour la santé, mais pas à ce point. On peut légitimement se demander pourquoi les Français sont bourrés de cette substance et la réponse est assez simple : la France applique un plafond de 90 mg de cadmium par kilo d’engrais phosphaté, le plus laxiste de toute l’Europe occidentale. Pour une fois qu’on est les meilleurs quelque part, il fallait que ça nous tue à petit feu.

Gianni Infantino, champion du monde du mensonge

Ça jazze à la Fifa. Gianni Infantino avait vendu l'événement comme historique aux américains. L’équivalent de “104 Super Bowls” avait-il annoncé. Mais six semaines avant le coup d’envoi, 80% des hôteliers américains tirent la langue : le public et les réservations ne sont pas au rendez-vous et ce n’est pas lié au hasard. La FIFA avait réservé des milliers de chambres pour ses propres besoins, mais les a finalement annulées. Résultat, les hôtels seront vides et peut-être les stades aussi — en même temps, à 2500$ la place, ça se comprend.

ET EN PLUS LE GRATIN DESERTE LES QUARTIERS CHICS

Les stars vont toujours au resto, mais plus où on l'imagine. À Paris, la géographie des restos fréquentés par les stars internationales n’a plus grand-chose à voir avec l’époque où elles se retrouvaient dans les sempiternelles mêmes adresses, tantôt chic, tantôt tape-à-l’œil. Le nouveau cool parisien ne se joue plus sous les flashs, mais à l’abri des regards.

Dans le dernier numéro de Entrée Plat Dessert, Robin Panfili, foodporter et épicurien, nous raconte les adresses préférées des A-listers et a même cartographié ce nouveau Paris culinaire des stars :

Charles, welcome to the Creator Economy

Le rapport Alloncle compte 551 pages, pour autant vous n’y trouverez rien sur la Creator Economy. À aucun moment les créateurs de contenu et leurs audiences n'ont été pris en compte, alors que ce sont eux aujourd'hui qui produisent les contenus les plus consommés. En considérant les réseaux sociaux comme un Far West en manque de shérif, le rapport ignore complètement les 18-35 ans. Dommage, peut-on sauver l'audiovisuel public en faisant l'impasse sur ceux qui représentent son avenir ?

La “creator economy”, c'est l'ensemble de l'écosystème économique construit autour des créateurs de contenus indépendants : Youtubeurs, podcasteurs, instagrameurs... Tous ces acteurs du digital monétisent leur audience sans passer ni par une prod ni par une chaîne télé et personne dans la commission ne semble avoir compris réellement le poids que cette économie peut avoir sur l'audiovisuel.

“Dans dix ans - conclut Benoit Zante pour Socialrama - “le débat ne portera peut-être plus sur la ligne éditoriale de France Inter, mais sur la place que la France aura su (ou pas) faire à ses propres créateurs dans l’espace médiatique.”

#L’ANGLE MORT

Pas tous les hommes, mais 62 millions de visites en un mois, ça en fait un paquet.
62 millions de visites, c’est le score d'un site dédié à aider les hommes qui veulent violer des femmes. Un groupe Telegram. Des posologies échangées comme des recettes de cuisine.

Grégory Pouy n’avait pas prévu d’écrire sur ce sujet, mais il a préféré s’y confronter plutôt que d’évacuer le point par un “not all men”. Une newsletter intelligente et documentée qu’Hypertextes vous invite à lire.

Des mecs mariés qui ne sont pas définitivement pas “juste des malades dans leur coin”, aux incels (involuntary celibate) remplis de hargne, Grégory Pouy décortique les étapes qu’on a manquées : “le monde a changé. La masculinité, non”.

#PROPALES DE FUTUR : on a réglé la question ci-dessus

DEPRIMANT MAIS PROBABLE Les plateformes tardent à réagir, mais après des mois de matraquage médiatique, l'Europe finit par mettre en place un mega filtre. Andrew Tate ouvre une chaîne Telegram payante et fait des millions de dollars sur la misère des hommes. Le problème se déplace, il ne disparaît pas. On a colmaté une brèche, pas réglé le fond.

BLACK MIRROR  Les plateformes mettent en place des IA de modération qui détectent des contenus jugés “toxiques et masculins”. Problème, les robots censurent aussi les contenus qui parlent de masculinité saine et les podcasts féministes qui analysent les comportements incels. Cette solution n’est que de la poudre aux yeux : les masculinistes migrent sur des serveurs offshore et tout le monde pense que le problème est réglé alors qu’en fait, pas du tout.

CELUI AUQUEL ON VOUDRAIT CROIRE L'éducation nationale intègre enfin un cours sur les émotions au collège, quelque chose commence à changer discrètement. Les premières générations d'hommes qui savent nommer ce qu'ils ressentent arrivent sur le marché du travail et les amitiés masculines profondes se normalisent. Niobe Way avait raison depuis le début. TikTok devient enfin ce qu'il aurait toujours dû être : un endroit où on danse, on cuisine et on fait des blagues nulles. Ouf.

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Taxer les superprofits : une mission vraiment impossible ?

Taxer les superprofits : une mission vraiment impossible ?
Impossible n'est pas Français ? ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌
Impossible n'est pas Français ?

📢 L’ENQUETE DU JOUR

Taxer les superprofits : une mission vraiment impossible ?

Un air de déjà-vu. Quatre ans après la crise énergétique de 2022 qui avait valu à TotalEnergies de battre des records historiques (plus de 20 milliards d’euros de bénéfices), les majors pétrolières tirent les fruits du choc économique mondial provoqué par la guerre en Iran. Entre janvier et mars, Total a déclaré 5 milliards d’euros de bénéfices au niveau mondial (+51 % par rapport à la même période l’an dernier), souligne une lettre ouverte signée par 33 économistes français appelant le gouvernement à taxer les superprofits du secteur pétrolier.

Ce n’est pas un scoop, l’idée ne plaît pas à tout le monde. “Irréaliste”, “facile à contourner”, “contre-productif” voire “illégal”… Comme à chaque fois que la proposition revient sur la table, on assiste à une levée de boucliers d’éditorialistes et de politiques soudain très inventifs pour justifier de ne surtout pas taxer les superprofits.

Pour y voir plus clair, Bon Pote revient sur les sept arguments les plus récurrents pour discréditer une telle mesure, avec l’éclairage de deux experts : Madeleine Péron, économiste à l’Institut Veblen à l’initiative de la lettre ouverte, et Lucas Chancel, économiste à Sciences Po et codirecteur du Laboratoire sur les inégalités mondiales (World Inequality Lab), également cosignataire de la lettre.

📢 Quel parti politique défend le plus l’élevage intensif ?

Aimer les animaux et voter à droite ou extrême droite, c’est se tirer une balle dans le pied.

Le RN s’affiche sur les réseaux sociaux avec des photos de chat, mais dans la réalité, ils détestent les animaux. Réduire l’élevage et notre consommation de viande est pourtant un consensus scientifique pour notre santé et le climat.

Bon Pote a analysé tous les votes à l’Assemblée nationale depuis 2022 et voici le résultat.

À partager à vos amis, vos parents, vos proches qui pensent encore que l’écologie n’est pas politique et qui aiment les animaux… en votant contre eux !

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Reçu — 6 mai 2026 ⏭ Bon Pote alerte

Roselyne Bachelot, Gaza, un café et l’addition

Roselyne Bachelot, Gaza, un café et l’addition
Cette semaine, on vous raconte comment Gaza s’enlise encore et toujours, que l’Europe se prépare à s'agrandir, que l’IA ne gagnera jamais d’Oscars et pourquoi George Clonney ne suffit plus. 👀 A dans 5 minutes. ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌
Cette semaine, on vous raconte comment Gaza s’enlise encore et toujours, que l’Europe se prépare à s'agrandir, que l’IA ne gagnera jamais d’Oscars et pourquoi George Clonney ne suffit plus. 👀 A dans 5 minutes.

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INTERNATIONAL

Gaza n'a pas disparu, même si tout le monde fait semblant

Depuis le début du conflit en Iran, c’est silence radio sur Gaza. Pourtant, la trêve ne tient qu’à un fil et le désarmement du Hamas bloque toutes les négos. Pendant ce temps, alors que tout le monde regarde ailleurs, les américains se désengagent discrètement des abords de Gaza. Washington nie en bloc évidemment, mais si ça se confirme, ça risque de tout changer.

Pourquoi c’est important ?

  • Le retrait discret des Américains pourrait être le vrai game changer : sans Washington dans l'équation, Israël reprend les mains libres. Et ça, ça ne présage rien de bon.

