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Reçu — 4 juin 2026 ⏭ Géopolitique

Exxon warns oil inventories will hit dangerously low levels in weeks, forcing prices to shoot higher

Exxon prévient que les stocks de pétrole atteindront des niveaux dangereusement bas d'ici quelques semaines, ce qui fera flamber les prix.

Exxon Mobil a averti jeudi que les stocks de pétrole allaient chuter à des niveaux historiquement bas dans les semaines à venir, ce qui entraînera une flambée des prix et freinera la demande.

« Nous approchons de niveaux de stocks du jamais vu », a déclaré Neil Chapman, haut dirigeant (*Senior Vice President*) chez Exxon, lors d'une conférence organisée par Bernstein à New York.

« Je veux dire par là des niveaux vraiment, vraiment bas », a prévenu M. Chapman. « On peut débattre pour savoir si ces niveaux critiques seront atteints dans deux ou trois semaines. Mais une fois ce point de bascule franchi, vous verrez les prix monter en flèche. »

Le dirigeant a précisé que le prix des cargaisons de pétrole physique de Brent grimpera pour atteindre 150 à 160 dollars le baril lorsque les stocks toucheront leurs plus bas historiques dans les semaines à venir. « Quand le prix atteint un certain seuil, la destruction de la demande permet de rééquilibrer le marché », a-t-il ajouté.

Les contrats à terme sur le Brent pour livraison en juillet — le contrat le plus proche — ont clôturé sous les 94 dollars le baril jeudi. Les investisseurs continuent d'espérer un règlement entre les États-Unis et l'Iran qui permettrait de rouvrir le détroit d'Ormuz.

Selon l'Agence internationale de l'énergie (AIE), la fermeture du détroit par l'Iran a déjà coûté plus d'un milliard de bais de pétrole au marché, ce qui en fait la plus importante perturbation de l'approvisionnement en pétrole de l'histoire. Les réserves de pétrole ont permis d'atténuer l'impact jusqu'à présent, mais cela « ne peut pas durer éternellement », a souligné M. Chapman.

L'AIE avait déjà averti plus tôt ce mois-ci que les stocks s'épuisaient à un rythme record. En mars, les pays membres de l'organisation avaient accepté de libérer un volume record de 400 millions de barils pour limiter l'impact de cette rupture d'approvisionnement.

Cela fait maintenant deux mois que les dirigeants du secteur pétrolier préviennent que le marché des contrats à terme sur le brut ne reflète pas l'ampleur de la crise déclenchée par la guerre au Moyen-Orient.

« Je ne sais pas si ce sera dans deux à trois semaines ou dans trois à quatre semaines », a tempéré M. Chapman. « Ce que je dis concrètement, c'est qu'une fois que vous atteignez les niveaux de stocks minimums et des bas historiques, il n'y a plus qu'une seule direction possible. C'est là que nous en sommes. »

(publié par Cyrus Farhangi)


The price of physical Brent oil cargoes will spike to $150 to $160 per barrel once inventories hit all-time lows, Exxon executive Neil Chapman said.

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Réussir la transition dans l'incertitude : la méthode Shift en 20 chantiers

💡 La France importe encore 60% de son énergie. Mais cela peut changer.

COVID, guerre en Ukraine, tensions géopolitiques... Ces dernières années nous ont rappelé une chose : dépendre des énergies fossiles importées, c'est subir les crises plutôt que les traverser.

La décarbonation, c'est l'inverse : reprendre la main sur notre énergie, notre économie, notre souveraineté.

The Shift Project a publié son plan en 20 chantiers pour y arriver : concret, chiffré, pensé pour résister à l'incertitude.

Voici ce qu'il faut retenir 👇
https://theshiftproject.org/app/uploads/2026/04/PREF_Shift-Project_Transition-robuste_14-avril-2026.pdf

La présentation en vidéo :
https://www.youtube.com/live/VMRrpNk6VPk

L'ensemble de l'étude :
https://theshiftproject.org/publications/reussir-la-transition-dans-lincertitude/

Envie de particier ? le rendez-vous annuel des Shifters et du Shift Project, l’UniverShifté 2026 à Rennes vous attend :
https://univershifte.fr/page/home

(par adrien Couzinier)


Pour la première fois, The Shift Project propose une analyse systémique de la robustesse de la trajectoire de décarbonation de la France.Ce travail, qui a mo...

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Photos from Jean-Marc Jancovici's post

Via thomas Veyrenc : https://www.linkedin.com/in/thomas-veyrenc-3728803/

La réunion de « l’équipe de France » de l’électrification mardi à l’Elysée traduit une évolution : l’électrification constitue désormais une politique intégrée et systémique.

Le discours du président de la République Emmanuel Macron en a rappelé les enjeux : il faut produire plus d’électricité (ça, on y arrive), renforcer les réseaux (c’est lancé et cela sera un aspect essentiel), et au-delà transformer un système économique toujours assis sur les énergies fossiles. Pour y parvenir, il faut mobiliser tout le tissu économique, bien au-delà du seul « système électrique », et l’évènement du 26 mai constitue en cela un catalyseur indispensable.

Reprenons la trajectoire de « décarbonation rapide » publiée par RTE en décembre et reprise dans le plan d’électrification du Gouvernement. Ce n’est pas une « prévision » : c’est une représentation de ce qu’il faudrait faire pour décarboner en profondeur, et c’est une trajectoire que le système électrique sait parfaitement absorber.

1) Dans les bâtiments, la réduction des fossiles passe par les pompes à chaleur. Elles sont très économes en électricité : même en augmentant très fortement leur déploiement, la consommation du secteur sera… stable. [ explication : la baisse des chauffages tout électriques existants peut compenser l'équipement du parc immobilier français tout entier par des pompe à chaleur]

2) Dans le transport, tripler le rythme de vente de voitures électriques par rapport aux années passées revient à ajouter 17 TWh de consommation d’ici 2030. C’est peu (à peine à la moitié de la consommation « perdue » avec la crise de 2022-2023). Si la voiture électrique décolle, l’effet baissier sur la consommation de fossiles sera beaucoup plus marqué que l’effet haussier sur la demande électrique.

