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🌍 Selon le Service Copernicus sur le changement climatique (C3S), le réchauffement climatique a atteint, en mai 2026, un niveau ...

🌍 Selon le Service Copernicus sur le changement climatique (C3S), le réchauffement climatique a atteint, en mai 2026, un niveau estimé à 1,43 °C au-dessus des niveaux préindustriels.

Son outil de suivi de l'évolution des températures mondiales montre à quel point l'objectif de 1,5 °C fixé par l'Accord de Paris est désormais proche. En extrapolant la tendance au réchauffement observée ces dernières décennies, cet outil indique que la barre des 1,5 °C pourrait être atteint dès janvier 2029.
Ce réchauffement fait référence à la moyenne climatique, donc sur plusieurs décennies.

Deux types de réponses sont essentielles, et elles ne sont pas interchangeables : adaptation et atténuation

L’adaptation consiste à gérer les conséquences ; l’atténuation consiste à fermer le robinet. Fermer le robinet signifie atteindre la neutralité carbone d’ici 2050, comme l’exige la loi européenne sur le climat. L’AEE estime que cet objectif est réalisable, mais uniquement si le rythme des réductions d’émissions est maintenu et si l’innovation touche les secteurs où il est difficile de réduire les émissions.

En matière d'adaptation, l'évaluation européenne des risques climatiques réalisée par l'AEE recense 36 risques climatiques majeurs pour l'Europe. Plus de la moitié d'entre eux nécessitent dès à présent des mesures plus énergiques, et huit sont urgents. Le niveau de préparation de la société reste faible, et la plupart de ces risques relèvent de la responsabilité conjointe de plusieurs acteurs, ce qui exige une action coordonnée à tous les niveaux de gouvernement.

https://apps.climate.copernicus.eu/global-temperature-trend-monitor/

https://www.eea.europa.eu/en/analysis/publications/european-climate-risk-assessment/french-pdf-evaluation-europeenne-des-risques-climatiques-synthese

(par adrien Couzinier)



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Trump is gaining surprising leverage over Iran | CNN Business

Etats-Unis - Iran : un rapport de force inversé grâce à la chute des prix du pétrole ? Article intéressant de CNN soulignant deux lignes de force opposées : un surplus d'offre pétrolière VS des stocks stratégiques qui se vident.

1) Du choc pétrolier au surplus mondial ?

Alors que le conflit a privé le monde de 1,4 milliard de barils, le marché s'apprête désormais à être inondé de brut. Car paradoxalement, la demande s'est effondrée et le monde a appris à vivre avec moins de pétrole. L'AIE prévoit ainsi un surplus massif pour l'année prochaine. De plus, les tensions au sein de l'OPEC pourraient pousser les pays membres à produire au maximum, menaçant de faire chuter le baril entre $40 et $50 d'ici deux ans.

La baisse massive des cours du pétrole offre à l'administration Trump un levier inattendu face à l'Iran. Au printemps, Téhéran exerçait une forte pression économique en bloquant le détroit d’Ormuz à l'aide de drones et de vedettes rapides. Ce blocage avait fait grimper les prix du carburant et vidé les stocks mondiaux à un rythme vertigineux.

Aujourd'hui, la réouverture progressive du détroit a inversé la tendance. Le baril de Brent avoisine les $70, un prix inférieur à celui d'avant-guerre. Ce répit libère les négociateurs américains de l'urgence de signer un accord potentiellement défavorable avec l'Iran.

2) Inversement, le monde fait face à un défi critique des réserves

Malgré cette baisse des prix, les États-Unis font face à un problème physique majeur : leurs réserves stratégiques et commerciales sont au plus bas depuis 1983. À Cushing, les stocks ont frôlé le niveau technique critique sous lequel le pétrole ne peut plus être pompé. L'administration Trump utilise donc les 60 jours d'un protocole d'accord pour reconstituer ses stocks de sécurité avant de durcir sa position face à Téhéran.

Comme nous l'avons expliqué plusieurs fois sur cette page de veille Energie-Climat : le monde n'a en fait jamais eu "3 mois de réserve de pétrole". Si tel était le cas, avec "seulement" ~15% du pétrole mondial bloqué dans le Détroit d'Ormuz, le monde aurait el temps pourrait voir venir.

Or le coussin de sécurité est plutôt de "quelques semaines" de consommation mondiale, donc avec 15% de l'approvisionnement bloqué, après quelques mois il n'y a presque plus de marge de sécurité.

La raison est que les stocks stratégiques de "3 mois" ne constituent absolument pas un réservoir que l'on peut vider jusqu'à la dernière goutte. Ils nécessitent un "fond de roulement technique" pour préserver l’intégrité des pipelines, le bon fonctionnement des raffineries, et le bon état des pompes.

Mi-juin, au moment de la signature du "Memorandum of Understanding" entre les Etats-Unis et l'Iran, le monde était à quelques semaines de franchir un niveau critique au-delà duquel il faudrait détruire davantage de demande (par l'explosion des prix et/ou le rationnement).

Cela expliquerait pourquoi les Etats-Unis apparaissaient si pressés de conclure un accord et rouvrir le Détroit d'Ormuz. Le tweet de Donald Trump immédiatement après la signature était éloquent :

"Let the oil flow!"

