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Vue normale

Reçu — 19 juin 2026 ⏭ Géopolitique

Sans soutenabilité forte, ce sera toujours la guerre - José Halloy

José Halloy, professeur de physique, développe la notion de soutenabilité forte, de technologies zombies et des limites matérielles de notre civilisation thermo-industrielle.

Une plongée à travers le monde physique et biologique à l'échelle de siècles, millénaires... voire milliards d'années (avec la place de l'humanité dans tout cela).

En retraçant l'histoire de notre "métabolisme social" depuis le néolithique jusqu'à l'utilisation massive des combustibles fossiles, José Halloy démontre que notre défi majeur n'est pas uniquement un problème d'énergie, mais surtout un problème de ressources matérielles (cuivre, métaux rares, gaz nobles).

Il détaille la différence fondamentale entre la soutenabilité faible (panneaux solaires, véhicules électriques) qui permet seulement de "gagner du temps", et la soutenabilité forte (technologies vivantes) qui s'inspire des processus biochimiques de la nature pour durer dans le temps très long.

(publié par Cyrus Farhangi)


Dans cet épisode, José Halloy, professeur de physique des systèmes ...

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Reçu — 17 juin 2026 ⏭ Géopolitique

« La France examine une nouvelle loi d'urgence agricole » : « nous continuons à traiter les difficultés agricoles comme des cris...

“La France ne bâtira pas sa souveraineté agricole à coups de lois d’urgence successives.”

Alors que le Parlement examine une nouvelle loi d’urgence agricole, une question mérite d’être posée : pourquoi ces textes d’exception reviennent-ils avec une telle régularité ?

Le modèle agricole français s’est construit dans un monde d’énergie abondante, de climat relativement stable et d’ouverture commerciale favorable. Aujourd’hui, ces trois piliers sont remis en question.

Face aux difficultés actuelles, il est nécessaire de soutenir les agriculteurs. Les mesures visant à améliorer leur rémunération, rééquilibrer les relations commerciales ou renforcer les outils de régulation répondent à des besoins réels et immédiats.

Mais répondre à l’urgence sociale ne suffit pas à traiter les vulnérabilités structurelles du système agricole.

La souveraineté agricole ne peut être réduite à une question de compétitivité ou de volumes produits. Être souverain, c’est être capable de nourrir durablement la population malgré les chocs climatiques, énergétiques ou géopolitiques.

Or notre agriculture reste fortement dépendante :
🔸 du gaz pour les engrais azotés,
🔸 du pétrole pour les machines et la logistique,
🔸 des importations de soja pour l’élevage.

Dans le même temps, sécheresses, inondations et événements climatiques extrêmes fragilisent de plus en plus les productions.

La proposition de loi reste largement silencieuse sur les transformations nécessaires pour réduire ces dépendances : adaptation des pratiques, décarbonation des équipements, infrastructures agroécologiques, autonomie des élevages ou encore réduction de l’usage des intrants.

Pour construire une véritable souveraineté agricole, la France a besoin d’une vision à horizon 2050 intégrant les contraintes énergétiques, climatiques et géopolitiques à venir.

L’enjeu ne consiste plus uniquement à protéger les agriculteurs lorsque les crises éclatent, mais à bâtir une agriculture capable d’encaisser les chocs du XXIᵉ siècle.

✍️ Retrouvez la tribune signée par Jean-Marc Jancovici, président de The Shift Project et Corentin Leroux, chef de projet Agriculture au Shift sur Les Echos : https://www.lesechos.fr/idees-debats/cercle/la-france-examine-une-nouvelle-loi-durgence-agricole-nous-continuons-a-traiter-les-difficultes-agricoles-comme-des-crises-conjoncturelles-plutot-que-comme-les-symptomes-de-bouleversements-plus-profonds-2236929

(par Jean-Noël Geist, en reprenant un post du Shift)


Présenté comme un levier de souveraineté alimentaire, le projet de loi agricole vise à accélérer la transformation du secteur. Entre production et enjeux environnementaux, Jean-Marc Jancovici et Corentin Leroux de The Shift Project cristallisent les enjeux de ce texte sur l'avenir de l'agricul...

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Reçu — 12 juin 2026 ⏭ Géopolitique

‘Electrify daily life’, urges Cop31 host

Doubler la part du courant dans le monde d'ici 2035 : la Turquie veut brancher la planète pour éteindre les fossiles.

Le monde devrait viser à couvrir un tiers de ses besoins énergétiques grâce à l'électricité d'ici une décennie afin de réduire les émissions de gaz à effet de serre, a déclaré l'hôte du prochain sommet des Nations unies sur le climat.

La Turquie, pays hôte de la COP31 (Antalya, novembre 2026), a lancé lors des négociations climatiques de Bonn une initiative phare : porter la part de l'électricité dans la demande énergétique mondiale de ~20 % à 35 % d'ici 2035 — le fameux objectif "35×35".
Cette initiative a été dévoilée lors des pourparlers climatiques de l'ONU à Bonn. L'objectif est d'accélérer la transition hors des combustibles fossiles et de protéger les économies contre les chocs sur les prix de l'énergie, selon les organisateurs turcs.

Il ne s'agit pas d'un accord contraignant : la proposition fait partie de l'« agenda d'action » non-obligatoire de la COP, qui fonctionne en parallèle des négociations officielles.
Concrètement, l'initiative vise l'électrification des transports, de l'industrie lourde et du chauffage résidentiel pour se substituer au pétrole, au charbon et au gaz.

