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Vue normale

Reçu — 19 mai 2026 ⏭ Géopolitique

L'EFFONDREMENT SILENCIEUX : COMMENT L'INFLATION VA TOUS NOUS RATTRAPER

Vous pensez que la flambée des prix à la pompe n'est qu'une mauvaise passe ? La réalité est beaucoup plus vertigineuse. Dans cette interview du Greenletter Club, le journaliste expert Mathieu Auzanneau (auteur de "Or noir" et ancien directeur du Shift Project) lance une alerte majeure sur la crise énergétique globale qui menace nos économies et nos démocraties.

Voici pourquoi cette vidéo est cruciale pour comprendre le monde qui vient :

🧠 L'artère carotide de l'économie mondiale

Le golfe Persique et le détroit d'Ormuz concentrent entre 20% et 30% des flux mondiaux de pétrole et de gaz. Bloquer ce passage, c'est appuyer sur la jugulaire de l'économie mondiale : une syncope immédiate garantie pour le système financier.

🌾 Le prix du baril... c'est le prix de votre pain !

Ne vous y trompez pas : l'impact le plus violent ne sera pas direct. Par un effet domino implacable, la hausse du pétrole et du gaz fait exploser le coût des engrais azotés et de l'agriculture mécanisée. Résultat ? Une inflation alimentaire globale et un risque majeur de récession, rappelant les prémisses des crises de 2008 et des printemps arabes de 2011.

🇪🇺 L'Europe prise au piège de sa propre naïveté

Après s'être mise entre les mains de Vladimir Poutine pour son gaz, l'Europe a massivement transféré sa dépendance vers le pétrole de schiste américain de Donald Trump. Aujourd’hui, le chantage énergétique a commencé.

Privée des ressources déclinantes de la mer du Nord, l’Europe est le premier importateur mondial d'énergie et se retrouve dramatiquement vulnérable.

🌱 La seule issue : reprendre notre destin en main

Pour préserver la paix et l'industrie européenne, il n'existe qu'une seule voie vitale : sortir urgemment des énergies fossiles et investir massivement dans nos sources domestiques bas-carbone (éolien, solaire, nucléaire)

(publié par Cyrus Farhangi)


💥 Le Greenletter Club est 100% indépendant, pour nous aider, c'est ici 👉 https://bit.ly/3QuCIp5TOURNAGE : 6 AVRIL, 2026La fermeture du détroit d'Ormuz enge...

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Reçu — 17 mai 2026 ⏭ Géopolitique

Le prix à la pompe pour les automobilistes attire l'essentiel de l'attention du grand public et c'est bien normal, il est percep...

Le prix à la pompe pour les automobilistes attire l'essentiel de l'attention du grand public et c'est bien normal, il est perceptible pour tout un chacun. Mais c'est hélas un problème relativement secondaire (relativement).

Il faut davantage fouiller dans la presse pour recueillir des témoignages de transporteurs routiers, alors que la crise du diesel pour ce secteur est extrêmement problématique et difficile à résoudre pour l'économie française et mondiale.

Sans bien sûr minimiser les souffrances sociales des automobilistes, le carburant des voitures, majoritairement de l'essence (sauf dans quelques pays comme France Espagne Italie) est relativement substituable (relativement) : éco-conduite, réduction ou adaptation des déplacements, télétravail pour celles et ceux qui le peuvent, transports en commun, vélo, passage à l'électrique...

La demande sur ce segment est élastique et d'ailleurs elle a rapidement diminué dans des proportions importantes depuis le début de la crise.

Pour le diesel, essentiel aux camions mais aussi aux bateaux, machines agricoles ou encore engins miniers, c'est une toute autre paire de manches. On parle véritablement là du sang de l'économie. Les possibilités de substitution et de gains d'efficacité à brève échéance sont très limitées.

C'est surtout sur ce point que l'économie française et mondiale subit un choc énergétique majeur.

Même aux États-Unis, pourtant grand pays producteur de pétrole, le prix de l'essence a bondi d'environ 35%, mais celui du diesel a grimpé de plus de 45%.

