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Vue normale

Reçu — 8 octobre 2026 ⏭ Jean-Marc Jancovici on Facebook

"C’est sûrement l’une des images les plus terrifiantes que vous verrez

"C’est sûrement l’une des images les plus terrifiantes que vous verrez. Il s'agit des anomalies des T° observées. Et elles vont avoir des conséquences concrètes sur notre économie."

Texte de Xavier Blot - Professeur à l'Emlyon.

"Ce graphique montre les différences de T° par rapport à la moyenne 1991-2020 pour la zone océanique, pas au niveau mondial.

On y voit une dérive folle en 2026 jusqu'à atteindre environ +3,2 °C au-dessus des normales saisonnières fin septembre. C'est du jamais vu et c'est ce qui nous attend dans cette année "El Niño".

Le Met Office juge très probable que 2027 va faire tomber le record mondial de T°. Le problème, c'est que cela va venir après une année 2026 déjà exceptionnelle.

🇪🇺 En Europe, les 12 grands fleuves européens ont atteint leur plus bas niveau depuis 1992, perturbant le transport de marchandises et contraignant l’irrigation et certaines productions électriques.

🇫🇷 En France, la production hydroélectrique est tombée à 10,8 TWh en août (contre 12,3 TWh en 2025), sous l’effet de la sécheresse.

2027 va donc venir après une année 2026 où tous les secteurs économiques ont déjà souffert.

Et on ne mesure pas l'effet que cela va avoir sur l'inflation de notre pays.

Pour l'instant, les prévisions sont à 2,3 % sur 2026 mais en réalité le changement climatique risque de tout faire augmenter.

🪫 Sur l'énergie par exemple, la hausse des coûts pourraient être provoquée par :

👉 la diminution de l'offre, avec certaines capacités de production dégradées,
👉 l'augmentation de la demande et des besoins en froid notamment,
👉 le tout mis sous pression à cause du blocage du détroit d'Hormuz et la compétition entre pays pour l'achat d'énergie.

Si les contrats de gaz et d’électricité sont renouvelés à des prix plus élevés en 2027, la facture augmentera même à consommation constante. Pour nos industriels, soit cela réduira la marge, soit la répercussion des prix va leur faire perdre des clients dont le budget est déjà tendu.

🌽 L'effet pourrait être encore plus violent sur l'alimentation où les hausses de prix sont prévues à 1,6 %. Là encore, c'est mal anticiper l'effet d’El Niño :

1️⃣ Indirectement, notre exposition passe aussi par des récoltes de nos fournisseurs (riz, café, cacao, etc.) qui ont déjà commencé à se dégrader en 2026.

On a ici un mécanisme de transmission avec un effet retard : on va subir des hausses de prix des matières premières agricoles à cause des températures de 2026 auxquelles pourraient s’ajouter de nouvelles perturbations des récoltes mondiales en 2027.

2️⃣ Plus directement, l'Insee prévoit déjà cette année une baisse de 27 % de la production de maïs fourrage par rapport à 2025.

Pour les éleveurs touchés, moins de fourrage signifie davantage d’aliments à acheter si leurs stocks ne suffisent pas, donc un coût supplémentaire pour produire du lait et de la viande.

Tout ceci va se composer dans le contexte budgétaire que l'on connaît et va créer des conditions explosives pour les finances publiques, celles des entreprises et des ménages."

(publié par Cyrus Farhangi)



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Reçu — 6 octobre 2026 ⏭ Jean-Marc Jancovici on Facebook

Jean-Marc Jancovici nous informe : "Dans une semaine, la première souscription que nous avons lancée sur Ulule pour contribuer à...

Jean-Marc Jancovici nous informe : "Dans une semaine, la première souscription que nous avons lancée sur Ulule pour contribuer à financer "Un commun accord" fermera ses portes : https://fr.ulule.com/un-commun-accord/

Depuis l’ouverture de ce financement participatif, nous avons parcouru un peu de chemin

- en un peu plus d’un mois, près de 220.000 personnes nous ont déjà soutenu (presque la population de Rennes !), multipliant par quasiment 6 le record européen de contributeurs pour un financement participatif sur plateforme précédemment détenu par… le Shift Project

- cela nous a notamment permis de garantir la bonne fin de l’opération, puisque nous avons désormais les moyens financiers de la mener à bien, y compris la phase de "portage" après la fin des 6 sessions de travail prévues jusqu’en février

- l’assemblée citoyenne a tenu sa première session en septembre. Vous pouvez en retrouver des récits en texte (https://www.uncommunaccord.fr/actualites) ou en images (https://www.youtube.com/watch?v=ZSA5WbIGRZQ)

- les personnalités qui nous soutiennent sont passées à presque 20 (https://www.uncommunaccord.fr/soutiens). Dans les derniers arrivés : Major Mouvement, Albert Dupontel, Natoo, Françoise Combes (présidente de l’Académie des sciences), Nina Métayer, ou encore Boris Cyrulnik.

- nous avons eu plus de 80.000 réponses à notre consultation sur les dilemmes auxquels devront répondre les 150 citoyens de l’assemblée (https://www.uncommunaccord.fr/dilemmes). A cette occasion nous avons reçu plus de 40.000 propositions de nouveaux dilemmes : notre premier dilemme va être de choisir les dilemmes !

Si vous pensez que cette initiative est pertinente, il n’est pas trop tard pour le matérialiser en donnant un euro symbolique sur Ulule (lien en début de post). Plus vous serez nombreux à le faire, plus cette initiative aura d’espace dans les media et donc dans le débat public. Une autre version de la loi des grands nombres !"

(par J-N Geist, sur la base du post LinkedIn de Jean-Marc Jancovici)



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Reçu — 1 octobre 2026 ⏭ Jean-Marc Jancovici on Facebook

Declines in output from existing oil and gas fields have gathered speed, with implications for markets and energy security - New...

29 septembre 2026 à 18:20
« Courir de plus en plus vite pour faire du surplace » : article de l’AIE sur l’accélération du déclin de la production des puits de pétrole et gaz. Désormais 90% des investissements upstream (exploration/production) servent à compenser le déclin de production des gisements existants, et non à augmenter la production.

Autrement dit, si les investissements s’arrêtent, la production s’effondre. Le monde perdrait l’équivalent de la production de la Norvège et du Brésil chaque année.

Rappel d’éléments complémentaires précédemment partagés sur cette page :

1) Une part non-négligeable et croissante de la production pétrolière et gazière mondiale sert à… produire du pétrole et du gaz. Le monde se tourne vers des ressources à Taux de Retour Energétique de plus en plus bas. L’industrie pétro-gazière consacre désormais l’équivalent plus de 10% de sa production pour produire du pétrole et du gaz. C’est déjà significatif et cette part ne va faire qu’augmenter.

2) L’industrie américaine de pétrole de shiste, qui compense le déclin de la production conventionnelle depuis une vingtaine d’année, est limitée dans l’augmentation de sa production. Nous observons actuellement qu’elle n’accélère guère sa production (le contexte serait pourtant favorable).