La cible s'appuie sur des analyses de l'Agence internationale de l'énergie (AIE) et de l'IRENA, et s'inscrit dans la continuité des engagements COP précédents, notamment le triplement des capacités renouvelables d'ici 2030 — un objectif pour lequel le monde est actuellement en retard.
Le président de la COP31, Murat Kurum, a déclaré : « En électrifiant la vie quotidienne — transports, bâtiments, industrie — nous pouvons protéger les familles et les entreprises contre des marchés énergétiques volatils. »

https://www.theguardian.com/environment/2026/jun/09/third-of-world-energy-electricity-by-2035-says-turkey-cop31-host

(par adrien Couzinier)


A third of world’s energy needs should come from electricity by 2035, says Turkish minister Murat Kurum, as he sets out priorities priority for this year’s UN climate summit

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Nappes phréatiques : la baisse des niveaux continue, faute de pluies suffisantes aux mois d’avril et mai

Nappes phréatiques : la baisse des niveaux continue, faute de pluies suffisantes aux mois d’avril et mai

En raison d’une bonne recharge à l’automne et cet hiver, « la situation globale reste cependant satisfaisante », avec 58 % des points d’observation au-dessus ou autour des normales, rapporte le Bureau de recherches géologiques et minières

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Nappes phréatiques : la baisse des niveaux continue, faute de pluies suffisantes aux mois d’avril et mai
En raison d’une bonne recharge à l’automne et cet hiver, « la situation globale reste cependant satisfaisante », avec 58 % des points d’observation au-dessus ou autour des normales, rapporte le Bureau de recherches géologiques et minières.
Le Monde avec AFP

Publié aujourd’hui à 16h50
Temps deLecture 1 min.
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Vue aérienne du lac de Bethmale, dans les Pyrénées, dans le sud-ouest de la France, le 24 octobre 2025. LIONEL BONAVENTURE / AFP
Un état « satisfaisant » mais qui continue de se détériorer : le niveau des ressources souterraines en eau en France métropolitaine présente « une tendance à la baisse généralisée », faute de pluies suffisantes, laissant planer l’incertitude sur une éventuelle sécheresse estivale. Au 1er juin, 77 % des nappes phréatiques métropolitaines présentaient des niveaux en baisse, « sous l’effet d’une vidange des réserves en lien avec le déficit pluviométrique observé en avril puis en mai », a rapporté, mardi 9 juin, le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM) dans son bulletin mensuel.

En raison d’une bonne recharge à l’automne et cet hiver, « la situation globale reste cependant satisfaisante », avec 58 % des points d’observation au-dessus ou autour des normales. Mais quasiment la moitié des nappes sont sous les normales, notamment autour des calcaires jurassiques de Lorraine, des formations de la plaine de Limagne (centre de l’Auvergne) et des calcaires karstifiés des Causses du Quercy, qui présentent des niveaux bas.

De manière générale, « l’intensité de la vidange apparaît légèrement plus marquée que celle de mai 2025 », et la situation est « plus dégradée » qu’à la même période l’an dernier, où 69 % des nappes étaient supérieures ou comparables aux normales.

« Des incertitudes sur les sécheresses estivales niexistent »
En cause, des précipitations en berne depuis deux mois : en avril, le déficit pluviométrique sur le territoire était de près de 70 % par rapport aux normales et la deuxième quinzaine de mai, marquée par une vague de chaleur intense et précoce, a été particulièrement sèche. Météo-France a annoncé début juin que le printemps 2026 avait été le plus chaud jamais enregistré depuis 1900 et l’un des 10 printemps les moins arrosés de la période 1959-2026 avec un déficit de pluie évalué à 30 %.

https://www.lemonde.fr/planete/article/2026/06/09/nappes-phreatiques-la-baisse-des-niveaux-continue-faute-de-pluies-suffisantes-aux-mois-d-avril-et-mai_6700177_3244.html

(Par Adrien Couzinier)


En raison d’une bonne recharge à l’automne et cet hiver, « la situation globale reste cependant satisfaisante », avec 58 % des points d’observation au-dessus ou autour des normales, rapporte le Bureau de recherches géologiques et minières.

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Reçu — 9 juin 2026 ⏭ Géopolitique

Guerre au Moyen-Orient : les Houthis revendiquent une attaque contre Israël et interdisent leurs navires en mer Rouge

De nouveaux développements géopolitiques et militaires qui pourraient entrainer des conséquences énergétiques et matérielles majeures.

Alors que la signature d'un accord complexe USA-Iran traine en longueur, et que les perspectives de paix Iran-Israel s'éloignent encore davantage depuis hier, les Houthis, alliés de l'Iran, menacent de bloquer tout navire israélien transitant par la mer Rouge.

De surcroit l'Iran menace de paralyser tout trafic via les Houthis si le blocus américain sur les ports iraniens est maintenu.

Les Houthis n'ont pas les moyens militaires de bloquer physiquement et hermétiquement la mer Rouge. Ils ne possèdent pas de marine de guerre conventionnelle puissante capable de tenir un blocus naval classique.

Cependant, à l'image de l'Iran dans le détroit d'Ormuz, les Houthis auraient les moyens asymétriques suffisants pour perturber, dissuader et paralyser le trafic maritime, ce qui revient pratiquement au même qu'un blocus complet.

Comment les Houthis y parviendraient-ils ?

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1) La géographie : l’étranglement du détroit de Bab al-Mandeb et, par ricochet, du Canal de Suez

Le problème réside dans la géographie de la région. Pour entrer ou sortir de la mer Rouge par le sud, tous les navires doivent franchir le détroit de Bab al-Mandab.

Ce détroit ne mesure que 26 kilomètres de large à son point le plus étroit. Les Houthis contrôlant une grande partie de la côte ouest du Yémen, ils disposent d'un "balcon" direct sur cette autoroute maritime où les cargos et pétroliers géants avancent à vitesse réduite, constituant des cibles massives et lentes.