Cette disparité s'explique par la nature du pétrole brut produit au Moyen-Orient, particulièrement riche en composants idéaux pour la fabrication du diesel mais aussi du carburant pour avions (kérosène). Un pétrole léger comme celui du pétrole de schiste américain se prête plutôt à la production d'essence ou de produits pétrochimiques.

De surcroît, le Golfe Persique est un producteur majeur de produits pétroliers raffinés, notamment le diesel.

Le blocage du détroit d'Ormuz a donc retiré du marché une source cruciale de diesel que les marchés peinent à compenser.

Chaque centime supplémentaire sur le litre de diesel se répercute directement sur le coût de production et de livraison de presque tous les biens de consommation, de la nourriture aux produits électroniques.

La crise du diesel alimente une spirale inflationniste difficile à briser. Les transporteurs, étranglés par des coûts de carburant records sont contraints d'appliquer des "surcharges carburant" massives. Les analystes craignent que cela ne mène à une stagflation, où la croissance stagne alors que les prix continuent de grimper, érodant le pouvoir d'achat des ménages bien au-delà de leurs simples dépenses à la station-service.

Même si une désescalade militaire survenait, les stocks mondiaux de diesel sont si bas et les chaînes logistiques si perturbées que les prix pourraient rester élevés pendant plusieurs mois.

(publié par Cyrus Farhangi)



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Reçu — 15 mai 2026 ⏭ Géopolitique

"Et donc le monde n'a jamais eu 3 mois de stocks de précaution de pétrole, mais plutôt 2 semaines !"

"Et donc le monde n'a jamais eu 3 mois de stocks de précaution de pétrole, mais plutôt 2 semaines !"

C'est une réalisation majeure d'Adrien Couzinier (co-animateur de cette page) en réaction au post partagé ici hier.

C'est aussi l'épiphanie pour Cyrus (co-animateur également) qui avait partagé et résumé l'article de Fortune à propos de l'épuisement rapide des stocks de précaution.

Revenons sur les éléments.

En temps normal, les stocks de précaution mondiaux de pétrole tournent entre 8 et 9 milliards de barils. La consommation annuelle mondiale est de 37 milliards de barils, donc il y a en effet près de 3 mois de "stocks".

Or comme nous l'avons vu hier, dans l'industrie pétrolière, les "stocks" ne sont pas uniquement des réserves d'urgence qui attendent d'être utilisées. Une grande partie constitue le "fonds de roulement" logistique du système, autour de 6,8 milliards de barils.

Il n'y a donc en réalité qu'entre 1 et 2 milliards de barils tampon utilisables.

Donc autour de 2 semaines de tampon, et non 3 mois.

Depuis la fermeture du Détroit d'Ormuz les stocks mondiaux sont passés de 8,4 milliards de barils à 7,6. Il reste donc 800 millions de barils avant d'atteindre le seuil critique de 6,8 milliards, qui à ce rythme-là risque d'être atteint avant septembre (sachant que les positions iraniennes et américaines pour un accord apparaissent encore très éloignées).

Pourquoi faut-il un fonds de roulement ?

Pour rappel, les pipelines doivent être constamment remplis de pétrole sous pression pour que le flux puisse circuler d'un point A à un point B.

Les raffineries ont besoin d'un approvisionnement constant et ininterrompu dans leurs cuves de stockage immédiat pour traiter le brut sans devoir arrêter leurs machines.

Si les stocks mondiaux tombent en dessous d'un seuil critique, la chaîne d'approvisionnement se brise physiquement : il n'y a tout simplement plus assez de pétrole en transit dans les tuyaux et les terminaux de distribution pour assurer le fonctionnement continu de l'infrastructure énergétique mondiale.

(publié par Cyrus Farhangi)

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Bientôt le rationnement et le confinement énergétique ?

Bientôt le rationnement et le confinement énergétique ? Les stocks stratégiques de pétrole, censés protéger l'économie mondiale contre les chocs, s'épuisent à un rythme sans précédent. Selon un article de Fortune, ce tarissement massif menace de provoquer des pénuries importantes et une flambée extrême des prix internationaux de l'énergie.

Les analystes du marché s'inquiètent vivement de l'atteinte de seuils critiques d'ici septembre 2026. Le système exige un niveau logistique minimum de pétrole pour que les pipelines, les raffineries, les réservoirs et les terminaux d'exportation continuent de fonctionner normalement.