3) Les investisseurs et producteurs américains restent prudents, privilégient la discipline financière et les profits après avoir essuyé des pertes dans les années 2010, et après tout s’accommoderaient très bien d’une production limitée et de prix qui resteraient durablement élevés ! Une hausse significative de production ferait chuter les prix alors que l’industrie a besoin de prix élevés pour être incitée à ouvrir de nouveaux puits de plus en plus couteux… le serpent se mord la queue.

4) A quoi se rajoute un monde où un drone à 10 000 dollars peut retirer du marché des centaines de milliers de barils par jour voire des millions.

Et maintenant, une traduction de cet article de l’AIE :

« Selon un nouveau rapport de l'AIE, le rythme moyen auquel la production des gisements de pétrole et de gaz décline au fil du temps s'est nettement accéléré à l'échelle mondiale. Cette accélération tient surtout au recours croissant aux ressources de schiste et à l'offshore profond. Les compagnies doivent donc fournir des efforts bien plus importants qu'auparavant pour simplement maintenir la production à son niveau actuel.

Le débat international sur l'avenir du pétrole et du gaz porte souvent sur l'évolution de la demande, tandis que les facteurs qui influent sur l'offre retiennent beaucoup moins l'attention. Le nouveau rapport de l'AIE, The Implications of Oil and Gas Field Decline Rates (« Les conséquences des taux de déclin des gisements de pétrole et de gaz »), entend rééquilibrer ce débat. Il s'appuie sur les travaux pionniers que l'AIE avait déjà consacrés aux taux de déclin et examine ce qui a changé depuis. La nouvelle analyse repose sur les données de production d'environ 15 000 gisements de pétrole et de gaz dans le monde.

« Seule une faible part des investissements amont dans le pétrole et le gaz sert à répondre à la hausse de la demande, alors que près de 90 % de ces investissements sont consacrés chaque année à compenser le déclin de production des gisements existants, a déclaré Fatih Birol, directeur exécutif de l'AIE. Les taux de déclin sont l'éléphant dans la pièce de toute discussion sur les besoins d'investissement dans le pétrole et le gaz, et notre nouvelle analyse montre qu'ils se sont accélérés ces dernières années. Pour le pétrole, en l'absence d'investissements amont, l'équivalent de la production cumulée du Brésil et de la Norvège disparaîtrait chaque année de l'équilibre du marché mondial. Autrement dit, le secteur doit courir de plus en plus vite pour faire du surplace. Il faut être très attentif aux conséquences possibles pour l'équilibre des marchés, la sécurité énergétique et les émissions. »

Les taux de déclin varient fortement selon le type de gisement et la région. D'après le rapport, les gisements pétroliers terrestres supergéants du Moyen-Orient déclinent de moins de 2 % par an, tandis que les gisements offshore plus petits d'Europe déclinent en moyenne de plus de 15 % par an. Le déclin est encore plus rapide pour le pétrole de schiste et le gaz de schiste : sans investissement, leur production chute de plus de 35 % la première année, puis de 15 % supplémentaires la deuxième.

En 2010, un arrêt des investissements amont aurait réduit l'offre de pétrole d'un peu moins de 4 millions de barils par jour (Mb/j) chaque année. Ce chiffre atteint aujourd'hui 5,5 Mb/j. Pour le gaz naturel, le déclin annuel est passé de 180 à 270 milliards de mètres cubes (Gm³).

Dans ce contexte, maintenir constante la production mondiale de pétrole et de gaz exigerait de mettre en valeur de nouvelles ressources. Même en continuant d'investir dans les gisements existants, il faudrait selon l'analyse de l'AIE plus de 45 Mb/j de pétrole et près de 2 000 Gm³ de gaz issus de nouveaux gisements conventionnels d'ici 2050 pour maintenir la production à son niveau actuel. Cela équivaut à la production totale de pétrole et de gaz des trois premiers producteurs mondiaux réunis. Ces volumes pourraient être réduits si la demande de pétrole et de gaz venait à baisser.

Le rapport souligne également qu'il faut en moyenne près de 20 ans entre la délivrance d'un permis d'exploration et la première production : près d'une décennie pour découvrir de nouveaux gisements, puis une autre pour l'évaluation, l'approbation et la construction. »

(publié par Cyrus Farhangi)


Declines in output from existing oil and gas fields have gathered speed, with implications for markets and energy security - News from the International Energy Agency

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Produire plus d'énergie, mais s'appauvrir quand même ?

28 septembre 2026 à 18:12
Produire plus d'énergie, mais s'appauvrir quand même ? 🤔

C'est une mécanique physique peu abordée mais potentiellement déterminante. On entend souvent dire, à juste titre : "La production mondiale d'énergie n'a jamais été aussi haute !"

Certes, mais à quel coût énergétique ?

Des économistes biophysiciens comme Tim Morgan avec son modèle SEEDS étudient cette notion du Coût Énergétique de l'Énergie (ECoE) : quelle part de notre énergie mondiale doit-on sacrifier juste pour faire tourner l'industrie de l'énergie elle-même ?

Pour celles et ceux parmi vous qui ont entendu parler de TRE (Taux de Retour Energétique), l'un est l'inverse de l'autre. Si le TRE est de 10, alors le ECoE est de 10% : on utilise 10% de l'énergie pour produire de l'énergie.

Selon Tim Morgan, en 1980, l'ECoE mondial était d'environ 2%. Autrement dit, le système énergétique n’utilisait qu’une fraction négligeable de sa production pour produire de l’énergie. Il restait d’énormes « surplus » (en d’autres termes, d’énergie nette disponible) à fournir acteurs non-énergétiques (hôpitaux, écoles, supermarchés, usines, maisons).

Aujourd'hui, ce coût mondial dépasserait les 11 % (et continue de grimper). L'industrie extractive vampirise une part toujours plus importante des ressources, laissant toujours moins d'énergie nette pour nos besoins de bases et notre confort quotidien.

Dans les années à venir, il est concevable que les graphiques affichent une hausse de l'énergie totale produite dans le monde, mais que cette hausse masque une réalité de décrue de l'énergie nette disponible pour la société.

On pédalerait plus vite, mais pour rester sur place !

Ce graphique montre l’ECoE et l’énergie nette disponible au total. Le site Energy Surplus Economics de Tim Morgan affiche également des courbes montrant l’énergie nette disponible PAR HABITANT, qui stagne depuis un demi-siècle. C’est évidemment une stagnation qui masque des disparités : dans un pays comme la Chine la consommation par habitant a explosé. Dans certains pays en voie de développement à forte croissance démographique elle a diminué.

Toujours est-il qu'en moyenne, l'énergie nette disponible par habitant n'augmente plus, et ce depuis un demi-siècle.

Evidemment, ce n'est qu'une théorie, qui peut ne pas se vérifier. Par exemple les énergies renouvelables ou une relance mondiale du nucléaire pourrait changer la donne. Il n'existe pas de consensus académique harmonisé sur le TRE d'un système énergétique global qui basculerait très majoritairement vers des énergies bas-carbone, il y a beaucoup de freins méthodologiques, mais il y a des études encourageantes.