Affaire à suivre.

(publié par Cyrus Farhangi)


The massive decline in oil prices over the past few weeks has gifted the Trump administration with some unexpected leverage in its ongoing negotiations with Iran.

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Les progrès en matière environnementale sont suffisamment rares pour être soulignés, or ils sont peu mis en lumière

Les progrès en matière environnementale sont suffisamment rares pour être soulignés, or ils sont peu mis en lumière. Pourtant, le fait de marquer les avancées, même modestes, permet de maintenir la mobilisation et d'apporter des éclairages sur les méthodes qui fonctionnent.

L'avancée soulignée ici par le CEREMA n'est, de surcroit, pas si modeste : une division par 2 de l'artificialisation des sols en seulement 15 ans.

Selon le Cerema, un peu plus de 15.000 hectares ont été artificialisés en 2024 en France, contre 29 500 en 2011.

Il faudrait que le chiffre descende à 8 000 hectares / an année d'ici 2031 pour respecter l'objectif intermédiaire du Zéro artificialisation nette.

Cependant, d'après Magali Di Salvo, chargée de mission au Cerema et citée par les Echos : « Cette baisse de la consommation des terres s'explique en partie par une baisse conjoncturelle des mises en chantier à la fois des logements et des locaux commerciaux ».

Les Echos poursuivent en soulignant un paradoxe et en mentionnant que rien n'est acquis définitivement :

"L'habitat représente 65 % de l'artificialisation et les activités économiques 23 %. Un paradoxe qui mérite d'être souligné : plus de 7.700 communes perdent des habitants tout en consommant de l'espace sur la période 2011-2022.

Bien que l'artificialisation soit l'une des principales causes de l'érosion de la biodiversité et de la baisse de l'absorption du CO2 par les sols et le couvert forestier, la réforme du ZAN a été très vivement attaquée par une partie des élus ces derniers mois. Le Sénat a ainsi introduit en commission des lois le 17 juin une disposition qui permet « sans justification de dépasser de 20 % maximum » l'objectif de sobriété foncière prévu par les documents d'urbanisme.

Cet assouplissement figurait déjà dans la loi sur la simplification de la vie économique, promulguée le 26 mai 2026, mais avait été retoqué par le Conseil constitutionnel comme cavalier législatif. Les sénateurs ont donc choisi un nouveau texte, le projet de loi de simplification pour les collectivités, pour l'inscrire en dur dans la législation. Jusqu'à présent, seule une circulaire, prise par Christophe Béchu lorsqu'il était ministre de la Transition écologique, prévoit cette tolérance de 20 %. Adopté au Sénat, le projet de loi de simplification des collectivités n'est pas encore inscrit au calendrier législatif de l'Assemblée nationale."

(publié par Cyrus Farhangi)



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Un oeil sur le méthane (CH4), dont la concentration atmosphérique continue d'augmenter, mais moins vite qu'avant

Un oeil sur le méthane (CH4), dont la concentration atmosphérique continue d'augmenter, mais moins vite qu'avant. Pourquoi ?

Les émissions humaines de CH4 expliquent 25 à 30% du réchauffement. Les données de la NOAA montrent que la concentration globale de CH4 continue d'augmenter et atteint de nouveaux records, mais on voit depuis quelques années une inflexion dans cette courbe. En 2024-2025 la concentration a augmenté de 6 ou 7 ppb / an, soit deux fois moins qu'au début des années 2020.

Cela s'expliquerait à la fois par des cycles naturels et des actions humaines.

1) Fin du cycle La Niña : Les années 2020-2022 ont été marquées par des pluies tropicales historiques qui ont inondé les zones humides, boostant la production naturelle de CH4 par les microbes. Le retour à un climat plus sec dans ces régions a freiné cette source majeure.

2) Ralentissement des émissions humaines : les inventaires mondiaux montrent une décélération de la croissance des émissions de CH4. De gros émetteurs comme la Chine, l'Inde, les US et l'UE réduisent globalement leurs rejets, notamment grâce à la réduction du recours au charbon (forte source de fuites de méthane), remplacé par les énergies renouvelables, le gaz fossile et dans une moindre mesure le nucléaire en Chine.

En 2025, la production d'électricité à partir du charbon a reculé en Chine et en Inde pour la première fois en 52 ans .

3) Premier effets éventuels du "Global Methane Pledge" : cet engagement, signé en 2021 par plus de 120 pays, pousse notamment les industries fossiles à déployer des technologies de détection et de réparation des fuites de gaz naturel, et limiter le recours au torchage.

Difficile de savoir dans quelle mesure l'initiative porterait déjà ses fruits, mais cela peut expliquer une partie de ce qu'on observe.

4) Restauration du "puits chimique" de l'air : durant la pandémie du Covid, la baisse de la pollution routière avait réduit les radicaux hydroxyles OH, sortes de "détergents" qui détruisent le méthane dans l'atmosphère. La reprise post-COVID a restauré ce puits chimique, permettant à l'atmosphère d'éliminer à nouveau le méthane plus efficacement.

