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Reçu — 15 septembre 2026 ⏭ Jean-Marc Jancovici on Facebook

"La joie et la bonne humeur" comme dirait JMJ

14 septembre 2026 à 13:34
"La joie et la bonne humeur" comme dirait JMJ. Etude récemment parue d'Abernethy et al qui met en lumière un "angle mort" inquiétant dans nos prévisions climatiques. Le réchauffement de la planète provoque lui-même de nouvelles émissions de gaz à effet de serre naturelles, créant ainsi un cercle vicieux.

Habituellement, quand on parle de réduire les gaz à effet de serre, on se concentre sur les activités humaines (usines, voitures, agriculture). Mais la nature stocke elle aussi d'immenses quantités de carbone.

L'étude se penche sur ce qu'on appelle les émissions induites par le réchauffement. Le principe est simple : plus il fait chaud, plus certains écosystèmes naturels réagissent mal et relâchent du carbone, ce qui réchauffe encore plus la planète.

Les chercheurs ont étudié quatre grandes sources naturelles qui s'emballent avec la chaleur :

1) Le pergélisol (permafrost) : ces sols gelés en permanence dans le Grand Nord dégèlent et libèrent de grandes quantités de méthane.

2) Les feux de forêt : avec la sécheresse, ils sont plus fréquents et intenses, détruisant des arbres qui relâchent tout le CO2 qu'ils avaient stocké.

3) Les zones humides et 4) les eaux douces : sous l'effet de la chaleur, les bactéries qui y vivent s'activent et émettent davantage de gaz.

L'alerte majeure de cette étude est que la plupart des modèles climatiques actuels (comme ceux utilisés par le GIEC) n'intègrent pas totalement ces réactions naturelles. C'est un peu comme essayer de calculer le temps de cuisson d'un plat sans savoir que le four va continuer de chauffer tout seul de plus en plus fort. Cela signifie que nos prévisions actuelles sous-estiment systématiquement le réchauffement à venir.

Les chercheurs ont calculé ce qui se passerait si on intégrait ces sources naturelles dans les prévisions :

1) Un effet multiplicateur (20 à 30 %) : ces émissions naturelles vont amplifier le réchauffement causé par l'homme d'environ un quart d'ici la fin du siècle.

2) Jusqu'à +0,5°C supplémentaire : d'ici 2100, ces boucles de rétroaction pourraient rajouter un demi-degré de réchauffement à elles seules (réparti à parts égales entre le CO2 et le méthane).

Ces résultats pourraient sous-estimer la réalité en ignorant certaines sources (dépérissement forestier, riz) et l'effet boule de neige (les émissions s'amplifiant entre elles). À l'inverse, ils pourraient être surestimés car des mécanismes naturels de refroidissement, comme les aérosols ou la repousse végétale après un incendie, n'ont pas été intégrés.

Quoi qu'il en soit, le message semble assez clair : notre marge de manœuvre (notre "budget carbone") est encore plus petite que ce que l'on pensait. Puisque la nature va contribuer au problème de manière autonome, nous devons réduire nos propres émissions encore plus vite et plus drastiquement pour éviter de déclencher de façon irréversible ces bombes à retardement climatiques.

(publié par Cyrus Farhangi)



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Reçu — 13 septembre 2026 ⏭ Jean-Marc Jancovici on Facebook

La crise du transport de pétrole brut s'aggrave, à laquelle se rajoute une crise du raffinage (notamment diesel)

11 septembre 2026 à 22:14
La crise du transport de pétrole brut s'aggrave, à laquelle se rajoute une crise du raffinage (notamment diesel). Les Houthis sont, dans les deux cas, un acteur important. Ce groupe de rebelles "pro-iraniens" était insignifiant et faiblement armé il y a 10-15 ans. Il est aujourd'hui entraîné par la force Al-Qods des Pasdarans, compte 600 000 combattants, et dispose d'un armement sophistiqué (dont des missiles balistiques). Les Houthis contrôlent aujourd'hui un tiers du territoire yemenite, dont la capitale Sanaa. Territoire où vivent trois quarts de la population yemenite, soit 25 millions de personnes. Et ils contrôlent donc désormais la côte ouest du pays, dont le détroit de Bab El Mandeb.

Revenons à la double crise pétrolière.

1) De nombreuses raffineries ont été sévèrement endommagées cette année en Russie et autour du Golfe Persique. A la flambée du prix du pétrole brut se rajoute ainsi une flambée du "diesel crack spread".

Les Houthis ont mené des frappes de drones sur la raffinerie de Jaran en Arabie Saoudite en juillet, et de nouveau il y a quelques jours.

On parle là de 400 000 barils par jour de capacité, ce qui est loin d'être négligeable.

La raffinerie fonctionnait déjà à régime réduit ou à l'arrêt partiel à la suite des attaques de juillet. Les données de suivi maritime (Kpler) indiquent désormais un arrêt quasi total des chargements de pétrole raffiné au départ du terminal de Jazan.

Les Houthis pourraient cibler d'autres raffineries saoudiennes à l'avenir.

2) Les Houthis viennent de prendre le contrôle du Détroit de Bab El Mandeb suite à une percée rapide lui donnant le contrôle du port stratégique de Moka, ainsi que deux iles de la Mer Rouge.

Les bateaux arrivant de l'océan indien peuvent contourner ce Détroit en passant par le sud de l'Afrique (Cap de Bon espérance), mais le problème est ailleurs.

Depuis la guerre déclenchée par Israël et les États-Unis en Iran, l'Arabie Saoudite utilise le pipeline Est-Ouest pour contourner le Détroit d'Ormuz et transférer son pétrole jusqu'à la Mer Rouge, au Port de Yanbu.

On parle tout de même là de 7 millions de barils par jour arrivant à Yanbu, soit près de 7% du pétrole mondial.

Le commerce du port de Yanbu et ses flux pétroliers risquent désormais d'être fortement perturbés. L'impact se joue sur deux fronts : la logistique des tankers et les attaques directes sur le réseau de pipelines.

Bab el-Mandeb est désormais une impasse pour les exportations saoudiennes vers l'Asie. Les pétroliers chargés à Yanbu ne peuvent plus descendre vers le sud à travers Bab el-Mandeb sans risque majeur d'attaque.

Pour contourner ce blocage et livrer l'Asie depuis Yanbu, les navires doivent monter vers le nord, franchir le canal de Suez, traverser la Méditerranée, puis faire tout le tour de l'Afrique par le cap de Bonne-Espérance pour rejoindre l'océan Indien. Cela rallonge les trajets de 4 à 7 semaines.

Or il existe aussi des contraintes physiques des supertankers (VLCC). Les plus grands pétroliers à pleine charge ne peuvent pas franchir le canal de Suez à cause de leur tirant d'eau. Ils doivent décharger une partie de leur cargaison dans l'oléoduc égyptien SUMED ou naviguer partiellement remplis, ce qui réduit considérablement le rendement de la flotte mondiale et fait exploser les coûts de fret.

A ce blocage de la navigation se rajoute une menace directe des Houthis sur le pipeline Est-Ouest. Cette infrastructure terrestre elle-même fait l'objet de frappes. L'oléoduc traverse plus de 1 200 km de désert. Ses stations de pompage (notamment autour de Médine) sont devenues des cibles stratégiques pour les drones et missiles houthis.