(publié par Cyrus Farhangi)



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Allianz Climate Economics Report 2026 A year of escalating costs

28 septembre 2026 à 12:11
Climat : un coût bien plus élevé que les prévisions des économistes

113 milliards de pertes eu Europe en 4 mois uniquement par les vagues de chaleur (quid de la sécheresse ?)

Selon une étude d'Allianz Trade, les pertes des pays européens en raison des vagues de chaleur qui ont touché le continent cet été représentent 0,46% de leur PIB combiné prévu.

En 4 mois, les vagues de chaleur qui ont frappé l'Europe en 2026 ont coûté 113 milliards d'euros, dont près des deux tiers en Italie, en Allemagne et en France, les pays les plus touchés, a estimé l'assureur Allianz ce vendredi. Les pertes essuyées par les 30 pays européens correspondent à environ 0,46% de leur PIB combiné prévu, selon une étude d'Allianz Trade sur l'économie climatique en 2026 tenant compte des coûts liés aux dégâts provoqués par les catastrophes mais également des pertes de production et des pressions sur le pouvoir d'achat des ménages en raison de l'inflation globale et alimentaire.

"L'Italie enregistre le fardeau le plus lourd avec 27,8 milliards d'euros, suivie de l'Allemagne avec 25 milliards d'euros et de la France avec 20,1 milliards d'euros", estime Allianz Trade.
La perte de l'Italie dépasse celle de l'Allemagne malgré une économie nettement plus petite, car son impact sur la croissance atteint 1,19 point de pourcentage contre 0,54 point en Allemagne, souligne le texte. En ajoutant la Belgique avec 9,4 milliards d'euros et les Pays-Bas avec 9,2 milliards d'euros, la part de ces cinq économies atteint 81% du total, ajoute l'étude.

"La chaleur peut réduire la production sans provoquer de dommages visibles aux bâtiments ou aux équipements", explique l'assureur qui indique que des données provenant du secteur manufacturier indien établissent un lien entre des conditions de forte chaleur, d'une part, et une baisse de la productivité des travailleurs ainsi qu'une augmentation de l'absentéisme, d'autre part.

https://www.allianz-trade.com/en_global/news-insights/economic-insights/Allianz-Climate-Economics-Report-2026.html

(Par Adrien Couzinier )


Europe’s 2026 heatwaves carry an estimated annual output cost of EUR113bn (USD128bn) across 30 countries, a substantial economic burden from one hazard alone.

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Reçu — 29 septembre 2026 ⏭ Jean-Marc Jancovici on Facebook

La "guerre des berceaux" au Moyen-Orient est-elle terminée ?

27 septembre 2026 à 19:25
La "guerre des berceaux" au Moyen-Orient est-elle terminée ? Cette notion de compétition démographique désigne l'utilisation de la natalité et de la croissance démographique comme instrument d'influence géopolitique, d'équilibre communautaire ou d'occupation territoriale.

En 1990 les pays sur cette carte faisaient apparaître des taux de fécondité compris entre 4 et 6, à l'exception notable de la Turquie (qui affichait tout de même un taux de 3).

Pendant plusieurs décennies, une fécondité très élevée était observée dans l'ensemble de la région. Ce modèle touche à sa fin.

Des explications communément avancées pour expliquer cette baisse universelle de la fécondité sont l'urbanisation, le recul de la religion, et l'instruction et l'indépendance croissante des femmes (études de plus en plus longues, mariages de plus en plus tardifs, participation au marché de l'emploi, évolution des aspirations, accès à la contraception et moindre pression communautaire).

Pour aller plus loin, des démographes et sociologues comme Youssef Courbage, Philippe Fargues ou Emmanuel Todd ont particulièrement démontré comment l'instruction des femmes constitue le moteur central du recul de la fécondité et de la transition démographique au Moyen-Orient.

Des foyers de haute fécondité se maintiennent en Israël, en Palestine, au Yemen, et dans une moindre mesure en Syrie et en Irak.

Au global le Moyen-Orient a amorcé sa transition démographique globale et un scénario d'une population régionale qui atteindrait 1 milliard d'habitants semble s'éloigner.

La démographie est un sujet régulièrement évoqué par Jean-Marc Jancovici depuis 25 ans, et une des variables de l'équation de Kaya qu'il a fortement contribué à vulgariser en France. Nous y prêtons donc une certaine attention dans la veille que nous vous proposons.

(publié par Cyrus Farhangi)



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A certains égards, la guerre au Moyen-Orient se passe bien pour Donald Trump, du moins pour les intérêts pétroliers américains q...

26 septembre 2026 à 21:40
A certains égards, la guerre au Moyen-Orient se passe bien pour Donald Trump, du moins pour les intérêts pétroliers américains qu'il défend sans se cacher. Les Etats-Unis vendent (un peu) plus de pétrole brut qu'avant, pour beaucoup plus cher.

De même, la crise du raffinage se passe relativement bien pour le Président américain : les raffineries américaines opèrent désormais à pleine capacité, et vendent le produit raffiné plus cher (certes, les capacités atteignent désormais leurs limites en opérant déjà à 98%, et il serait long et couteux de les augmenter, mais la Maison Blanche est en train d'étudier un "Defense Production Act" pour ce faire).

Pour revenir à l'augmentation de la production du brut américain, d'aucuns supposent que le choc pétrolier inciterait les producteurs à rapidement mettre en service des puits couteux mais devenant rentables avec la hausse des prix. Il y a 2 jours nous avons parlé sur cette page de "destruction de la demande" comme mécanisme de régulation du marché par la hausse des prix ; en plus de cela il y aurait une augmentation de l'offre.

Or dans la réalité les choses ne sont pas si simples. Ce graphique indique que la hausse de la production américaine reste dans le prolongement des années précédentes. On ne voit pas d'accélération depuis mars 2026. Le pétrole de schiste américain a une réputation de régulateur d'offre extrêmement rapide, mais cette vision est à nuancer pour plusieurs raisons :

1) Des délais incompressibles : le temps moyen entre l'arrivée d'une plateforme de forage sur un gisement et la première production de pétrole est de l'ordre de 6 mois.

2) Les entreprises productrices n'investissent plus de manière systématique dès que le seuil de rentabilité est atteint (y compris en ce moment où les prix sont très élevés), même lorsqu'il s'agit de puits déjà forés mais non achevés (DUC) qui étaient considérés comme une capacité de réserve mobilisable instantanément.

Le vieillissement géologique et économique de l'industrie du schiste aux États-Unis la fait entrer dans une phase de maturation. Le coût marginal de l'offre pétrolière américaine augmente au fur et à mesure que l'exploitation se déplace vers le bas de la base de ressources, passant d'environ 70 dollars le baril aujourd'hui à plus de 90 dollars d'ici 2035. Des prévisions indiquent que la production de brut américain devrait atteindre son maximum au début des années 2030 avant d'entamer un déclin maîtrisé.