Oui, ce peut être perturbant : en plus de son effet réchauffant (CO2), le trafic routier entraine un effet refroidissant indirect sur le climat. Les moteurs thermiques rejettent des oxydes d'azote (NOx), qui réagissent dans la haute atmosphère avec la lumière du soleil et la vapeur d'eau pour stimuler la production de radicaux hydroxyles (OH) en plus de son effet réchauffant (CO2).

Attention, l'effet réchauffant dépasse amplement l'effet refroidissant.

De plus, l'effet réchauffant est de longue durée (le CO2 s'accumule et reste dans l'atmosphère pendant des siècles) alors que l'effet refroidissant est de courte durée. Ceci expliquerait cela.

(publié par Cyrus Farhangi, sources en commentaires)



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Le bilan climatique de juin 2026 publié par Météo-France accorde logiquement une large part aux niveaux de température inédits o...

Le bilan climatique de juin 2026 publié par Météo-France accorde logiquement une large part aux niveaux de température inédits observés sur une grande partie du pays pendant la vague de chaleur très intense du 18 au 30 juin.

Ce mois de juin 2026 est le plus chaud jamais observé, dépassant un certain juin 2003.

Juin 2026 a également été particulièrement sec. Parmi les figures du rapport, celle retraçant l'évolution de l'indice d'humidité des sols depuis le début de l'année est particulièrement frappante.

Après un début d'année très humide, l'indice a rapidement baissé durant le printemps. Début juin, il se situait déjà bien plus bas que la normale, à la suite de la période caniculaire fin mai. Après la vague de chaleur et en l'absence de précipitations conséquentes, cet indice se situe, à la fin du mois de juin, tout près des records secs pour la période, qui datent de la fameuse année 1976.

Les prévisions des prochains jours sont malheureusement à nouveau excessivement sèches et chaudes. On va sans doute beaucoup parler dans les prochains jours de cette nouvelle vague de chaleur, mais il ne faut pas occulter la sécheresse, qui s'aggrave de jour en jour. A la différence de l'été 1976 cependant, la France a connu au début de cette année 2026 une période exceptionnellement arrosée, et des crues généralisées au mois de février.

L'assèchement des sols observé depuis lors est spectaculaire. Il s'explique par la faiblesse des précipitations, mais aussi par l'augmentation de l'évapotranspiration, causée par les températures élevées et le fort ensoleillement observés ces derniers mois, en particulier pendant les séquences caniculaires.

Ces deux phénomènes ne sont pas contradictoires, et illustrent la même évolution : l'intensification du cycle de l'eau, dans un climat qui se réchauffe, qui permet à la fois une augmentation des extrêmes humides et des extrêmes secs.

https://meteofrance.com/presse/bilan-climatique-de-juin-2026-le-mois-de-juin-le-plus-chaud-jamais-enregistre

(par adrien Couzinier)



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La réalité du réchauffement climatique en France : des étés avec des vagues de chaleur de plus en plus fréquentes, de plus en pl...

La réalité du réchauffement climatique en France : des étés avec des vagues de chaleur de plus en plus fréquentes, de plus en plus longues et de plus en plus fortes. Et de moins en moins de pluie.
Donc de grosses sécheresses.

C'était prévu par les scientifiques et c'est ce qui arrive.

Une nouvelle vague de chaleur pour la moitié sud de la France (la troisième cette année, alors qu'avant 2000, c'était 3 par décennie !!)
Et toujours pas de pluie en vue.
Les tensions se font sentir sur l'alimentaire et, vu les prévisions pour juillet , ce n'est que le début.
Surtout que l'Italie et l'Espagne , principaux producteurs de fruits et légumes en europe, sont eux aussi touchés par des fortes chaleur et de la sécheresse.

Pour faire face, nous pouvons importer de l'alimentaire de l'autre bout du globe, mais cela requiert du pétrole et nous rappelons que les évènements récents dans un certain détroit ont exposé notre fragilité, surtout dans les années à venir où les tensions sur l'approvisionnement pétrolier européen vont fortement augmenter:

bref, bienvenu dans le début de l'ère des contraintes énergie-climat.
Et ce n'est que le début : le réchauffement climatique est à peine en train d'atteindre les +1.5°C et la production de pétrole mondiale ne baisse pas encore

(par adrien Couzinier)



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Sécheresse : elle s'installe et nous ne sommes qu'au début de l'été

Sécheresse : elle s'installe et nous ne sommes qu'au début de l'été. (les prévisions sur les 15 prochains jours sont mauvaises)

Car les fortes températures sont difficilement supportables, mais celles-ci assèchent aussi les sols en faisant s'évaporer l'eau. Et un déficit de pluviométrie accentue cette conséquence.
Et avec un déficit pluviométrique national de -47 % en juin 2026, la France aborde l’été avec des sols très secs. La canicule a aggravé la situation hydrologique et les orages, trop localisés, n’ont pas permis d'humidifier durablement les sols.
La sécheresse des sols s'est installée de manière durable sur le pays, et s'aggrave de jour en jour.

Au 27 juin, les sols se rapprochent de leur niveau le plus sec jamais observé sur l'Alsace, l'Aquitaine, l'Auvergne, le Limousin, Midi-Pyrénées.
La situation des sols actuellement observée est similaire à celle des grands épisodes historiques depuis le début des mesures en 1959.
Le retour des précipitations, avec des cumuls atteignant 20 à 30 mm par endroits, n’ont pas encore engendré d’amélioration significative de la sécheresse des sols.