3) C’est dans l’industrie que les effets en volume sont les plus importants. Ils dépendent de l’activité économique globale et surtout de la concrétisation de plusieurs gros projets. L’hydrogène concentre l’incertitude la plus forte (ex : les e-carburants, plus onéreux que les fossiles et dont le développement dépend de la crédibilité des objectifs européens d’incorporation)

4) Enfin, le numérique. La France est très attractive et notre offre « fast track » est un succès salué par le président (rdv lundi pour des annonces). Il ne faut pas se fier à la taille des « files d’attente », qui ne permettent pas des projections fiables : il n’y a pas, en France, de risque de conflit d’usage entre le numérique, l’industrie et les transports pour l’accès à l’électricité.

En décembre, cette trajectoire de décarbonation rapide pouvait être considérée volontariste. L’est-elle encore vue d’aujourd’hui, trois mois après le déclenchement des hostilités autour du détroit d’Ormuz ?

Aujourd’hui, la France est l’un des pays disposant des conditions les plus favorables pour électrifier, avec une électricité abondante, bas-carbone, un réseau sachant absorber de grandes puissances, des prix de marché compétitifs. C’est le moment d’accélérer.

https://assets.rte-france.com/prod/public/2025-12/2025-12-09-BP2025-resume-executif-synthese.pdf

(par adrien Couzinier)







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Reçu — 30 mai 2026 ⏭ Géopolitique
Reçu — 28 mai 2026 ⏭ Géopolitique

Climat : Jean-Marc Jancovici face à Thomas Sotto sur RTL | intégrale

Jean-Marc Jancovici invité de Thomas Sotto dans #RTLMatin ce mardi 26 mai 2026
00:00 - L'état d'urgence climatique
01:26 - Focus sur l'électrique
03:11 - La fin du pétrole
06:44 - Les limites du progrès technique
09:10 - Politique et engagement des jeunes
https://www.youtube.com/watch?v=y3tmoJGg0zo
(publié par Joëlle Leconte)


Crise énergétique : Emmanuel Macron va annoncer des investissements...

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Reçu — 26 mai 2026 ⏭ Géopolitique

illustration de la puissance de nos machines : presque 70 personnes arrivent péniblement à faire le travail d'un petit tracteur ...

illustration de la puissance de nos machines : presque 70 personnes arrivent péniblement à faire le travail d'un petit tracteur pendant 30 secondes.

Je rappelle qu'il faut multiplier par 7 la puissance d'un véhicule en cheval pour avoir l'équivalent "humain"

(par adrien Couzinier)



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Reçu — 23 mai 2026 ⏭ Géopolitique

Declare climate crisis a global public health emergency, experts tell WHO

Des experts internationaux convoqués par l'OMS lui demandent de déclarer la crise climatique urgence de santé publique mondiale, sous peine d'une forte augmentation de la mortalité mondiale.

La commission indépendante paneuropéenne sur le climat et la santé, convoquée par l’OMS, a conclu que la crise climatique constituait une menace si grave pour la santé dans le monde entier que l’OMS devrait la déclarer « urgence de santé publique de portée internationale ».
Une telle déclaration constitue le niveau d'alerte sanitaire le plus élevé. Les précédentes déclarations de ce type concernaient des maladies infectieuses comme la Covid et le Mpox. Bien qu'elle ne renverserait pas à elle seule le changement climatique, elle déclencherait le type de réponse internationale coordonnée que l'ampleur de la crise sanitaire exige, mais qui n'a pas encore eu lieu.

Ce que disent les experts :

Jakobsdóttir déclare : « La crise climatique n'est peut-être pas une pandémie, mais c'est quand même une urgence de santé publique qui menace la santé et la survie de l'humanité. Si nous n'agissons pas plus rapidement et de façon plus globale, des millions de personnes supplémentaires pourraient mourir ou souffrir de maladies graves. »
Sir Andrew Haines, professeur à la London School of Hygiene & Tropical Medicine et conseiller scientifique en chef de la commission, ajoute : « L'OMS a déjà reconnu que le changement climatique est une menace majeure pour la santé mondiale. Ce que nous demandons, c'est d'aller un pas plus loin. »

Les recommandations :
La commission formule 17 recommandations articulées autour de quatre axes : traiter le changement climatique comme une menace pour la sécurité sanitaire, transformer les systèmes de santé, renforcer l'action locale, et réformer les systèmes économiques et financiers.
Au cœur de ces recommandations : réorienter les financements des subventions aux énergies fossiles vers les énergies renouvelables, les transports publics, une alimentation durable et la santé.

Le rapport appelle également à lutter contre la désinformation et reconnaît que le changement climatique constitue aussi une crise de santé mentale. Il recommande que les systèmes de santé des pays deviennent plus résilients face à un environnement en rapide mutation.

La Commission est présidée par l'ancienne Première ministre islandaise Katrín Jakobsdóttir et a été convoquée par le Directeur régional de l'OMS pour l'Europe, le Dr Hans Henri P. Kluge. Elle rassemble des dirigeants des 53 pays de la région européenne de l'OMS.

Parmi les treize membres de la commission figurent notamment l'ancienne Commissaire européenne au Climat Connie Hedegaard et l'ancien ministre allemand de la Santé Karl Lauterbach — qui avait piloté la réponse à la Covid en Allemagne. C'est précisément ce niveau de préparation que la commission souhaite voir appliqué à la « crise climatique ».

https://www.theguardian.com/environment/2026/may/16/who-should-declare-climate-crisis-global-public-health-emergency-experts-say

(par adrien Couzinier)


Exclusive: Commission says alert would trigger coordinated international response that could help avoid millions dying

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Reçu — 21 mai 2026 ⏭ Géopolitique

Un baril de pétrole bientôt à 250 dollars ?

Jusqu'où ira le prix du pétrole ? Publication de Jean-Marc Jancovici sur LinkedIn.

"Dans un éditorial récent paru dans Les Echos, Jean-Marc Vittori se demande pourquoi pas 250 ou 300 dollars le baril.

L'auteur du texte fait remarquer que, pour le moment, le prix est resté étonnamment bas (si si !) alors que 10% de l'offre mondiale a soudainement disparu : ce prix n'est actuellement pas plus haut qu'au moment de la guerre en Ukraine, alors qu'à ce moment là la baisse de la production n'était pas du tout significative.