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2) Un arsenal asymétrique important et "low-cost"

En raison du soutien technologique et matériel de l'Iran, les Houthis ont développé une panoplie d'armes asymétriques semblable, adaptée pour saturer les défenses des navires de commerce et harceler les armées marines :

* Missiles balistiques antinavires (les Houthis sont le premier groupe non étatique à avoir utilisé ce type d'armement en conditions réelles)
* Missiles de croisière de défense côtière
* Drones aériens
* Drones marins de surface (vedettes rapides téléguidées et chargées d'explosifs)
* Mines marines et piratage par hélicoptère

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3) L'arme économique : l'explosion des coûts d'assurance

L'objectif des Houthis ne serait pas de couler des navires, mais de rendre le passage financièrement ou politiquement intenable.

Comme pour le détroit d'Ormuz, dès qu'un navire est touché, les primes d'assurance pour traverser la mer Rouge montent en flèche. Pour de nombreuses compagnies maritimes, le calcul est purement comptable : il deviendrait plus rentable de contourner l'Afrique par le Cap de Bonne-Espérance.

Ce détour ajouterait environ 10 à 14 jours de mer et des centaines de milliers de dollars de carburant, mais il garantirait la sécurité des équipages et des cargaisons.

(publié par Cyrus Farhangi)


«Les forces armées yéménites ont lancé un barrage de missiles visant des sites sensibles de l’ennemi israélien», a affirmé dans un communiqué le porte-parole militaire des rebelles, Yahya Saree.

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📢 URGENT : RECRUTEMENT CHEF(FE) DE PROJET COMMUNICATION SENIOR AU SHIFT PROJECT

📢 URGENT : RECRUTEMENT CHEF(FE) DE PROJET COMMUNICATION SENIOR AU SHIFT PROJECT

🚀 The Shift Project, le think tank présidé par Jean-Marc Jancovici est à la recherche d'un profil expérimenté, capable de piloter la stratégie de communication d'un nouveau projet d'ampleur autour des élections #présidentielles !

Date de démarrage 👉 dès que possible
Contrat 👉 CDD de 12 mois, rémunération selon expérience
Lieu 👉 poste basé à Paris
Profil 👉 5 ans d'expérience ou plus. Expérience en relations presse, pilotage de prestataires de communication, réseaux sociaux et influenceurs appréciée !

Il s'agit de travailler sur comment la France et les Français peuvent prendre à bras le corps les contraintes physiques (énergie, climat, ressources...) dans le contexte de crise énergétique et géopolitique.

📧 Pour candidater, merci d'adresser dans un premier temps CV + court mail de motivation à : ilana.toledano@theshiftproject.org

👉Si vous voulez contribuer aux travaux bénévolement, rejoignez l'association The Shifters, qui contribue aux actions du Shift : https://www.theshifters.org/ et directement https://moncompte.theshifters.org/inscription

(par Jean-Noël Geist)



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Reçu — 7 juin 2026 ⏭ Géopolitique

Global oil inventories depleted, next price spike could roil economies, markets

La situation actuelle des stocks pétroliers mondiaux atteint un niveau alarmant et une limite physique imminente. Le monde ne manque pas simplement de pétrole "à vendre". Il manque de pétrole pour faire fonctionner ses infrastructures.

Depuis la fermeture du détroit d’Ormuz en février, le monde a perdu environ 1,2 milliard de barils de flux. Si les stocks mondiaux affichent encore 7,9 milliards de barils. Ce chiffre apparaît confortable mais il est très trompeur.

Il y a d'abord le pétrole prisonnier : une part massive est bloquée derrière le détroit d'Ormuz ou dans des zones de conflit.

Il y a aussi la vitesse de vidange : on puise dans les réserves à un rythme de 3,9 millions de barils par jour. Les stocks stratégiques (SPR), censés être des bouées de sauvetage, sont à leur plus bas niveau historique. Nous brûlons nos dernières cartouches de sécurité pour maintenir les prix sous les 120 $.

Car le système pétrolier n'est pas un réservoir que l'on peut vider jusqu'à la dernière goutte. Il nécessite un "fond de roulement technique", principalement pour trois raisons :

1) L’intégrité des pipelines : un oléoduc n'est jamais vide. Pour transporter du brut, il doit rester sous pression et totalement rempli. Si le niveau baisse trop, des poches d'air se forment, les pompes se désamorcent et les sédiments au fond des cuves sont aspirés, ce qui peut détruire les moteurs et boucher les filtres.

2) La survie des Raffineries : une raffinerie est une usine à flux continu. Elle ne peut pas fonctionner "par intermittence". Si l'apport en brut descend sous un seuil critique, la raffinerie doit s'arrêter complètement. Or, redémarrer un tel complexe prend des semaines et coûte très cher.

3) Les pompes : si les niveaux en stock deviennent trop bas, les pompes aspirent des sédiments ou de l'air, provoquant des pannes en cascade.

En somme le point de rupture serait atteint très prochainement. Une fois ce seuil franchi, le marché ne pourra plus s'ajuster par les stocks. Les seules variables restantes seront le rationnement et la destruction de la demande par la hausse des prix, de manière à protéger physiquement les machines des infrastructures pétrolières.

(publié par Cyrus Farhangi)


Global oil inventories are running dangerously low as a deal to re-open tanker traffic through the Strait of Hormuz has proven elusive, and industry executives and analysts warn there could be another oil price shock in the ​coming weeks, severe enough to upset broader financial markets.

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Reçu — 4 juin 2026 ⏭ Géopolitique

Exxon warns oil inventories will hit dangerously low levels in weeks, forcing prices to shoot higher

Exxon prévient que les stocks de pétrole atteindront des niveaux dangereusement bas d'ici quelques semaines, ce qui fera flamber les prix.