Alors qu’une nouvelle canicule se profile, la sécheresse s’aggrave dans le pays. Ce mardi 30 juin 2026, 82 départements sont désormais concernés par des arrêtés préfectoraux appelant à la vigilance ou limitant certains usages de l’eau potable. Seuls 9 départements en France échappent à ces restrictions.

La France risque donc de connaître un été à hauts risques en matière de sécheresse, avec des restrictions d'eau risquant fort de s'étendre à la plus grande partie du pays. Après un mois de juin à la fois exceptionnellement chaud et peu arrosé, la sécheresse et le risque d'incendies vont devenir une préoccupation majeure. Et la tendance météo est à un temps durablement sec avec un risque important d'une nouvelle vague de chaleur la semaine prochaine.

https://meteofrance.com/actualites-et-dossiers/actualites/canicule-une-vague-de-chaleur-sinstalle-cette-semaine

https://actualite.lachainemeteo.com/actualite-meteo/2026-06-29/juin-2026-un-mois-peu-arrose-et-une-canicule-qui-aggrave-la-secheresse-des-sols-89911

Tout ceci était malheureusement parfaitement prévu, la moitié sud de la France devant devenir comme le centre ou le sud de l'Espagne d'ici 1 à 2 décennies : très aride en été

(par adrien Couzinier)



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Canicules en France

🥵 Face à la canicule : quel bilan et comment anticiper les prochaines vagues ?

La France vient de traverser un épisode caniculaire intense. Transports, écoles, entreprises, logements… l'impact a été global, mettant en lumière notre profonde chaîne d'interdépendance. Face à l'urgence, chacun a dû s'adapter au jour le jour. Mais maintenant que l'urgence immédiate s'éloigne, il est temps de faire le bilan pour ne plus simplement subir.

📅 mercredi 1er juillet de 15h à 16h, Rendez-vous pour un webinaire exclusif : un débrief « à chaud » et sans filtre. L'objectif ? Non pas de chercher des responsables, mais de croiser les regards et de tirer des apprentissages concrets pour renforcer notre résilience collective.

🎙️ Au programme de cette table ronde organisée par Apave Climate School
Le constat : Quels impacts réels sur les organisations, les activités et les infrastructures ?
L'action : Qu’est-ce qui a été mis en place (et qui a fonctionné) côté entreprises, citoyens et services publics ?
L'avenir : Quels ont été les points de friction et quelles sont les pistes concrètes pour se préparer aux prochaines vagues de chaleur ?

✨ Des intervenants experts et des "grands témoins"
Pour animer ce retour d'expérience et partager ce qu'ils ont observé sur le terrain :
🔸 Ludovic ARGA – Expert Energy & Environnement chez Orange
🔸 Antoine Poincaré – CEO chez Apave Climate
🔸 Clotilde CHARAIX – Directrice Stratégie Environnement & Climat chez Transdev
Ne manquez pas cette opportunité de transformer un retour d'expérience en plan d'action pour votre organisation.

👇 Pour vous inscrire et anticiper dès aujourd'hui les défis de demain :


Entreprises, services publiques et citoyens face à la canicule : comment l'ont ils vécu, comment se préparer à l'avenir.

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Reçu — 28 juin 2026 ⏭ Géopolitique

Canicule, climatisation : l’avis avisé de Jean-Marc Jancovici

Jean-Marc Jancovici était l’invité de Quotidien le 25 juin 2026.
Il analyse la vague de canicule historique que traverse la France. Interrogé sur les causes du dérèglement climatique, ses conséquences sur les populations et la biodiversité, le rôle de la climatisation, le nucléaire et la nécessité de repenser nos modes de consommation, il donne aussi sa vision de la France à l'horizon 2030, 2040 et 2050.
https://www.youtube.com/watch?v=ahk6fsUn7Mc
(posté par Joëlle Leconte)


L'ingénieur et spécialiste du climat Jean-Marc Jancovici est l’invi...

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Reçu — 24 juin 2026 ⏭ Géopolitique

Photos from Jean-Marc Jancovici's post

Les enjeux de défense et de sécurité reviennent au premier plan, dans un contexte marqué à la fois par une forte instabilité géopolitique, l’accélération des changements climatiques et des tensions croissantes sur l’accès aux ressources énergétiques et minérales.

Or, le secteur de la défense demeure fortement dépendant des énergies fossiles importées et de chaînes d’approvisionnement matérielles complexes. Cette dépendance soulève une question centrale :

Les armées seront-elles en mesure d’assurer leurs missions dans un contexte de perturbation durable des approvisionnements en énergie et en matériaux ?

Pour contribuer à éclairer cette question, The Shift Project lance le programme DÉFENDRE (Défense, Énergie, Durabilité, Résilience) et publie aujourd’hui son rapport introductif : “Énergie, Ressources, Climat : une défense sous contraintes physiques”.
Ce premier volet propose un cadre d’analyse pour :
🔹 mettre en évidence la dimension physique des enjeux de défense ;
🔹 analyser les dépendances énergétiques et matérielles des armées et de leur base industrielle ;
🔹 identifier les vulnérabilités susceptibles d’affecter les capacités de défense dans la durée ;
🔹 poser les bases des travaux à venir sur les conditions de résilience et d’autonomie stratégique du secteur.