Il faut commencer par préciser que cette offre n'a pas disparu instantanément dans l'essentiel des pays importateurs. Un tanker est un navire très lent (pas plus rapide qu'une bicyclette).

Il lui faut donc quelques semaines pour aller d'Ormuz au port de destination, en Asie, en Europe, ou en Amérique. Pendant ces quelques semaines, "tout semble normal" côté importateurs, importateurs qui ont aussi pioché dans leurs stocks, lesquels représentent en général 3 à 4 mois de consommation.

La question que pose Vittori est la suivante : que va-t-il se passer lorsque ces deux marges de manoeuvre seront épuisées, alors qu'Ormuz est toujours fermé ?

Un élément plaide en faveur d'une hausse de prix bien plus élevée. Depuis les chocs pétroliers de 1973 et 1979, l'occident a substitué beaucoup de pétrole dans les usages dans lesquels c'était facile : dans l'électricité (remplacé par charbon, gaz et nucléaire), dans le chauffage (remplacé par gaz et électricité), et dans les chaudières industrielles (là aussi remplacé par gaz et charbon, et parfois électricité).

Du coup, là où il reste (transports et chimie essentiellement), il est plus difficile à remplacer, et un baril "crée" plus de valeur aujourd'hui qu'en 1973. C'est une autre manière de dire qu'il faut que le prix monte bien plus haut pour que la demande disparaisse.

Baisser les taxes (option défendue encore ce matin par Wauquiez sur France Info) ne sera pas une option : cela maintient la demande alors que l'offre n'est plus là. Cela aura juste comme effet de vider les caisses de l'Etat sans baisser la demande (c'est donc plus facile de réclamer cette mesure quand on est dans l'opposition que quand on est au pouvoir !).

250 dollars ou pas, une chose est sûre : nous allons devoir nous adapter à une baisse de volume, qui va avoir des conséquences sur la taille de l'économie, alors que nous espérons en permanence l'inverse.

Par ailleurs, une hausse massive du prix du baril déclenchera une inflation significative, qui mettra les banquiers centraux dans une position cornélienne : monter les taux pour lutter contre l'inflation, et ralentir l'économie, ou les laisser bas, et laisser "filer" l'inflation ?

Cet épisode est une illustration évidente que la limite physique (sur le pétrole) contraint l'économie. Peut-être que, dans les mesures d'adaptation, une de celles qui est urgente est de réaliser ce lien et d'en tirer des méthodes prospectives un peu plus robustes ?"

(publié par Cyrus Farhangi)


Nous avons jusqu'à présent refusé d'envisager les conséquences d'un blocage durable du détroit d'Ormuz. Il faut se résoudre à explorer ce scénario, même s'il n'est pas réjouissant.

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Reçu — 19 mai 2026 ⏭ Géopolitique

L'EFFONDREMENT SILENCIEUX : COMMENT L'INFLATION VA TOUS NOUS RATTRAPER

Vous pensez que la flambée des prix à la pompe n'est qu'une mauvaise passe ? La réalité est beaucoup plus vertigineuse. Dans cette interview du Greenletter Club, le journaliste expert Mathieu Auzanneau (auteur de "Or noir" et ancien directeur du Shift Project) lance une alerte majeure sur la crise énergétique globale qui menace nos économies et nos démocraties.

Voici pourquoi cette vidéo est cruciale pour comprendre le monde qui vient :

🧠 L'artère carotide de l'économie mondiale

Le golfe Persique et le détroit d'Ormuz concentrent entre 20% et 30% des flux mondiaux de pétrole et de gaz. Bloquer ce passage, c'est appuyer sur la jugulaire de l'économie mondiale : une syncope immédiate garantie pour le système financier.

🌾 Le prix du baril... c'est le prix de votre pain !

Ne vous y trompez pas : l'impact le plus violent ne sera pas direct. Par un effet domino implacable, la hausse du pétrole et du gaz fait exploser le coût des engrais azotés et de l'agriculture mécanisée. Résultat ? Une inflation alimentaire globale et un risque majeur de récession, rappelant les prémisses des crises de 2008 et des printemps arabes de 2011.

🇪🇺 L'Europe prise au piège de sa propre naïveté

Après s'être mise entre les mains de Vladimir Poutine pour son gaz, l'Europe a massivement transféré sa dépendance vers le pétrole de schiste américain de Donald Trump. Aujourd’hui, le chantage énergétique a commencé.

Privée des ressources déclinantes de la mer du Nord, l’Europe est le premier importateur mondial d'énergie et se retrouve dramatiquement vulnérable.

🌱 La seule issue : reprendre notre destin en main

Pour préserver la paix et l'industrie européenne, il n'existe qu'une seule voie vitale : sortir urgemment des énergies fossiles et investir massivement dans nos sources domestiques bas-carbone (éolien, solaire, nucléaire)

(publié par Cyrus Farhangi)


💥 Le Greenletter Club est 100% indépendant, pour nous aider, c'est ici 👉 https://bit.ly/3QuCIp5TOURNAGE : 6 AVRIL, 2026La fermeture du détroit d'Ormuz enge...

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Reçu — 17 mai 2026 ⏭ Géopolitique

Le prix à la pompe pour les automobilistes attire l'essentiel de l'attention du grand public et c'est bien normal, il est percep...

Le prix à la pompe pour les automobilistes attire l'essentiel de l'attention du grand public et c'est bien normal, il est perceptible pour tout un chacun. Mais c'est hélas un problème relativement secondaire (relativement).

Il faut davantage fouiller dans la presse pour recueillir des témoignages de transporteurs routiers, alors que la crise du diesel pour ce secteur est extrêmement problématique et difficile à résoudre pour l'économie française et mondiale.

Sans bien sûr minimiser les souffrances sociales des automobilistes, le carburant des voitures, majoritairement de l'essence (sauf dans quelques pays comme France Espagne Italie) est relativement substituable (relativement) : éco-conduite, réduction ou adaptation des déplacements, télétravail pour celles et ceux qui le peuvent, transports en commun, vélo, passage à l'électrique...

La demande sur ce segment est élastique et d'ailleurs elle a rapidement diminué dans des proportions importantes depuis le début de la crise.

Pour le diesel, essentiel aux camions mais aussi aux bateaux, machines agricoles ou encore engins miniers, c'est une toute autre paire de manches. On parle véritablement là du sang de l'économie. Les possibilités de substitution et de gains d'efficacité à brève échéance sont très limitées.