  • Le Hamas est en train de choisir son nouveau leader. Le résultat aura un impact direct sur l'avenir de la bande de Gaza et sur toute la suite des négociations.

  • Gaza reste un pivot de la géopolitique mondiale, ne pas s'y intéresser en ce moment, c'est rater la moitié de l'histoire.

L'Europe va bientôt devoir acheter une table de réunion plus grande

Il faudra bientôt ajouter un couvert de plus à la grande table de l’union (c’est historique, ce n’est pas arrivé depuis 2013). L'UE a officiellement lancé le compte à rebours pour accueillir un nouveau membre : le Monténégro candidate depuis 2008, négocie depuis 2012, et peut espérer une adhésion d'ici 2028. Tout vient à point à qui sait attendre. 

Pourquoi ça nous concerne ?

  • L'adhésion d'un nouveau membre à l'UE a un impact économique direct sur tous les pays membres (positif comme négatif), donc quand on parle de l’Europe, on parle aussi de votre portefeuille.

  • Dans un monde qui part dans tous les sens, sécuriser les Balkans c'est fermer une porte d'entrée à l'influence russe.

  • Ça fait du bien de savoir que l'Europe fait encore rêver, même un peu.

TECH

Votre stagiaire a-t-il moins d'avenir que ChatGPT ?

La menace de l'IA sur le milieu professionnel se concrétise. Les premiers effets se font sentir et ce sont les jeunes qui trinquent le plus.
Un changement en lame de fond, discrète :
moins d’opportunités d’entrée, une progression salariale plus faible et une polarisation accrue des emplois, plus que des suppressions massives. La géopolitique et le durcissement des politiques migratoires aux US, au Royaume Uni et en Allemagne bouleversent également le marché du travail :

  • À court terme, ce sont près de 52 millions d’emplois aux Etats-Unis et 21,8 millions en Europe qui risquent de connaître une profonde transformation,  

  • En cas de fermeture prolongée du détroit d’Ormuz, l’Europe serait plus affectée que les États-Unis : environ 225 000 emplois perdus dans la zone euro contre 126 000 aux États-Unis.

Joyeuse fête du travail.

POLITIQUE

La grande conversation pour savoir si la politique c’était mieux avant

Roselyne Bachelot est l’invitée de La Grande Conversation, et livre un témoignage rare : celui d'une femme qui a traversé 40 ans de vie politique et exercé presque tous les mandats.

Du Conseil général du Maine-et-Loire à l’Assemblée nationale. De son engagement pour le PACS, à ses mandats au Ministère de la Santé ou de la Culture, elle revient sur un des principes qu'elle s'est fixés tout au long de son parcours : la liberté en politique. Face aux partis ou aux pressions, la liberté est une condition essentielle de son engagement. Le gaullisme et ce qu'il en reste aujourd'hui, Mitterrand et la langue française, la droite qui se droitise, l'Assemblée sans majorité... Finalement, la politique, est-ce que c'était mieux avant ?

Que s’est-il passé pour qu’on en arrive à laisser place à des jeunes premiers qui confondent l'Iran et l'Irak ? On n'est pas les seuls à se poser cette question, non par nostalgie mais pour la défense de la démocratie.

CULTURE

LA news qui prouve que l'IA peut tout faire sauf monter sur scène remercier sa mère

Même si elle risque de piquer votre travail, notez quand même que l'IA n'est pas toujours gagnante. Par exemple, elle ne peut pas gagner d'Oscar, alors que vous, oui. Le 1er mai, l'Académie a publié de nouvelles règles : les acteurs et les scénarios générés par IA ne seront pas éligibles aux récompenses. "Seuls les rôles crédités au générique officiel et démontrablement interprétés par des êtres humains avec leur consentement sont éligibles." L'IA reste autorisée comme outil, mais ça s'arrête là.

BUSINESS

George Clooney est-il trop vieux pour vendre du café ?

Nespresso vient d'annoncer l'arrivée de Dua Lipa dans son pool d'égéries. Plus smart, plus cunt, plus sexy, elle a été choisie pour présenter le café comme une aventure du quotidien plutôt qu'un simple boost d'énergie. 60% de la GenZ consomme régulièrement cold brew et iced latte, soit 20% de plus que les millennials. En choisissant Dua Lipa, Nespresso veut séduire un public qui n'a jamais acheté une capsule de sa vie. Et ça va sûrement marcher.

Pourquoi ça nous intéresse ? 

  • Nespresso ne cible pas la GenZ parce qu'elle aime le café. Elle prépare l’avenir, vous êtes concerné si vous avez enfin un salaire et la capacité de souscrire des abonnements.

  • Dua Lipa c'est 94 millions d'abonnés Instagram. Clooney c'est la télé du dimanche soir. Le glissement dit tout sur où se joue désormais l'attention.

  • Clooney reste égérie, même Nespresso connait les valeurs des classiques. Mais un peu de nouveauté de temps en temps, ça ne fait jamais de mal au business.

🔗 L'analyse complète est sur Fortune / Hypebeast

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Exclusif : le RN, grand défenseur de l’élevage intensif

Exclusif : le RN, grand défenseur de l’élevage intensif
Qui aurait pu prédire ? ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌
Qui aurait pu prédire ?

📢 L’ENQUETE DU JOUR

Le RN, grand défenseur de l’élevage intensif

L’élevage intensif ? Une grande majorité de Français est contre. Et pourtant, les décisions politiques ne suivent pas. À l’Assemblée nationale, le Rassemblement national (RN) est le plus hostile à toute remise en cause de l’élevage intensif, au coude-à-coude avec la droite (Les Républicains) et le socle commun macroniste (Renaissance et ses alliés).

Nous avons passé au crible l’ensemble des 11 000 amendements qui ont fait l’objet d’un vote à l’Assemblée depuis 2022. Au total, 51 amendements portent sur l’élevage intensif, la plupart rejetés. En comparaison, seuls les groupes de gauche ont systématiquement voté en faveur d’un changement de modèle.

Découvrez notre analyse exclusive, par notre nouveau journaliste data Awenig Marié :

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Reçu — 3 mai 2026 ⏭ Bon Pote alerte

🔗 Livret A, couture et détroit d'Ormuz

🔗 Livret A, couture et détroit d'Ormuz
Cette semaine : pourquoi les artisans, créateurs et consultants ont plus à apprendre d'Hermès que de ChatGPT, comment une app de rencontres a mis 2,5M de personnes en file d'attente, et un prompt IA pour détecter tout licenciement déguisé en révolution tech. À dans 5 min ! 👀 ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌
Cette semaine : pourquoi les artisans, créateurs et consultants ont plus à apprendre d'Hermès que de ChatGPT, comment une app de rencontres a mis 2,5M de personnes en file d'attente, et un prompt IA pour détecter tout licenciement déguisé en révolution tech. À dans 5 min ! 👀

#BULLETIN DE SANTÉ

Jobs en moins.

Les entreprises françaises mettent le hola sur les embauches. 2,3 millions de projets de recrutement sont prévus en 2026 - un chiffre en recul de 6,5% par rapport à l'année dernière (France Travail). Certes, le ralentissement est deux fois moins marqué qu'en 2025. Mais la baisse touche tous les secteurs, sans exception, de l'industrie à la construction. Le marché qui était censé se redresser après le Covid tourne en fait au ralenti. Même un CV parfait ne suffit plus…

Caddies plus chers.

Le prix des produits alimentaires en rayon va augmenter de 4 à 5 % dans les prochains mois (France Info / UFC Que Choisir). Le choc pétrolier provoqué par la fermeture du détroit d'Ormuz se répercute sur les emballages, le transport et les matières premières. En clair, les prix avaient tout juste commencé à se stabiliser - et l'addition arrive au moment où l'on pensait avoir récupéré sa monnaie.

Argent chez soi.

Les Français ont retiré 3,1 milliards d'euros de leur Livret A au premier trimestre 2026, la plus grosse décollecte depuis 2009 (Caisse des dépôts / Bourse Direct). Avec ce troisième mois consécutif de décollecte, la situation commence à rappeler la crise financière de 2008. Même le Livret d'épargne populaire (LEP), réservé aux ménages modestes, recule pour la première fois depuis mai 2025 - 120 millions d'euros ont été retirés en mars 2026.
Bref, on ne retire pas notre argent parce que les taux baissent - mais parce qu'on en a besoin.

EN CLAIR, LES FRANÇAIS ONT PEUR ET L’ÉCONOMIE N’AIME PAS ÇA.

Moins d'embauches, des prix qui repartent à la hausse et trois milliards sortis du Livret A. Trois signaux déconnectés - jusqu'à ce qu'on réalise qu'ils racontent la même chose : quand les gens ont peur, ils se recroquevillent. Ils n'achètent plus, n'investissent plus, n'embauchent plus.
Et quand tout le monde se recroqueville en même temps, la peur devient autoréalisatrice. 