L’ambition du programme DÉFENDRE est de mieux comprendre comment concilier transition énergétique, sécurité des approvisionnements et maintien des capacités opérationnelles dans un monde de plus en plus contraint.

Le rapport introductif et sa version collaborative sont accessibles ici : https://theshiftproject.org/.../energie-ressources-climat/

(par Jean-Noël Geist, sur la base d'une publication du Shift)





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DIRECT. Canicule : records (nocturnes) d'ors et déjà battus dans plusieurs villes

DIRECT. Canicule : records (nocturnes) d'ors et déjà battus dans plusieurs villes. 49 départements en vigilance rouge

Des records de température nocturne battus
La nuit de dimanche à lundi a été « exceptionnellement chaude » en France, en pleine vague caniculaire, avec des records absolus battus dans certaines villes comme Tours ou Poitiers, a annoncé Météo France.

« Les températures minimales ont parfois atteint des niveaux jamais mesurés, tous mois confondus. Ainsi on a relevé : 24,8 °C à Tours (Indre-et-Loire), 24,6 °C à Poitiers (Vienne), 24,1 °C à Bourges (Cher) » ou encore « 23,2 °C à Saint-Nazaire (Loire-Atlantique) », a indiqué l’établissement public.

Au total, 49 départements sont placés en vigilance rouge, un record absolu selon Météo France. La présidente de la région Île-de-France appelle les habitants à « ne pas se déplacer » et à privilégier le télétravail.

Faites attention à vous

(Par Adrien couzinier)

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Jean-Marc Jancovici alerte sur l'urgence de s'adapter aux grosses chaleurs

"C'est urgent de s'y mettre" : face à la canicule, Jean-Marc Jancovici explique pourquoi il faut à tout prix adapter nos sociétés au changement climatique.

A tout prix, donc il va falloir faire des choix.

https://m.youtube.com/watch?v=TeLQaMVUfzQ

(par Adrien Couzinier)


🎙️ " L'adaptation c'est le fait de conserver les activités que l'on...

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🌡️ Un probable record national de chaleur lundi

🌡️ Un probable record national de chaleur lundi. Fin juin ! Il reste tout l'été

Et avec El Nino exceptionnel, nous avons de fortes chances de battre ces records d'ici quelques années

Selon l’estimation disponible au 19 juin, l’indicateur thermique national pourrait atteindre 30,4°C lundi. Ce serait un niveau supérieur au record de 29,5°C mesuré le 5 août 2003.

Cet indicateur ne correspond pas à la température d’une ville, mais à une moyenne représentative des températures sur la France. Il permet de comparer les grands épisodes de chaleur à l’échelle du pays.

En clair : ce n’est pas seulement une ville ou une région qui pourrait battre un record, mais la France dans son ensemble qui pourrait connaître une journée exceptionnellement chaude.

⚠️ La valeur reste à confirmer avec les observations, mais si elle se vérifie, lundi pourrait devenir la journée la plus chaude jamais mesurée à l’échelle nationale.

Mardi restera encore très chaud sur une grande partie du pays. Une baisse pourrait ensuite s’amorcer, mais elle s’annonce très lente : la France devrait rester dans une vague de chaleur durable, probablement jusqu’à la fin de la semaine prochaine.

Pendant cette canicule, pensez aux gestes essentiels : boire régulièrement, éviter les efforts aux heures les plus chaudes, fermer les volets en journée, aérer la nuit et prendre des nouvelles des personnes vulnérables.

(Par Adrien Couzinier)

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Reçu — 19 juin 2026 ⏭ Géopolitique

Sans soutenabilité forte, ce sera toujours la guerre - José Halloy

José Halloy, professeur de physique, développe la notion de soutenabilité forte, de technologies zombies et des limites matérielles de notre civilisation thermo-industrielle.

Une plongée à travers le monde physique et biologique à l'échelle de siècles, millénaires... voire milliards d'années (avec la place de l'humanité dans tout cela).

En retraçant l'histoire de notre "métabolisme social" depuis le néolithique jusqu'à l'utilisation massive des combustibles fossiles, José Halloy démontre que notre défi majeur n'est pas uniquement un problème d'énergie, mais surtout un problème de ressources matérielles (cuivre, métaux rares, gaz nobles).

Il détaille la différence fondamentale entre la soutenabilité faible (panneaux solaires, véhicules électriques) qui permet seulement de "gagner du temps", et la soutenabilité forte (technologies vivantes) qui s'inspire des processus biochimiques de la nature pour durer dans le temps très long.

(publié par Cyrus Farhangi)


Dans cet épisode, José Halloy, professeur de physique des systèmes ...

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Reçu — 17 juin 2026 ⏭ Géopolitique

« La France examine une nouvelle loi d'urgence agricole » : « nous continuons à traiter les difficultés agricoles comme des cris...

“La France ne bâtira pas sa souveraineté agricole à coups de lois d’urgence successives.”