Les producteurs et les investisseurs privilégient la discipline financière et une gestion prudente sur le long terme, empêchant les bonds massifs de production que l'on a pu observer lors des précédents cycles de hausse des prix. Les producteurs évaluent désormais leur rentabilité sur des cycles longs pour se protéger d'éventuels retournements de marché.

(publié par Cyrus Farhangi)



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L'appel — 26 septembre

26 septembre 2026 à 15:14
Le Pape Léon XIV participera-t-il aux plus de 260 manifestations sur le climat annoncées dans toute la France aujourd'hui ? Et alors, The Shift Project et les Shifters, eux, participent-ils à des manifestations ou des actions de désobéissance civile en tant que Shifters affichés ?

Pour en savoir plus :
📣 A propos de l'appel à "marcher partout en France pour le climat, le vivant, la paix et la justice sociale", sur lequel chacune et chacun se fera son propre avis : https://26septembre.org/appel/
✝ Rappellons ce que dit la Papauté sur le climat et l'environnement, à l'heure où l'église réfléchit à l’Église qualifier la destruction de 8ème péché capital (notion de « péché contre la création et le créateur ») : LAUDATO SI (https://www.vatican.va/content/francesco/en/encyclicals/documents/papa-francesco_20150524_enciclica-laudato-si.html), LAUDATE DEUM (https://www.vatican.va/content/francesco/fr/apost_exhortations/documents/20231004-laudate-deum.html)
📜 Le Référentiel Shift-Shifters, pour en savoir plus sur les moyens d'action du Shift et des Shifters : https://theshiftproject.org/nos-valeurs-et-notre-referentiel-intellectuel-au-shift-et-aux-shifters/

❓Alors, est-ce que le think tank présidé par Jean-Marc Jancovici, The Shift Project, et les Shifters participent à des manifestations ou des actions de désobéissance civile ? Et pouvons-nous y participer en tant que Shifters affichés si nous sommes Shifters ?

👉"En bref : Ni l’association The Shift Project, ni l’association The Shifters n’organisent ou ne participent à des manifestations dans l’espace public ou à des actions de désobéissance civile : ces moyens d’action politique ne font pas partie des moyens qu’utilisent The Shift Project et les Shifters.

On parle ici des manifestations au sens de marches, sit-in etc. dans l’espace public ou à des actions de désobéissance civile qui seraient menées au nom des Shifters ou en tant que membre des Shifters.

Cela découle en premier lieu de la mission que se donnent The Shift Project et les Shifters : expliquer la problématique énergie-climat en tenant compte de sa complexité. Cela implique de la nuance et des explications, parfois longues, dans les positions que prennent laborieusement The Shift Project et les Shifters et les actions qu’ils mènent. Une manifestation ne nous apparaît pas comme un lieu propice à ce mode d’expression. En effet, ce sont souvent le slogan et le signal immédiat qui prévalent, et le risque existe que des causes autres que les nôtres se mêlent aux messages.

De plus, une des forces du Shift Project et des Shifters est d’être perçus comme le plus strictement apartisans possibles vis-à-vis des partis politiques ou de causes qui ne sont pas directement les leurs. Être reconnus comme une source crédible sur le climat, débarrassée de toute arrière-pensée partisane, pour tous les interlocuteurs, quelles que soient leurs convictions politiques par ailleurs (cf. question : pourquoi nous ne sommes pas un parti politique) est un élément central de notre stratégie. Une approche de type manifestation risque de nous réduire à être « pour » ou « contre » tel camp, et de nous associer à des causes que nous ne partageons pas nécessairement et de limiter notre crédibilité auprès de ceux qui ne les partagent pas non plus.

Bien évidemment, cette posture ne constitue pas un jugement sur l’utilité des manifestations, slogans et signaux immédiats envoyés ainsi aux dirigeants économiques et politiques et à la population. Mais nos deux organisations laissent ces modes d’engagement et d’expression à d’autres structures et aux citoyens qui sont naturellement libres de s’engager pour les « causes » de leur choix. Ayant une vocation de rassemblement au-delà des plus engagés, participer à ces actions pourrait faire perdre auprès de ceux auxquels ces actions déplaisent ce qui serait gagné auprès de ceux auxquels ces actions plaisent. Concernant la désobéissance civile, si la légitimité historique et l’efficacité de telles actions ne sera établie qu’a posteriori, certaines actions peuvent en revanche être illégales.

Dès lors, si des Shifters, des contributeurs du Shift Project ou des citoyens appréciant les travaux du Shift Projet ou des Shifters souhaitent se retrouver et participer à titre individuel à des mouvements, nous leur demandons de le faire sans porter le sigle du Shift Project ou des Shifters, et sans jamais qu’ils se réclament de nos organisations : ni The Shift Project, ni The Shifters ne reconnaîtront de telles actions.

Cela n’interdit nullement d’utiliser des expressions très proches des conclusions du Shift et des Shifters (« Il nous faut un plan », par exemple) : The Shift Project et The Shifters ne sont pas propriétaires des conclusions de leurs travaux, qui sont gratuitement mises à la disposition du public, et encore moins des idées qu’ils suscitent dans la société et dont eux-mêmes débattent avant de les reprendre parfois et de les publier. Nous ne sommes, [nous The Shift Project et The Shifters en tant qu'organisations] par ailleurs pas engagés par l’identité et les modalités d’action de ceux qui reprennent nos conclusions."

(par Jean-Noël Geist)


Appel à mobilisation nationale : samedi 26 septembre 2026, marchons partout en France pour le climat, le vivant, la paix et la justice sociale. Signez l'appel.

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❌ NON! L’argument de «plus de pluie hivernale» en moyenne sur la France dans un climat qui chauffe n’est pas scientifiquement ro...

26 septembre 2026 à 11:51
❌ NON! L’argument de «plus de pluie hivernale» en moyenne sur la France dans un climat qui chauffe n’est pas scientifiquement robuste sur les prochaines décennies (avant 2050) mais il est répété ad-nauseam pour justifier une politique généralisée de stockage de l’eau. C’est donc une manipulation, un dévoiement des faits scientifiques accompagné d'un discours simpliste/populiste, qui acte les futures catastrophes en agriculture, gestion de l’énergie & préservation de faune&flore.

L’analyse ici👇 à partir d’un grand ensemble de simulations [modèle Météo-France/Cerfacs, CNRM-CM6/CMIP6], montre que l’influence humaine sur les pluies en hiver est très faible & non-graduelle (contrairement aux températures)

[Lecture] Chaque barre représente un hiver possible/simulé exprimé en écart/anomalie (%) de pluie en moy. France par rapport à la période de référence (haut, 1991-2020), décennie actuelle (milieu) & future (bas). Anomalies observées (noir), moyennes sur les périodes d’intérêt (magenta).

L’effet du réchauffement climatique sur les pluies d'hiver (~+1,5%) est non détectable par rapport aux fluctuations naturelles possibles (~20% pour 1 déviation standard), contrairement aux temperatures. On dit que le signal n’émerge pas.
Dit autrement, les pluies hivernales pourront être en moy. déficitaires ou excédentaires sur les 2 prochaines décennies. C’est une incertitude dite profonde qu’il faut absolument considérer dans les stratégies d’adaptation qui doivent dès lors viser la robustesse (Robust Decision Making) & moins l’efficacité.