ET EN PLUS ILS ONT GENTRIFIÉ TINDER

Connaissez-vous Raya ?
Aux États-Unis, le magazine WIRED revient sur l'existence de l'application de rencontres ultra-sélect, dont la liste d'attente compte… 2,5 millions de personnes, et certaines font la queue depuis sept ans. La raison ? Le "Tinder des célébrités" n'est accessible que sur invitation, et chaque profil doit être validé par la plateforme - ça peut prendre une semaine comme des années.
Bref, on a réussi à mettre une file d'attente et un prix d'entrée sur quelque chose que nos grands-parents faisaient gratuitement dans une salle des fêtes.

#BUZZWORD : “AI WASHING”

ÇA VEUT DIRE QUOI ?

C'est quand une entreprise utilise l'IA comme prétexte pour justifier une décision qui aurait été prise de toute façon. L'intelligence artificielle devient un alibi, un écran de fumée 2.0. On ne supprime pas des postes parce que les affaires vont mal - on "optimise la structure grâce aux nouvelles capacités de l'IA générative".
En clair : l'IA ne transforme rien, mais sert de joli papier cadeau à un licenciement discutable.

COMMENT LE PLACER LORS D'UN AFTERWORK :

"Mon chef vient d'annoncer une réorg' en nous expliquant que c'était grâce à l'IA. Mais le logiciel qu'ils ont installé, c'est un chatbot qui répond aux mails. C'est vraiment de l'AI washing de compet - et le chatbot, lui, il garde son poste !"

#L’ANGLE MORT

LE BRUIT

L'IA - ne pas l'utiliser en 2026, c'est presque devenu has been. Tout le monde prompte, scale, automatise - des créateurs de contenus aux consultants, en passant par les restaurateurs. La logique tech s'applique désormais à tout.

LE SIGNAL

À force de vouloir tout produire plus vite, on commence à confondre vitesse de production et valeur. L'outil est devenu le sujet. Et ce qu'on faisait avant l'arrivée de l'IA - avec du temps, du soin, une signature - se retrouve presque à se justifier d'exister.

ANGLES MORTS

Le dilemme : est-ce que la valeur de notre travail vient du fait d’aller plus vite grâce à Claude ou ChatGPT, ou plutôt du savoir-faire et de l’approche personnelle qu’on y met ? C'est la question posée par Matthieu Stefani dans Génération Do It Yourself cette semaine, à travers l'exemple d'Hermès et de la "ligne de couture".

Chez le géant du luxe, les artisans sont formés pendant dix-huit mois… avant même de toucher un sac. L'entreprise utilise évidemment des machines de pointe, mais ce sont eux qui décident quand et comment. Le geste reste humain, situé, non reproductible. "Chaque sac Hermès porte le poinçon de celui ou celle qui l'a fait", explique Matt Stefani, "et l'artisan conserve ses outils toute sa carrière."

C'est précisément ce caractère unique qui fait qu'un Birkin vaut ce qu'il vaut (cher) et que la liste d'attente ne désemplit pas. La maison aurait pu externaliser pour optimiser. Elle a choisi de ne pas le faire. Et c'est devenu son argument commercial le plus puissant.

Alors, la question centrale c’est : que peut-on confier à l'IA sans que ça se voie, et que doit-on encore faire sur mesure ? Autrement dit : où se trouve notre ligne de couture ?

L'analyse complète est à retrouver sur Génération Do It Yourself de Matthieu Stefani - et pour retrouver l'histoire d'Hermès racontée en podcast, c'est chez Fleurons.

#PROPALES DE FUTUR (inspirées de faits réels): le détroit d’Ormuz

CHIANT MAIS PROBABLE Un cessez-le-feu de façade est signé début mai sous la pression des monarchies du Golfe. Le détroit d'Ormuz rouvre partiellement. Donald Trump publie dans la foulée un post sur Truth Social en s'attribuant tout le mérite. Les prix du baril de pétrole et du kérosène reviennent à des niveaux acceptables - comprendre : vos billets d'avion pour cet été ne sont pas annulés, mais coûteront quand même 40% plus cher. Un "comité de vigilance énergétique" est créé à Bruxelles, se réunit quatre fois, publie un rapport en trois langues que personne ne lit, et disparaît dans l'indifférence générale. En France, c'est la faute à Macron.

BLACK MIRROR  Les négociations ayant définitivement échoué, les États-Unis passent à une cyberattaque en règle sur les systèmes de contrôle des infrastructures énergétiques iraniennes. L'Iran connaît un black-out de 72 heures. Personne ne sait vraiment ce qu'il se passe à Téhéran pendant quatre jours parce que les journalistes n'ont plus de réseau. L'information devient une denrée aussi rare que l'essence. Les chaînes d'info en continu diffusent en boucle un expert qui répète qu' "on n'a pas assez d'éléments" - ce qui est vrai, mais ça n'a jamais empêché un expert de continuer à parler en plateau.

IDIOCRACY Elon Musk propose de régler le conflit avec un sondage sur X. Une influenceuse de Dubaï fait 140 millions de vues avec une vidéo intitulée "Ma semaine sous blocus (routine + GRWM)". Trump la cite en conférence de presse en expliquant qu'il y a de "very good people, very resilient, very American people" qui font bouger les choses. Netflix lance une série documentaire, narrée par Morgan Freeman, avant même la fin du conflit. Le détroit finit par rouvrir, parce que plus personne n'a le temps de faire la guerre entre deux reels Instagram.

GRAND RECLASSEMENT L'Europe, lassée d'attendre une position américaine cohérente en voyant ses réserves d'énergie fondre à vue d'œil, envoie une coalition navale franco-britannique dans le détroit. Premier déploiement militaire européen autonome à cette échelle. Macron tient une conférence de presse en anglais et réhausse pour l'occasion ses lunettes à la Top Gun, (re)devenant un symbole mondial. Les marchés adorent, sa cote de popularité aussi. L'OTAN commence à ressembler à une colocation dont certains locataires ont décidé de racheter l'immeuble et les autres feignent de ne pas avoir entendu frapper.

LE MONDE D'APRÈS  Le blocus américain tient trois mois. Pas une goutte de pétrole ne sort du détroit - sauf vers la Chine, qui joue la carte de la neutralité façon contre-Uno malgré les sanctions économiques américaines. Les Européens redécouvrent le train avec une hostilité polie. Faute de clients véhiculés, les centres commerciaux de périphérie ferment les uns après les autres. Le télétravail redevient une solution écologique plutôt qu'un privilège de cadre. Le nombre de vélotaffeurs explose, et pas qu'à Paris. Les gens achètent local, reparlent à leurs voisins. Ça ressemble davantage à un dimanche sans voiture permanent qu'à Mad Max ce qui, selon les générations, est soit une catastrophe, soit exactement ce qu'on attendait, sans oser le dire.

#LE JEU DU PROMPT

Cette semaine, collez ça dans Claude ou ChatGPT :

"Tu es un DRH d'une entreprise de 200 personnes dans le secteur des services. Tu dois justifier la suppression de 15 postes de cadres intermédiaires à un comité social et économique. Tu as décidé ces suppressions principalement pour des raisons budgétaires, mais tu veux présenter ça comme une transformation liée à l'IA. Rédige le discours. Puis, dans un deuxième temps, joue le rôle d'un délégué syndical qui a lu l'étude HBR sur l'AI washing et démonte ton argumentaire point par point."

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Reçu — 30 avril 2026 ⏭ Bon Pote alerte

Verdir la guerre ou la combattre ? / Cosmétiques et toxicité

Verdir la guerre ou la combattre ? / Cosmétiques et toxicité
Deux nouveaux articles ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌
Deux nouveaux articles

✍️ L’ARTICLE DU JOUR

Faut-il verdir la guerre ou la combattre ?

Impossible d’y échapper. Ukraine, Gaza, Iran, Liban… Depuis quelques années, guerres et génocides rythment l’actualité et alimentent les débats jusqu’en France autour de l’exportation d’armes (le pays est deuxième sur le podium mondial), des dépenses militaires (+36 milliards d’euros jusqu’en 2030 annoncés le 8 avril) ou encore de l’instauration d’un service militaire volontaire (à compter de l’été 2026).

Et penseurs et partis écolos, dans tout ça ? À l’heure où le “discours pragmatique” d’un renforcement de la défense français et européenne s’impose face aux velléités impérialistes russe et états-unienne, les critiques visant les ravages humains et environnementaux du complexe militaro-industriel semblent difficilement audibles. Le sujet suscite bien quelques débats, mais force est de constater qu’il ne s’est pas (encore) imposé comme un sujet cardinal pour les écologistes.

