La notion de fin de la croissance (pas dans 500 ans mais en ce moment-même) est l’une des claques particulièrement monumentales ...
18 août 2026 à 17:41
La notion de fin de la croissance (pas dans 500 ans mais en ce moment-même) est l’une des claques particulièrement monumentales que l’on peut se prendre de la part de Jean-Marc Jancovici. Il n’est évidemment pas le premier à la théoriser, mais il est celui qui au 21e siècle a poussé des millions de Français à cogiter à ce sujet.
Que ce soit en France, en Europe ou ailleurs, le taux de croissance a tendance à diminuer. La croissance infinie étant impossible, le taux finira bien par atteindre partout zéro (voire moins s'il doit y avoir "correction" 🤷).
Pourquoi ? Jean-Marc Jancovici met en avant :
1) Le déclin des ressources fossiles les plus rentables, qui contraint physiquement notre production de richesses.
2) Les destructions climatiques et écologiques qui amputent de plus en plus lourdement la richesse économique.
D’autres analystes mettront en avant la productivité (les innovations modernes génèrent moins de gains marginaux que les grandes révolutions industrielles précédentes), la tertiarisation (qui engendre moins de croissance que l’industrialisation), le fardeau de la dette publique et privée, la stagnation des revenus de la classe moyenne, le vieillissement démographique, ou encore la saturation des besoins.
📊 Nous avons construit ce graphique pour la France en téléchargeant des données INSEE. Nous avons calculé une moyenne mobile sur 10 ans afin de lisser les variations conjoncturelles. Et le résultat est sans équivoque.
On voit là le franchissement de deux paliers majeurs :
1) Le choc pétrolier de 1974, marquant la fin brutale des Trente Glorieuses. Le taux de croissance par habitant s'effondre de 2,5 points, passant d'un régime florissant de +4,3% à une normalité de +1,8%.
2) La Grande Récession mondiale de 2008 (que certains économistes perçoivent comme un choc énergétique plutôt que purement financier) ampute la croissance de 1,1 point pour la faire stagner autour de +0,6 %.
Chaque marche descendue devient ainsi le nouveau régime normal.
📉 Sous le poids des contraintes structurelles citées en introduction, un nouveau franchissement de seuil, menant à une croissance "négative", semble ainsi plausible dans un avenir proche.
Une nouvelle crise énergétique (Ormuz, Russie) et/ou l'éclatement d'une éventuelle bulle spéculative autour de l'IA pourraient agir comme détonateurs précipitant ce passage vers la barre du zéro (voir en-dessous).
⚠️ Ne pas confondre cependant les déclencheurs (crises soudaines) et les facteurs structurels (limites de fond à la croissance).
(publié par Cyrus Farhangi)

(Feed generated with FetchRSS)
Que ce soit en France, en Europe ou ailleurs, le taux de croissance a tendance à diminuer. La croissance infinie étant impossible, le taux finira bien par atteindre partout zéro (voire moins s'il doit y avoir "correction" 🤷).
Pourquoi ? Jean-Marc Jancovici met en avant :
1) Le déclin des ressources fossiles les plus rentables, qui contraint physiquement notre production de richesses.
2) Les destructions climatiques et écologiques qui amputent de plus en plus lourdement la richesse économique.
D’autres analystes mettront en avant la productivité (les innovations modernes génèrent moins de gains marginaux que les grandes révolutions industrielles précédentes), la tertiarisation (qui engendre moins de croissance que l’industrialisation), le fardeau de la dette publique et privée, la stagnation des revenus de la classe moyenne, le vieillissement démographique, ou encore la saturation des besoins.
📊 Nous avons construit ce graphique pour la France en téléchargeant des données INSEE. Nous avons calculé une moyenne mobile sur 10 ans afin de lisser les variations conjoncturelles. Et le résultat est sans équivoque.
On voit là le franchissement de deux paliers majeurs :
1) Le choc pétrolier de 1974, marquant la fin brutale des Trente Glorieuses. Le taux de croissance par habitant s'effondre de 2,5 points, passant d'un régime florissant de +4,3% à une normalité de +1,8%.
2) La Grande Récession mondiale de 2008 (que certains économistes perçoivent comme un choc énergétique plutôt que purement financier) ampute la croissance de 1,1 point pour la faire stagner autour de +0,6 %.
Chaque marche descendue devient ainsi le nouveau régime normal.
📉 Sous le poids des contraintes structurelles citées en introduction, un nouveau franchissement de seuil, menant à une croissance "négative", semble ainsi plausible dans un avenir proche.
Une nouvelle crise énergétique (Ormuz, Russie) et/ou l'éclatement d'une éventuelle bulle spéculative autour de l'IA pourraient agir comme détonateurs précipitant ce passage vers la barre du zéro (voir en-dessous).
⚠️ Ne pas confondre cependant les déclencheurs (crises soudaines) et les facteurs structurels (limites de fond à la croissance).
(publié par Cyrus Farhangi)
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