Récemment, des anomalies thermiques et des incendies identifiés par satellite le long du tracé du Petroline ont suscité de vives inquiétudes sur une réduction forcée du débit d'acheminement brut vers Yanbu.

Alors que Yanbu était censé servir de soupape de sécurité pour la monarchie saoudienne face aux tensions dans le Golfe Persique, la combinaison du contrôle Houthi sur Bab el-Mandeb et des frappes sur les infrastructures terrestres transforme la mer Rouge en un véritable goulot d'étranglement pour les exportations saoudiennes.

Ce dossier est à suivre attentivement pour comprendre les évolutions de la donne énergétique, donc de l'économie monddiale.

(publié par Cyrus Farhangi)



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On répète depuis quarante ans que l'Amérique croît plus vite que l'Europe

11 septembre 2026 à 12:35
On répète depuis quarante ans que l'Amérique croît plus vite que l'Europe. C'est en partie vrai (pour des raisons énergétiques), et et presque entièrement faux (pour des raisons démographiques).

Post de Vincent Cathelineau.

« Entre 1980 et 2019, le PIB américain a progressé d'environ 2,7 % par an contre 2,0 % pour l'Europe de l'Ouest. Mais rapporté à la population, l'écart s'effondre : 1,6 % par an d'un côté, 1,5 % de l'autre. Les deux tiers de la fameuse surperformance américaine tiennent à une seule chose, les Américains font plus d'enfants et accueillent plus d'immigrés. Par habitant, l'Europe a tenu le rythme pendant quarante ans. C'est ce point de départ qu'il faut avoir en tête pour mesurer ce qui vient de se passer.

Depuis 2023, une fois digéré le rebond post-Covid, la mécanique s'est cassée. En parité de pouvoir d'achat par habitant, les États-Unis ont gagné environ 7,5 % sur quatre ans, projections 2026 du FMI incluses. L'Europe de l'Ouest, Royaume-Uni et Suisse compris, Irlande exclue pour cause de comptes nationaux fantaisistes, a gagné 2,4 %. L'écart observé est de 5,2 points.

La tendance historique aurait produit un écart de 0,6. Il manque donc environ 4,5 points de PIB par habitant, entre 4,2 et 4,9 selon les révisions de population à venir. Quatre ans et demi de croissance normale, évaporés en quatre ans.

L'année 2023 mérite qu'on s'y arrête. Zéro virgule un pour cent de croissance par habitant pour l'Europe de l'Ouest. Une année blanche, la première hors récession depuis la création de l'euro. Pendant ce temps, les États-Unis faisaient 1,9 % de croissance par habitant. Avec un million d'entrants supplémentaires à absorber, ce qui aurait dû mécaniquement diluer leur performance. L'Allemagne, l'Autriche, la Finlande et la Suède reculaient. Seule l'Espagne, qui n'a jamais dépendu du gaz russe, tenait la baraque.

On me dira que tout n'est pas la faute de la guerre en Ukraine.

C'est exact, et c'est pire que ça. Les déficits fédéraux à 6 ou 7 % du PIB, la vague d'investissement dans l'intelligence artificielle que le FMI cite lui-même comme moteur américain, la concurrence chinoise sur l'automobile allemande expliquent une partie de l'écart. Mais regardez ce qui se passe en 2026 : le détroit d'Ormuz se ferme, le gaz européen prend 25 %, le gaz américain 10 %, et le FMI révise la zone euro à la baisse en expliquant noir sur blanc que les États-Unis, exportateurs nets d'énergie, ne subissent qu'un impact limité.

Deux guerres, à quatre ans d'intervalle, sur deux continents différents, et exactement la même asymétrie : l'Europe paie, l'Amérique encaisse. Quand la même cause produit deux fois le même effet, on ne parle plus de coïncidence, on parle de structure. L'Europe n'a pas un problème de conjoncture, elle a un problème de dépendance énergétique, et chaque crise mondiale lui en présente la facture. Le calendrier ne ment pas : la rupture est datée, elle coïncide avec le triplement du prix du gaz et de l'électricité de gros, et elle frappe d'abord les pays dont l'industrie tournait au gaz.

Traduit en monnaie, 4,5 points de PIB par habitant font environ 3 000 dollars de production annuelle par Européen qui n'existent pas fin 2026, soit près de 1 000 milliards de dollars par an à l'échelle du continent. Ce n'est pas un choc, c'est une hémorragie qui continue : le FMI attend encore 0,9 % pour la zone euro en 2026 contre 2,3 % outre-Atlantique.

Le débat public européen parle de sobriété, de taxonomie et de trajectoires. Il devrait parler d'énergie abondante et bon marché, parce que c'est la seule variable dont l'absence explique à la fois la date, l'ampleur et la géographie de ce décrochage. »

(publié par Cyrus Farhangi)



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Reçu — 11 septembre 2026 ⏭ Jean-Marc Jancovici on Facebook

Électro-puissance

9 septembre 2026 à 09:21
Électro-puissance. Le choix français de la réindustrialisation et de la protection

La France a tout à gagner à convertir ses moyens de consommation à l'électricité et à forcer ce passage. Selon un rapport de la Fondation Jean-Jaurès, co-écrit par Neil Makaroff, l'électrification et la défossilisation de notre économie sont les premiers moteurs d'emplois industriels.

Electrifier ... est en réalité un investissement ! De combien aggravons nous notre déficit commercial à chaque fois que nous faisons un plein d'essence ou que nous allumons un chauffage à gaz ?
58 milliards d'euros d'importations par an au total en pétrole et du gaz en 2025 ! Rien que la partie États-Unis et à la Russie équivaut à 450 euros versés en moyenne par chaque ménage français !

En ce moment, les prix de l'essence et du gaz montent... mais ceux qui roulent en électrique ou qui ont installé une pompe à chaleur regarde cela avec éloignement, n'étant que peu touché par ces soubresauts énergétiques grâce à notre production locale d'électricité.

La dépendance de la France au pétrole et au gaz constitue aujourd’hui un risque économique, social et géopolitique et le pays est en situation de vulnérabilité permanente. Mais cette dépendance est loin d’être une fatalité puisque la France dispose d’avantages stratégiques considérables : une électricité issue de sources bas-carbone, et une base industrielle dans les batteries, les pompes à chaleur, les véhicules électriques et l’éolien. Dans ce rapport, les auteurs identifient l’enjeu majeur pour notre pays : transformer cet avantage électrique en puissance économique, en électrifiant massivement les usages des ménages et des entreprises.

La France devrait devenir une « électro-puissance démocratique » : utiliser son avantage d'une électricité abondante, décarbonée et peu chère (95% bas-carbone) pour se protéger des chocs géopolitiques liés aux hydrocarbures et réindustrialiser son économie

D’ici 2032, faire de la France une électro-puissance a le potentiel de

- Créer 3100 emplois industriels par mois en lien avec la décarbonation pour atteindre 354 778 salariés ;
-sécuriser 8 millions de logements et 7millions d’automobilistes vis-à-vis du pétrole et du gaz ;
-faire économiser jusqu’à 3120 euros par an aux ménages qui basculent vers un véhicule électrique et une pompe à chaleur.