C'est surtout sur ce point que l'économie française et mondiale subit un choc énergétique majeur.

Même aux États-Unis, pourtant grand pays producteur de pétrole, le prix de l'essence a bondi d'environ 35%, mais celui du diesel a grimpé de plus de 45%.

Cette disparité s'explique par la nature du pétrole brut produit au Moyen-Orient, particulièrement riche en composants idéaux pour la fabrication du diesel mais aussi du carburant pour avions (kérosène). Un pétrole léger comme celui du pétrole de schiste américain se prête plutôt à la production d'essence ou de produits pétrochimiques.

De surcroît, le Golfe Persique est un producteur majeur de produits pétroliers raffinés, notamment le diesel.

Le blocage du détroit d'Ormuz a donc retiré du marché une source cruciale de diesel que les marchés peinent à compenser.

Chaque centime supplémentaire sur le litre de diesel se répercute directement sur le coût de production et de livraison de presque tous les biens de consommation, de la nourriture aux produits électroniques.

La crise du diesel alimente une spirale inflationniste difficile à briser. Les transporteurs, étranglés par des coûts de carburant records sont contraints d'appliquer des "surcharges carburant" massives. Les analystes craignent que cela ne mène à une stagflation, où la croissance stagne alors que les prix continuent de grimper, érodant le pouvoir d'achat des ménages bien au-delà de leurs simples dépenses à la station-service.

Même si une désescalade militaire survenait, les stocks mondiaux de diesel sont si bas et les chaînes logistiques si perturbées que les prix pourraient rester élevés pendant plusieurs mois.

(publié par Cyrus Farhangi)



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Reçu — 15 mai 2026 ⏭ Géopolitique

"Et donc le monde n'a jamais eu 3 mois de stocks de précaution de pétrole, mais plutôt 2 semaines !"

"Et donc le monde n'a jamais eu 3 mois de stocks de précaution de pétrole, mais plutôt 2 semaines !"

C'est une réalisation majeure d'Adrien Couzinier (co-animateur de cette page) en réaction au post partagé ici hier.

C'est aussi l'épiphanie pour Cyrus (co-animateur également) qui avait partagé et résumé l'article de Fortune à propos de l'épuisement rapide des stocks de précaution.

Revenons sur les éléments.

En temps normal, les stocks de précaution mondiaux de pétrole tournent entre 8 et 9 milliards de barils. La consommation annuelle mondiale est de 37 milliards de barils, donc il y a en effet près de 3 mois de "stocks".

Or comme nous l'avons vu hier, dans l'industrie pétrolière, les "stocks" ne sont pas uniquement des réserves d'urgence qui attendent d'être utilisées. Une grande partie constitue le "fonds de roulement" logistique du système, autour de 6,8 milliards de barils.

Il n'y a donc en réalité qu'entre 1 et 2 milliards de barils tampon utilisables.

Donc autour de 2 semaines de tampon, et non 3 mois.

Depuis la fermeture du Détroit d'Ormuz les stocks mondiaux sont passés de 8,4 milliards de barils à 7,6. Il reste donc 800 millions de barils avant d'atteindre le seuil critique de 6,8 milliards, qui à ce rythme-là risque d'être atteint avant septembre (sachant que les positions iraniennes et américaines pour un accord apparaissent encore très éloignées).

Pourquoi faut-il un fonds de roulement ?

Pour rappel, les pipelines doivent être constamment remplis de pétrole sous pression pour que le flux puisse circuler d'un point A à un point B.

Les raffineries ont besoin d'un approvisionnement constant et ininterrompu dans leurs cuves de stockage immédiat pour traiter le brut sans devoir arrêter leurs machines.

Si les stocks mondiaux tombent en dessous d'un seuil critique, la chaîne d'approvisionnement se brise physiquement : il n'y a tout simplement plus assez de pétrole en transit dans les tuyaux et les terminaux de distribution pour assurer le fonctionnement continu de l'infrastructure énergétique mondiale.

(publié par Cyrus Farhangi)

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Bientôt le rationnement et le confinement énergétique ?

Bientôt le rationnement et le confinement énergétique ? Les stocks stratégiques de pétrole, censés protéger l'économie mondiale contre les chocs, s'épuisent à un rythme sans précédent. Selon un article de Fortune, ce tarissement massif menace de provoquer des pénuries importantes et une flambée extrême des prix internationaux de l'énergie.

Les analystes du marché s'inquiètent vivement de l'atteinte de seuils critiques d'ici septembre 2026. Le système exige un niveau logistique minimum de pétrole pour que les pipelines, les raffineries, les réservoirs et les terminaux d'exportation continuent de fonctionner normalement.

Pourquoi ?

Parce que dans l'industrie pétrolière, les "stocks" ne sont pas uniquement des réserves d'urgence qui attendent d'être utilisées. Une grande partie constitue le "fonds de roulement" logistique du système.

Les pipelines doivent être constamment remplis de pétrole sous pression pour que le flux puisse circuler d'un point A à un point B.

Les raffineries ont besoin d'un approvisionnement constant et ininterrompu dans leurs cuves de stockage immédiat pour traiter le brut sans devoir arrêter leurs machines.

Si les stocks mondiaux tombent en dessous d'un seuil critique, la chaîne d'approvisionnement se brise physiquement : il n'y a tout simplement plus assez de pétrole en transit dans les tuyaux et les terminaux de distribution pour assurer le fonctionnement continu de l'infrastructure énergétique mondiale.

Au rythme actuel, ce seuil critique, autour de 6,8 milliards de barils, sera franchi bien avant que les réserves ne s'approchent du zéro absolu.

La rapidité de cet épuisement réduit drastiquement la marge de manœuvre des gouvernements mondiaux et de l'industrie, qui disposent de beaucoup moins d'options viables pour amortir les répercussions de cette perte via l'utilisation des réserves stratégiques. Même les immenses producteurs extérieurs au conflit ne parviennent pas à combler un tel déficit persistant.

Dans ce contexte géopolitique extrêmement tendu, Morgan Stanley avertit que les tampons énergétiques pourraient être totalement épuisés avant que le détroit d'Ormuz ne soit rouvert à la navigation. Si ce blocage se prolonge jusqu'en juillet 2026, le cour du baril de Brent grimperait alors en flèche pour atteindre des sommets dramatiques allant de 130 à 150 dollars.