Les bonnes pratiques dans ce cadre d’évolution des pluies d'hiver visent à promouvoir l’approche dite en narratif qui consiste à retenir pour l’adaptation des trajectoires possibles qui viennent mettre à l’épreuve les vulnérabilités de l’enjeu qui nous intéresse. Par ex: des trajectoires de sécheresse météorologique hivernale multi-annuelles possibles si notre enjeu porte sur les rendements agricoles, ou bien des trajectoires de saisons très pluvieuses possibles si notre enjeu est la protection d’une ville des inondations, etc.

L’implémentation de mesures de sobriété dans l'usage de l’eau permettrait de mieux encaisser les trajectoires sèches les +défavorables en réduisant les dépendances à la ressource. Les mesures orientées sur les conditions de maintien d’activités ou d’infrastructures spécifiques/préexistantes (adaptation réactive & incrémentale) sont gage d’impréparation, pertes & dommages résiduels considérables.

👉 Adapter l’agriculture en misant sur une recharge hypothétique des nappes en hiver est un pari suicidaire au regard des changements climatiques projetés avant 2050.

A contrario, en été les sécheresses agricoles deviennent partout +sévères sur les prochaines décennies.

https://www.linkedin.com/feed/update/urn:li:activity:7509258891180974084/

(par Adrien Couzinier)



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Reçu — 27 septembre 2026 ⏭ Jean-Marc Jancovici on Facebook

À vous de jouer : aidez-nous à choisir les grands dilemmes de l’assemblée citoyenne « Un commun accord » !

25 septembre 2026 à 16:59
À vous de jouer : aidez-nous à choisir les grands dilemmes de l’assemblée citoyenne « Un commun accord » !

Rendez-vous sur le site uncommunaccord.fr pour donner votre avis sur les dilemmes que les 150 citoyens tirés au sort devront examiner en priorité dans les prochains mois.

Vous avez jusqu’au dimanche 4 octobre pour participer : on compte sur vous !



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« C’est intense mais je m’accroche !

24 septembre 2026 à 08:29
Le premier week-end de travail de l’assemblée citoyenne « Un commun accord » !

Samedi 19 et dimanche 20 septembre 2026, les 150 citoyens tirés au sort et venus de toute la France se sont retrouvés au Conservatoire national des arts et métiers, à Paris.

Deux journées pour faire connaissance, poser les bases du travail à venir et commencer à se plonger dans les grands enjeux qui seront au cœur de leurs réflexions : climat, géopolitique, économie, ressources…

Jean-Marc Jancovici, initiateur du projet, a ouvert le cycle d’interventions avec une présentation consacrée aux limites physiques de notre monde.

Des experts reconnus se succédent ensuite pendant le week-end afin d’apporter des repères factuels sur des enjeux structurants :

- la géopolitique, avec Pascal Ausseur, directeur général de l’Institut Fondation pour la Maîtrise des Enjeux Stratégiques (FMES)

- le climat, avec Valérie Masson-Delmotte, paléoclimatologue et membre du Haut Conseil pour le climat

- l’économie, avec Patrice Geoffron, professeur de sciences économiques à l’Université Paris Dauphine

- les finances publiques, avec Selma Mahfouz, économiste

Ces interventions introductives se concluront lors du second week-end du 10 et 11 octobre avec une intervention sur la biodiversité par Marc-André Selosse, biologiste, professeur au Museum national d’Histoire naturelle.

Ces deux journées ont été aussi l’occasion pour les 150 citoyens de faire connaissance, de partager leurs premières impressions et de commencer à avancer ensemble.

« C’est intense mais je m’accroche ! » témoigne Maximilian, 23 ans, après les premières interventions d’experts comme Jean-Marc Jancovici ou Valérie Masson-Delmotte. Pour Marie, 49 ans, venue de Sète, ces premiers échanges ont surtout été l’occasion de découvrir « un endroit où les discussions n’étaient pas cristallisées, où les gens ne se hurlaient pas dessus comme sur les réseaux sociaux. »

Des premières impressions, des questions, des doutes, mais aussi beaucoup d’envie de comprendre et d’avancer ensemble.

Pour revivre ce premier week-end en immersion, découvrez notre récit complet sur notre site : https://www.uncommunaccord.fr/actualites/reportage-on-vous-raconte-le-premier-weekend-un-commun-accord

(par adrien Couzinier)


Premières rencontres, premiers débats, premières questions : les 150 citoyens d’Un commun accord se sont retrouvés à Paris pour lancer leurs six mois de travaux. Retour sur un week-end pas comme les autres.

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Photos from Jean-Marc Jancovici's post

24 septembre 2026 à 07:58
Le rendez-vous incontournable des Shifters de Paris revient avec un nouveau thème qui vous concernera directement si vous habitez dans le coin : Paris 2050 - Toujours habitable ?

Des conférences, tables rondes, ateliers, un ciné-débat, des jeux de société et bien plus encore !
- Le programme détaillé est à retrouver sur le site web : https://parishifte.shiftersdeparis.org/
- Les inscriptions se font ici : https://www.helloasso.com/associations/the-shifters/evenements/parishifte-2026
- Date : 10 octobre 2026
- Lieu : Campus Delta, 16 rue Claude Bernard, 75005 PARIS

Au fait c'est quoi les Shifters ?
Les Shifters est une association de bénévoles qui apportent leur soutien au Shift Project, le groupe de réflexion climat-énergie dont le président n'est autre que Jean-Marc Jancovici, bien connu sur cette page :) Les Shifters sont une communauté de personnes convaincues de l’impérieuse nécessité de transformer nos sociétés afin de pouvoir continuer à assurer nos besoins fondamentaux, dans le respect des limites planétaires et dans un souci de sauvegarde des équilibres sociaux.
- Pour en savoir plus :https://www.theshifters.org/qui-sommes-nous/shifters-et-shift-project/
- Pour rejoindre les Shifters, c'est par ici : https://moncompte.theshifters.org/inscription

(par Jean-Noël Geist)



















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Reçu — 24 septembre 2026 ⏭ Jean-Marc Jancovici on Facebook

La consommation de carburant s’est effondrée de 30% en 10 jours: avec la flambée des prix à la pompe, l’État a "perdu" 407 milli...

23 septembre 2026 à 18:04
La demande de pétrole serait-elle plus élastique que nous ne l'imaginions ? Une hypothèse voudrait que la demande de pétrole ne réagisse que très peu face à la hausse des prix.

Or la consommation dans un pays comme la France (pourtant "relativement riche") chute de manière significative sans que le prix du brut n'ait atteint 150 ou même 120 $ le baril et sans que le prix à la pompe (qui a augmenté du fait du coût du brut mais aussi du raffinage) n'ait atteint 4€ ou même 3€.

Au passage, l'Etat n'empoche pas de cagnotte, ses recettes sont même en baisse : la hausse mécanique des rentrées de TVA par litre (liée à la hausse du brut et du raffinage) est largement contrebalancée par la baisse du nombre de litres consommés.