Pourquoi ?

Parce que dans l'industrie pétrolière, les "stocks" ne sont pas uniquement des réserves d'urgence qui attendent d'être utilisées. Une grande partie constitue le "fonds de roulement" logistique du système.

Les pipelines doivent être constamment remplis de pétrole sous pression pour que le flux puisse circuler d'un point A à un point B.

Les raffineries ont besoin d'un approvisionnement constant et ininterrompu dans leurs cuves de stockage immédiat pour traiter le brut sans devoir arrêter leurs machines.

Si les stocks mondiaux tombent en dessous d'un seuil critique, la chaîne d'approvisionnement se brise physiquement : il n'y a tout simplement plus assez de pétrole en transit dans les tuyaux et les terminaux de distribution pour assurer le fonctionnement continu de l'infrastructure énergétique mondiale.

Au rythme actuel, ce seuil critique, autour de 6,8 milliards de barils, sera franchi bien avant que les réserves ne s'approchent du zéro absolu.

La rapidité de cet épuisement réduit drastiquement la marge de manœuvre des gouvernements mondiaux et de l'industrie, qui disposent de beaucoup moins d'options viables pour amortir les répercussions de cette perte via l'utilisation des réserves stratégiques. Même les immenses producteurs extérieurs au conflit ne parviennent pas à combler un tel déficit persistant.

Dans ce contexte géopolitique extrêmement tendu, Morgan Stanley avertit que les tampons énergétiques pourraient être totalement épuisés avant que le détroit d'Ormuz ne soit rouvert à la navigation. Si ce blocage se prolonge jusqu'en juillet 2026, le cour du baril de Brent grimperait alors en flèche pour atteindre des sommets dramatiques allant de 130 à 150 dollars.

Face à la profondeur inédite et à la brutalité de ce choc pétrolier, des spécialistes préviennent que même si le conflit devait s'achever à brève échéance, la normalisation complète du marché énergétique ne pourrait pas se concrétiser avant l'année 2027.

https://financialpost.com/pmn/business-pmn/iran-war-is-draining-worlds-oil-buffer-at-an-unprecedented-pace

(publié par Cyrus Farhangi)



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Reçu — 13 mai 2026 ⏭ Géopolitique

La Turquie est devenue une puissance économique, industrielle et militaire de premier plan (et bientôt énergétique ?)

La Turquie est devenue une puissance économique, industrielle et militaire de premier plan (et bientôt énergétique ?). Elle est désormais la 11ème puissance économique mondiale : d'après le FMI son PIB en parité de pouvoir d'achat est de 4 000 milliards de dollars, à comparer à 4 700 milliards pour la France.

Son PIB / habitant est de 47 000 dollars, 3 fois supérieur à l'année 2001. La France est à 69 000 dollars.

Quelques exemples de secteurs industriels turcs particulièrement compétitifs :

1) Automobile : la Turquie est le 1e exportateur vers l'UE. C'est une base arrière majeure pour Ford, Toyota, et Renault, mais aussi pour sa marque nationale de véhicules électriques TOGG.

Les Chinois BYD et Speedy Working Motors ainsi que le Coréen Hyundai installent depuis 2 ans en Turquie des chaines de production 100% électriques.

2) Défense & Aérospatiale : secteur star où la Turquie est le premier exportateur mondial de drones (Bayraktar), armement devenu particulièrement stratégique. Les navires de guerre turcs s'exportent aussi mondialement. La Turquie mène également le projet « Steel Dome » (système de défense aérienne) pour renforcer son autonomie militaire.

La Turquie présente le 18e plus grand budget militaire mondial. Donnée à relativiser car la force de frappe militaire est loin de n'être qu'une question d'argent. Nous pouvons l'observer en Iran où des missiles américains sophistiqués à plusieurs millions de dollars sont consommés pour intercepter des drones à 20 000 dollars.

3) Électroménager : des géants comme Arçelik (Beko) dominent le marché européen. Ils misent sur un rapport qualité-prix imbattable et une logistique rapide vers l'Europe.