Objectif proposé : 40% d'électricité dans le mix énergétique en 2030-2032, 50% en 2040 (contre 27% aujourd'hui).

Réindustrialisation verte

168 272 emplois industriels sont déjà liés à la décarbonation (+ de 160 sites), avec un potentiel de 354 778 emplois en 2032 (+3 100 emplois/mois).

Les secteurs clés : batteries (« vallée de la batterie » à Dunkerque), éolien en mer (façade atlantique), pompes à chaleur (40 usines dans le nord), véhicules électriques (Renault à Douai, Stellantis).
L'instabilité politique française est la principale menace (ex. moratoire éolien/solaire manqué de peu à l'Assemblée en 2025, fermetures d'usines de pompes à chaleur après revirements politiques).

Recommandations principales :
Plan d'investissement « France 2040 » : mobiliser 52 milliards d'euros d'ici 2030 (clause dérogatoire européenne, revenus ETS, superprofits pétroliers, épargne réglementée).
Politique industrielle « made in Europe » : préférence européenne dans les aides publiques, garanties publiques pour les chaînes de valeur stratégiques.
Faire de l'électricité un bouclier social : rééquilibrer la fiscalité électricité/gaz, renforcer MaPrimeRénov', le leasing social et le bonus véhicules électriques, développer le stockage par batteries (objectif 8 GW en 2032 contre 0,52 GW aujourd'hui).

Conclusion

Le rapport présente ce choix comme positif pour le prochain quinquennat, mais souligne que les échéances électorales de 2027 et les attaques politiques contre la transition écologique font peser un risque réel de retour en arrière, qui coûterait cher en emplois et en pouvoir d'achat.

https://www.jean-jaures.org/publication/electro-puissance-le-choix-francais-de-la-reindustrialisation-et-de-la-protection/

(par adrien Couzinier)


La dépendance de la France au pétrole et au gaz est loin d'être une fatalité car elle dispose d'avantages stratégiques considérables.

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Reçu — 8 septembre 2026 ⏭ Jean-Marc Jancovici on Facebook

débat TV entre les candidats sur le climat (et autres)

7 septembre 2026 à 19:55
débat TV entre les candidats sur le climat (et autres)
BFMTV mercredi 9 septembre 21h

BFMTV organise ce mercredi un grand débat entre les candidats à l'élection présidentielle sur les questions écologiques. Francois Gemenne aura le plaisir de les interroger en plateau, aux côtés des journalistes françois Pitrel et Marc HAY.

Après l'été que nous venons de passer, quels sont les enjeux qui vous semblent prioritaires ? Quelles sont les questions que vous souhaiteriez que je leur pose ? Sur quels sujets voudriez-vous voir les candidats se positionner ? N'hésitez pas à nous faire des suggestions dans les commentaires, on transmettra à M Gemenne

(par adrien Couzinier)



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Reçu — 7 septembre 2026 ⏭ Jean-Marc Jancovici on Facebook

"ON NE POURRA PAS TOUT SAUVER" : préparez-vous à choisir - Jean-Marc Jancovici

6 septembre 2026 à 13:00
ON NE POURRA PAS TOUT SAUVER" : préparez-vous à choisir

Entretien avec Jean-Marc Jancovici (co-fondateur de Carbone 4, président du Shift Project) pour la chaîne Élucide, sur le climat, l'énergie et la fin de l'abondance.

👉Un été qui n'a rien d'anormal dans un climat qui dérive

Jancovici rappelle que l'été caniculaire et les mégafeux n'étaient pas datables à l'avance, mais totalement attendus dans les modèles climatiques depuis des décennies. La France a battu son record de surface brûlée (+30% par rapport au précédent record), à cause d'une végétation de plus en plus sèche et inflammable.

👉 La géopolitique des ressources, dans un monde en tension sur les ressources

Jancovici relie les tensions récentes (Venezuela, Iran, détroit d'Ormuz) à une compétition croissante pour des ressources qui se raréfient — sans prétendre lire dans les pensées de Trump.
Face aux contraintes, nos responsables politiques ont une croyance forte dans le simple changement de fournisseurs, alors que cela ne fait que transférer la dépendance, dépendance qui s'accroit sans cesse dans un monde en tension sur les ressources, mais nos responsables politiques préfèrent promettre des choses faciles sans trop se poser de questions .
"En politique, souvent la promesse précède la réflexion."
Quant à la capacité d'anticipation de notre élite politique, elle est très faible : elle fait partie de l'extrême minorité qui profite encore de la croissance mondiale et "ne se sentent pas investie de la responsabilité de faire le bonheur des gens qui n'en font pas partie."

👉 La souveraineté énergétique : un mythe

Même le nucléaire et les renouvelables français dépendent d'importations (acier, ciment, minerais). Sa conclusion : la vraie souveraineté énergétique n'existe pas, il n'y a que des degrés de dépendance.

👉 Le PIB, une fiction de plus en plus détachée du réel

L'économie physique européenne - et donc française - (tonnes transportées, mètres carrés construits, voitures produites) a atteint son pic en 2007 — année du pic énergétique européen — et décline depuis, même si le PIB officiel continue "d'augmenter" grâce à des conventions comptables de moins en moins fiables (services, inflation mal mesurée).
Et avec une économie réelle en déclin (et qui va s'accélérer) "On ne pourra pas en même temps construire des stades, construire des data centers, augmenter tout le monde... et payer l'adaptation."
Surtout que l'adaptation climatique ne rapporte pas d'argent : "c'est un investissement improductif, comparable à une prime d'assurance".

👉 Les fausses solutions techniques

Les pompes à carbone atmosphérique ? Une "chimère" : pour capter le CO2 émis chaque année, il faudrait consacrer toute l'électricité et tout le pétrole mondial à cette seule tâche.
Cela ne correspond pas aux projections des économistes car "Le progrès technique, c'est une baguette magique pour les économistes."
quant aux mesures d'adaptation technique, elles ont leur limite : "On ne climatise pas les forêts."

👉 Nucléaire : un regret

Jancovici aurait préféré miser sur la 4e génération (surgénérateurs, comme Superphénix) plutôt que sur les EPR2, car ces derniers restent dépendants de l'uranium 235, une ressource limitée.

🎉 Le projet "Un Commun Accord"

Jancovici lance une initiative citoyenne (assemblée tirée au sort) pour discuter des grands dilemmes collectifs pendant la présidentielle de 2027, plutôt que de laisser le débat politique se réduire à des "problèmes d'intendance".

https://www.youtube.com/watch?v=oVnUUOf-96w

(par adrien Couzinier)


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Reçu — 5 septembre 2026 ⏭ Jean-Marc Jancovici on Facebook

High Oil Prices Speed Up China’s Shift Away From Crude | OilPrice.com

4 septembre 2026 à 12:43
Les prix élevés du pétrole accélèrent l'abandon progressif du brut par la Chine, notamment par l'électrification des voitures... mais aussi voire surtout des camions !