Exxon Mobil a averti jeudi que les stocks de pétrole allaient chuter à des niveaux historiquement bas dans les semaines à venir, ce qui entraînera une flambée des prix et freinera la demande.

« Nous approchons de niveaux de stocks du jamais vu », a déclaré Neil Chapman, haut dirigeant (*Senior Vice President*) chez Exxon, lors d'une conférence organisée par Bernstein à New York.

« Je veux dire par là des niveaux vraiment, vraiment bas », a prévenu M. Chapman. « On peut débattre pour savoir si ces niveaux critiques seront atteints dans deux ou trois semaines. Mais une fois ce point de bascule franchi, vous verrez les prix monter en flèche. »

Le dirigeant a précisé que le prix des cargaisons de pétrole physique de Brent grimpera pour atteindre 150 à 160 dollars le baril lorsque les stocks toucheront leurs plus bas historiques dans les semaines à venir. « Quand le prix atteint un certain seuil, la destruction de la demande permet de rééquilibrer le marché », a-t-il ajouté.

Les contrats à terme sur le Brent pour livraison en juillet — le contrat le plus proche — ont clôturé sous les 94 dollars le baril jeudi. Les investisseurs continuent d'espérer un règlement entre les États-Unis et l'Iran qui permettrait de rouvrir le détroit d'Ormuz.

Selon l'Agence internationale de l'énergie (AIE), la fermeture du détroit par l'Iran a déjà coûté plus d'un milliard de bais de pétrole au marché, ce qui en fait la plus importante perturbation de l'approvisionnement en pétrole de l'histoire. Les réserves de pétrole ont permis d'atténuer l'impact jusqu'à présent, mais cela « ne peut pas durer éternellement », a souligné M. Chapman.

L'AIE avait déjà averti plus tôt ce mois-ci que les stocks s'épuisaient à un rythme record. En mars, les pays membres de l'organisation avaient accepté de libérer un volume record de 400 millions de barils pour limiter l'impact de cette rupture d'approvisionnement.

Cela fait maintenant deux mois que les dirigeants du secteur pétrolier préviennent que le marché des contrats à terme sur le brut ne reflète pas l'ampleur de la crise déclenchée par la guerre au Moyen-Orient.

« Je ne sais pas si ce sera dans deux à trois semaines ou dans trois à quatre semaines », a tempéré M. Chapman. « Ce que je dis concrètement, c'est qu'une fois que vous atteignez les niveaux de stocks minimums et des bas historiques, il n'y a plus qu'une seule direction possible. C'est là que nous en sommes. »

(publié par Cyrus Farhangi)


The price of physical Brent oil cargoes will spike to $150 to $160 per barrel once inventories hit all-time lows, Exxon executive Neil Chapman said.

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Réussir la transition dans l'incertitude : la méthode Shift en 20 chantiers

💡 La France importe encore 60% de son énergie. Mais cela peut changer.

COVID, guerre en Ukraine, tensions géopolitiques... Ces dernières années nous ont rappelé une chose : dépendre des énergies fossiles importées, c'est subir les crises plutôt que les traverser.

La décarbonation, c'est l'inverse : reprendre la main sur notre énergie, notre économie, notre souveraineté.

The Shift Project a publié son plan en 20 chantiers pour y arriver : concret, chiffré, pensé pour résister à l'incertitude.

Voici ce qu'il faut retenir 👇
https://theshiftproject.org/app/uploads/2026/04/PREF_Shift-Project_Transition-robuste_14-avril-2026.pdf

La présentation en vidéo :
https://www.youtube.com/live/VMRrpNk6VPk

L'ensemble de l'étude :
https://theshiftproject.org/publications/reussir-la-transition-dans-lincertitude/

Envie de particier ? le rendez-vous annuel des Shifters et du Shift Project, l’UniverShifté 2026 à Rennes vous attend :
https://univershifte.fr/page/home

(par adrien Couzinier)


Pour la première fois, The Shift Project propose une analyse systémique de la robustesse de la trajectoire de décarbonation de la France.Ce travail, qui a mo...

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Photos from Jean-Marc Jancovici's post

Via thomas Veyrenc : https://www.linkedin.com/in/thomas-veyrenc-3728803/

La réunion de « l’équipe de France » de l’électrification mardi à l’Elysée traduit une évolution : l’électrification constitue désormais une politique intégrée et systémique.

Le discours du président de la République Emmanuel Macron en a rappelé les enjeux : il faut produire plus d’électricité (ça, on y arrive), renforcer les réseaux (c’est lancé et cela sera un aspect essentiel), et au-delà transformer un système économique toujours assis sur les énergies fossiles. Pour y parvenir, il faut mobiliser tout le tissu économique, bien au-delà du seul « système électrique », et l’évènement du 26 mai constitue en cela un catalyseur indispensable.

Reprenons la trajectoire de « décarbonation rapide » publiée par RTE en décembre et reprise dans le plan d’électrification du Gouvernement. Ce n’est pas une « prévision » : c’est une représentation de ce qu’il faudrait faire pour décarboner en profondeur, et c’est une trajectoire que le système électrique sait parfaitement absorber.

1) Dans les bâtiments, la réduction des fossiles passe par les pompes à chaleur. Elles sont très économes en électricité : même en augmentant très fortement leur déploiement, la consommation du secteur sera… stable. [ explication : la baisse des chauffages tout électriques existants peut compenser l'équipement du parc immobilier français tout entier par des pompe à chaleur]

2) Dans le transport, tripler le rythme de vente de voitures électriques par rapport aux années passées revient à ajouter 17 TWh de consommation d’ici 2030. C’est peu (à peine à la moitié de la consommation « perdue » avec la crise de 2022-2023). Si la voiture électrique décolle, l’effet baissier sur la consommation de fossiles sera beaucoup plus marqué que l’effet haussier sur la demande électrique.