Face à la profondeur inédite et à la brutalité de ce choc pétrolier, des spécialistes préviennent que même si le conflit devait s'achever à brève échéance, la normalisation complète du marché énergétique ne pourrait pas se concrétiser avant l'année 2027.

https://financialpost.com/pmn/business-pmn/iran-war-is-draining-worlds-oil-buffer-at-an-unprecedented-pace

(publié par Cyrus Farhangi)



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Reçu — 13 mai 2026 ⏭ Géopolitique

La Turquie est devenue une puissance économique, industrielle et militaire de premier plan (et bientôt énergétique ?)

La Turquie est devenue une puissance économique, industrielle et militaire de premier plan (et bientôt énergétique ?). Elle est désormais la 11ème puissance économique mondiale : d'après le FMI son PIB en parité de pouvoir d'achat est de 4 000 milliards de dollars, à comparer à 4 700 milliards pour la France.

Son PIB / habitant est de 47 000 dollars, 3 fois supérieur à l'année 2001. La France est à 69 000 dollars.

Quelques exemples de secteurs industriels turcs particulièrement compétitifs :

1) Automobile : la Turquie est le 1e exportateur vers l'UE. C'est une base arrière majeure pour Ford, Toyota, et Renault, mais aussi pour sa marque nationale de véhicules électriques TOGG.

Les Chinois BYD et Speedy Working Motors ainsi que le Coréen Hyundai installent depuis 2 ans en Turquie des chaines de production 100% électriques.

2) Défense & Aérospatiale : secteur star où la Turquie est le premier exportateur mondial de drones (Bayraktar), armement devenu particulièrement stratégique. Les navires de guerre turcs s'exportent aussi mondialement. La Turquie mène également le projet « Steel Dome » (système de défense aérienne) pour renforcer son autonomie militaire.

La Turquie présente le 18e plus grand budget militaire mondial. Donnée à relativiser car la force de frappe militaire est loin de n'être qu'une question d'argent. Nous pouvons l'observer en Iran où des missiles américains sophistiqués à plusieurs millions de dollars sont consommés pour intercepter des drones à 20 000 dollars.

3) Électroménager : des géants comme Arçelik (Beko) dominent le marché européen. Ils misent sur un rapport qualité-prix imbattable et une logistique rapide vers l'Europe.

4) Sidérurgie (acier) : malgré les taxes carbone européennes (CBAM), la Turquie est le 8ème plus gros producteur mondial d'acier, avec une production dépassant les 40 millions de tonnes en 2026.

Parmi les raisons de cette ascension, il y a inévitablement la question énergétique. L'approvisionnement fossile y est pour beaucoup (🤷‍♂️) mais depuis une dizaine d'années, celui-ci augmente lentement, voire plafonne pour le gaz fossile et le charbon.

C'est surtout du côté de la production domestique d'éolien et de solaire que l'approvisionnement augmente. A eux deux, ils couvraient 1% de la production d'électricité en 2010, 22% aujourd'hui.

L'hydraulique couvre 16% de la consommation d'électricité mais stagne. Comme quasiment partout ailleurs dans le monde, les fleuves sont déjà exploités au maximum de leur capacité.

4 réacteurs nucléaires sont également en cours de construction pour un total de 4,5 GW.

La Turquie produit également "un peu" de pétrole et "un peu" de gaz naturel (mais de plus en plus), afin de réduire sa dépendance aux importations. Le gisement de gaz de Sakarya, en mer Noire, est entré en phase de production intensive, permettant de réduire la facture des importations de gaz russe et azéri.

En outre, par ses gazoducs (TANAP, TurkStream), la Turquie s'impose comme le carrefour incontournable pour acheminer le gaz vers l'Europe.

(données assemblées par Cyrus Farhangi, rdv en commentaire pour des sources)



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Réponse de Jean-Marc Jancovici sur LinkedIn à cet article du Figaro Magazine

Réponse de Jean-Marc Jancovici sur LinkedIn à cet article du Figaro Magazine.

"Un partout, la balle au centre ! Après un portrait pas très sympa dans un journal de gauche (Reporterre) il y a quelques années, en voici un dans un journal de droite.

A chaque fois, la recette appliquée est la même : exagérer pour mieux cliver. Dans le cas du Figaro (article en commentaire), voici quelques rectifications que j'espère utiles :

- le BD dont je suis co-auteur serait "Le monde sans limites" 😂. Le Shift Project serait né en 2021 (c'est 2010), et les Shifters prédiraient l'effondrement du capitalisme mondial (et votent tous LFI). Les Shifters sont une association a-partisane, qui n'a jamais prédit quoi que ce soit sur l'avenir du capitalisme ! Enfin Pablo Servigne a été renommé Pablo Sévigné. Il a peut-être épousé une marquise :) ?

- le Shift Project voudrait "imposer une vision". Nous ne sommes pas des dictateurs, et nous n'imposons rien du tout. Nous voulons convaincre, ça oui, mais pas plus que toute personne s'exprimant dans l'espace public ! Et convaincre suppose de la pédagogie, pas de l'autorité brutale...

- j'aurais prédit une baisse de la disponibilité des combustibles fossiles sur les 10 dernières années, qui n'est pas arrivée, donc je ne suis pas sérieux. Mais je n'ai jamais prédit une telle baisse pour le monde ! Pour le pétrole, je relaie une analyse du Shift Project qui envisage un fort déclin des plus gros producteurs mondiaux d'ici à 2050 (il va donc falloir attendre un peu avant d'aller au résultat). J'ai aussi pointé que l'Europe a passé son pic de consommation de combustibles fossiles en 2007 (ce qui est facile à vérifier).

- mon rêve de transition serait contredit par Vaclav Smil, qui souligne dans ses livres la très grande inertie du monde que nous avons bâti. Il a probablement échappé au Figaro que j'ai préfacé un livre de Smil (https://t.ly/UD0S- ), ce qui laisse perplexe sur un désaccord avec cet auteur :).