Traduction d'un article de Julianne Geiger - Oil Price News

"La consommation de pétrole de la Chine a chuté de 9 % d'une année sur l'autre au deuxième trimestre, le coût élevé du brut ayant accéléré l'utilisation de voitures, de camions, de trains et d'équipements industriels électriques.

Cette baisse a contribué à réduire les émissions de dioxyde de carbone de la Chine de 1 % au cours du trimestre, selon une analyse du Centre de recherche sur l'énergie et l'air pur (CREA). Il s'agit de la première baisse trimestrielle des émissions en Chine due principalement à la diminution de la consommation de pétrole.

Les émissions du secteur de l'énergie ont augmenté de 3 % au cours de la même période, en raison de la hausse de la production d'électricité à partir du charbon.

Les véhicules électriques (VE) ont remplacé 36 millions de tonnes métriques de pétrole au cours du premier semestre 2026, représentant environ un tiers de la réduction de la demande pétrolière chinoise. Les VE ont remplacé 19 millions de tonnes au cours du seul deuxième trimestre, soit 50 % de plus qu'un an auparavant.

Les camions électriques ont entraîné le changement le plus rapide. L'utilisation de carburants alternatifs dans le secteur du transport routier en Chine a bondi de 90 % en glissement annuel entre janvier et juin, réduisant la consommation de diesel dans l'un des plus grands marchés de carburant de transport du pays.

Le pétrole est devenu plus cher après que la guerre en Iran a perturbé l'approvisionnement depuis le golfe Persique et le trafic maritime par le détroit d'Ormuz. La Chine a réduit ses importations de brut et puisé plus largement dans ses stocks. Dans le même temps, les VE et les camions électriques remplaçaient davantage d'essence et de diesel, offrant à la Chine un autre moyen de réduire son exposition aux prix élevés du pétrole.

L'utilisation du pétrole a également diminué dans la construction et l'exploitation minière, les équipements électriques remplaçant les machines fonctionnant au diesel. Le ralentissement de la croissance du secteur chimique chinois a réduit une autre source de demande pétrolière.

Le CREA estime que la baisse de la consommation de pétrole a permis d'éviter l'émission d'environ 35 millions de tonnes de dioxyde de carbone au deuxième trimestre, soit environ 1,3 % des émissions totales de la Chine au cours de cette période. Ce calcul inclut les émissions associées à l'électricité utilisée pour recharger les VE.

La Chine reste le premier importateur mondial de brut, ce qui confère aux changements de sa flotte de transport des conséquences allant bien au-delà de ses simples chiffres d'émissions.

Le CREA s'attend à ce que les émissions chinoises puissent baisser sur l'ensemble de l'année, à mesure que la demande de pétrole faiblit, que l'activité immobilière reste modérée et que la production carbochimique (transformation du charbon en produits chimiques) tourne à une capacité quasi maximale.

Pour les producteurs de pétrole, cette baisse de 9 % est le chiffre à surveiller. L'énorme parc de véhicules électriques de la Chine érodait déjà la demande d'essence. Un brut à plus de 90 dollars accélère désormais également le remplacement du diesel."

(publié par Cyrus Farhangi)


China’s oil consumption fell 9% year over year in the second quarter as expensive crude accelerated the use of electric cars, trucks, rail and industrial equipment.

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Jean-Marc Jancovici répond aux auditeurs de RTL

3 septembre 2026 à 22:24
Jean-Marc Jancovici était l'invité de l'émission 'Les auditeurs ont la parole' sur RTL avec Amandine Bégot le 3 septembre 2026.
Face aux questions des auditeurs, il livre une analyse sans filtre sur l'état critique des stocks de gaz, les défis de la transition énergétique et l'avenir économique de la France
https://www.youtube.com/watch?v=KYs9LuXlaNA
(posté par Joëlle Leconte)


Jean-Marc Jancovici est l'invité de l'émission 'Les auditeurs ont l...

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"Réussir à l’ère des crises" : ­Un livre pour peser dans le débat public

3 septembre 2026 à 15:43
"Réussir à l’ère des crises" : ­Un livre pour peser dans le débat public

L’équipe du Shift Project a le plaisir de vous inviter à la soirée de lancement de son nouveau livre "Réussir à l’ère des crises" : Un plan robuste pour l'économie française, publié aux éditions Odile Jacob et disponible en librairie à partir du 14 octobre.

Nous vous donnons rendez-vous mercredi 14 octobre à partir de 18h30 en direct sur YouTube, pour la soirée de lancement en présence de Jean-Marc Jancovici, des experts du Shift Project et de nombreux intervenants !

Après le Plan de transformation de l’économie française publié en 2022, le Shift Project franchit aujourd’hui une nouvelle étape avec son Plan robuste pour l’économie française.

Porté par des dizaines de milliers de donateurs, de membres des Shifters et de professionnels engagés, ce travail collectif et inédit par son ampleur vise à structurer des réponses concrètes aux multiples crises contemporaines.

À six mois de l’élection présidentielle de 2027, le Shift Project poursuit un objectif clair : donner à la France les moyens de faire face aux crises et de reprendre son avenir en main. Réussir cette transition, ce n’est pas seulement réduire nos émissions, c’est sécuriser notre économie, renforcer notre souveraineté et retrouver des marges de manœuvre dans un monde instable.

Par ce livre et sa campagne, le Shift souhaite mettre les enjeux énergie-climat au cœur de la campagne médiatique.

Conçu pour faciliter la compréhension des enjeux et des solutions, le livre bénéficie d’un important travail éditorial et visuel, enrichi par de nombreuses infographies ainsi que par des dessins inédits de Christophe Blain.

Informations pratiques

Date : mercredi 14 octobre à partir de 18h30
Programme : en cours de finalisation
Diffusion : en direct sur YouTube : https://www.youtube.com/watch?v=axefactmgec
Inscrivez-vous dès maintenant : https://theshiftproject.org/evenements/sortie-livre-plan-robuste/

Nous espérons vous voir nombreux à l’occasion de cette soirée, et nous vous souhaitons une belle rentrée !

L'équipe du Shift Project



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Article du Dr

2 septembre 2026 à 17:23
Article du Dr. Serge Zaka : "Je pense que l’on peut désormais affirmer que la France traverse la plus grandes catastrophe agricole nationale depuis 1945. Sans aide publique, 30 000 à 35 000 exploitations pourraient se retrouver en situation de faillite, soit près de 10 % des exploitations agricoles françaises. C’est monstrueux.

Les conditions climatiques exceptionnelles que nous connaissons aujourd’hui se rapprochent de ce qui deviendra beaucoup plus fréquent, voire ordinaire, dans les prochaines décennies. 2026 sera dans la moyenne de 2050. Nous connaîtrons encore des années plus chaudes et plus extrêmes que 2026.

Le constat devient donc difficile à éviter : notre modèle agricole n’est pas suffisamment préparé au changement climatique qui arrive. C’est aussi le résultat d’un échec politique collectif : les gouvernements successifs n’ont pas suffisamment pris la mesure de l’ampleur des bouleversements que le changement climatique impose déjà, et imposera demain, à notre agriculture.

Il ne s’agit plus seulement de réparer les dégâts après chaque sécheresse, canicule ou mauvaise récolte. Il faut désormais engager une transformation structurelle de notre agriculture.