4) Sidérurgie (acier) : malgré les taxes carbone européennes (CBAM), la Turquie est le 8ème plus gros producteur mondial d'acier, avec une production dépassant les 40 millions de tonnes en 2026.

Parmi les raisons de cette ascension, il y a inévitablement la question énergétique. L'approvisionnement fossile y est pour beaucoup (🤷‍♂️) mais depuis une dizaine d'années, celui-ci augmente lentement, voire plafonne pour le gaz fossile et le charbon.

C'est surtout du côté de la production domestique d'éolien et de solaire que l'approvisionnement augmente. A eux deux, ils couvraient 1% de la production d'électricité en 2010, 22% aujourd'hui.

L'hydraulique couvre 16% de la consommation d'électricité mais stagne. Comme quasiment partout ailleurs dans le monde, les fleuves sont déjà exploités au maximum de leur capacité.

4 réacteurs nucléaires sont également en cours de construction pour un total de 4,5 GW.

La Turquie produit également "un peu" de pétrole et "un peu" de gaz naturel (mais de plus en plus), afin de réduire sa dépendance aux importations. Le gisement de gaz de Sakarya, en mer Noire, est entré en phase de production intensive, permettant de réduire la facture des importations de gaz russe et azéri.

En outre, par ses gazoducs (TANAP, TurkStream), la Turquie s'impose comme le carrefour incontournable pour acheminer le gaz vers l'Europe.

(données assemblées par Cyrus Farhangi, rdv en commentaire pour des sources)



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Réponse de Jean-Marc Jancovici sur LinkedIn à cet article du Figaro Magazine

Réponse de Jean-Marc Jancovici sur LinkedIn à cet article du Figaro Magazine.

"Un partout, la balle au centre ! Après un portrait pas très sympa dans un journal de gauche (Reporterre) il y a quelques années, en voici un dans un journal de droite.

A chaque fois, la recette appliquée est la même : exagérer pour mieux cliver. Dans le cas du Figaro (article en commentaire), voici quelques rectifications que j'espère utiles :

- le BD dont je suis co-auteur serait "Le monde sans limites" 😂. Le Shift Project serait né en 2021 (c'est 2010), et les Shifters prédiraient l'effondrement du capitalisme mondial (et votent tous LFI). Les Shifters sont une association a-partisane, qui n'a jamais prédit quoi que ce soit sur l'avenir du capitalisme ! Enfin Pablo Servigne a été renommé Pablo Sévigné. Il a peut-être épousé une marquise :) ?

- le Shift Project voudrait "imposer une vision". Nous ne sommes pas des dictateurs, et nous n'imposons rien du tout. Nous voulons convaincre, ça oui, mais pas plus que toute personne s'exprimant dans l'espace public ! Et convaincre suppose de la pédagogie, pas de l'autorité brutale...

- j'aurais prédit une baisse de la disponibilité des combustibles fossiles sur les 10 dernières années, qui n'est pas arrivée, donc je ne suis pas sérieux. Mais je n'ai jamais prédit une telle baisse pour le monde ! Pour le pétrole, je relaie une analyse du Shift Project qui envisage un fort déclin des plus gros producteurs mondiaux d'ici à 2050 (il va donc falloir attendre un peu avant d'aller au résultat). J'ai aussi pointé que l'Europe a passé son pic de consommation de combustibles fossiles en 2007 (ce qui est facile à vérifier).

- mon rêve de transition serait contredit par Vaclav Smil, qui souligne dans ses livres la très grande inertie du monde que nous avons bâti. Il a probablement échappé au Figaro que j'ai préfacé un livre de Smil (https://t.ly/UD0S- ), ce qui laisse perplexe sur un désaccord avec cet auteur :).

- je serais devenu moins favorable au nucléaire, parce que je serais terrorisé à l'idée que cette énergie permette d'avoir une croissance verte, qui empêcherait de "vendre" la sobriété. Je n'ai jamais changé d'avis : le nucléaire est la meilleure énergie bas carbone, mais cela ne suffira pas à éviter de consommer moins, parce qu'elle ne pourra pas augmenter à la bonne vitesse. Et je précise toujours que la sobriété, quoi que nécessaire, n'est pas un comportement naturel pour notre espèce...