Alors que le Parlement examine une nouvelle loi d’urgence agricole, une question mérite d’être posée : pourquoi ces textes d’exception reviennent-ils avec une telle régularité ?

Le modèle agricole français s’est construit dans un monde d’énergie abondante, de climat relativement stable et d’ouverture commerciale favorable. Aujourd’hui, ces trois piliers sont remis en question.

Face aux difficultés actuelles, il est nécessaire de soutenir les agriculteurs. Les mesures visant à améliorer leur rémunération, rééquilibrer les relations commerciales ou renforcer les outils de régulation répondent à des besoins réels et immédiats.

Mais répondre à l’urgence sociale ne suffit pas à traiter les vulnérabilités structurelles du système agricole.

La souveraineté agricole ne peut être réduite à une question de compétitivité ou de volumes produits. Être souverain, c’est être capable de nourrir durablement la population malgré les chocs climatiques, énergétiques ou géopolitiques.

Or notre agriculture reste fortement dépendante :
🔸 du gaz pour les engrais azotés,
🔸 du pétrole pour les machines et la logistique,
🔸 des importations de soja pour l’élevage.

Dans le même temps, sécheresses, inondations et événements climatiques extrêmes fragilisent de plus en plus les productions.

La proposition de loi reste largement silencieuse sur les transformations nécessaires pour réduire ces dépendances : adaptation des pratiques, décarbonation des équipements, infrastructures agroécologiques, autonomie des élevages ou encore réduction de l’usage des intrants.

Pour construire une véritable souveraineté agricole, la France a besoin d’une vision à horizon 2050 intégrant les contraintes énergétiques, climatiques et géopolitiques à venir.

L’enjeu ne consiste plus uniquement à protéger les agriculteurs lorsque les crises éclatent, mais à bâtir une agriculture capable d’encaisser les chocs du XXIᵉ siècle.

✍️ Retrouvez la tribune signée par Jean-Marc Jancovici, président de The Shift Project et Corentin Leroux, chef de projet Agriculture au Shift sur Les Echos : https://www.lesechos.fr/idees-debats/cercle/la-france-examine-une-nouvelle-loi-durgence-agricole-nous-continuons-a-traiter-les-difficultes-agricoles-comme-des-crises-conjoncturelles-plutot-que-comme-les-symptomes-de-bouleversements-plus-profonds-2236929

(par Jean-Noël Geist, en reprenant un post du Shift)


Présenté comme un levier de souveraineté alimentaire, le projet de loi agricole vise à accélérer la transformation du secteur. Entre production et enjeux environnementaux, Jean-Marc Jancovici et Corentin Leroux de The Shift Project cristallisent les enjeux de ce texte sur l'avenir de l'agricul...

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Reçu — 12 juin 2026 ⏭ Géopolitique

‘Electrify daily life’, urges Cop31 host

Doubler la part du courant dans le monde d'ici 2035 : la Turquie veut brancher la planète pour éteindre les fossiles.

Le monde devrait viser à couvrir un tiers de ses besoins énergétiques grâce à l'électricité d'ici une décennie afin de réduire les émissions de gaz à effet de serre, a déclaré l'hôte du prochain sommet des Nations unies sur le climat.

La Turquie, pays hôte de la COP31 (Antalya, novembre 2026), a lancé lors des négociations climatiques de Bonn une initiative phare : porter la part de l'électricité dans la demande énergétique mondiale de ~20 % à 35 % d'ici 2035 — le fameux objectif "35×35".
Cette initiative a été dévoilée lors des pourparlers climatiques de l'ONU à Bonn. L'objectif est d'accélérer la transition hors des combustibles fossiles et de protéger les économies contre les chocs sur les prix de l'énergie, selon les organisateurs turcs.

Il ne s'agit pas d'un accord contraignant : la proposition fait partie de l'« agenda d'action » non-obligatoire de la COP, qui fonctionne en parallèle des négociations officielles.
Concrètement, l'initiative vise l'électrification des transports, de l'industrie lourde et du chauffage résidentiel pour se substituer au pétrole, au charbon et au gaz.

La cible s'appuie sur des analyses de l'Agence internationale de l'énergie (AIE) et de l'IRENA, et s'inscrit dans la continuité des engagements COP précédents, notamment le triplement des capacités renouvelables d'ici 2030 — un objectif pour lequel le monde est actuellement en retard.
Le président de la COP31, Murat Kurum, a déclaré : « En électrifiant la vie quotidienne — transports, bâtiments, industrie — nous pouvons protéger les familles et les entreprises contre des marchés énergétiques volatils. »

https://www.theguardian.com/environment/2026/jun/09/third-of-world-energy-electricity-by-2035-says-turkey-cop31-host

(par adrien Couzinier)


A third of world’s energy needs should come from electricity by 2035, says Turkish minister Murat Kurum, as he sets out priorities priority for this year’s UN climate summit

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Nappes phréatiques : la baisse des niveaux continue, faute de pluies suffisantes aux mois d’avril et mai

Nappes phréatiques : la baisse des niveaux continue, faute de pluies suffisantes aux mois d’avril et mai

En raison d’une bonne recharge à l’automne et cet hiver, « la situation globale reste cependant satisfaisante », avec 58 % des points d’observation au-dessus ou autour des normales, rapporte le Bureau de recherches géologiques et minières