Voici sur ce graphique les pertes de rendement les plus fiables que j'ai pu trouver par rapport à la moyenne de 5 dernières années (uniquement pour les cultures de printemps et d'été).

Sur la production agricole et son adaptation au changement climatique, domaine sur lequel je travaille, je propose trois grands axes. Je laisse volontairement de côté les sujets que je maîtrise moins : évolution nécessaire de notre consommation (réduction des importations de viande au profit notamment d’une viande française issue de systèmes pâturants, augmentation de la consommation de protéines végétales), rémunération des agriculteurs, rôle des institutions européennes (comme la PAC) ou encore pesticides.

Axe 1 : Un plan national de restructuration de la biogéographie des filières agricoles

Nous devons progressivement adapter la géographie de nos productions agricoles aux climats futurs.

Cela peut signifier, par exemple, réduire certaines surfaces de maïs dans les territoires où cette culture devient trop vulnérable, développer davantage l’olivier dans certaines régions du Sud-Est, accompagner la progression vers le nord du pois chiche, de la pêche, de la patate douce ou d’autres productions adaptées à des climats plus chauds (ce ne sont que des exemples parmi des centaines).

Lorsque les rendements d’une culture diminuent durablement malgré les adaptations techniques, cela signifie aussi qu’une production historiquement adaptée à un territoire peut progressivement ne plus l’être au nouveau climat.

Mais une telle transformation ne pourra jamais reposer uniquement sur les agriculteurs. C’est toute la filière qui doit se déplacer et se restructurer avec eux : sélection variétale, semences, producteurs, coopératives, transformateurs, distributeurs, consommateurs, restauration collective et pouvoirs publics.

Et surtout, le risque économique de cette transition doit être partagé. On ne peut pas demander à un agriculteur de transformer seul une exploitation construite parfois sur plusieurs générations et de supporter seul le risque d'échec. L’adaptation agricole doit devenir un projet collectif de filière et de territoire.

Axe 2 : Un plan national autour du duo irrigation–sol

L’irrigation est et restera un outil majeur d’adaptation dans de nombreux territoires. Mais apporter davantage d’eau ne peut pas être notre seule réponse au manque d’eau. L’irrigation doit s’accompagner d’une évolution des pratiques permettant aux sols de mieux capter, stocker et restituer cette eau : réduction du travail du sol lorsque les conditions le permettent, couverts végétaux, augmentation de la matière organique, diversification des rotations, intégration des légumineuses, etc.

Cela implique aussi d’agir sur les débouchés. On ne peut pas demander aux agriculteurs d’introduire davantage de légumineuses dans leurs rotations si nous ne construisons pas simultanément les filières économiques et la consommation permettant de les valoriser.

Il n’existera évidemment pas une recette nationale applicable partout. La diversité des sols, des climats, des ressources en eau et des systèmes agricoles impose des stratégies territoriales voire "terroir".

Axe 3 : Un plan national autour du trio paysage–écoulement de l’eau–microclimat.

Nous devons également repenser le paysage agricole lui-même comme un outil d’adaptation climatique (i.e. hydrologie régénérative).

Il faut notamment réimplanter durablement l’arbre et les haies dans les territoires agricoles. Nous pourrions pour cela nous inspirer de dispositifs de rémunération des services écosystémiques (appliqué depuis peu en Suisse avec un grand succès !) afin que les agriculteurs qui entretiennent ces infrastructures bénéficient d’une rémunération stable et de long terme.

Haies, arbres, bandes végétalisées, talus, fossés, murets et autres éléments du paysage doivent également être intégrés dans une réflexion globale sur les écoulements de l’eau à l’échelle des bassins versants.

Pendant des décennies, nous avons souvent cherché à évacuer l’eau le plus rapidement possible. Il faut désormais, lorsque le contexte le permet, ralentir la course de l’eau dans nos territoires. Plus nous ralentissons son écoulement, plus nous lui laissons le temps de s’infiltrer dans les sols et de recharger les réserves utiles aux cultures et aux écosystèmes. Cela inclut notamment les réserves d'eau d'écoulement (retenues collinaires entre autres) en accompagnant l'irrigation avec des sols plus vivants (axe 2).

Ces paysages plus complexes permettent également d’agir sur les microclimats : ombrage, réduction du vent, limitation de certaines pertes par évaporation et création de refuges face aux chaleurs extrêmes.

Pas d'adaptation éternelle sans atténuation

Pour terminer, sachez que l'adaptation agricole n'est pas illimitée : elle ne fonctionnera sans limitation du changement climatique (diminution des gaz à effet de serre à l'échelle mondiale).

Chaque plante possède des seuils thermiques. Lorsque certaines températures sont dépassées, la photosynthèse diminue, la floraison ou la fécondation peuvent être perturbées, les tissus peuvent être endommagés et, au-delà de certains seuils, la plante peut mourir.

C'est ce qu'il s'est passé le 28 juin 2019 avec un effet sèche cheveux massif dans le Languedoc accompagné de 46°C. Les végétaux ont perdu toute leur feuille en une seule après-midi.

(publié par Cyrus Farhangi)



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Reçu — 3 septembre 2026 ⏭ Jean-Marc Jancovici on Facebook

Un décryptage inspiré des travaux de JMJ d’une courbe qui fait beaucoup parler (et beaucoup voter pour Donald Trump

1 septembre 2026 à 18:21
Un décryptage inspiré des travaux de JMJ d’une courbe qui fait beaucoup parler (et beaucoup voter pour Donald Trump... avant que sa côte de popularité ne s'écroule chez les ouvriers déçus de l'évolution de leur pouvoir d'achat).

La courbe violette est celle de la (légère) décrue du pouvoir d'achat aux États-Unis. Mais c'est une moyenne : une minorité continue de voir son pouvoir d'achat significativement croitre, tandis que beaucoup d'Américains voient leur pouvoir d'achat significativement se dégrader. L'inflation (courbe orange) dévore les hausses de salaires (courbe marron).

Outre les statistiques macroéconomiques, un sondage Harris fournit également des éclairages : la moitié des Américains disent avoir du mal à payer les courses et l’essence.

Les produits qui ont tiré l’inflation depuis 2021 ne doivent rien au hasard : l'énergie (essence, diesel, gaz, électricité), l'alimentation (dont les engrais et la logistique dépendent grandement des énergies fossiles) et les biens manufacturés (dépendant également des énergies fossiles).

Evidemment, une question tout à fait légitime se pose : comment les États-Unis peuvent-ils subir de tels chocs de pouvoir d'achat alors qu'ils sont les premiers producteurs mondiaux d'hydrocarbures grâce au boom du schiste depuis 15 ans ? 🛢️

Quelques pistes pouvant permettre de résoudre ce paradoxe apparent :

1. Le pétrole est une "baignoire" mondiale 🛁

L'énergie est un flux physique et le marché du pétrole fonctionne comme une immense baignoire mondiale. Lors de la reprise économique rapide post-Covid en 2021, la demande en énergie a bondi bien plus rapidement que la capacité des producteurs à augmenter le volume de la baignoire.