- je serais l'obligé de mes "partenaires" que sont l'Ademe et NegaWatt. Le Shift Project a assurément travaillé avec ces deux entités (pour faire le site https://t.ly/D8mpa ), mais nous avons interagi avec des centaines d'entités de tous bords ces dernières années. Cela s'appelle la recherche de consensus. Le Figaro nous reprochera l'Ademe et NW quand Reporterre nous reprochera EDF et Bouygues :)

Pour finir le Fig Mag m'a mis dans la même catégorie que Tondelier. Me mettre dans la même catégorie qu'une politique qui va hérisser à peu près tous les lecteurs du Figaro, est-ce de l'amalgame ou légitime ?"

(publié par Cyrus Farhangi)



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Jean-Marc Jancovici s'attaque aux moustiques !

Dernière chronique de Jancovici sur RTL : Jean-Marc Jancovici alerte sur l’expansion des moustiques favorisée par la hausse des températures. Souvent perçu comme un simple nuisible, cet insecte est pourtant l’animal le plus dangereux au monde et reste la première cause de mortalité liée aux animaux à l’échelle mondiale, en raison des maladies qu’il transmet.

Pourquoi leur présence augmente-t-elle ? Quels risques pour les populations et comment le changement climatique accélère-t-il le phénomène ?
Les explications de Jean-Marc Jancovici dans "La question environnement".

https://youtu.be/E9NZsueD7MI?list=PLRwgXecE0bRPLkYjauQQJbgVJELfOYiNh
(posté par Joëlle Leconte)


🎙️ « Les moustiques sont déjà là… est-ce étonnant ? »Dans "La question environnement", Jean-Marc Jancovici alerte sur l’expansion des moustiques favorisée p...

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Reçu — 11 mai 2026 ⏭ Géopolitique

ifinitiative

IF initiatives : imaginons nos futurs

Pourquoi ? Un monde sous tensions croissantes

Jancovici part d'un constat : nous vivons dans un monde où les chocs se multiplient — guerre en Europe, conflit au Moyen-Orient, dérèglement climatique, érosion de la biodiversité, tensions sur les ressources. Ces événements ne sont pas de simples accidents isolés, mais les manifestations d'un système global de plus en plus sous pression. Comme dans la tectonique des plaques : les tensions s'accumulent, et même si on ne sait pas exactement où ni quand, on sait que ça finira par craquer. La cause profonde est simple : nous sommes de plus en plus nombreux, avec une consommation individuelle croissante, sur une planète dont la taille, elle, ne change pas.

L'échec des outils de prévision traditionnels

Face à cette réalité, nos outils de planification sont inadaptés. Par exemple, en france, le Conseil d'orientation des retraites produit des plans jusqu'en 2070 qui projettent un futur lisse, continu, avec 2 % de croissance par an — ce que Jancovici appelle sans détour « le monde des Bisounours ». Résultat : une réforme des retraites tous les trois ans, parce que la réalité ne correspond jamais au scénario central imaginé.
Même constat dans le monde financier : les stress tests bancaires simulent de petites perturbations temporaires, vite résorbées. Or un vrai stress test, ce serait la fermeture du détroit d'Ormuz pendant trois ans — soit 20 % de pétrole en moins dans l'économie mondiale, avec des conséquences dévastatrices (quasi 20% de PIB en moins pendant 3 ans). Ce scénario-là, on ne le teste pas.

De la performance à la robustesse

Il faut passer d'une logique de performance à une logique de robustesse. Un système performant est optimisé pour fonctionner parfaitement dans des conditions favorables et stables. Mais il devient catastrophiquement fragile dès que ces conditions disparaissent. L'exemple de l'électricité est frappant : tant qu'elle existe, c'est formidable ; mais si elle disparaît un mois, on se retrouve dans une situation pire que le Moyen Âge, faute de tout système de secours. Nous avons construit une société très efficace dans un créneau étroit de conditions favorables, alors que l'avenir sera justement marqué par des conditions de plus en plus défavorables et imprévisibles.

