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Ocean Heat Threatens to Supercharge Storm Season in Europe

L’hiver risque d’apporter son lot de catastrophes climatiques en Europe

À cause du changement climatique et des fortes vagues de chaleur qui ont eu lieu sur le continent européen cet été, l’hiver risque d’être fait de grosses tempêtes. Une conséquence directe du réchauffement des mers.

Les vagues de chaleur à répétition ont frappé tout le continent et affecté l’intégralité de nos écosystèmes, y compris sous la mer. Les températures de l’eau en surface n’ont jamais été aussi élevées en Europe qu’à la fin du mois de juin 2026, a déjà alerté l’agence pour le climat européenne Copernicus. Elles étaient 6 °C plus chaudes que la moyenne en cette saison.

Selon World Weather Attribution (WWA), la Méditerranée se réchauffe deux fois plus vite que les autres mers du monde. Et cela affecte directement la vie marine. Des mouvements de poissons vers des eaux plus froides ont d’ores et déjà été remarqués cet été. Davantage de bactéries se développent aussi dans les eaux chaudes et peuvent être transmises à l’homme sur les plages du littoral européen.
Mais ces mers chaudes dues au changement climatique pourraient aussi entraîner d’autres événements climatiques majeurs, notamment des tempêtes.

Une étendue d’eau plus chaude qu’habituellement entraîne un air plus chaud et un taux d’humidité élevé dans les zones côtières, alertent les spécialistes. Et, à travers le cycle de l’eau, cela pourrait entraîner des super-tempêtes en hiver. "Quand on a des eaux de surface très chaudes, cela donne de l’énergie aux tempêtes pour qu’elles durent plus longtemps", souligne Catherine Gregory, co-autrice du rapport de WWA dans Bloomberg.

Le groupement international de chercheurs va encore plus loin et formule l’hypothèse selon laquelle l’Europe pourrait vivre des tempêtes et précipitations similaires à la mousson et interagir avec les cyclones tropicaux, les rendant encore plus destructeurs ailleurs dans le monde.
En 2024, la province espagnole de Valence avait connu des inondations majeures qui ont entraîné la mort de plus de 230 personnes. C’était notamment dû à la présence d’une poche d’air froid au-dessus de la Méditerranée brûlante. Ce type d’événements catastrophiques pourrait se multiplier.

Une étude parue dans Nature Communications à la suite des inondations en Espagne avait acté le rôle du changement climatique de nature humaine dans la catastrophe. L’étude du WWA autour de la température des eaux européennes conclut la même chose. Les scientifiques appellent à une transition rapide pour éliminer les carburants fossiles de nos existences. Sans cette mesure, les écosystèmes, les poissons, la production de nourriture et le tourisme sont en danger le long des côtes européennes.

Au vu de l'inertie climatique et de la très forte dépendance de l'économie aux énergies fossiles, ces gros problèmes ont de très fortes chances d'augmenter dans les années a venir.

https://www.geo.fr/environnement/un-risque-accru-de-super-tempetes-en-europe-cet-hiver-apres-les-canicules-233296

https://www.bloomberg.com/news/articles/2026-08-18/ocean-heat-waves-threaten-to-supercharge-storm-season-in-europe?srnd=homepage-europe

(par adrien Couzinier)


Rising temperatures in the ocean now have the potential to cause intense storms in Europe later this year, according to new research.

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La France hexagonale a vécu 52 jours de vagues de chaleur depuis la mi-juin, un cumul jamais enregistré alors que l’été n’est pa...

La France hexagonale a vécu 52 jours de vagues de chaleur depuis la mi-juin, un cumul jamais enregistré alors que l’été n’est pas terminé.

Les climatosceptiques aiment rappeler que l'été 1976 il a également fait très chaud. La fréquence à laquelle ils rappellent désormais quasiment chaque été cet événement jadis rare... est cependant bien signe que la fréquence des vagues de chaleur augmente !

On observe d'ailleurs sur ce graphique extrait d'un article du Monde que sur un indicateur comme le nombre de jours de vagues de chaleur, un événement comme celui de 1976 est devenu banal au 21e siècle. Et depuis quelques années un été comme 1976 est un été relativement frais.

La sécheresse de 1976 fut cependant exceptionnelle par son déficit pluviométrique cumulé : précédée d'un hiver très sec, elle a duré près de neuf mois, asséchant profondément les nappes phréatiques et l'agriculture. C'était alors une anomalie météorologique rare.

Aujourd'hui, sous l'effet du réchauffement climatique, ces événements ne sont plus des exceptions mais sont en train de devenir la norme. Bien que les hivers restent parfois pluvieux, la hausse des températures amplifie l'évapotranspiration et assèche brutalement les sols. D'après Météo France, des étés récents comme 2022 ou 2026 surclassent 1976 en intensité thermique et en sécheresse agricole.

(publié par Cyrus Farhangi)



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