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https://www.lemonde.fr/planete/article/2026/06/09/nappes-phreatiques-la-baisse-des-niveaux-continue-faute-de-pluies-suffisantes-aux-mois-d-avril-et-mai_6700177_3244.html
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Nappes phréatiques : la baisse des niveaux continue, faute de pluies suffisantes aux mois d’avril et mai
En raison d’une bonne recharge à l’automne et cet hiver, « la situation globale reste cependant satisfaisante », avec 58 % des points d’observation au-dessus ou autour des normales, rapporte le Bureau de recherches géologiques et minières.
Le Monde avec AFP

Publié aujourd’hui à 16h50
Temps deLecture 1 min.
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Vue aérienne du lac de Bethmale, dans les Pyrénées, dans le sud-ouest de la France, le 24 octobre 2025. LIONEL BONAVENTURE / AFP
Un état « satisfaisant » mais qui continue de se détériorer : le niveau des ressources souterraines en eau en France métropolitaine présente « une tendance à la baisse généralisée », faute de pluies suffisantes, laissant planer l’incertitude sur une éventuelle sécheresse estivale. Au 1er juin, 77 % des nappes phréatiques métropolitaines présentaient des niveaux en baisse, « sous l’effet d’une vidange des réserves en lien avec le déficit pluviométrique observé en avril puis en mai », a rapporté, mardi 9 juin, le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM) dans son bulletin mensuel.

En raison d’une bonne recharge à l’automne et cet hiver, « la situation globale reste cependant satisfaisante », avec 58 % des points d’observation au-dessus ou autour des normales. Mais quasiment la moitié des nappes sont sous les normales, notamment autour des calcaires jurassiques de Lorraine, des formations de la plaine de Limagne (centre de l’Auvergne) et des calcaires karstifiés des Causses du Quercy, qui présentent des niveaux bas.

De manière générale, « l’intensité de la vidange apparaît légèrement plus marquée que celle de mai 2025 », et la situation est « plus dégradée » qu’à la même période l’an dernier, où 69 % des nappes étaient supérieures ou comparables aux normales.

« Des incertitudes sur les sécheresses estivales niexistent »
En cause, des précipitations en berne depuis deux mois : en avril, le déficit pluviométrique sur le territoire était de près de 70 % par rapport aux normales et la deuxième quinzaine de mai, marquée par une vague de chaleur intense et précoce, a été particulièrement sèche. Météo-France a annoncé début juin que le printemps 2026 avait été le plus chaud jamais enregistré depuis 1900 et l’un des 10 printemps les moins arrosés de la période 1959-2026 avec un déficit de pluie évalué à 30 %.

https://www.lemonde.fr/planete/article/2026/06/09/nappes-phreatiques-la-baisse-des-niveaux-continue-faute-de-pluies-suffisantes-aux-mois-d-avril-et-mai_6700177_3244.html

(Par Adrien Couzinier)


En raison d’une bonne recharge à l’automne et cet hiver, « la situation globale reste cependant satisfaisante », avec 58 % des points d’observation au-dessus ou autour des normales, rapporte le Bureau de recherches géologiques et minières.

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Reçu — 9 juin 2026 ⏭ Géopolitique

Guerre au Moyen-Orient : les Houthis revendiquent une attaque contre Israël et interdisent leurs navires en mer Rouge

De nouveaux développements géopolitiques et militaires qui pourraient entrainer des conséquences énergétiques et matérielles majeures.

Alors que la signature d'un accord complexe USA-Iran traine en longueur, et que les perspectives de paix Iran-Israel s'éloignent encore davantage depuis hier, les Houthis, alliés de l'Iran, menacent de bloquer tout navire israélien transitant par la mer Rouge.

De surcroit l'Iran menace de paralyser tout trafic via les Houthis si le blocus américain sur les ports iraniens est maintenu.

Les Houthis n'ont pas les moyens militaires de bloquer physiquement et hermétiquement la mer Rouge. Ils ne possèdent pas de marine de guerre conventionnelle puissante capable de tenir un blocus naval classique.

Cependant, à l'image de l'Iran dans le détroit d'Ormuz, les Houthis auraient les moyens asymétriques suffisants pour perturber, dissuader et paralyser le trafic maritime, ce qui revient pratiquement au même qu'un blocus complet.

Comment les Houthis y parviendraient-ils ?

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1) La géographie : l’étranglement du détroit de Bab al-Mandeb et, par ricochet, du Canal de Suez

Le problème réside dans la géographie de la région. Pour entrer ou sortir de la mer Rouge par le sud, tous les navires doivent franchir le détroit de Bab al-Mandab.

Ce détroit ne mesure que 26 kilomètres de large à son point le plus étroit. Les Houthis contrôlant une grande partie de la côte ouest du Yémen, ils disposent d'un "balcon" direct sur cette autoroute maritime où les cargos et pétroliers géants avancent à vitesse réduite, constituant des cibles massives et lentes.