3) C’est dans l’industrie que les effets en volume sont les plus importants. Ils dépendent de l’activité économique globale et surtout de la concrétisation de plusieurs gros projets. L’hydrogène concentre l’incertitude la plus forte (ex : les e-carburants, plus onéreux que les fossiles et dont le développement dépend de la crédibilité des objectifs européens d’incorporation)

4) Enfin, le numérique. La France est très attractive et notre offre « fast track » est un succès salué par le président (rdv lundi pour des annonces). Il ne faut pas se fier à la taille des « files d’attente », qui ne permettent pas des projections fiables : il n’y a pas, en France, de risque de conflit d’usage entre le numérique, l’industrie et les transports pour l’accès à l’électricité.

En décembre, cette trajectoire de décarbonation rapide pouvait être considérée volontariste. L’est-elle encore vue d’aujourd’hui, trois mois après le déclenchement des hostilités autour du détroit d’Ormuz ?

Aujourd’hui, la France est l’un des pays disposant des conditions les plus favorables pour électrifier, avec une électricité abondante, bas-carbone, un réseau sachant absorber de grandes puissances, des prix de marché compétitifs. C’est le moment d’accélérer.

https://assets.rte-france.com/prod/public/2025-12/2025-12-09-BP2025-resume-executif-synthese.pdf

(par adrien Couzinier)







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Reçu — 30 mai 2026 ⏭ Géopolitique
Reçu — 28 mai 2026 ⏭ Géopolitique

Climat : Jean-Marc Jancovici face à Thomas Sotto sur RTL | intégrale

Jean-Marc Jancovici invité de Thomas Sotto dans #RTLMatin ce mardi 26 mai 2026
00:00 - L'état d'urgence climatique
01:26 - Focus sur l'électrique
03:11 - La fin du pétrole
06:44 - Les limites du progrès technique
09:10 - Politique et engagement des jeunes
https://www.youtube.com/watch?v=y3tmoJGg0zo
(publié par Joëlle Leconte)


Crise énergétique : Emmanuel Macron va annoncer des investissements...

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Reçu — 26 mai 2026 ⏭ Géopolitique

illustration de la puissance de nos machines : presque 70 personnes arrivent péniblement à faire le travail d'un petit tracteur ...

illustration de la puissance de nos machines : presque 70 personnes arrivent péniblement à faire le travail d'un petit tracteur pendant 30 secondes.

Je rappelle qu'il faut multiplier par 7 la puissance d'un véhicule en cheval pour avoir l'équivalent "humain"

(par adrien Couzinier)



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Reçu — 23 mai 2026 ⏭ Géopolitique

Declare climate crisis a global public health emergency, experts tell WHO

Des experts internationaux convoqués par l'OMS lui demandent de déclarer la crise climatique urgence de santé publique mondiale, sous peine d'une forte augmentation de la mortalité mondiale.

La commission indépendante paneuropéenne sur le climat et la santé, convoquée par l’OMS, a conclu que la crise climatique constituait une menace si grave pour la santé dans le monde entier que l’OMS devrait la déclarer « urgence de santé publique de portée internationale ».
Une telle déclaration constitue le niveau d'alerte sanitaire le plus élevé. Les précédentes déclarations de ce type concernaient des maladies infectieuses comme la Covid et le Mpox. Bien qu'elle ne renverserait pas à elle seule le changement climatique, elle déclencherait le type de réponse internationale coordonnée que l'ampleur de la crise sanitaire exige, mais qui n'a pas encore eu lieu.

Ce que disent les experts :

Jakobsdóttir déclare : « La crise climatique n'est peut-être pas une pandémie, mais c'est quand même une urgence de santé publique qui menace la santé et la survie de l'humanité. Si nous n'agissons pas plus rapidement et de façon plus globale, des millions de personnes supplémentaires pourraient mourir ou souffrir de maladies graves. »
Sir Andrew Haines, professeur à la London School of Hygiene & Tropical Medicine et conseiller scientifique en chef de la commission, ajoute : « L'OMS a déjà reconnu que le changement climatique est une menace majeure pour la santé mondiale. Ce que nous demandons, c'est d'aller un pas plus loin. »

Les recommandations :
La commission formule 17 recommandations articulées autour de quatre axes : traiter le changement climatique comme une menace pour la sécurité sanitaire, transformer les systèmes de santé, renforcer l'action locale, et réformer les systèmes économiques et financiers.
Au cœur de ces recommandations : réorienter les financements des subventions aux énergies fossiles vers les énergies renouvelables, les transports publics, une alimentation durable et la santé.

Le rapport appelle également à lutter contre la désinformation et reconnaît que le changement climatique constitue aussi une crise de santé mentale. Il recommande que les systèmes de santé des pays deviennent plus résilients face à un environnement en rapide mutation.

La Commission est présidée par l'ancienne Première ministre islandaise Katrín Jakobsdóttir et a été convoquée par le Directeur régional de l'OMS pour l'Europe, le Dr Hans Henri P. Kluge. Elle rassemble des dirigeants des 53 pays de la région européenne de l'OMS.

Parmi les treize membres de la commission figurent notamment l'ancienne Commissaire européenne au Climat Connie Hedegaard et l'ancien ministre allemand de la Santé Karl Lauterbach — qui avait piloté la réponse à la Covid en Allemagne. C'est précisément ce niveau de préparation que la commission souhaite voir appliqué à la « crise climatique ».

https://www.theguardian.com/environment/2026/may/16/who-should-declare-climate-crisis-global-public-health-emergency-experts-say

(par adrien Couzinier)


Exclusive: Commission says alert would trigger coordinated international response that could help avoid millions dying

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Reçu — 21 mai 2026 ⏭ Géopolitique

Un baril de pétrole bientôt à 250 dollars ?