- je serais devenu moins favorable au nucléaire, parce que je serais terrorisé à l'idée que cette énergie permette d'avoir une croissance verte, qui empêcherait de "vendre" la sobriété. Je n'ai jamais changé d'avis : le nucléaire est la meilleure énergie bas carbone, mais cela ne suffira pas à éviter de consommer moins, parce qu'elle ne pourra pas augmenter à la bonne vitesse. Et je précise toujours que la sobriété, quoi que nécessaire, n'est pas un comportement naturel pour notre espèce...

- je serais l'obligé de mes "partenaires" que sont l'Ademe et NegaWatt. Le Shift Project a assurément travaillé avec ces deux entités (pour faire le site https://t.ly/D8mpa ), mais nous avons interagi avec des centaines d'entités de tous bords ces dernières années. Cela s'appelle la recherche de consensus. Le Figaro nous reprochera l'Ademe et NW quand Reporterre nous reprochera EDF et Bouygues :)

Pour finir le Fig Mag m'a mis dans la même catégorie que Tondelier. Me mettre dans la même catégorie qu'une politique qui va hérisser à peu près tous les lecteurs du Figaro, est-ce de l'amalgame ou légitime ?"

(publié par Cyrus Farhangi)



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Jean-Marc Jancovici s'attaque aux moustiques !

Dernière chronique de Jancovici sur RTL : Jean-Marc Jancovici alerte sur l’expansion des moustiques favorisée par la hausse des températures. Souvent perçu comme un simple nuisible, cet insecte est pourtant l’animal le plus dangereux au monde et reste la première cause de mortalité liée aux animaux à l’échelle mondiale, en raison des maladies qu’il transmet.

Pourquoi leur présence augmente-t-elle ? Quels risques pour les populations et comment le changement climatique accélère-t-il le phénomène ?
Les explications de Jean-Marc Jancovici dans "La question environnement".

https://youtu.be/E9NZsueD7MI?list=PLRwgXecE0bRPLkYjauQQJbgVJELfOYiNh
(posté par Joëlle Leconte)


🎙️ « Les moustiques sont déjà là… est-ce étonnant ? »Dans "La question environnement", Jean-Marc Jancovici alerte sur l’expansion des moustiques favorisée p...

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Reçu — 11 mai 2026 ⏭ Géopolitique

ifinitiative

IF initiatives : imaginons nos futurs

Pourquoi ? Un monde sous tensions croissantes

Jancovici part d'un constat : nous vivons dans un monde où les chocs se multiplient — guerre en Europe, conflit au Moyen-Orient, dérèglement climatique, érosion de la biodiversité, tensions sur les ressources. Ces événements ne sont pas de simples accidents isolés, mais les manifestations d'un système global de plus en plus sous pression. Comme dans la tectonique des plaques : les tensions s'accumulent, et même si on ne sait pas exactement où ni quand, on sait que ça finira par craquer. La cause profonde est simple : nous sommes de plus en plus nombreux, avec une consommation individuelle croissante, sur une planète dont la taille, elle, ne change pas.

L'échec des outils de prévision traditionnels

Face à cette réalité, nos outils de planification sont inadaptés. Par exemple, en france, le Conseil d'orientation des retraites produit des plans jusqu'en 2070 qui projettent un futur lisse, continu, avec 2 % de croissance par an — ce que Jancovici appelle sans détour « le monde des Bisounours ». Résultat : une réforme des retraites tous les trois ans, parce que la réalité ne correspond jamais au scénario central imaginé.
Même constat dans le monde financier : les stress tests bancaires simulent de petites perturbations temporaires, vite résorbées. Or un vrai stress test, ce serait la fermeture du détroit d'Ormuz pendant trois ans — soit 20 % de pétrole en moins dans l'économie mondiale, avec des conséquences dévastatrices (quasi 20% de PIB en moins pendant 3 ans). Ce scénario-là, on ne le teste pas.

De la performance à la robustesse

Il faut passer d'une logique de performance à une logique de robustesse. Un système performant est optimisé pour fonctionner parfaitement dans des conditions favorables et stables. Mais il devient catastrophiquement fragile dès que ces conditions disparaissent. L'exemple de l'électricité est frappant : tant qu'elle existe, c'est formidable ; mais si elle disparaît un mois, on se retrouve dans une situation pire que le Moyen Âge, faute de tout système de secours. Nous avons construit une société très efficace dans un créneau étroit de conditions favorables, alors que l'avenir sera justement marqué par des conditions de plus en plus défavorables et imprévisibles.

L'analyse par scénario comme réponse

La solution proposée par Jancovici est l'analyse par scénario — une discipline déjà pratiquée par les militaires — qui consiste à raisonner en « qu'est-ce qui se passe si ? » plutôt qu'en projection linéaire du présent. C'est précisément l'objet du projet IF Initiative, développé par Carbone 4 avec une vingtaine d'entreprises partenaires.
Ce projet se distingue des scénarios habituels, comme ceux de l'AIE, sur un point fondamental : il intègre dès le départ les limites physiques comme contraintes réelles, et non comme variables ajustables. L'AIE suppose que les ressources naturelles et les technologies de rupture ne sont pas des facteurs limitants — on claque des doigts et tout est disponible. IF part du principe inverse : il y a un antagonisme réel entre les désirs sociaux et les possibilités physiques, et les scénarios émergent d'un mécanisme d'arbitrage entre les deux.

Une approche opérationnelle et régionalisée

Une leçon est tirée de l'échec relatif des travaux de Meadows (The Limits to Growth, 1972) : son modèle World 3 décrivait le sort du monde entier, or il n'y a pas de « chef du monde ». Ce qui intéresse un État, c'est son propre territoire ; ce qui intéresse une entreprise, c'est son propre avenir. C'est pourquoi IF propose des scénarios déclinés en 11 régions, avec des trajectoires différenciées selon l'accès aux ressources. L'Europe, par exemple, voit son accès au pétrole décliner depuis 2007 — non pas à cause des politiques climatiques, mais par simple effet de contingence géographique — là où l'Amérique du Nord connaît la tendance inverse.
L'ambition finale est de fournir aux entreprises une matière première prospective robuste pour qu'elles puissent se demander, dans chaque scénario possible : « qu'est-ce que ça veut dire concrètement pour moi ? »