Et c’est bien dommage, car “l’impensé de la guerre affaiblit l’écologie”, avertit Vincent Rissier dans son ouvrage Contre l’écologie de guerre (éd. La Dispute, 2026). La question est délicate, mais plus que jamais incontournable si l’on veut penser une écologie cohérente et crédible en tant que force de gouvernement. Bon Pote s’est attaqué à la question en sondant les deux positions principales qui divisent le camp écolo : d’un côté, les tenants d’une armée “durable” et d’une “écologie de guerre” visant à concilier impératifs sécuritaires et “transition énergétique”, et de l’autre les antimilitaristes combattant la “militarisation de la société” et l’impérialisme.

🔎 ANALYSE

Cosmétiques : pourquoi il faut faire le tri dans votre salle de bain

Se maquiller, utiliser un après-shampoing ou appliquer des crèmes corporelles ne sont pas des gestes anodins. Ces routines exposent nos corps à des substances chimiques nocives.
Bonne nouvelle : il suffit d’arrêter pendant seulement quelques jours pour que leur présence dans notre organisme s’atténue drastiquement.

Une étude menée sur une centaine de femmes françaises et publiée dans la revue scientifique Environment International vient de le démontrer. Des conclusions d’autant plus importantes que le Parlement européen examine actuellement un texte qui vise à faciliter l’utilisation de substances dangereuses dans les cosmétiques. Un vote décisif est prévu ce mercredi 29 avril.

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Reçu — 27 avril 2026 ⏭ Bon Pote alerte

Dernière ligne droite

Dernière ligne droite
200 soutiens mensuels et on recrute ! ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌
200 soutiens mensuels et on recrute !

✍️ 200 soutiens mensuels et on recrute

80% de l’objectif : le recrutement approche !

Doucement mais sûrement, nous arrivons à l’objectif des 1000 soutiens mensuels supplémentaires afin de recruter notre futur(e) journaliste vidéo !

Notre équipe est désormais bien rôdée, avec à la fois un meilleur suivi de l’actualité, des enquêtes, et des articles plus longs que vous ne verrez que sur Bon Pote, comme la semaine dernière avec l’article sur les batteries des voitures électriques.

Notre nouvelle ligne éditoriale est claire, toujours avec une information basée sur les faits, sur la vérifications des sources. Et le mois de mai va être TRES actif de notre côté avec la publication de plusieurs enquêtes et analyses sur la souveraineté énergétique… ca va secouer.

Pour nous renforcer, nous avons encore besoin de 200 soutiens mensuels (enfin, 194 même ce matin !).

A la seconde où nous atteignons l’objectif des 1000 nouveaux soutiens mensuels, nous publierons le lendemain l’offre pour recruter.

Chaque promesse est toujours tenue chez Bon Pote, et ce n’est pas prêt de s’arrêter. Merci infiniment pour votre soutien qui nous permet de travailler dans de bonnes conditions, une chose rare aujourd’hui où les médias souffrent et n’ont pas la liberté que nous avons chez Bon Pote !

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Reçu — 25 avril 2026 ⏭ Bon Pote alerte

Confort, Simplification et Amour Violent

Confort, Simplification et Amour Violent
Cette semaine, on vous explique comment nous simplifier la vie ne nous rend pas plus heureux mais aussi qu'on va payer plus cher nos courses, et que l'utilisation de charbon recule pour la première fois. En plus, vous saurez si c'est bien de permettre à vos enfants de s'aider de ChatGPT. À dans cinq minutes ! 👀 ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌
Cette semaine, on vous explique comment nous simplifier la vie ne nous rend pas plus heureux mais aussi qu'on va payer plus cher nos courses, et que l'utilisation de charbon recule pour la première fois. En plus, vous saurez si c'est bien de permettre à vos enfants de s'aider de ChatGPT. À dans cinq minutes ! 👀

Le confort nous aura-t-il à l’usure ?

Il y a des erreurs de civilisation qui commencent doucement, par un bouton “commander en un clic”. On gagne trois minutes, on évite une interaction humaine, on reçoit un plat tiède devant une série moyenne et l’on appelle ça le progrès.

C’est ce qu’a fait la Silicon Valley, qui n’a pas seulement vendu des outils mais une métaphysique basse consommation : moins d’effort, moins de friction, moins de choix à faire soi-même. Google Maps choisit la route, Amazon le produit, Netflix la soirée, Tinder le désir et ChatGPT la formulation. Tout devient plus simple mais plus simple ne veut pas dire plus vivant : dans une maison de retraite aussi, tout est optimisé : repas à heures fixes, déplacements réduits, décisions limitées. Pas vraiment le symbole de l’avenir de l’humanité.

Le contresens est là. La tech a décidé que la difficulté était un bug, alors qu’elle est souvent ce qui donne un peu de densité à l’existence. Se perdre dans une ville, rater une recette, lire un texte qui résiste, débattre avec quelqu’un d’insupportable, apprendre lentement quelque chose avec la grâce d’un lombric fatigué : tout cela prend du temps, agace, humilie parfois. Mais c’est précisément là que se fabriquent la compétence, le goût, le jugement, la mémoire. Le résultat sans le chemin, c’est joli sur une démo produit. Dans une vie, ça ressemble assez vite à un cercueil avec Wi-Fi.

Et le problème dépasse largement le développement personnel pour cadres qui veulent “reprendre le contrôle”. La démocratie aussi est une friction et elle oblige à supporter l’autre, à écouter des phrases stupides sans immédiatement muter le canal, à habiter un espace commun avec des gens qu’aucun algorithme n’aurait recommandé. Hannah Arendt appelait cela “le monde commun” ; aujourd’hui, on appellerait plutôt ça une mauvaise expérience utilisateur. Le PMU, la place du marché, le petit commerce, la réunion publique : autant d’endroits mal fichus, bruyants, parfois pénibles où le réel a encore la politesse de ne pas être personnalisé.

La question n’est donc pas de jeter les outils, ce qui serait aussi crédible qu’un ministre promettant la simplification administrative, mais de savoir ce qu’on refuse encore de déléguer, comme lire, écrire soi-même, marcher sans GPS ou parler à quelqu’un qui pense autrement, apprendre une langue sans viser immédiatement la productivité et garder quelques zones de résistance, non par nostalgie, mais par hygiène existentielle.

Le futur raté par la Silicon Valley, c’est peut-être celui-là : non pas nous épargner l’effort, mais nous laisser choisir les résistances qui valent la peine. Un avenir sans friction serait merveilleux sur une plaquette investisseur. Dans la vraie vie, ça ressemble surtout à une pente savonnée vers l’insignifiance.

3 infos à mettre dans votre déclaration d’impôts à savoir cette semaine

1. La France simplifie l’économie avec 87 articles et un comité

Pour simplifier, la France prend son temps. Le projet de loi de “simplification” économique a donc mis deux ans à être adopté. Présenté par Bruno Le Maire en avril 2024 à une époque où l’on croyait encore que les ministres duraient, le texte partait avec 26 mesures et arrive avec 87 articles. La simplification, chez nous, est une plante invasive. Sur le fond, le paquet est vaste : plateforme unique pour les achats publics, seuils relevés, transmission d’entreprise assouplie, médiation avec l’administration, clôture gratuite des comptes pro, meilleurs délais d’indemnisation en assurance, résiliation facilitée pour les PME. Bref, quelques vrais cailloux retirés de la chaussure des entreprises.
Et comme souvent, la simplification finit par simplifier surtout ce qui dérangeait : les ZFE sautent, le ZAN s’assouplit, les grands projets respirent “mieux”, l’environnement apprend à être “pragmatique” et pour faire bonne mesure, on supprime quelques commissions consultatives jugées inutiles… avant de créer un Conseil de la simplification auprès du Premier ministre.
En clair, pour alléger le millefeuille, on commence par ajouter une petite couche de crème. Vous aimez ? C’est français.

