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Reçu — 4 juin 2026 ⏭ Géopolitique

Exxon warns oil inventories will hit dangerously low levels in weeks, forcing prices to shoot higher

Exxon prévient que les stocks de pétrole atteindront des niveaux dangereusement bas d'ici quelques semaines, ce qui fera flamber les prix.

Exxon Mobil a averti jeudi que les stocks de pétrole allaient chuter à des niveaux historiquement bas dans les semaines à venir, ce qui entraînera une flambée des prix et freinera la demande.

« Nous approchons de niveaux de stocks du jamais vu », a déclaré Neil Chapman, haut dirigeant (*Senior Vice President*) chez Exxon, lors d'une conférence organisée par Bernstein à New York.

« Je veux dire par là des niveaux vraiment, vraiment bas », a prévenu M. Chapman. « On peut débattre pour savoir si ces niveaux critiques seront atteints dans deux ou trois semaines. Mais une fois ce point de bascule franchi, vous verrez les prix monter en flèche. »

Le dirigeant a précisé que le prix des cargaisons de pétrole physique de Brent grimpera pour atteindre 150 à 160 dollars le baril lorsque les stocks toucheront leurs plus bas historiques dans les semaines à venir. « Quand le prix atteint un certain seuil, la destruction de la demande permet de rééquilibrer le marché », a-t-il ajouté.

Les contrats à terme sur le Brent pour livraison en juillet — le contrat le plus proche — ont clôturé sous les 94 dollars le baril jeudi. Les investisseurs continuent d'espérer un règlement entre les États-Unis et l'Iran qui permettrait de rouvrir le détroit d'Ormuz.

Selon l'Agence internationale de l'énergie (AIE), la fermeture du détroit par l'Iran a déjà coûté plus d'un milliard de bais de pétrole au marché, ce qui en fait la plus importante perturbation de l'approvisionnement en pétrole de l'histoire. Les réserves de pétrole ont permis d'atténuer l'impact jusqu'à présent, mais cela « ne peut pas durer éternellement », a souligné M. Chapman.

L'AIE avait déjà averti plus tôt ce mois-ci que les stocks s'épuisaient à un rythme record. En mars, les pays membres de l'organisation avaient accepté de libérer un volume record de 400 millions de barils pour limiter l'impact de cette rupture d'approvisionnement.

Cela fait maintenant deux mois que les dirigeants du secteur pétrolier préviennent que le marché des contrats à terme sur le brut ne reflète pas l'ampleur de la crise déclenchée par la guerre au Moyen-Orient.

« Je ne sais pas si ce sera dans deux à trois semaines ou dans trois à quatre semaines », a tempéré M. Chapman. « Ce que je dis concrètement, c'est qu'une fois que vous atteignez les niveaux de stocks minimums et des bas historiques, il n'y a plus qu'une seule direction possible. C'est là que nous en sommes. »

(publié par Cyrus Farhangi)


The price of physical Brent oil cargoes will spike to $150 to $160 per barrel once inventories hit all-time lows, Exxon executive Neil Chapman said.

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Réussir la transition dans l'incertitude : la méthode Shift en 20 chantiers

💡 La France importe encore 60% de son énergie. Mais cela peut changer.

COVID, guerre en Ukraine, tensions géopolitiques... Ces dernières années nous ont rappelé une chose : dépendre des énergies fossiles importées, c'est subir les crises plutôt que les traverser.

La décarbonation, c'est l'inverse : reprendre la main sur notre énergie, notre économie, notre souveraineté.

The Shift Project a publié son plan en 20 chantiers pour y arriver : concret, chiffré, pensé pour résister à l'incertitude.

Voici ce qu'il faut retenir 👇
https://theshiftproject.org/app/uploads/2026/04/PREF_Shift-Project_Transition-robuste_14-avril-2026.pdf

La présentation en vidéo :
https://www.youtube.com/live/VMRrpNk6VPk

L'ensemble de l'étude :
https://theshiftproject.org/publications/reussir-la-transition-dans-lincertitude/

Envie de particier ? le rendez-vous annuel des Shifters et du Shift Project, l’UniverShifté 2026 à Rennes vous attend :
https://univershifte.fr/page/home

(par adrien Couzinier)


Pour la première fois, The Shift Project propose une analyse systémique de la robustesse de la trajectoire de décarbonation de la France.Ce travail, qui a mo...

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Photos from Jean-Marc Jancovici's post

Via thomas Veyrenc : https://www.linkedin.com/in/thomas-veyrenc-3728803/

La réunion de « l’équipe de France » de l’électrification mardi à l’Elysée traduit une évolution : l’électrification constitue désormais une politique intégrée et systémique.

Le discours du président de la République Emmanuel Macron en a rappelé les enjeux : il faut produire plus d’électricité (ça, on y arrive), renforcer les réseaux (c’est lancé et cela sera un aspect essentiel), et au-delà transformer un système économique toujours assis sur les énergies fossiles. Pour y parvenir, il faut mobiliser tout le tissu économique, bien au-delà du seul « système électrique », et l’évènement du 26 mai constitue en cela un catalyseur indispensable.

Reprenons la trajectoire de « décarbonation rapide » publiée par RTE en décembre et reprise dans le plan d’électrification du Gouvernement. Ce n’est pas une « prévision » : c’est une représentation de ce qu’il faudrait faire pour décarboner en profondeur, et c’est une trajectoire que le système électrique sait parfaitement absorber.

1) Dans les bâtiments, la réduction des fossiles passe par les pompes à chaleur. Elles sont très économes en électricité : même en augmentant très fortement leur déploiement, la consommation du secteur sera… stable. [ explication : la baisse des chauffages tout électriques existants peut compenser l'équipement du parc immobilier français tout entier par des pompe à chaleur]

2) Dans le transport, tripler le rythme de vente de voitures électriques par rapport aux années passées revient à ajouter 17 TWh de consommation d’ici 2030. C’est peu (à peine à la moitié de la consommation « perdue » avec la crise de 2022-2023). Si la voiture électrique décolle, l’effet baissier sur la consommation de fossiles sera beaucoup plus marqué que l’effet haussier sur la demande électrique.

3) C’est dans l’industrie que les effets en volume sont les plus importants. Ils dépendent de l’activité économique globale et surtout de la concrétisation de plusieurs gros projets. L’hydrogène concentre l’incertitude la plus forte (ex : les e-carburants, plus onéreux que les fossiles et dont le développement dépend de la crédibilité des objectifs européens d’incorporation)

4) Enfin, le numérique. La France est très attractive et notre offre « fast track » est un succès salué par le président (rdv lundi pour des annonces). Il ne faut pas se fier à la taille des « files d’attente », qui ne permettent pas des projections fiables : il n’y a pas, en France, de risque de conflit d’usage entre le numérique, l’industrie et les transports pour l’accès à l’électricité.

En décembre, cette trajectoire de décarbonation rapide pouvait être considérée volontariste. L’est-elle encore vue d’aujourd’hui, trois mois après le déclenchement des hostilités autour du détroit d’Ormuz ?

Aujourd’hui, la France est l’un des pays disposant des conditions les plus favorables pour électrifier, avec une électricité abondante, bas-carbone, un réseau sachant absorber de grandes puissances, des prix de marché compétitifs. C’est le moment d’accélérer.

https://assets.rte-france.com/prod/public/2025-12/2025-12-09-BP2025-resume-executif-synthese.pdf

(par adrien Couzinier)







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