Des travaux accessibles à toutes et tous

Les scénarios seront rendus publics. C'est le principe : tout ce qu'on fait à Carbone 4 est open source. Donc on va rendre les scénarios au public, et ça servira ensuite de matière première pour qu'une entreprise particulière, sur la base de ces évolutions possibles, se pose la question : « Moi, dans chacune de ces évolutions, ça veut dire quoi pour moi ? »
Et donc on va avoir 11 régions dans ces scénarios qui vont suivre leur propre évolution. Et l'interaction de ces 11 régions vont également avoir de l'importance parce que pour un certain nombre de ressources qui sont contingentes au niveau mondial, l'accès régional ne sera pas nécessairement le même. Si je prends l'exemple du pétrole aujourd'hui, l'accès régional de l'Europe au pétrole est déjà en déclin. Depuis 2007, l'Europe utilise de moins en moins de pétrole. Et c'est pas un effet des politiques climatiques, c'est un effet de la contingence d'accès au pétrole dans la région Europe.
C'est pareil pour le gaz, incidemment. Mais c'est pas vrai aux États-Unis, en Amérique du Nord — aujourd'hui, l'accès au pétrole est de plus en plus facile. Donc toutes les régions ne sont pas logées à la même enseigne, et c'est la raison pour laquelle on a fait dans cette initiative une discrimination entre régions.

https://www.youtube.com/watch?v=71cJ-bWqyEk

https://www.ifinitiative.com/

(par adrien Couzinier)


IF Initiative est une démarche collaborative d’entreprises, pilotée par Carbone 4 avec le soutien de six équipes de recherche, visant à construire et diffuser un nouveau référentiel pour la stratégie d’entreprise.Son objectif est d'aider les entreprises à comprendre les transformations d...

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Exposée place de la Concorde dans le cadre de l’exposition Vivre Ensemble, la photo d’équipe du Shift Project réalisée par Yann ...

Exposée place de la Concorde dans le cadre de l’exposition Vivre Ensemble, la photo d’équipe du Shift Project réalisée par Yann Arthus-Bertrand raconte bien plus qu’un portrait collectif.
Elle donne à voir les femmes et les hommes derrière le Plan Robuste pour l’Économie Française (#PREF) : une mobilisation inédite réunissant salariés, bénévoles Les Shifters, experts et professionnels engagés pour la décarbonation de l’économie.
À un an de l’élection présidentielle de 2027, ce travail collectif et inédit par son ampleur vise à donner à la France des trajectoires concrètes pour faire face aux crises énergétiques et climatiques et renforcer sa capacité d’action dans un contexte d’incertitude croissante.
Le 14 avril dernier, nous avons dévoilé une première étape de ce travail avec le rapport « Réussir la transition dans l’incertitude : la méthode Shift en 20 chantiers ».
Cette étude, mobilisant des centaines d’experts, repose sur deux piliers complémentaires :
➡ analyser 20 chantiers structurants de la décarbonation, leurs conditions de réussite et leurs vulnérabilités ;
➡ tester différentes trajectoires de transition afin d’identifier les stratégies les plus robustes pour les décennies à venir.
Derrière ce projet, il y a aussi un soutien collectif exceptionnel : notre campagne de financement participatif, lancée en mai dernier, qui a rassemblé plus de 36 000 donateurs et permis de collecter plus de 4,5 millions d’euros.
Merci à toutes celles et ceux qui rendent ces travaux possibles, ainsi qu’aux membres financeurs du Shift qui s’engagent, année après année, à nos côtés.
Notre Plan robuste s’appuie également sur une vaste démarche de consultation :
🔹 près de 7 800 contributions dans le cadre de la Grande Consultation des Agriculteurs ;
🔹 plus de 3 000 élus mobilisés pour la Grande Consultation des Maires et des élus municipaux ;
🔹 plus de 12 000 réponses recueillies lors de la Grande Consultation du Sport ;
🔹 une Grande Consultation Santé associant médecins, infirmiers et pharmaciens autour des enjeux énergie-climat ;
🔹 et bientôt, une consultation dédiée aux acteurs de la distribution et de la réparation automobile.
Cette photo symbolise ainsi une conviction forte : la transition ne se construira pas sans intelligence collective.
Consultez notre rapport “Réussir la transition dans l’incertitude : la méthode Shift en 20 chantiers” : https://swll.to/vBxSnpA
(posté par Joëlle Leconte)


Exposée place de la Concorde dans le cadre de l’exposition Vivre Ensemble, la photo d’équipe du Shift Project réalisée par Yann Arthus-Bertrand raconte bien plus qu’un portrait collectif.

Elle donne à voir les femmes et les hommes derrière le Plan Robuste pour l’Économie Française (#PREF) : une mobilisation inédite réunissant salariés, bénévoles Les Shifters, experts et professionnels engagés pour la décarbonation de l’économie.

À un an de l’élection présidentielle de 2027, ce travail collectif et inédit par son ampleur vise à donner à la France des trajectoires concrètes pour faire face aux crises énergétiques et climatiques et renforcer sa capacité d’action dans un contexte d’incertitude croissante.

Le 14 avril dernier, nous avons dévoilé une première étape de ce travail avec le rapport « Réussir la transition dans l’incertitude : la méthode Shift en 20 chantiers ».

Cette étude, mobilisant des centaines d’experts, repose sur deux piliers complémentaires :

➡ analyser 20 chantiers structurants de la décarbonation, leurs conditions de réussite et leurs vulnérabilités ;

➡ tester différentes trajectoires de transition afin d’identifier les stratégies les plus robustes pour les décennies à venir.

Derrière ce projet, il y a aussi un soutien collectif exceptionnel : notre campagne de financement participatif, lancée en mai dernier, qui a rassemblé plus de 36 000 donateurs et permis de collecter plus de 4,5 millions d’euros.

Merci à toutes celles et ceux qui rendent ces travaux possibles, ainsi qu’aux membres financeurs du Shift qui s’engagent, année après année, à nos côtés.

Notre Plan robuste s’appuie également sur une vaste démarche de consultation :

🔹 près de 7 800 contributions dans le cadre de la Grande Consultation des Agriculteurs ;

🔹 plus de 3 000 élus mobilisés pour la Grande Consultation des Maires et des élus municipaux ;

🔹 plus de 12 000 réponses recueillies lors de la Grande Consultation du Sport ;

🔹 une Grande Consultation Santé associant médecins, infirmiers et pharmaciens autour des enjeux énergie-climat ;

🔹 et bientôt, une consultation dédiée aux acteurs de la distribution et de la réparation automobile.