2. Votre caddie va s’enflammer à cause des bombes en Iran

L’inflation pensait peut-être avoir pris quelques RTT, mais la voilà déjà rappelée en rayon. Selon l’UFC-Que Choisir, la guerre au Moyen-Orient pourrait faire grimper les prix des supermarchés de 4 à 5 % dans les prochains mois. Pas un remake complet du choc post-Ukraine, où certains produits avaient pris 20 à 25 % dans les dents, mais assez pour rappeler que le pouvoir d’achat français tient souvent à trois yaourts, un plein et une facture de chauffage.
Le mécanisme est d’une poésie très simple : énergie plus chère, engrais plus chers, transport plus cher, emballages plus chers, donc caddie plus cher. Les premiers servis devraient être les produits frais, les laitages, les yaourts et tout ce qui tourne vite et ne peut pas attendre tranquillement dans un entrepôt en méditant sur la géopolitique. Lactalis a déjà prévenu qu’il faudrait répercuter une partie du choc. Ensuite viendront l’hygiène, la beauté, les emballages et tout ce qui dépend encore du pétrole, c’est-à-dire à peu près notre vie moderne.
Bref, la guerre est loin, mais elle sait très bien trouver le chemin du ticket de caisse.

3. Le charbon détrôné par les énergies renouvelables

Pour la première fois depuis plus d’un siècle, les renouvelables ont produit plus d’électricité que le charbon dans le monde : 34 % contre 33 %. Une bascule historique, portée surtout par le solaire, dont la production a bondi de 30 % en un an et a été multipliée par dix en dix ans. Même la Chine et l’Inde ont réduit leur production électrique fossile, ce qui, dans le genre “petit miracle industriel”, mérite au moins un haussement de sourcil admiratif.
Mais avant de sabrer le champagne bio, l’électricité ne représente qu’environ 21 % de l’énergie consommée dans le monde. Le reste (transports, industrie, chauffage) continue largement de tourner aux fossiles, comme si le XXᵉ siècle refusait de quitter la pièce. Résultat : malgré ce record, les émissions liées à l’énergie ont encore augmenté de 0,4 % en 2025. Donc oui, les renouvelables gagnent enfin une manche. Mais le match, lui, se joue toujours dans un stade rempli de pétrole, de gaz et de charbon.

Ces musiques que vous connaissez, sans savoir pourquoi.

En partenariat avec La Seine Musicale

Vous avez regardé Barry Lyndon sans savoir que la mélodie qui tournait en boucle dans votre tête depuis était signée Haendel. Vous avez pleuré sur Out of Africa en ignorant que c'était Mozart qui vous retournait les tripes. Rassurez-vous : ce n'est pas de l'ignorance, c'est de la sensibilité. Et ça tombe bien, Laurence Equilbey, Insula orchestra et les meilleurs spécialistes du répertoire baroque ont décidé de la célébrer.

Musiques de cinéma, sous le label Erato / Warner Classics, réunit les plus grands airs baroques et classiques qui ont marqué l'histoire du cinéma, joués sur instruments d’époque afin d’en retrouver les sonorités d’origine. Avec déjà un million et demi de streams et un succès international aux quatre coins du monde, cet album se présente comme une véritable bande originale : une interprétation authentique de ces œuvres, comme si la BO avait été enregistrée à l’époque même des compositeurs.

Et si vous préférez les concerts en vrai, Insula orchestra est en résidence à La Seine Musicale toute l'année.

Disponible sur toutes les plateformes. Sortie physique le 24 avril.

Gamberge : faut-il confier le cerveau de nos enfants à ChatGPT ?

La question n’est pas si vite répondue comme dirait l’autre.
L’IA à l’école, c’est la nouvelle boîte de Pandore avec contrôle parental intégré et des serveurs qui chauffent quelque part dans l’Oregon. Rien de nouveau, au fond : les parents faisaient déjà les exposés, les élèves copiaient déjà, l’école feignait déjà de croire que tout avait été produit dans une pure solitude républicaine. Sauf que maintenant, la triche a une syntaxe impeccable et répond en douze secondes. Le progrès, parfois, c’est juste l’hypocrisie avec une meilleure UX.

Le sujet n’est donc pas de savoir si les enfants utiliseront l’IA parce que oui, ils l’utiliseront comme ils utilisent les écrans, les traducteurs, les calculatrices et tout ce qui promet de leur épargner une minute d’effort. La vraie question, beaucoup plus désagréable, est celle-ci : qu’est-ce qu’on accepte de leur laisser déléguer avant même qu’ils aient appris à le construire eux-mêmes ?

Soyons honnêtes : il existe une IA qui peut aider, transformer un cours en quiz, reformuler une notion, fabriquer des flashcards, redonner confiance à un enfant qui pense être nul alors qu’il n’a simplement jamais reçu le mode d’emploi de son propre cerveau. Celle-là peut être utile, presque noble si le mot n’était pas devenu suspect.

Et puis il y a l’autre : l’IA-nounou, l’IA-domestique, l’IA qui résume le livre non lu, écrit le poème non pensé, corrige le texte avant que l’enfant ait eu le temps de se cogner à sa propre phrase. Celle-là ne prépare pas au futur. Elle fabrique des adultes assistés, capables de produire des choses propres sans jamais savoir exactement d’où elles viennent. Une génération de cerveaux sous cellophane, très présentables, vaguement morts.

La ligne est mince, mais elle existe : l’IA doit augmenter l’effort et non l’escamoter. Elle doit servir de mur contre lequel la pensée rebondit et pas de tapis roulant vers la bonne réponse. Dans le cas contraire, on n’aura pas inventé l’école du futur mais juste remplacé le travail intellectuel par un service après-vente de la paresse, avec feedback personnalisé et police sans-serif. À voir.

La reco de la semaine : apprendre à hériter sans tout garder

Enterrer son père pendant que tout le monde félicite pour le succès de son premier roman : difficile de faire plus français dans le malaise social. C’est pourtant le point de départ du nouveau récit d’Olivier Bourdeaut : un fils face à un père immense, violent, insaisissable dont il a reçu autant de coups que d’ombre portée.

De Nantes à l’Espagne, de la pension aux plateaux télé, Olivier raconte moins une “success story” qu’un lent désenvoûtement familial. Comment on devient écrivain quand on a été mauvais élève ? Comment on devient père quand on a connu la brutalité ? Comment on réécrit une histoire sans faire croire qu’elle n’a pas eu lieu ? Le tout avec cette chose rare : de l’humour là où beaucoup auraient sorti les violons et demandé une subvention pour la résilience.

C’est un livre sur les pères, donc sur les dégâts qu’ils laissent, mais aussi sur ce qu’on choisit de ne pas transmettre. Et ça, par les temps qui courent, ressemble presque à une forme de progrès.

À hypervite dans HyperTextes.

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Batteries électriques, Cerisiers japonais, Sondages, Etienne Klein

Batteries électriques, Cerisiers japonais, Sondages, Etienne Klein
La lettre hebdomadaire du 24 avril 2026 ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌
La lettre hebdomadaire du 24 avril 2026

Bonjour à toutes et à tous,

Un article phare est sorti cette semaine. Après plusieurs mois de travail, Aurélien Bigo a écrit en exclusivité pour Bon Pote, un papier sur les batteries de véhicules électriques. Aucun travail de cette envergure n’avait été fait sur ce sujet, et vous avez maintenant toutes les clés en main pour mieux l’appréhender, en 12 questions / réponses.

Autre sujet important : à un peu moins d’un an de l’élection présidentielle, nous découvrons chaque semaine de nouveaux sondages sur un potentiel vainqueur. Que valent vraiment ces informations ? Thibaut Schepman a enquêté pour Bon Pote

Nous sommes à 78% de l’objectif de notre campagne de dons, ce qui signifie qu’une offre d’emploi pour un journaliste vidéo / réseaux sociaux sera publiée très bientôt. Soutenez-nous pour que nous puissions compléter notre équipe avant l’élection présidentielle :
Soutenir Bon Pote mensuellement

Au programme cette semaine :
🌸 Les Sakuras, ces cerisiers japonais témoins millénaire du changement climatique
📊 Infographie de la semaine
🚘 Tout savoir sur les batteries des véhicules électriques
🔎 Instituts de sondage : l’opinion sous influence
⚛️ Les 100 plagiats d’Étienne Klein
💚 La reco de la semaine

À LA UNE 📢

► Les Sakuras, ces cerisiers japonais témoins millénaire du changement climatique
C’est un spectacle qui ne laisse personne indifférent. La floraison des cerisiers japonais, qui marque le début du printemps, est célébrée dans de nombreuses villes à travers le monde. Au Japon, bien sûr, où touristes et locaux se pressent dans les plus beaux parcs du pays pour les admirer, mais aussi dans certaines villes françaises et européennes.
Sauf que, le changement climatique vient aujourd’hui impacter la floraison de ces cerisiers aussi appelés sakuras. Si, dans les pays européens, la saison débutait habituellement fin mars, cette date est désormais de plus en plus précoce. Cette année à Bruxelles (Belgique), les premiers bourgeons sont apparus dès la mi-mars.
Même évolution au Japon. La floraison, qui était observée en moyenne vers le 30 mars dans les décennies passées, a été avancée aux alentours du 22 mars dans les années 2010, soit une semaine plus tôt.