Ce résultat invite à concevoir que le prix du pétrole ne puisse pas rester durablement au-dessus de 120$/baril ou 3€/L, car un prix "modérément élevé" détruit déjà beaucoup de demande.

Évidemment, dans un scénario où la moitié de la production mondiale de pétrole serait instantanément anéantie, il faudrait des prix très élevés (au-dessus de 200$ le baril ?), durablement (des années ?) pour détruire suffisamment de demande et rééquilibrer le marché.

Certes, mais il faudrait pour cela une guerre mondiale à très haut degré d'escalade. Ce n'est pas le scénario que nous vivons en 2026, et cela n'enlève rien à l'idée que la demande semble plus élastique que certains pouvaient l'imaginer.

La destruction de demande peut prendre des formes plus ou moins agréables. Il y a des alternatives parfois difficiles à adopter mais relativement indolores (relativement) : covoiturage, télétravail, transports en commun, vélo ou encore passage à l'électrique (qui prend plus de temps que les autres alternatives mais finirait par avoir un impact notable).

Et il y a bien sûr des formes de destruction de demande relevant de véritables souffrances sociales, car beaucoup de gens n'ont pas d'alternative. Ils se retrouvent isolés, contraints de réduire leurs déplacements "non-essentiels". Le budget du ménage se voit rongé par les déplacements "essentiels" (sans parler de l'inflation à venir sur les produits essentiels hors-carburant).

Beaucoup de guillemets sont de mise dans ce post car certains termes du langage commun peuvent heurter en pareilles circonstances, et ce n'est évidemment pas l'objectif, qui est de se faire comprendre.

Nos pensées à toutes celles et ceux qui traversent actuellement de grosses difficultés.

(publié par Cyrus Farhangi)


Si les recettes de de TVA sur le carburant ont bondi de 710 millions d'euros par rapport à l'an dernier, celles correspondant à la TICPE ont chuté de plus d'un milliard en raison de la baisse de la consommation, indique Bercy ce mardi.

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EL Nino. On en parle, mais qu'en est-il réellement ?

23 septembre 2026 à 09:12
EL Nino. On en parle, mais qu'en est-il réellement ?

C'est de l'eau chaude en surface de l'océan pacifique au large de l'amérique du sud. Elle modifie beaucoup les circulations atmosphériques et la pluviométrie (moins à certains endroits, + à d'autres), mais surtout autour du pacifique au niveau de l'équateur.

Pourquoi celui de cette année est inquiétant ?
Un El Niño historique se prépare dans le Pacifique, et il pourrait battre tous les records depuis les années 1870.
Plus de 90 % de chances que cet épisode dépasse tous les El Niño enregistrés depuis les débuts des observations.

Les conséquences en 2027 risquent d'être critiques pour de nombreux pays. Il devrait aggraver la sécheresse en Afrique du Sud, Amazonie et en Asie de du sud Est , et les inondations au sud de l'Amérique du Sud et au sud des USA, localement catastrophiquement.

Cette étude synthétise les effets a venir :

Afrique australe :
sécheresse sévère, avec des déclarations de catastrophe au Zimbabwe, en Zambie et au Malawi, et le Zambèze réduit à son débit le plus bas jamais enregistré. En 2015-16, la récolte de maïs sud-africaine a chuté de près de moitié.

Asie du sud-est : incendies et pertes de production alimentaire
Indonésie, Malaisie et Singapour : la baisse des pluies augmente fortement le risque d'incendies et le risque sur la production alimentaire. Avec El Nino record de cette année, l'Inde pourrait significativement être impactée avec aussi des problèmes agricoles

Amazonie : trop sec et incendie en pagaille
Lors de l'épisode 2023-24, l'humidité et la biomasse forestière mesurées par satellite étaient au plus bas jamais enregistré, laissant présager une saison des feux encore plus sévère cette année.

Afrique de l'Est : trop de pluie, et des épidémies en prime
Le pic de cet El Niño devrait coïncider avec la petite saison des pluies d'octobre à décembre, augmentant le risque de choléra et de fièvre de la vallée du Rift — qui avait infecté des dizaines de milliers de personnes après les inondations de 1997-98.

Effet domino mondial
El Niño est le seul mode de variabilité climatique connu capable de provoquer des échecs de récoltes synchronisés dans plusieurs régions agricoles la même année. En 2023-24, les restrictions indiennes sur l'export de riz avaient déjà fait grimper les prix de 22 % ailleurs en Asie, pénalisant les pays africains importateurs.

Et après ? Un nouveau record de chaleur mondial
L'année suivant le pic d'un grand El Niño bat quasi systématiquement un record de température (1998, 2016, 2024). Les projections actuelles suggèrent que 2027 pourrait grimper à près de 1,8 °C au-dessus des niveaux préindustriels avec des impacts majeurs pour le mone entier, mais a longue échéance

L'urgence politique
L'auteur (Zeke Hausfather, climatologue à Berkeley Earth) appelle les gouvernements à agir maintenant : distribuer des semences résistantes à la sécheresse avant la saison des plantations d'octobre, renforcer les filets de sécurité agricole, et intensifier la prévention des incendies en Asie du sud est et en Amazonie.

https://www.nature.com/articles/d41586-026-02939-x

Remarque : les impacts d'EL Nino en europe occidentale ne sont pas directs et ce que nous avons vécu cette année et ce que nous allons vivre l'année prochaine est dû uniquement au réchauffement climatique.

(par Adrien Couzinier)



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Après l’été le plus chaud jamais connu en France, le gouvernement envisage de réduire de plus de 30 % le budget de l’Ademe

22 septembre 2026 à 18:44
🔥 L'été le plus chaud jamais enregistré en France. La réponse du gouvernement pour 2027 ? démolir un des rares outils opérationnels.

Après un été marqué par des canicules à répétition et une sécheresse sévère, le gouvernement envisagerait de réduire de plus de 30 % le budget de l'Ademe pour 2027.
Et contrairement à ce qu'on pourrait espérer, le Fonds chaleur ne serait pas épargné.

Ce programme finance les réseaux de chaleur renouvelable, mais aussi — c'est moins connu — les réseaux de froid renouvelable, qui permettent de rafraîchir des bâtiments tertiaires et publics (hôpitaux, écoles, Ehpad...) de façon bien plus efficace et sobre que des climatiseurs individuels. Un outil justement pensé pour faire face aux îlots de chaleur urbains et aux étés caniculaires à venir.

Selon une source interne citée par Le Monde, les discussions, qui partaient sur une stabilité de son budget (800 millions d'euros), ont dérivé en deux mois vers une hypothèse à 500 millions. Une chute qui, à ce niveau, se traduit concrètement par des projets abandonnés et d'autres jamais lancés — au moment même où on va en avoir le plus besoin.

https://www.lemonde.fr/planete/article/2026/09/17/apres-un-ete-de-canicules-et-de-secheresse-le-gouvernement-envisage-de-reduire-de-plus-de-30-le-budget-de-l-ademe_6776478_3244.html

https://www.facebook.com/reel/1608154134143117

Le gouvernement français actuel sabre le seul outil pour rafraîchir les établissements publics français, en pleine canicule chronique. 🌡️🔥

Oserais-je dire que le gouvernement actuel est déconnecté de la réalité ?