Par la suite, lorsque les crises successives (embargo sur l’énergie russe, blocage du détroit d’Ormuz, bombardements d’installations énergétiques autour du Golfe persique) ferment le robinet, le niveau global de la baignoire baisse. Le consommateur américain est en compétition avec le reste du monde pour accéder à cette ressource globalement rétrécie.

2. Produire localement ne protège pas des prix mondiaux 🛢️

Bien que les États-Unis produisent énormément et sont même de grands exportateurs nets de carburants comme le diesel, les producteurs américains vendent leurs barils au prix du marché mondialisé. Quand les prix mondiaux flambent à la suite d’une contraction de l'offre ailleurs, le citoyen américain subit cette inflation de plein fouet à la pompe, peu importe que le pétrole soit extrait sous ses pieds.

3. L'inflation : le grand rationneur physique 📉

Comme le rappelle souvent Jean-Marc Jancovici, la monnaie n'est qu'une convention, un droit de tirage sur des ressources physiques. L'inflation n'est pas qu'un phénomène financier : c'est le mécanisme implacable par lequel le système « détruit de la demande » pour que notre consommation s'ajuste à une offre géologiquement contrainte. S'il y a moins d'énergie pour faire tourner les machines, l'économie fabrique moins de biens, le pouvoir d'achat doit donc baisser.

4. Une réalité encore pire que la courbe officielle 🏚️

La courbe d'inflation officielle (le CPI américain) sous-estime la douleur réelle des ménages. Pourquoi ? Notamment parce qu'elle ne capture pas le prix d'achat de l'immobilier. Le CPI considère l'achat d'une maison comme un investissement et non comme une consommation courante. Il utilise donc une "équivalence de loyer" pour les propriétaires, excluant l'explosion du capital nécessaire pour acheter un bien.

Si l'on intégrait le coût réel de l'accès à la propriété (des prix de l'immobilier très élevés couplés à l'explosion des taux d'emprunt), la chute du pouvoir d'achat des jeunes ménages américains serait encore plus importante.

Le boom du schiste a offert un sursis à l'économie américaine en masquant le déclin du pétrole conventionnel. Mais il n'a pas aboli les lois de la thermodynamique. Quand la quantité globale d'énergie disponible se tend, le gâteau matériel rétrécit, et le salaire réel (ce que l'on peut physiquement acheter) s'ajuste à la baisse.

(publié par Cyrus Farhangi)



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JANCOVICI : SON PLAN POUR SAUVER LA FRANCE DU CHAOS CLIMATIQUE

Post de Jancovici sur Linkedin :
"Vous êtes déjà plus nombreux à soutenir "Un commun accord" que les habitants de Chambéry. Ou encore de Valence, de Bayonne, de Cayenne, de Pantin, de Montauban, de Niort, de Villeneuve d’Ascq, de Colmar ou de Troyes (liste non exhaustive, désolé pour les habitants de toutes les autres villes de taille comparable !).

48 heures après son lancement sur Ulule, cette campagne est celle de tous les superlatifs. Elle est l’objet du plus fort taux de conversion jamais observé : une personne sur deux qui vient sur la page nous soutient, alors que la moyenne toutes collectes confondues est de 6%.

Il y a eu le plus grand nombre de contributeurs jamais observé en 24h (environ 30.000). Et c’est la première fois que le 2è jour fait aussi fort que le premier. Il faut bien sur toujours se méfier de voir midi à sa porte, mais cela laisse penser qu’il y a une grande aspiration à « faire les choses autrement » en matière de débat pré-électoral.

Malgré tous nos efforts pour décrire au mieux ce que nous allons faire, il y a eu un petit raté dans la dépêche AFP qui a mentionné notre initiative (et qui a été relayée sur beaucoup de sites, dont ceux du Monde et du Figaro) : elle a indiqué que l’objet principal du débat sera le climat. Mais ce n’est pas exactement cela.

Pour savoir plus précisément ce que recouvre cette initiative, je vous propose de regarder les vidéos suivantes :

- en 3 minutes, la présentation que je tente d’en faire, dans les locaux du CNAM où siègera l’assemblée (ou convention) citoyenne
: https://www.youtube.com/watch?v=C_m2yr5wktY

- en 40 minutes, l’entretien avec Vinz Kanté sur la chaîne Limit, enregistré avant le lancement mais diffusé après : https://www.youtube.com/watch?v=DpXpBdYEAZQ (vignette en image, encore un peu d’entraînement et je pourrai faire presque aussi bien qu’un youtubeur professionnel J)

- et, pour vous détendre un peu, la version d’Alex Vizorek qui a suivi l’annonce à la matinale de RTL (assez en forme notre ami je dois dire, et sa présentation est finalement assez pertinente !) : https://www.youtube.com/watch?v=vhNy0OnUo4E

Si vous pensez que cette initiative mérite d’être soutenue, ce que vous pouvez faire de plus utile est de la relayer sur vos propres réseaux (pas juste ici). Le défilé des candidats à la REF a montré qu’il restait encore du travail avant qu’ils et elles ne proposent un programme cohérent avec un monde avec limites physiques.

Le monde politique ne comprend que les rapports de force. C’est peut-être triste, mais c’est ainsi. Il faut donc accepter de jouer avec cette règle du jeu si on veut faire exister une idée ou un point de vue qui est considéré comme pertinent par ailleurs.

C’est la raison pour laquelle nous avons souhaité qu’une partie du financement soit amené par des euros symboliques donnés par le plus grand nombre de gens possibles. Plus il y aura de soutiens, plus le travail de cette assemblée existera dans les débats.

Pour soutenir c'est là : https://fr.ulule.com/un-commun-accord-presidentielle-assemblee-150-citoyens-jancovici/ "
(posté par Joëlle Leconte)


✅ Soutiens LIMIT pour qu'on puisse rester un média Indépendant : h...

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Et si, par le hasard de la géologie, l’Afrique avait eu beaucoup de charbon à sa disposition ?

Et si, par le hasard de la géologie, l’Afrique avait eu beaucoup de charbon à sa disposition ? (et l'Europe non)

La trajectoire de la consommation mondiale de charbon est saisissante, mais observez sur ce graphique la fine bande jaune : l’Afrique avec une fraction négligeable.

Et si le monde avait été forgé selon une tout autre géométrie géologique ? Imaginez un 19e siècle où le sous-sol africain aurait été aussi gorgé de houille que les Appalaches, la Ruhr, le Donbass, la Flandre ou la province du Shanxi. Le monde serait radicalement différent de celui que nous connaissons.

Avant de poursuivre, encore un immense salut à Jean-Marc Jancovici, qui nous rappelle sans relâche de chausser nos lunettes de « physiciens » : la politique, l'économie, les idéologies et l'histoire des peuples résultent en grande partie des réalités matérielles sous-jacentes. Le déterminisme géologique est prépondérant.

Tirons le fil sur la géologie du charbon (ressource ayant tout de même engendré le décollage industriel de l'Europe de l'ouest, des Etats-Unis, du Japon, de l'URSS ou encore, plus récemment, de la Chine et de l'Inde).