INFOGRAPHIE DE LA SEMAINE 📊

LES IMMANQUABLES 🗞️

🚘 Tout savoir sur les batteries des véhicules électriques
Autonomie et recharge, recyclage, dépendance à la Chine, impacts environnementaux et sociaux, durée de vie, prix… les véhicules électriques et en particulier leurs batteries soulèvent de nombreuses questions, avec parfois leur lot d’idées reçues et de désinformation.

Ces questionnements sont au cœur de la transition des transports, car l’électrification est un levier majeur de décarbonation des transports, en particulier pour les transports routiers où les véhicules électriques sont amenés à dominer à l’avenir. C’est le cas aussi bien pour les voitures, que pour les véhicules plus légers (deux-roues motorisés, vélos à assistance électrique…) ou les véhicules lourds (bus et cars, poids lourds).

Il est ainsi nécessaire de décrypter ces principales questions en lien avec les batteries, qui se retrouvent au cœur d’enjeux sociétaux, économiques, géopolitiques, de durabilité ou encore d’usages des mobilités.

L’objectif de cet article est ainsi de répondre en 12 points aux interrogations qui reviennent le plus souvent dans les conversations ou débats publics sur ces enjeux, et de compiler de manière accessible l’état des connaissances sur les batteries de véhicules électriques à ce jour.

🔎 Instituts de sondage : l’opinion sous influence

Notre vie politique est rythmée par des sondages de plus en plus nombreux et commentés.
Des sondages propulsent des candidats, puis sont épinglés pour leurs inexactitudes. Une poignée de directeurs d’instituts de sondage dictent l’agenda politique et impriment leurs analyses souvent conservatrices. Derrière certains d’entre eux, des milliardaires engagés dans une guerre culturelle.
Mais sait-on vraiment comment les sondages sont fabriqués ? Par qui et pour qui ? Sont-ils fiables, ou peut-on les orienter ? Favorisent-ils certains courants politiques ?

Nous avons plongé dans la mécanique des sondages afin de donner des clefs de lecture, notamment avec les grandes échéances électorales qui vont dicter l’avenir de la France.

⚛️ Les 100 plagiats d’Étienne Klein
C’est l’une des voix les plus écoutées dans le domaine scientifique en France. Conférencier très courtisé, y compris dans certaines sphères écologistes, Étienne Klein est aussi un homme de radio à succès et un auteur de best-sellers. Pourtant, depuis bientôt dix ans, des enquêtes ont pointé du doigt ses plagiats, ses emprunts non cités et ses copier-coller manifestes.

Quels sont ces plagiats exactement ? Comment le philosophe des sciences les justifie-t-il ? Quelles sont les réactions des autorités et leurs conséquences ? On fait le point.

💚 LA RECO DE LA SEMAINE

📚 LIVRE
100 ans de guerre en Palestine par Rashid Khalidi
Si vous voulez mieux comprendre ce qu’il se passe en Palestine, ce livre est probablement ce qu’il vous faut.
Vous comprendrez le rôle des anglais dès 1917 avec la déclaration Balfour, le rôle des Français, l’ingérence des Etats-Unis depuis des décennies, l’OLP et le Hamas, les guerres avec le Liban…
L’auteur Rashid Khalidi n’occulte ni les erreurs des responsables palestiniens, ni le rôle des dirigeants arabes, ni celui de l’émergence de mouvements nationaux.
Vous comprendrez également que le traitement médiatique sur le génocide actuel est calamiteux, de Cnews jusqu’au service public. Il y a fort à parier que le sujet soit évoqué lors de la Présidentielle 2027, le temps de lire 100 ans de guerre contre la Palestine.

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Reçu — 23 avril 2026 ⏭ Bon Pote alerte

Travail inédit sur les véhicules électriques

Travail inédit sur les véhicules électriques
Un nouvel article par Aurélien Bigo ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌
Un nouvel article par Aurélien Bigo

✍️ L’ARTICLE DU JOUR

Tout savoir sur les batteries des véhicules électriques

Les batteries des voitures électriques sont au cœur de toutes les polémiques. Autonomie, recyclage, dépendance à la Chine, impacts environnementaux, prix...
Après un travail de plusieurs mois, voici un article par Aurélien Bigo, chercheur sur la transition énergétique des transports qui répond en 12 points aux principales questions :
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Reçu — 20 avril 2026 ⏭ Bon Pote alerte

Sondage : l'opinion sous influence, Planet-score

Sondage : l'opinion sous influence, Planet-score
Nos enquêtes ont de l'impact ! ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌
Nos enquêtes ont de l'impact !

✍️ L’ARTICLE DU JOUR

Instituts de sondage : l’opinion sous influence

Une poignée de directeurs d’instituts de sondage dictent l’agenda politique et impriment leurs analyses souvent conservatrices. Derrière certains d’entre eux, des milliardaires engagés dans une guerre culturelle. Bon Pote a enquêté sur les dessous des instituts de sondage :

📢 ANNONCE

Impact de notre enquête sur le Planet-score

Nous venons d'apprendre dans Reporterre que Biocoop a décidé "un désengagement progressif du Planet-Score" ! Notre enquête (et les menaces reçues) semble avoir réveillé certaines enseignes sur la réalité du Planet-Score...


C'est exactement pour ça que nous avons lancé notre Pôle Enquêtes. C'est en accès libre ici :

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L'alerte Bon Pote vous recommande Guerre et paix

L'alerte Bon Pote vous partage ses recos de newsletters à découvrir sur Kessel :

L'alerte Bon Pote vous recommande Guerre et paix :
"Indispensable pour nos océans"
Guerre et paix par Claire Nouvian
La newsletter de Claire Nouvian est un espace de résistance et de réflexion, appelant à une mobilisation citoyenne déterminée pour défendre la paix et la démocratie.
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Reçu — 17 avril 2026 ⏭ Bon Pote alerte

🔗 Zuckerberg, Corée du Nord et Moyen-Âge

🔗 Zuckerberg, Corée du Nord et Moyen-Âge
Cette semaine, on vous explique comment une loi qui s'attaque à l'antisémitisme peut se retourner contre elle, que la Chine fait son petit bonhomme de chemin dans la glace, et le monde merveilleux des digital twins. Mais aussi qu'être une femme au Moyen-Âge n'était pas un projet facile. À dans cinq minutes ! 👀 ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌
Cette semaine, on vous explique comment une loi qui s'attaque à l'antisémitisme peut se retourner contre elle, que la Chine fait son petit bonhomme de chemin dans la glace, et le monde merveilleux des digital twins. Mais aussi qu'être une femme au Moyen-Âge n'était pas un projet facile. À dans cinq minutes ! 👀

La loi qui voulait combattre l'antisémitisme a fait le jeu des antisémites

Il y a des défaites politiques ordinaires où l'on perd proprement sur un vote et avec des chiffres. Et puis il y a les défaites à la Yadan où l'on perd en offrant à ses adversaires les munitions, le fusil et le communiqué de presse.

Caroline Yadan voulait mieux protéger les Français juifs face à la montée d'un antisémitisme qui se camouffle derrière l'antisionisme.

Résultat : une pétition à 700 000 signatures et La France Insoumise en position de défenseuse de la liberté d'expression et le texte renvoyé aux calendes grecques par les macronistes eux-mêmes.

Chapeau.

Le problème n'est pas l'intention légitime avec les chiffres là pour le rappeler : 1 676 actes antisémites recensés en France en 2023, 3 000 aux États-Unis, 4 000 au Royaume-Uni. Le problème, c'est la rédaction. En voulant pénaliser l'appel à la destruction d'Israël, le texte ouvre des abîmes juridiques dans lesquels s'est engouffré tout ce que la gauche radicale compte de juristes créatifs. Que se passe-t-il avec les juifs orthodoxes qui condamnent le principe même d'un État israélien ? Avec les partisans d'un État laïque réunissant juifs et Arabes ? Avec ceux qui refusent la revendication palestinienne, Caroline Yadan elle-même encourrait-elle des poursuites ? La boîte de Pandore juridique, une fois ouverte, ne se referme pas avec de bonnes intentions.

Ce qui est savoureux (et très amer), c'est la mécanique politique qui s'est enclenchée. LFI, d'où émanent de fréquents propos antijuifs, a réussi à se poser en gardienne des libertés publiques. Des gens de bonne foi, sincèrement inquiets pour la liberté d'expression, ont signé la même pétition que des gens qui traitent les Français juifs de “sionistes génocidaires” dans les manifestations.

Tout le monde dans le même panier, au nom d'une loi mal ficelée.