(par adrien Couzinier)


Selon les informations du « Monde », l’Agence de la transition écologique verrait son budget d’intervention amputé de plus de 300 millions d’euros.

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Un maire dispose de beaucoup de choses : un conseil municipal, un budget, des écoles, des voiries, parfois même un gymnase

22 septembre 2026 à 18:17
Un maire dispose de beaucoup de choses : un conseil municipal, un budget, des écoles, des voiries, parfois même un gymnase.

Mais il y en a une dont il ne dispose pas : de mètres carrés supplémentaires. La surface de sa commune est à peu près fixée une fois pour toutes.

Et pourtant, il faut y faire tenir logements, entreprises, équipements publics, terres agricoles, espaces naturels, zones capables d’absorber les pluies ou de limiter les effets des canicules (tiens donc !).

Et, accessoirement, des habitants qui aimeraient bien que leur commune reste agréable à vivre.

Alors, que fait-on quand tous ces usages doivent cohabiter sur une surface limitée ?
C’est là que la question des sols vivants devient centrale.

Car un sol n’est pas simplement une surface disponible pour construire. C’est un écosystème qui stocke du carbone, infiltre l’eau, accueille de la biodiversité et permet de produire notre alimentation.

Et surtout, un sol vivant ne se recrée pas en quelques années. Un parking, en revanche, oui.

La sobriété foncière consiste donc moins à « ne plus construire » qu’à se poser une question assez simple : quels usages voulons-nous faire de cette ressource limitée qu’est notre territoire ?

C’est une question éminemment locale. Et donc, en grande partie, une question de maires.

C’est le sujet des Rencontres nationales de la sobriété foncière, organisées le 30 septembre à la Sorbonne par l’@Institut de la Transition foncière et l’Institut de la transition environnementale de l’@Alliance Sorbonne Université.

Avec des maires, parlementaires, scientifiques, entreprises, associations et opérateurs publics, nous parlerons de sols vivants, d’aménagement, de prévention des risques et surtout de solutions concrètes pour faire de la sobriété foncière autre chose qu’un objectif inscrit dans une loi.

Le thème de cette édition résume assez bien le sujet : « Le maire et la terre : une reconnexion ? »

Inscriptions directement via ce lien : https://forms.gle/PbzLDb41udvkG2kU9

Programme : https://canva.link/472wsmt72ez8npy

📅 Mercredi 30 septembre
🕘 9h00 – 17h30
📍 Sorbonne Université, Campus des Cordeliers — 15 rue de l’École de médecine, Paris 6e

(par Jean-Noël Geist, en remerciant Margot Holvoet)

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L'indice de fécondité en Hongrie rechute de manière importante (au dernier pointage l'indice était même descendu de 1,31 en 2025...

22 septembre 2026 à 11:01
L'indice de fécondité en Hongrie rechute de manière importante (au dernier pointage l'indice était même descendu de 1,31 en 2025), et ce alors que le pays consacre l'équivalent de 5% de son PIB (soit ~10% de ses dépenses publiques) à sa politique familiale : prêts à taux zéro, subventions au logement, exonérations fiscales à vie pour les mères de plusieurs enfants...

Le coût de la vie, l'incertitude économique, l'émigration des jeunes parents, et les évolutions des aspirations des hommes et des femmes sont souvent avancés pour expliquer la baisse de fécondité.

La population de la Hongrie est tendanciellement en baisse lente depuis quelques décennies, et pourrait aller jusqu'à être divisée par 2 d'ici 2100.

Nous évoquons ce thème ici car le phénomène est mondial et la population est une des variables de l'équation de Kaya popularisée en France depuis près d'un quart de siècle par Jean-Marc Jancovici.

Les autres variables sont la richesse par habitant, l'intensité énergétique de l'économie, et l'intensité carbone de l'énergie.

CO2 = Population x (PIB/Population) x (Energie/PIB) x (CO2/Energie).

C'est un outil de réflexion où l'on peut imaginer remplacer l'énergie et le CO2 par d'autres indicateurs de consommation de ressources et de pollution.

Sur la question du changement climatique, en raison de l'inertie démographique, la dénatalité aurait un effet modéré sur la limitation du réchauffement.

Une baisse de la natalité ne réduit les émissions que plusieurs décennies plus tard, alors que l'urgence climatique nécessite des actions immédiates.

Cependant à plus long terme, la population d'un pays comme la Chine (premier émetteur mondial avec près d'un tiers des émissions de GES) pourrait être divisée par 2 à horizon 2100 et par 10 à horizon 2200 si l'indice de fécondité se maintenait durablement à 1 (ce n'est qu'un scénario).

Ce type de scénario ne saurait a priori être sans impact sur le climat et plus généralement sur l'environnement.

La population mondiale devrait atteindre un pic à 10 milliards d'habitants dans la deuxième moitié du siècle puis redescendre pour atteindre 7 à 9 milliards d'habitants en 2100 dans un scénario à fécondité faible de l'ONU.

Cet horizon est sensiblement différent d'un monde où la population mondiale aurait à nouveau quadruplé au 21e siècle, comme elle l'a fait au 20e siècle. Nous serions alors 24 milliards en 2100.

En attendant, Jean-Marc Jancovici a souvent rappelé que la planète ne peut pas supporter durablement une population de 8-10 milliards d'êtres humains vivant selon les standards actuels des pays développés : "Ou bien on régule nous-mêmes, ou bien ça se fera par des pandémies, des famines ou des conflits" (interview en 2022 pour France Info).

(publié par Cyrus Farhangi



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Reçu — 21 septembre 2026 ⏭ Jean-Marc Jancovici on Facebook

"C'est choquant": le litre de gazole atteint les 2,99 euros dans cette ville, le prix moyen atteint aussi un record

18 septembre 2026 à 17:27
2008 vs 2026 : même prix du baril en dollars, mais gazole presque deux fois plus cher à la pompe. Comment est-ce possible ? Décryptage.

Le gazole flirte avec 2,40 €/L aujourd'hui en moyenne en France, contre environ 1,30-1,35 €/L en 2008 — alors que le prix du baril de pétrole brut en dollars est resté à peu près stable entre ces deux dates (autour de 95-100 $ en moyenne sur l'année, avec des pics dans les deux cas).

Trois facteurs expliquent l'essentiel de l'écart :

1️⃣ L'euro s'est affaibli face au dollar. 1,47 $ pour 1 € en 2008, environ 1,16 $ cette année. Le pétrole étant payé en dollars, cela renchérit mécaniquement la facture d'environ 25 % rien qu'avec le change — sans que le prix du baril ait bougé.

2️⃣ Les taxes ont augmenté, mais nettement moins que certains ne le prétendent.