Pourquoi une telle "injustice géologique" ? Eh bien parce qu'au Carbonifère, il y a 300 millions d'années, l'Afrique était ancrée au sud du supercontinent Gondwana, sous des latitudes glaciaires impropres aux vastes forêts marécageuses équatoriales nécessaires à la formation du charbon.

Comme quoi le monde tient à peu de choses (ce qui invite à une certaine humilité).

Projetons-nous dans une uchronie énergétique. Si l’Afrique avait possédé des réserves colossales de charbon et les avait brûlées au même rythme que les autres puissances industrielles :

1. La crise climatique serait aujourd'hui démultipliée. Le budget carbone pour maintenir le réchauffement sous la barre des +2 °C serait déjà entièrement consommé, nous projetant peut-être d'ores et déjà vers un emballement climatique majeur.

2. La géographie économique du continent africain serait méconnaissable. À l’image des nations industrialisées par le charbon, l’Afrique compterait d’immenses bassins industriels centenaires, un réseau ferroviaire dense, une urbanisation massive précoce et une puissance manufacturière historique.

Soit dit en passant, l'Afrique du Sud est le seul pays du continent africain quelque peu doté en charbon ; il est également celui ayant de très loin le réseau ferroviaire le plus étendu, et le plus industrialisé. Ce n'est pas un hasard (si ce n'est le hasard de la géologie !).

Et l'Histoire, dans tout ça ? Imaginons une Europe pauvrement dotée de charbon au 19e siècle, et une Afrique abondamment dotée.

Les rapports de force coloniaux ayant précédé l'ère du charbon, l'Europe aurait d'abord cherché à s'imposer militairement sur les bassins houillers africains pour en contrôler l'exploitation et la rente.

MAIS le charbon ne se transportant pas facilement sur de longues distances, le continent européen aurait vite buté sur des limites physiques pour massifier sa production industrielle. Les élites et capitaines d'industrie européens auraient fini par s'installer massivement en Afrique, transférant le cœur battant de l'industrialisation directement sur ce continent.

Une fracture aurait alors émergé entre les Européens restés sur un continent d'origine resté agraire et pauvre, et cette puissante aristocratie industrielle et militaire « d'Afrique ». Avec le temps, ces colons industriels, devenus dépendants des réseaux locaux et de la main-d'œuvre africaine, finiraient par faire sécession avec leurs métropoles d'origine pour défendre leurs propres intérêts économiques.

L'Afrique sub-saharienne serait ainsi devenue le véritable centre de gravité de l'économie mondiale, mais aussi de la puissance militaire, tandis qu'une Europe marginalisée se serait retrouvée en position périphérique.

Les grands conflits européens du 20e siècle ne se seraient pas joués dans les plaines de Flandre, de la Ruhr ou du Yorkshire, mais autour des grands bassins houillers et des nœuds ferroviaires d'Afrique. C'est le continent africain qui aurait été un épicentre de guerres mondiales dévastatrices pour le contrôle des joules (donc de l'industrie et de la puissance militaire).

Dans un tel contexte, la « décolonisation » n'aurait pas pris la forme d'un retrait des métropoles européennes, mais plutôt d'une révolution interne menée par les classes laborieuses africaines (et les immigrés européens modestes installés en Afrique ?) contre une oligarchie industrielle d'origine européenne.

Dans une telle réalité, l'Afrique aurait vraisemblablement enclenché son exode rural, son urbanisation et sa transition démographique plus tôt dans l'Histoire. Peut-être que ses taux de fécondité seraient déjà en-dessous du seuil de renouvellement des générations, tandis que l'Europe afficherait encore une natalité élevée.

Ce n'est qu'un exercice de pensée, nous n'avons pas de boule de crystal. Toujours est-il qu'un simple décalage de quelques degrés de latitude de plaques tectoniques il y a 300 millions d'années, et l'histoire humaine bascule entièrement !

(publié par Cyrus Farhangi)



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Reçu — 31 août 2026 ⏭ Jean-Marc Jancovici on Facebook

Jean-Marc Jancovici en 2003

300 000 abonnés ! 🎈

Un grand merci à toutes et tous d’être toujours plus nombreux à nous suivre, débattre et partager les données indispensables pour comprendre le siècle qui s’ouvre.

Atteindre ce seuil n'est pas une fin en soi, mais reflète un intérêt croissant quant à l'urgence d'intégrer la réalité physique dans le débat public. Car la physique ne négocie pas.

Cette page Facebook apporte sa petite pierre à l'édifice de l'information énergie-climat dans le monde francophone. Les publications réalisent 170k vues par jour. L'audience composée à 35% de femmes, plus d'une moitié de non-abonnés, et présente une répartition équilibrée par classe d'âge. 🙂

Pour marquer le coup à l'occasion de cette étape purement symbolique, un rappel non-exhaustif de l'héritage intellectuel et des enseignements vulgarisés par Jean-Marc Jancovici, qui guident nos échanges au quotidien.

La primauté des ressources naturelles (notamment l’énergie) : l'économie consiste essentiellement à transformer des ressources naturelles et l’énergie est le véritable moteur du PIB. Les décennies passent et le parc mondial de machines — notre « armée d'esclaves énergétiques » — fonctionne encore à 80 % aux énergies fossiles.

Le déterminisme géologique et énergétique : l'histoire moderne résulte d'une manne d’énergies fossiles faciles d'accès. Or la géologie impose de plus en plus des limites physiques absolues à notre extraction.

La fin de la croissance et le choix entre décroissance "subie" ou "choisie" : dans un monde fini aux ressources limitées, la croissance infinie est une impossibilité physique. La baisse de la consommation d'énergie aura lieu quoi qu'il arrive. L'Europe est déjà entrée en phase de contraction physique subie. La vraie question est de choisir entre une décroissance souhaitée, planifiée et équitable, ou une décrue subie, chaotique et violente.

La contrainte carbone et le climat : le changement climatique n'est pas qu'un problème environnemental, c'est une menace directe sur la stabilité socio-économique, les rendements agricoles et la paix mondiale (le risque étant d'avoir "la guerre partout" comme le formule JMJ).

L'équation de Kaya.

L’urgence de l’action et la sobriété : sortir du déni exige d'adapter nos modes de vie, nos infrastructures et notre mix énergétique avant que le mur de la réalité physique ne s'en charge. Le nucléaire est un levier pour amortir la descente énergétique, mais "la fête énergétique ne va pas durer".

Merci à vous, communauté active, d'alimenter une réflexion exigeante et d'en parler autour de vous. La prise de conscience est la première étape du changement.

En route vers la suite ! 🌍


Intervention de Jean-Marc Jancovici en 2003 lors du climactionExtr...

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Jancovici : REDONNER LA PAROLE AUX CITOYENS

Jancovici : REDONNER LA PAROLE AUX CITOYENS

Soutenez l'initative Un commun accord
Rendez-vous sur notre cagnotte Ulule : https://fr.ulule.com/un-commun-accord/

Invité de C dans l’air, Jean-Marc Jancovici revient sur les événements climatiques extrêmes qui marquent déjà 2026, sur les conséquences d’El Niño et sur une réalité avec laquelle nos sociétés doivent désormais composer : le climat que nous avons connu ne reviendra pas.