Jusqu'où ira le prix du pétrole ? Publication de Jean-Marc Jancovici sur LinkedIn.

"Dans un éditorial récent paru dans Les Echos, Jean-Marc Vittori se demande pourquoi pas 250 ou 300 dollars le baril.

L'auteur du texte fait remarquer que, pour le moment, le prix est resté étonnamment bas (si si !) alors que 10% de l'offre mondiale a soudainement disparu : ce prix n'est actuellement pas plus haut qu'au moment de la guerre en Ukraine, alors qu'à ce moment là la baisse de la production n'était pas du tout significative.

Il faut commencer par préciser que cette offre n'a pas disparu instantanément dans l'essentiel des pays importateurs. Un tanker est un navire très lent (pas plus rapide qu'une bicyclette).

Il lui faut donc quelques semaines pour aller d'Ormuz au port de destination, en Asie, en Europe, ou en Amérique. Pendant ces quelques semaines, "tout semble normal" côté importateurs, importateurs qui ont aussi pioché dans leurs stocks, lesquels représentent en général 3 à 4 mois de consommation.

La question que pose Vittori est la suivante : que va-t-il se passer lorsque ces deux marges de manoeuvre seront épuisées, alors qu'Ormuz est toujours fermé ?

Un élément plaide en faveur d'une hausse de prix bien plus élevée. Depuis les chocs pétroliers de 1973 et 1979, l'occident a substitué beaucoup de pétrole dans les usages dans lesquels c'était facile : dans l'électricité (remplacé par charbon, gaz et nucléaire), dans le chauffage (remplacé par gaz et électricité), et dans les chaudières industrielles (là aussi remplacé par gaz et charbon, et parfois électricité).

Du coup, là où il reste (transports et chimie essentiellement), il est plus difficile à remplacer, et un baril "crée" plus de valeur aujourd'hui qu'en 1973. C'est une autre manière de dire qu'il faut que le prix monte bien plus haut pour que la demande disparaisse.

Baisser les taxes (option défendue encore ce matin par Wauquiez sur France Info) ne sera pas une option : cela maintient la demande alors que l'offre n'est plus là. Cela aura juste comme effet de vider les caisses de l'Etat sans baisser la demande (c'est donc plus facile de réclamer cette mesure quand on est dans l'opposition que quand on est au pouvoir !).

250 dollars ou pas, une chose est sûre : nous allons devoir nous adapter à une baisse de volume, qui va avoir des conséquences sur la taille de l'économie, alors que nous espérons en permanence l'inverse.

Par ailleurs, une hausse massive du prix du baril déclenchera une inflation significative, qui mettra les banquiers centraux dans une position cornélienne : monter les taux pour lutter contre l'inflation, et ralentir l'économie, ou les laisser bas, et laisser "filer" l'inflation ?

Cet épisode est une illustration évidente que la limite physique (sur le pétrole) contraint l'économie. Peut-être que, dans les mesures d'adaptation, une de celles qui est urgente est de réaliser ce lien et d'en tirer des méthodes prospectives un peu plus robustes ?"

(publié par Cyrus Farhangi)


Nous avons jusqu'à présent refusé d'envisager les conséquences d'un blocage durable du détroit d'Ormuz. Il faut se résoudre à explorer ce scénario, même s'il n'est pas réjouissant.

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Reçu — 19 mai 2026 ⏭ Géopolitique

L'EFFONDREMENT SILENCIEUX : COMMENT L'INFLATION VA TOUS NOUS RATTRAPER

Vous pensez que la flambée des prix à la pompe n'est qu'une mauvaise passe ? La réalité est beaucoup plus vertigineuse. Dans cette interview du Greenletter Club, le journaliste expert Mathieu Auzanneau (auteur de "Or noir" et ancien directeur du Shift Project) lance une alerte majeure sur la crise énergétique globale qui menace nos économies et nos démocraties.

Voici pourquoi cette vidéo est cruciale pour comprendre le monde qui vient :

🧠 L'artère carotide de l'économie mondiale

Le golfe Persique et le détroit d'Ormuz concentrent entre 20% et 30% des flux mondiaux de pétrole et de gaz. Bloquer ce passage, c'est appuyer sur la jugulaire de l'économie mondiale : une syncope immédiate garantie pour le système financier.

🌾 Le prix du baril... c'est le prix de votre pain !

Ne vous y trompez pas : l'impact le plus violent ne sera pas direct. Par un effet domino implacable, la hausse du pétrole et du gaz fait exploser le coût des engrais azotés et de l'agriculture mécanisée. Résultat ? Une inflation alimentaire globale et un risque majeur de récession, rappelant les prémisses des crises de 2008 et des printemps arabes de 2011.

🇪🇺 L'Europe prise au piège de sa propre naïveté

Après s'être mise entre les mains de Vladimir Poutine pour son gaz, l'Europe a massivement transféré sa dépendance vers le pétrole de schiste américain de Donald Trump. Aujourd’hui, le chantage énergétique a commencé.

Privée des ressources déclinantes de la mer du Nord, l’Europe est le premier importateur mondial d'énergie et se retrouve dramatiquement vulnérable.

🌱 La seule issue : reprendre notre destin en main

Pour préserver la paix et l'industrie européenne, il n'existe qu'une seule voie vitale : sortir urgemment des énergies fossiles et investir massivement dans nos sources domestiques bas-carbone (éolien, solaire, nucléaire)

(publié par Cyrus Farhangi)


💥 Le Greenletter Club est 100% indépendant, pour nous aider, c'est ici 👉 https://bit.ly/3QuCIp5TOURNAGE : 6 AVRIL, 2026La fermeture du détroit d'Ormuz enge...