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2) Un arsenal asymétrique important et "low-cost"

En raison du soutien technologique et matériel de l'Iran, les Houthis ont développé une panoplie d'armes asymétriques semblable, adaptée pour saturer les défenses des navires de commerce et harceler les armées marines :

* Missiles balistiques antinavires (les Houthis sont le premier groupe non étatique à avoir utilisé ce type d'armement en conditions réelles)
* Missiles de croisière de défense côtière
* Drones aériens
* Drones marins de surface (vedettes rapides téléguidées et chargées d'explosifs)
* Mines marines et piratage par hélicoptère

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3) L'arme économique : l'explosion des coûts d'assurance

L'objectif des Houthis ne serait pas de couler des navires, mais de rendre le passage financièrement ou politiquement intenable.

Comme pour le détroit d'Ormuz, dès qu'un navire est touché, les primes d'assurance pour traverser la mer Rouge montent en flèche. Pour de nombreuses compagnies maritimes, le calcul est purement comptable : il deviendrait plus rentable de contourner l'Afrique par le Cap de Bonne-Espérance.

Ce détour ajouterait environ 10 à 14 jours de mer et des centaines de milliers de dollars de carburant, mais il garantirait la sécurité des équipages et des cargaisons.

(publié par Cyrus Farhangi)


«Les forces armées yéménites ont lancé un barrage de missiles visant des sites sensibles de l’ennemi israélien», a affirmé dans un communiqué le porte-parole militaire des rebelles, Yahya Saree.

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📢 URGENT : RECRUTEMENT CHEF(FE) DE PROJET COMMUNICATION SENIOR AU SHIFT PROJECT

📢 URGENT : RECRUTEMENT CHEF(FE) DE PROJET COMMUNICATION SENIOR AU SHIFT PROJECT

🚀 The Shift Project, le think tank présidé par Jean-Marc Jancovici est à la recherche d'un profil expérimenté, capable de piloter la stratégie de communication d'un nouveau projet d'ampleur autour des élections #présidentielles !

Date de démarrage 👉 dès que possible
Contrat 👉 CDD de 12 mois, rémunération selon expérience
Lieu 👉 poste basé à Paris
Profil 👉 5 ans d'expérience ou plus. Expérience en relations presse, pilotage de prestataires de communication, réseaux sociaux et influenceurs appréciée !

Il s'agit de travailler sur comment la France et les Français peuvent prendre à bras le corps les contraintes physiques (énergie, climat, ressources...) dans le contexte de crise énergétique et géopolitique.

📧 Pour candidater, merci d'adresser dans un premier temps CV + court mail de motivation à : ilana.toledano@theshiftproject.org

👉Si vous voulez contribuer aux travaux bénévolement, rejoignez l'association The Shifters, qui contribue aux actions du Shift : https://www.theshifters.org/ et directement https://moncompte.theshifters.org/inscription

(par Jean-Noël Geist)



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Reçu — 7 juin 2026 ⏭ Géopolitique

Global oil inventories depleted, next price spike could roil economies, markets

La situation actuelle des stocks pétroliers mondiaux atteint un niveau alarmant et une limite physique imminente. Le monde ne manque pas simplement de pétrole "à vendre". Il manque de pétrole pour faire fonctionner ses infrastructures.

Depuis la fermeture du détroit d’Ormuz en février, le monde a perdu environ 1,2 milliard de barils de flux. Si les stocks mondiaux affichent encore 7,9 milliards de barils. Ce chiffre apparaît confortable mais il est très trompeur.

Il y a d'abord le pétrole prisonnier : une part massive est bloquée derrière le détroit d'Ormuz ou dans des zones de conflit.

Il y a aussi la vitesse de vidange : on puise dans les réserves à un rythme de 3,9 millions de barils par jour. Les stocks stratégiques (SPR), censés être des bouées de sauvetage, sont à leur plus bas niveau historique. Nous brûlons nos dernières cartouches de sécurité pour maintenir les prix sous les 120 $.

Car le système pétrolier n'est pas un réservoir que l'on peut vider jusqu'à la dernière goutte. Il nécessite un "fond de roulement technique", principalement pour trois raisons :

1) L’intégrité des pipelines : un oléoduc n'est jamais vide. Pour transporter du brut, il doit rester sous pression et totalement rempli. Si le niveau baisse trop, des poches d'air se forment, les pompes se désamorcent et les sédiments au fond des cuves sont aspirés, ce qui peut détruire les moteurs et boucher les filtres.

2) La survie des Raffineries : une raffinerie est une usine à flux continu. Elle ne peut pas fonctionner "par intermittence". Si l'apport en brut descend sous un seuil critique, la raffinerie doit s'arrêter complètement. Or, redémarrer un tel complexe prend des semaines et coûte très cher.

3) Les pompes : si les niveaux en stock deviennent trop bas, les pompes aspirent des sédiments ou de l'air, provoquant des pannes en cascade.

En somme le point de rupture serait atteint très prochainement. Une fois ce seuil franchi, le marché ne pourra plus s'ajuster par les stocks. Les seules variables restantes seront le rationnement et la destruction de la demande par la hausse des prix, de manière à protéger physiquement les machines des infrastructures pétrolières.

(publié par Cyrus Farhangi)


Global oil inventories are running dangerously low as a deal to re-open tanker traffic through the Strait of Hormuz has proven elusive, and industry executives and analysts warn there could be another oil price shock in the ​coming weeks, severe enough to upset broader financial markets.

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