Canicules, sécheresses, incendies, fonte des glaciers… Les records actuels seront, un jour ou l’autre battus à nouveau.
Pour Jean-Marc Jancovici, nous devons désormais à la fois réduire les causes du changement climatique et nous préparer à vivre dans un monde différent.

Mais l’entretien aborde également une autre question : comment prendre collectivement des décisions dans un monde de plus en plus instable et confronté à des arbitrages difficiles ?



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Reçu — 29 août 2026 ⏭ Jean-Marc Jancovici on Facebook

Post de Valérie Masson-Delmotte* : "La catastrophe au Népal a été induite par un effondrement de glacier du Langtang Lirung, à u...

Post de Valérie Masson-Delmotte* : "La catastrophe au Népal a été induite par un effondrement de glacier du Langtang Lirung, à une altitude d'environ 5200 mètres.

Que sait-on du lien avec le réchauffement climatique dû aux activités humaines pour les glaciers de ce secteur ?

Une étude scientifique approfondie publiée en juin 2026 apporte des réponses très claires :
– perte de masse qui accélère depuis les années 1990
– meurtrissure du recul de la surface des glaciers de ce secteur depuis la fin du 20ème siècle,
– amincissement généralisé,
– remontée en altitude de la ligne d'équilibre (là où l'accumulation contre-balance la fonte) de 175 mètres pour atteindre 5500 mètres à partir des années 2010,
– réchauffement prononcé, amplifié en altitude (+0,3°C par décennie 1964–2003 au-dessus de 4000 mètres),
– amincissement qui s'est propagé vers l'amont des glaciers,
– fragmentation des glaciers et déconnexion, amplifiant le recul en altitude, la formation de falaises de glace instables, et, en vallée, la dégradation de langues de glaciers couvertes de débris.

L'article complet est disponible ici,
https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0921818126002766

Pour rappel, une analyse à l'échelle mondiale montre que chaque kg de CO2 émis (principalement par l'utilisation d'énergies fossiles, pétrole, charbon et gaz) entraîne la fonte d'environ 15 kg de glace de glaciers, et de multiples impacts qui peuvent devenir catastrophiques, comme au Népal."

* Valérie Masson-Delmotte est une paléoclimatologue française de premier plan et directrice de recherche au CEA (au Laboratoire des sciences du climat et de l'environnement). Elle s'impose comme l'une des climatologues les plus influentes au monde principalement grâce à son travail de recherche sur la reconstitution des climats passés à partir des carottes de glace et, surtout, à sa présidence du groupe de travail 1 du GIEC de 2015 à 2023. À ce poste, elle a dirigé l'évaluation scientifique mondiale des bases physiques du changement climatique, supervisant la rédaction de rapports majeurs qui font référence pour les décideurs de la planète. Reconnue pour la rigueur de ses travaux, sa pédagogie et son rôle dans la vulgarisation scientifique, elle a reçu la médaille d'argent du CNRS et a été citée parmi les 100 personnes les plus influentes du monde par le magazine Time en 2022.

(publié par Cyrus Farhangi)



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Pour soutenir l'initiative, rendez-vous sur notre cagnotte Ulule : https://fr.ulule.com/un-commun-accord/

Pour soutenir l'initiative, rendez-vous sur notre cagnotte Ulule : https://fr.ulule.com/un-commun-accord/

Un commun accord

Canicules, sécheresse et incendies hors normes, pétrole sous tension, conflits internationaux… L’année 2026 n’a eu de cesse de le rappeler aux Français : notre monde est en train de changer et nous touchons aux limites planétaires.
De quoi a-t-on désormais le plus besoin pour faire face à ces bouleversements ?
De se mettre d’accord.

A l’approche de l’élection présidentielle, c’est le défi qui va être confié à 150 Françaises et Français tirés au sort – et à nous tous en ligne.

La mission ? Se retrousser les manches et s’attaquer aux grands dilemmes de notre époque, pour nourrir le débat de l’élection présidentielle de manière inédite. On vous explique tout !



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Reçu — 27 août 2026 ⏭ Jean-Marc Jancovici on Facebook

Un commun accord – L'assemblée citoyenne pour 2027

"UN COMMUN ACCORD"

Cela fait plus de 20 ans que M Jancovici consacre sa vie professionnelle à un grand défi environnemental de notre époque. Il a exploré beaucoup de facettes de la vulgarisation, de l’expertise, de la proposition d’action, et du transfert de connaissances.

Mais, face à un défi, ce n’est pas l’expert ou le président d’association qui fait avancer le pays. C’est sa population. Nous aurons toujours besoins d’experts et de scientifiques pour nous décrire le monde tel qu’il est. Mais la vérité scientifique seule ne suffit pas à indiquer la voie quand il s’agit de choisir entre plusieurs éventualités dont aucune n’est idéale.

Interviennent aussi nos valeurs, nos intérêts, ou encore nos liens affectifs. Et comme nous avons chacune et chacun les nôtres, seule la délibération collective permet de finir par s’accorder.

De la délibération collective, c’est précisément l’objectif du projet « Un Commun Accord », qui se lance aujourd’hui, et qui va permettre à 150 citoyens représentatifs de la population française de s’attaquer à quelques grands dilemmes de notre époque, pour essayer de se mettre d’accord sur la conduite à tenir.

Alors que notre pays se cherche une voie, et que nous entrons dans une période où chaque prétendant à l’Elysée va expliquer en quoi il n’est pas d’accord avec les autres prétendants, l’objectif ici sera au contraire de travailler sur nos points d’accord pour aborder le monde qui vient. Nous espérons ainsi changer un peu, ou beaucoup, la tournure des débats de la campagne, avec une méthode qui n’est ni la pétition ni la manifestation, mais la proposition.

Que sommes-nous prêts à changer sur des sujets essentiels de notre avenir commun ?
150 Français tirés au sort vont tenter d’y répondre en assemblée. Tous les autres sont invités à participer en ligne.

Pour que cette assemblée citoyenne soit entendue, et que ses suggestions soient discutées par les candidats (et le reste du pays), il faut qu’elle soit soutenue par le plus grand nombre possible d’entre nous. C’est pour cela que nous avons décidé de démarrer l’opération par une campagne de financement participatif, mais avec un angle un peu original.

Notre objectif n’est en effet pas tant de boucler un budget (qui est déjà largement assuré) en demandant le plus d’argent possible, que de compter le plus grand nombre de soutiens possible.

Ce que nous demandons, c’est le don d’un euro symbolique, c’est à dire ce que l’on donne quand c’est une question de valeurs et non d’argent. Il y a certes des gens dans notre pays qui sont à un euro près, mais cette somme reste quand même largement accessible.

Alors, si vous pensez que c’est une bonne manière de contribuer à avoir un débat électoral à la hauteur des enjeux, rendez-vous sur cette page pour en savoir plus et soutenir notre initiative.

https://fr.ulule.com/un-commun-accord/

Vous pouvez également trouver une description plus complète de notre projet là : www.uncommunaccord.fr

(par adrien Couzinier)


À l’approche de l’élection présidentielle, 150 Français tirés au sort se mettent d’accord face aux grands défis de société qui ont trop attendu.

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