Morale : en politique, avoir raison sur le fond ne dispense pas d'être rigoureux sur la forme. Caroline Yadan vient de l'apprendre et ceux qu'elle voulait protéger aussi.

Pendant ce temps, l'antisémitisme progresse, la loi censée le combattre a reculé et LFI a gagné un cycle de communication.

C'est ce qu'on appelle, avec une certaine mélancolie, un tir dans le pied, doublement dommageable quand la cible était juste.

3 infos qu’on reproche au Pape à savoir cette semaine

1. La Chine s'offre l'Arctique dans le plus grand des calmes

Pendant que Trump réclame le Groenland sur Truth Social et que l'OTAN se dispute sur qui paie quoi, la Chine fait dans l’efficace : s’installer, discrètement, méthodiquement avec le sourire de quelqu'un qui a compris que les meilleures affaires se font quand tout le monde regarde ailleurs. Fin 2025, un porte-conteneurs chinois reliait Ningbo à Felixstowe en vingt jours via la route du nord, dix jours de moins que par Suez donc. Du coup, les transits dans le détroit de Béring ont bondi de 175 % depuis 2010 et la Chine vient de lancer un brise-glace nucléaire capable de traverser deux mètres et demi de glace, premier exemplaire d'une flotte polaire en construction. Le tout est adossé à une doctrine officielle, la "Route de la Soie polaire" ainsi qu’à des investissements dans le gaz russe, des stations de recherche scientifique et des infrastructures arctiques que personne n'a vraiment remarquées. La stratégie est d'une simplicité désarmante : arriver en civil, rester en investisseur, attendre que les autres se chamaillent. L'Arctique fond. La Chine avance mais rassurons-nous, l'Occident organise des sommets.

2. La Corée du Nord fabriquerait des armes atomiques à la chaîne

Il y a des news qui donnent le smile. L'Agence internationale de l'énergie atomique a signalé cette semaine des progrès "très importants" dans la production d'armes nucléaires nord-coréennes, images satellites à l'appui, montrant de nouvelles installations et une activité en nette intensification. Le président sud-coréen, lui, est plus direct : Pyongyang produirait assez de matière nucléaire pour assembler jusqu'à vingt armes atomiques par an. Vingt. Par an. Pour contextualiser : la France en possède 290 en tout, accumulées depuis des décennies. Kim Jong-un, lui, fait ça en quinze ans. Pendant ce temps, Donald Trump rappelle régulièrement son envie de revoir son vieux copain Kim autour d'une table, les deux hommes s'étaient déjà rencontrés trois fois entre 2018 et 2019, sans le moindre résultat. La Corée du Nord, de son côté, semble avoir tiré les leçons de ces négociations : elle construit, pendant que les autres parlent. C'est, au fond, une stratégie assez raisonnable.

3. Mark Zuckerberg travaille sur un clone pour le remplacer dans les réunions du mardi matin

Google aussi bosse le sujet, avec le projet « Portraits », ressorti de l’armoire à cachotteries cette semaine. Et les solutions, comme HeyGen ou Synthesia, qui promettent la création d’avatars IA clonant vos voix, images et attitudes, nous inondent de publicités. La promesse sous-jacente : remplacer ces créateurs trop timides pour se montrer face caméra ou tout simplement épuisés. Comme le soulignait le Reuters Institute, le burn-out, poussé par la tyrannie des algorithmes et la pression des statistiques, est aujourd’hui l’un des plus grands défis des créateurs de contenu. Dans ce contexte, le clonage apparaît comme un avantage insoupçonné pour maintenir la cadence : fin 2025, la star de TikTok Khaby Lame a d’ailleurs cédé son image pour près d’un milliard de dollars, afin de créer un « jumeau numérique » capable de produire des vidéos 24 h/24 et 7 j/7. Le cours de Bourse n'a, pour l'instant, pas tenu le rythme.

On aurait préféré ne pas se poser la question mais…

Faut-il supprimer le crime de viol ?

En février 2026, la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Paris a rendu une décision qui mérite qu'on s'y arrête. Daphné, 35 ans, a été victime entre 8 et 14 ans de cunnilingus imposés quotidiennement par un tiers de confiance désigné par la justice. Minimum 3 600 actes sur une enfant. La cour a confirmé : ce n'est pas un viol. C'est une agression sexuelle.

La différence n'est pas que sémantique, c'est vingt ans de réclusion contre cinq. Pour les mêmes faits, sur le même corps, la peine maximale est divisée par quatre.

Le problème n'est pas une mauvaise jurisprudence. C'est la loi elle-même. En droit français, le viol est structurellement construit autour de la pénétration. C'est elle qui distingue le crime du délit. C'est elle qui ouvre la porte aux vingt ans. Autrement dit, la gravité maximale de la violence sexuelle continue d'être mesurée à partir d'un modèle implicite : le pénis cisgenre comme unité de mesure de la violence. Ce qui ne pénètre pas est juridiquement moins grave, quelles que soient la durée, la répétition ou l'âge de la victime.
La conséquence concrète est absurde : des victimes contraintes de témoigner que lors du cunnilingus subi, la langue a effectivement pénétré l'intérieur du vagin, car c'est cette pénétration qui permet de qualifier le crime. Ce n'est pas une dérive du droit. C'est le droit lui-même qui produit cette situation.

En 1983, le Canada a tranché différemment : il a supprimé l'infraction de viol pour la remplacer par trois niveaux d'agression sexuelle, dont la gravité est évaluée non pas selon la nature de l'acte, mais selon la violence exercée, les menaces, les blessures. L'objectif était simple : reconnaître que ces infractions relèvent d'abord de la contrainte, pas d'une hiérarchie anatomique.

La question posée par l'affaire Daphné n'est donc pas seulement judiciaire.

C'est celle-ci : pour qui cette hiérarchie a-t-elle été construite ? Et dans l'intérêt de qui continue-t-on de la maintenir ?

Et sinon, c’était comment d’être une femme au Moyen-Âge ?

Globalement : pas terrible.

L'abbé Odon de Cluny résumait assez bien l'ambiance au Xe siècle : selon lui, enlever la peau d'une femme révélait “de la pourriture”. Il la qualifiait de “sac de fientes”.

L’abbé Odon était un homme d'Église influent, respecté, canonisé.

Concrètement, trois options s'offrent à la femme médiévale : vierge, épouse ou veuve.
Le mariage, possible dès 12 ans, même si la moyenne se situe plutôt entre 22 et 25 ans, implique obéissance au mari et droit de correction légalement admis. La procréation est le centre de gravité de l'existence. L'éducation des enfants, entre 0 et 7 ans, constitue l'étendue officielle du domaine d'influence féminin. Après 7 ans, dans les familles aisées, un précepteur prend le relais.

Pour celles qui refusent ce programme, qu’elles se rassurent, le couvent existe. C'est la seule porte de sortie légalement reconnue, et encore, on entre dans les ordres pour prier pour les défunts de la famille, pas vraiment pour soi. Certaines ont vu plus loin et ont choisi la réclusion, à savoir se faire emmurer vivante dans 2 mètres carrés jusqu'à la mort, en échange du gîte et du couvert.

À Rome, en 1320, on comptait 260 recluses. Le phénomène concernait presque exclusivement des femmes. Ce détail mériterait qu'on s'y arrête.

Ce qui est révélateur, c'est moins la brutalité du système que sa construction méthodique. Théologie, droit, pratiques sociales, structures familiales : tout concourt au même résultat. Ce n'est pas un accident historique et certains de ses fondements ont survécu jusqu'au XXe siècle, ce qui en dit long sur la solidité des structures qu'on prétend avoir dépassées.

La reco de la semaine : devenez une bomeuse au chômage

Enfin, peut-être pas, mais si l’envie vous chante, Lisa Delille a sorti son premier livre “OK BOMEUSE”, le guide ultime du bobo au chômage.

À hypervite dans HyperTextes.

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Nouvelle ligne édito, loi Yadan retirée, ZFE supprimées

Nouvelle ligne édito, loi Yadan retirée, ZFE supprimées
La lettre hebdomadaire du 16 avril 2026 ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌
La lettre hebdomadaire du 16 avril 2026

Bonjour à toutes et à tous,

Cette semaine marque le début officiel d’une nouvelle étape pour Bon Pote.
« Je croyais que vous parliez d'écologie », « ça n'a rien à voir avec le climat »… Ces commentaires, nous les recevons chaque semaine sous nos publications. Pourtant, et depuis le début, Bon Pote traite l'écologie comme un sujet politique, lié à d'autres problématiques comme la justice sociale, la justice climatique, la démocratie... Maintenant que nous sommes une équipe, il nous fallait structurer et annoncer officiellement la ligne éditoriale de Bon Pote. Pour les lecteurs réguliers, cela ne change rien : c'est plus une officialisation qu'un changement. Mais au moins, aujourd'hui, tout est clair.