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Reçu — 17 mai 2026 ⏭ Géopolitique

Le prix à la pompe pour les automobilistes attire l'essentiel de l'attention du grand public et c'est bien normal, il est percep...

Le prix à la pompe pour les automobilistes attire l'essentiel de l'attention du grand public et c'est bien normal, il est perceptible pour tout un chacun. Mais c'est hélas un problème relativement secondaire (relativement).

Il faut davantage fouiller dans la presse pour recueillir des témoignages de transporteurs routiers, alors que la crise du diesel pour ce secteur est extrêmement problématique et difficile à résoudre pour l'économie française et mondiale.

Sans bien sûr minimiser les souffrances sociales des automobilistes, le carburant des voitures, majoritairement de l'essence (sauf dans quelques pays comme France Espagne Italie) est relativement substituable (relativement) : éco-conduite, réduction ou adaptation des déplacements, télétravail pour celles et ceux qui le peuvent, transports en commun, vélo, passage à l'électrique...

La demande sur ce segment est élastique et d'ailleurs elle a rapidement diminué dans des proportions importantes depuis le début de la crise.

Pour le diesel, essentiel aux camions mais aussi aux bateaux, machines agricoles ou encore engins miniers, c'est une toute autre paire de manches. On parle véritablement là du sang de l'économie. Les possibilités de substitution et de gains d'efficacité à brève échéance sont très limitées.

C'est surtout sur ce point que l'économie française et mondiale subit un choc énergétique majeur.

Même aux États-Unis, pourtant grand pays producteur de pétrole, le prix de l'essence a bondi d'environ 35%, mais celui du diesel a grimpé de plus de 45%.

Cette disparité s'explique par la nature du pétrole brut produit au Moyen-Orient, particulièrement riche en composants idéaux pour la fabrication du diesel mais aussi du carburant pour avions (kérosène). Un pétrole léger comme celui du pétrole de schiste américain se prête plutôt à la production d'essence ou de produits pétrochimiques.

De surcroît, le Golfe Persique est un producteur majeur de produits pétroliers raffinés, notamment le diesel.

Le blocage du détroit d'Ormuz a donc retiré du marché une source cruciale de diesel que les marchés peinent à compenser.

Chaque centime supplémentaire sur le litre de diesel se répercute directement sur le coût de production et de livraison de presque tous les biens de consommation, de la nourriture aux produits électroniques.

La crise du diesel alimente une spirale inflationniste difficile à briser. Les transporteurs, étranglés par des coûts de carburant records sont contraints d'appliquer des "surcharges carburant" massives. Les analystes craignent que cela ne mène à une stagflation, où la croissance stagne alors que les prix continuent de grimper, érodant le pouvoir d'achat des ménages bien au-delà de leurs simples dépenses à la station-service.

Même si une désescalade militaire survenait, les stocks mondiaux de diesel sont si bas et les chaînes logistiques si perturbées que les prix pourraient rester élevés pendant plusieurs mois.

(publié par Cyrus Farhangi)



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Reçu — 15 mai 2026 ⏭ Géopolitique

"Et donc le monde n'a jamais eu 3 mois de stocks de précaution de pétrole, mais plutôt 2 semaines !"

"Et donc le monde n'a jamais eu 3 mois de stocks de précaution de pétrole, mais plutôt 2 semaines !"

C'est une réalisation majeure d'Adrien Couzinier (co-animateur de cette page) en réaction au post partagé ici hier.

C'est aussi l'épiphanie pour Cyrus (co-animateur également) qui avait partagé et résumé l'article de Fortune à propos de l'épuisement rapide des stocks de précaution.

Revenons sur les éléments.

En temps normal, les stocks de précaution mondiaux de pétrole tournent entre 8 et 9 milliards de barils. La consommation annuelle mondiale est de 37 milliards de barils, donc il y a en effet près de 3 mois de "stocks".

Or comme nous l'avons vu hier, dans l'industrie pétrolière, les "stocks" ne sont pas uniquement des réserves d'urgence qui attendent d'être utilisées. Une grande partie constitue le "fonds de roulement" logistique du système, autour de 6,8 milliards de barils.

Il n'y a donc en réalité qu'entre 1 et 2 milliards de barils tampon utilisables.

Donc autour de 2 semaines de tampon, et non 3 mois.

Depuis la fermeture du Détroit d'Ormuz les stocks mondiaux sont passés de 8,4 milliards de barils à 7,6. Il reste donc 800 millions de barils avant d'atteindre le seuil critique de 6,8 milliards, qui à ce rythme-là risque d'être atteint avant septembre (sachant que les positions iraniennes et américaines pour un accord apparaissent encore très éloignées).

Pourquoi faut-il un fonds de roulement ?

Pour rappel, les pipelines doivent être constamment remplis de pétrole sous pression pour que le flux puisse circuler d'un point A à un point B.

Les raffineries ont besoin d'un approvisionnement constant et ininterrompu dans leurs cuves de stockage immédiat pour traiter le brut sans devoir arrêter leurs machines.

Si les stocks mondiaux tombent en dessous d'un seuil critique, la chaîne d'approvisionnement se brise physiquement : il n'y a tout simplement plus assez de pétrole en transit dans les tuyaux et les terminaux de distribution pour assurer le fonctionnement continu de l'infrastructure énergétique mondiale.

(publié par Cyrus Farhangi)

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Bientôt le rationnement et le confinement énergétique ?

Bientôt le rationnement et le confinement énergétique ? Les stocks stratégiques de pétrole, censés protéger l'économie mondiale contre les chocs, s'épuisent à un rythme sans précédent. Selon un article de Fortune, ce tarissement massif menace de provoquer des pénuries importantes et une flambée extrême des prix internationaux de l'énergie.