Cette photo symbolise ainsi une conviction forte : la transition ne se construira pas sans intelligence collective.

Consultez notre rapport “Réussir la transition dans l’incertitude : la méthode Shift en 20 chantiers” : https://swll.to/vBxSnpA

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Le prix du "pétrole papier" dont vous êtes probablement familier (ex

Le prix du "pétrole papier" dont vous êtes probablement familier (ex. Brent, WTI) est considérablement déconnecté du prix "pétrole physique", lequel se négocie en moyenne autour de 160$. Et la tendance est à la hausse.

Comme le notent des analystes tels que Jacques Sapir et Georges Kuzmanovic, le prix papier du pétrole, qui tourne autour de 100$ le baril depuis le début de la guerre, rend peu compte des bouleversements en cours dans le monde réel.

Pour ne donner que quelques exemples :
* Un achat en détresse de 286$ le baril a été observé au Sri Lanka
* Le pétrole russe qualité Sakhalin se vend en moyenne à 176$ le baril
* Les barils de kérosène se sont échangés jusqu'à 400$.

Une explication serait que le "pétrole papier" est un "future" et les traders spéculent que dans quelques mois le prix du pétrole physique reviendra au prix du pétrole papier.

(publié par Cyrus Farhangi)



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Reçu — 7 mai 2026 ⏭ Géopolitique

Il n'y a pas que le Détroit d'Ormuz parmi les problèmes d'approvisionnement pétrolier

Il n'y a pas que le Détroit d'Ormuz parmi les problèmes d'approvisionnement pétrolier. Ceci n'est pas une photographie d'une installation dans le Golfe Persique, mais celle de la raffinerie de Tuapse, en Russie, le 28 avril 2026.

Depuis l'été 2025, l'Ukraine a intensifié sa campagne de frappes de drones à longue portée. Alors que les attaques se concentraient initialement sur les raffineries, elles visent désormais l'ensemble de la chaîne logistique pétrolière russe : terminaux d'exportation maritimes, pipelines, dépôts de stockage et flottes de pétroliers.

L'objectif de Kiev est double : paralyser la logistique militaire russe sur le terrain (pénuries de carburant) et assécher les revenus budgétaires de Moscou. Les frappes récentes ont touché des infrastructures vitales aussi bien en mer Noire (Novorossiisk, Touapsé) qu'en mer Baltique.

À titre d'exemple très récent, le 5 mai 2026, la raffinerie de Kirichi (la deuxième plus grande de Russie) a dû suspendre ses opérations après que des drones ont endommagé trois de ses quatre unités de distillation.

Quel impact chiffré peut-on dresser à ce jour sur l'approvisionnement pétrolier russe ?

Les conséquences de ces frappes sur l'industrie pétrolière russe sont aujourd'hui devenues importantes.

1) Capacité d'exportation bloquée (~2 millions de bpj) : les frappes combinées sur les infrastructures portuaires ont mis à l'arrêt environ 2 millions de barils par jour de capacité d'exportation de brut. Cela représente une chute massive d'environ 40 % de la capacité d'exportation maritime de la Russie. Par exemple, le terminal balte de Primorsk, frappé début mai, gère à lui seul une capacité d'environ 1 million de bpj.

2) Capacité de raffinage amputée : d'après Bloomberg la capacité moyenne de raffinage de la Russie a chuté à 4,69 millions de bpj en avril 2026, atteignant son niveau le plus bas depuis 16 ans (décembre 2009).

3) Surplus structurel et coupes forcées : la combinaison d'une production qui se maintenait autour de 9 millions de bpj et de la chute brutale des exportations et du raffinage a créé un "goulot d'étranglement". Un surplus quotidien d'environ 2,5 millions de bpj s'est formé. La Russie manquant cruellement d'infrastructures de stockage terrestre de secours, ce surplus ne peut être ni raffiné, ni exporté, ni stocké.

4) Réduction à la source : Face à la saturation des réservoirs et du réseau de pipelines Transneft, les compagnies russes sont désormais contraintes de fermer techniquement certains puits, avec des coupes de production forcées estimées à plusieurs centaines de milliers de bpj.

(publié par Cyrus Farhangi)



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L'UniverShifté, l’université d’été organisée par The Shifters, revient pour notre plus grand plaisir cette année avec comme thém...

L'UniverShifté, l’université d’été organisée par The Shifters, revient pour notre plus grand plaisir cette année avec comme thématique « Un plan robuste pour guider l'action ».

Rendez-vous désormais annuel qui rassemble des centaines de participants, l'édition 2026 de l’UniverShifté se tiendra à Rennes les 6 et 7 juin prochains !

Deux jours d'échanges, de convivialité, de découverte et de débat, rythmés par l'excellente programmation d'une équipe de Shifters aux petits soins. Tables-rondes d'experts, ateliers, jeux sérieux, animations étonnantes, espace librairie et dédicaces, ludothèque… Il y en aura pour tous les goûts !

Cette édition intitulée « Un plan pour guider l'action » fait écho au Plan Robuste pour l'Économie Française (#PREF), officiellement amorcé par The Shift Project la semaine dernière avec la publication d'un premier volet : "Réussir la transition dans l'incertitude : la méthode Shift en 20 chantiers". (🔗https://lnkd.in/gj5EzkTy)

Porté par des dizaines de milliers de donateurs, de membres des Shifters et de professionnels engagés, ce travail collectif et inédit par son ampleur vise à structurer des réponses concrètes aux multiples crises contemporaines. À un an de l’élection présidentielle de 2027, cette initiative poursuit un objectif clair : donner à la France les moyens de faire face aux crises énergétiques et climatiques et de reprendre son avenir en main.

La publication du Plan Robuste pour l’Économie Française est attendue en octobre 2026.

En attendant octobre, les auteurs du hashtag#PREF vous donnent rendez-vous à l’UniverShifté 2026, pour décrypter avec eux les trajectoires de robustesse et penser ensemble le futur de l'économie française !

Réservez vite vos places, on vous attend nombreuses et nombreux à Rennes en juin !

🎟️ Billetterie : https://lnkd.in/ekYRFH8S

(par Coralie Abalain)



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