Nous avons profité de l’annonce de cette ligne éditoriale pour restructurer la page d’accueil du média. Celle ci n’avait pas changé depuis 2023. C’est un début d’une refonte qui s’étalera sur plusieurs semaines.
Si vous souhaitez nous aider dans cette transition, vous pouvez nous partager vos retours ou vos idées via ce formulaire

Notre campagne de dons est toujours en cours : objectif 1000 donateurs de plus pour recruter un journaliste vidéo. Nous sommes à 73% de l’objectif. Soutenir Bon Pote mensuellement

Au programme cette semaine :
🗺️ Liban, Palestine : comment les GAFAM manipulent les cartes
🗞️ Israël est responsable de 66% des journalistes tués dans le monde
🚘 L’Assemblée nationale supprime les ZFE
✍️ La nouvelle ligne éditoriale chez Bon Pote
✊🏼 Loi Yadan : la proposition de loi retirée, mais méfiance
💚 La reco de la semaine

À LA UNE 📢

► Liban, Palestine : comment les GAFAM manipulent les cartes
Apple aurait-il “effacé” des villages du sud du Liban sur ses cartes ? Alors que l’armée israélienne progresse dans cette région, faisant des centaines de morts, le géant du numérique est sous le feu des critiques, de nombreux internautes l’accusant de complicité avec Tsahal. L’interface dévoile en effet une région étonnamment vide en comparaison avec le territoire israélien qui affiche de nombreux noms de villes.

En réalité, comme l’ont souligné plusieurs médias dont Libération, cela fait des années que des internautes se plaignent d’une cartographie lacunaire dans l’ensemble du pays (et pour laquelle l’entreprise n’a pas fourni d’explication). Idem en Palestine, où les services de Google Maps, comme nous le détaillons dans cet article, sont critiqués pour leurs biais pro-israéliens.

Les cartes, malgré leur apparence objective, ne constituent jamais une représentation fidèle et neutre de la réalité. Elles fabriquent une certaine vision du territoire empreinte de rapports de pouvoir. Face à l’hégémonie des géants américains, des “contre-cartes” et des applications de navigation locales permettent néanmoins de faire émerger d’autres récits, rappelant l’urgence d’œuvrer pour une indépendance numérique libérée de l’emprise des GAFAM.

INFOGRAPHIE DE LA SEMAINE 📊

► Un nombre record de journalistes tués en 2025, dont les 2/3 ont été tués par Israël. Une année record… après 2024.
Voilà ce qui devrait inquiéter les médias et être répété sur les plateaux TV. Nous observons en France une augmentation des violences également sur les journalistes et activistes climat comme nous l’avons documenté dans notre enquête. Faudra-t-il un drame pour se réveiller ?

LES IMMANQUABLES 🗞️

🚘 L’Assemblée nationale supprime les ZFE
Il y a de quoi être en colère. La droite et l’extrême droite viennent d’enterrer les ZFE, ces Zones à Faibles Emissions qui peuvent éviter des milliers de morts par an.
Relisez bien : il y a 40000 morts de la pollution de l’air en France chaque année, mais l’Assemblée nationale vient de les supprimer. La droite et l’extrême droite à l’unanimité, avec l’aide de LFI et une partie des Ecolos.
Le gouvernement a raté sa communication et est incapable de convaincre, d’accompagner avec des mesures sociales justes. Incapable. Et ce sont toujours les Français les plus précaires qui payent l’addition.

Cette analyse de vote est réalisée par notre nouveau journaliste Data, Awenig Marié. Vous trouverez à l’intérieur de l’article un nouveau format chez Bon Pote : les graph interactifs pour mieux visualiser qui a voté quoi :

✍️ La nouvelle ligne éditoriale chez Bon Pote

Nous sommes heureux de vous annoncer que la ligne éditoriale du média Bon Pote évolue !
Nous avons travaillé à un début de refonte de notre site internet et vous pourrez désormais voir en page d’accueil ces trois mots : “Ecologie, Numérique, Démocratie”.
Cet article explique le pourquoi de ce “changement” et les moyens qui seront mis en œuvre, tout en essayant de répondre au mieux aux questions que nous avons pu recevoir ces derniers mois.

✊🏼 La loi Yadan est retirée !
Et ce ne serait jamais arrivé sans la très forte mobilisation citoyenne des dernières semaines.
Attention : la proposition de loi Yadan est retirée mais pas abandonnée. Le groupe macroniste (EPR) a retiré la proposition de loi de la députée Caroline Yadan. Mais le gouvernement s’engage à déposer un projet de loi fin juin qui, selon Gabriel Attal, chef de file des députés macronistes, reprendrait « l’intégralité des dispositions de la proposition de loi ».
La liberté n’a pas de prix, jamais une loi liberticide et autoritaire comme la loi Yadan ne doit voir le jour.
On continue !

💚 LA RECO DE LA SEMAINE


📚 LIVRE
On s’est battu·es pour les gagner par Mathilde Larrère
Non, le général de Gaulle n’a pas simplement “donné” le droit de votes aux femmes. Pas plus que Napoléon III a “reconnu” le droit de grève. Trop souvent, l’histoire efface les années voire les décennies de luttes collectives acharnées pour arracher de nouveaux droits. Un vide que l’historienne Mathilde Larrère a voulu combler à travers cette contre-histoire “populaire” des luttes sociales en France (parue en 2023). L’occasion aussi de rappeler que nombre de ces droits sont aujourd’hui menacés et détricotés (droit de manifester, droit à la retraite, au chômage, etc.) et que face à la montée de l’extrême droite, on a moins que jamais le luxe de se reposer sur nos acquis.

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Reçu — 15 avril 2026 ⏭ Bon Pote alerte

Fin des ZFE / Apple qui "efface" le Liban ?

Fin des ZFE / Apple qui "efface" le Liban ?
Tout ça pour ça ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌
Tout ça pour ça

✍️ L’ARTICLE DU JOUR

L’Assemblée nationale abandonne définitivement les ZFE

Avez-vous entendu parler de green backlash ? Le concept, de plus en plus populaire dans la recherche en sciences sociales, est simple : le démantèlement progressif des politiques environnementales. Alors même que les conséquences du changement climatique sont de plus en plus visibles. La suppression des zones à faible émission (ZFE) à l’Assemblée nationale, ce mardi 14 avril 2026, en offre une parfaite illustration.

Ces zones, qui interdisent l’accès aux métropoles aux véhicules les plus polluants, ont été supprimées au terme de plusieurs mois d’offensive de la droite et de l’extrême droite parlementaire. Les députés LR et RN avaient glissé un amendement de suppression des ZFE dans le projet de loi de simplification économique. Et celui-ci a été définitivement adopté.

Le gouvernement a bien tenté de sauver les ZFE, dispositif qu’il avait lui-même instauré, en proposant un contre-amendement : les maintenir tout en les rendant seulement facultatives pour les métropoles. Sans succès. Une majorité de députés a voté contre, actant définitivement leur suppression. Seuls le bloc central et les socialistes ont soutenu la stratégie de sauvetage du gouvernement.

Retour sur plusieurs mois de détricotage de la politique environnementale concernant les ZFE.

📢 ANNONCE

Liban, Palestine : comment les GAFAM manipulent les cartes

Apple aurait-il “effacé” des villages du sud du Liban sur ses cartes ? Alors que l’armée israélienne progresse dans cette région, faisant des centaines de morts, le géant du numérique est sous le feu des critiques, de nombreux internautes l’accusant de complicité avec Tsahal. L’interface dévoile en effet une région étonnamment vide en comparaison avec le territoire israélien qui affiche de nombreux noms de villes. 

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On vous dévoile tout ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌
On vous dévoile tout

✍️ L’ARTICLE DU JOUR

La nouvelle ligne éditoriale chez Bon Pote

Nous sommes heureux de vous annoncer que la ligne éditoriale du média Bon Pote évolue.

Nous avons travaillé à une refonte de notre site internet et vous pourrez désormais voir en page d’accueil ces trois mots : “Ecologie, Numérique, Démocratie”. Cet article explique le pourquoi de ce “changement” et les moyens qui seront mis en œuvre, tout en essayant de répondre au mieux aux questions que nous avons pu recevoir ces derniers mois.

📢 ANNONCE

Nous arrivons à 70% de la campagne !

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Reçu — 11 avril 2026 ⏭ Bon Pote alerte

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