La taxe spécifique sur le gazole (TICPE) est passée de 42,8 à 59,4 centimes par litre entre 2008 et 2018, notamment pour rattraper la fiscalité sur l'essence. Elle est gelée depuis 2018 et l'épisode des Gilets jaunes. La TICPE n'y est donc pour rien dans la hausse du prix à la pompe cette année.

Un dispositif moins connu a légèrement augmenté : les Certificats d'Économies d'Énergie (CEE), obligation imposée aux fournisseurs d'énergie qu'ils répercutent sur le prix à la pompe. Son poids a augmenté de 11 à 16 centimes par litre au 1ᵉʳ janvier 2026.

La TVA (20%) amplifie automatiquement de 20% toute hausse par ailleurs (brut, raffinage, change) sans être cependant un choix fiscal nouveau.

3️⃣ Le raffinage est en crise. Les frappes ukrainiennes ont mis hors service 30 à 45 % des capacités de raffinage russes, et le conflit déclenché par les Etats-Unis dans le Golfe Persique au printemps a endommagé des dizaines d'installations pétrolières et gazières dans le Golfe (raffineries, oléoducs... auxquels se rajoutent le pétrole déjà raffiné bloqué dans le détroit d'Ormuz). Résultat : le marché mondial du diesel est tendu, et les marges de raffinage sont élevées, indépendamment du prix du pétrole brut.

(publié par Cyrus Farhangi)


Après le litre d'essence qui a dépassé son record de 2022 il y a quelques jours, c'est le litre de diesel qui a atteint son record datant du mois d'avril, à 2,39€ en moyenne d'après les chiffres du gouvernement. Sur plus de 700 stations recensées le gazole se vend à plus de 2,50 euros le li...

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Passer du Gazoduc au GNL : illustration supplémentaire de notre contraction énergétique 🚢❄️

17 septembre 2026 à 15:39
Passer du Gazoduc au GNL : illustration supplémentaire de notre contraction énergétique 🚢❄️

Depuis 2022, l'Europe a massivement remplacé le gaz russe (qui arrivait par gazoduc) par du Gaz Naturel Liquéfié (GNL) venu par bateau des États-Unis ou du Qatar (depuis mars 2026, la destruction de la raffinerie de Ras Laffan et le blocage du détroit d'Ormuz perturbent grandement cet approvisionnemt).

Cette bascule masque un appauvrissement physique important pour notre continent.

La part du GNL dans le commerce mondial de gaz fossile est passée de 27% en l’an 2000 (VS 73% pour le commerce par gazoducs) à 54% aujourd’hui. En Europe, la part du GNL dans nos importations totales de gaz a fait un bond fulgurant, passant de 20% en 2021 à 45% aujourd’hui.

Traduction : une région importatrice de gaz comme l'Europe est de plus en plus dépendante du GNL, énergie bien moins avantageuse que le gaz acheminé par gazoduc.

Dans la grille de lecture de Jean-Marc Jancovici et de spécialistes de l'économie biophysique comme Tim Morgan, ce n'est pas tant le prix financier qui compte réellement (bien que celui-ci soit plus élevé pour le GNL), mais le "Coût Énergétique de l'Énergie" : combien d'énergie faut-il dépenser juste pour obtenir cette énergie ?

Sur ce point, la physique est implacable :
* Le gazoduc (coût énergétique relativement faible) : pousser du gaz dans un tuyau terrestre avec quelques compresseurs ne réclame qu'une faible portion de l'énergie transportée.
* Le GNL (grosse dépense énergétique) : pour transporter ce même gaz par bateau, il faut lutter contre la physique en le refroidissant à -162°C pour le rendre liquide. Créer un tel froid industriel demande une énergie colossale. Ensuite, il faut l'expédier par méthanier à travers l'océan, et enfin le réchauffer (regazéification) pour l'injecter dans nos réseaux.

Selon une étude du cabinet Carbone 4 (cofondé par JMJ), la filière du GNL américain est « près de deux fois plus énergivore et ainsi plus de deux fois plus émissive que le transport par gazoduc ». Ce coût est aggravé par le fait qu'environ 79 % du gaz américain provient du gaz de schiste, dont l'extraction par fracturation hydraulique est déjà très complexe et couteuse en énergie.
Au total, la chaîne du GNL va souvent consommer entre 20 % et 25 % de son énergie avant même d'arriver dans votre chaudière ou votre usine.

En d’autres termes, pour obtenir exactement la même flamme dans notre chaudière, l'Europe doit aujourd'hui mobiliser beaucoup plus de capital, de bateaux et détruire beaucoup plus d'énergie primaire qu'avant. C'est l'illustration parfaite de la contraction physique de notre économie : nous devons puiser toujours plus d'énergie et de ressources juste pour maintenir le système en fonctionnement, ce qui ampute mécaniquement la part restante pour accroitre notre consommation matérielle.

Des tendances semblables sont à l’œuvre sur le pétrole : le monde est de plus en plus dépendant de pétrole de schiste, de sables bitumineux et autres gisements nécessitant de plus en plus d’énergie pour être exploités.

(publié par Cyrus Farhangi)



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Un commun accord pour 2027 !

17 septembre 2026 à 10:27
Jean-Marc Jancovici : À quoi bon se battre quand tout le monde s'en fout ?

Dans cet épisode des Lueurs, Jean-Marc Jancovici se livre comme rarement. Loin des plateaux où il aligne les chiffres sur le climat, il raconte comment une simple ligne lue par hasard sur les gaz à effet de serre, au milieu des années 90, a fait basculer toute sa trajectoire. De consultant en télécoms passionné par une découverte intellectuelle, il devient peu à peu LE vulgarisateur du changement climatique en France, fondateur de Carbone 4 et du Shift Project.

Il y distingue avec clarté les faits (indiscutables) des opinions (qui divergent même chez les convaincus), refuse le costume d'« homme providentiel », et explique que ses renoncements personnels (voiture, avion) lui ont finalement coûté... presque rien. Il détaille aussi son art de convaincre : ni la peur seule, ni le rêve seul, mais les deux ensemble — comprendre la menace ET donner une direction désirable.

Le plus touchant : sa réflexion sur la mort, le sens, et pourquoi il refuse de céder au désespoir malgré la gravité de ce qu'il sait — parce que le désespoir, dit-il, ne construit jamais rien.

Quelques phrases :

" le consumérisme, c'est une espèce de comportement compulsif pour combler le vide intérieur de notre époque"

"il faut trouver le futur souhaitable à la situation dans laquelle on est aujourd'hui"

"il faut retrouver du sens à nos existences"

"il faut chercher dans la direction de projets collectifs enthousiasmant"

"l'action collective rend optimiste"

" j'espère qu'on va avoir envie de s'enthousiasmer ensemble pour quelque chose qui nous permette de rêver tout en respectant les limites du monde dans lequel nous sommes"

"Carbone 4 et The Shift Project lance Un Commun Accord qui est l'organisation d'une assemblée citoyenne dans le cadre des élections présidentielles"

La vidéo d'interview :
https://www.youtube.com/watch?v=nwXF4gimuG8

La participation à un chouette projet commun :
https://fr.ulule.com/un-commun-accord/

(par adrien Couzinier)


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