Les analystes du marché s'inquiètent vivement de l'atteinte de seuils critiques d'ici septembre 2026. Le système exige un niveau logistique minimum de pétrole pour que les pipelines, les raffineries, les réservoirs et les terminaux d'exportation continuent de fonctionner normalement.

Pourquoi ?

Parce que dans l'industrie pétrolière, les "stocks" ne sont pas uniquement des réserves d'urgence qui attendent d'être utilisées. Une grande partie constitue le "fonds de roulement" logistique du système.

Les pipelines doivent être constamment remplis de pétrole sous pression pour que le flux puisse circuler d'un point A à un point B.

Les raffineries ont besoin d'un approvisionnement constant et ininterrompu dans leurs cuves de stockage immédiat pour traiter le brut sans devoir arrêter leurs machines.

Si les stocks mondiaux tombent en dessous d'un seuil critique, la chaîne d'approvisionnement se brise physiquement : il n'y a tout simplement plus assez de pétrole en transit dans les tuyaux et les terminaux de distribution pour assurer le fonctionnement continu de l'infrastructure énergétique mondiale.

Au rythme actuel, ce seuil critique, autour de 6,8 milliards de barils, sera franchi bien avant que les réserves ne s'approchent du zéro absolu.

La rapidité de cet épuisement réduit drastiquement la marge de manœuvre des gouvernements mondiaux et de l'industrie, qui disposent de beaucoup moins d'options viables pour amortir les répercussions de cette perte via l'utilisation des réserves stratégiques. Même les immenses producteurs extérieurs au conflit ne parviennent pas à combler un tel déficit persistant.

Dans ce contexte géopolitique extrêmement tendu, Morgan Stanley avertit que les tampons énergétiques pourraient être totalement épuisés avant que le détroit d'Ormuz ne soit rouvert à la navigation. Si ce blocage se prolonge jusqu'en juillet 2026, le cour du baril de Brent grimperait alors en flèche pour atteindre des sommets dramatiques allant de 130 à 150 dollars.

Face à la profondeur inédite et à la brutalité de ce choc pétrolier, des spécialistes préviennent que même si le conflit devait s'achever à brève échéance, la normalisation complète du marché énergétique ne pourrait pas se concrétiser avant l'année 2027.

https://financialpost.com/pmn/business-pmn/iran-war-is-draining-worlds-oil-buffer-at-an-unprecedented-pace

(publié par Cyrus Farhangi)



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Reçu — 13 mai 2026 ⏭ Géopolitique

La Turquie est devenue une puissance économique, industrielle et militaire de premier plan (et bientôt énergétique ?)

La Turquie est devenue une puissance économique, industrielle et militaire de premier plan (et bientôt énergétique ?). Elle est désormais la 11ème puissance économique mondiale : d'après le FMI son PIB en parité de pouvoir d'achat est de 4 000 milliards de dollars, à comparer à 4 700 milliards pour la France.

Son PIB / habitant est de 47 000 dollars, 3 fois supérieur à l'année 2001. La France est à 69 000 dollars.

Quelques exemples de secteurs industriels turcs particulièrement compétitifs :

1) Automobile : la Turquie est le 1e exportateur vers l'UE. C'est une base arrière majeure pour Ford, Toyota, et Renault, mais aussi pour sa marque nationale de véhicules électriques TOGG.

Les Chinois BYD et Speedy Working Motors ainsi que le Coréen Hyundai installent depuis 2 ans en Turquie des chaines de production 100% électriques.

2) Défense & Aérospatiale : secteur star où la Turquie est le premier exportateur mondial de drones (Bayraktar), armement devenu particulièrement stratégique. Les navires de guerre turcs s'exportent aussi mondialement. La Turquie mène également le projet « Steel Dome » (système de défense aérienne) pour renforcer son autonomie militaire.

La Turquie présente le 18e plus grand budget militaire mondial. Donnée à relativiser car la force de frappe militaire est loin de n'être qu'une question d'argent. Nous pouvons l'observer en Iran où des missiles américains sophistiqués à plusieurs millions de dollars sont consommés pour intercepter des drones à 20 000 dollars.

3) Électroménager : des géants comme Arçelik (Beko) dominent le marché européen. Ils misent sur un rapport qualité-prix imbattable et une logistique rapide vers l'Europe.

4) Sidérurgie (acier) : malgré les taxes carbone européennes (CBAM), la Turquie est le 8ème plus gros producteur mondial d'acier, avec une production dépassant les 40 millions de tonnes en 2026.

Parmi les raisons de cette ascension, il y a inévitablement la question énergétique. L'approvisionnement fossile y est pour beaucoup (🤷‍♂️) mais depuis une dizaine d'années, celui-ci augmente lentement, voire plafonne pour le gaz fossile et le charbon.

C'est surtout du côté de la production domestique d'éolien et de solaire que l'approvisionnement augmente. A eux deux, ils couvraient 1% de la production d'électricité en 2010, 22% aujourd'hui.

L'hydraulique couvre 16% de la consommation d'électricité mais stagne. Comme quasiment partout ailleurs dans le monde, les fleuves sont déjà exploités au maximum de leur capacité.

4 réacteurs nucléaires sont également en cours de construction pour un total de 4,5 GW.

La Turquie produit également "un peu" de pétrole et "un peu" de gaz naturel (mais de plus en plus), afin de réduire sa dépendance aux importations. Le gisement de gaz de Sakarya, en mer Noire, est entré en phase de production intensive, permettant de réduire la facture des importations de gaz russe et azéri.

En outre, par ses gazoducs (TANAP, TurkStream), la Turquie s'impose comme le carrefour incontournable pour acheminer le gaz vers l'Europe.

(données assemblées par Cyrus Farhangi, rdv en commentaire pour des sources)



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