L'analyse par scénario comme réponse

La solution proposée par Jancovici est l'analyse par scénario — une discipline déjà pratiquée par les militaires — qui consiste à raisonner en « qu'est-ce qui se passe si ? » plutôt qu'en projection linéaire du présent. C'est précisément l'objet du projet IF Initiative, développé par Carbone 4 avec une vingtaine d'entreprises partenaires.
Ce projet se distingue des scénarios habituels, comme ceux de l'AIE, sur un point fondamental : il intègre dès le départ les limites physiques comme contraintes réelles, et non comme variables ajustables. L'AIE suppose que les ressources naturelles et les technologies de rupture ne sont pas des facteurs limitants — on claque des doigts et tout est disponible. IF part du principe inverse : il y a un antagonisme réel entre les désirs sociaux et les possibilités physiques, et les scénarios émergent d'un mécanisme d'arbitrage entre les deux.

Une approche opérationnelle et régionalisée

Une leçon est tirée de l'échec relatif des travaux de Meadows (The Limits to Growth, 1972) : son modèle World 3 décrivait le sort du monde entier, or il n'y a pas de « chef du monde ». Ce qui intéresse un État, c'est son propre territoire ; ce qui intéresse une entreprise, c'est son propre avenir. C'est pourquoi IF propose des scénarios déclinés en 11 régions, avec des trajectoires différenciées selon l'accès aux ressources. L'Europe, par exemple, voit son accès au pétrole décliner depuis 2007 — non pas à cause des politiques climatiques, mais par simple effet de contingence géographique — là où l'Amérique du Nord connaît la tendance inverse.
L'ambition finale est de fournir aux entreprises une matière première prospective robuste pour qu'elles puissent se demander, dans chaque scénario possible : « qu'est-ce que ça veut dire concrètement pour moi ? »

Des travaux accessibles à toutes et tous

Les scénarios seront rendus publics. C'est le principe : tout ce qu'on fait à Carbone 4 est open source. Donc on va rendre les scénarios au public, et ça servira ensuite de matière première pour qu'une entreprise particulière, sur la base de ces évolutions possibles, se pose la question : « Moi, dans chacune de ces évolutions, ça veut dire quoi pour moi ? »
Et donc on va avoir 11 régions dans ces scénarios qui vont suivre leur propre évolution. Et l'interaction de ces 11 régions vont également avoir de l'importance parce que pour un certain nombre de ressources qui sont contingentes au niveau mondial, l'accès régional ne sera pas nécessairement le même. Si je prends l'exemple du pétrole aujourd'hui, l'accès régional de l'Europe au pétrole est déjà en déclin. Depuis 2007, l'Europe utilise de moins en moins de pétrole. Et c'est pas un effet des politiques climatiques, c'est un effet de la contingence d'accès au pétrole dans la région Europe.
C'est pareil pour le gaz, incidemment. Mais c'est pas vrai aux États-Unis, en Amérique du Nord — aujourd'hui, l'accès au pétrole est de plus en plus facile. Donc toutes les régions ne sont pas logées à la même enseigne, et c'est la raison pour laquelle on a fait dans cette initiative une discrimination entre régions.

https://www.youtube.com/watch?v=71cJ-bWqyEk

https://www.ifinitiative.com/

(par adrien Couzinier)


IF Initiative est une démarche collaborative d’entreprises, pilotée par Carbone 4 avec le soutien de six équipes de recherche, visant à construire et diffuser un nouveau référentiel pour la stratégie d’entreprise.Son objectif est d'aider les entreprises à comprendre les transformations d...

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Exposée place de la Concorde dans le cadre de l’exposition Vivre Ensemble, la photo d’équipe du Shift Project réalisée par Yann ...

Exposée place de la Concorde dans le cadre de l’exposition Vivre Ensemble, la photo d’équipe du Shift Project réalisée par Yann Arthus-Bertrand raconte bien plus qu’un portrait collectif.
Elle donne à voir les femmes et les hommes derrière le Plan Robuste pour l’Économie Française (#PREF) : une mobilisation inédite réunissant salariés, bénévoles Les Shifters, experts et professionnels engagés pour la décarbonation de l’économie.
À un an de l’élection présidentielle de 2027, ce travail collectif et inédit par son ampleur vise à donner à la France des trajectoires concrètes pour faire face aux crises énergétiques et climatiques et renforcer sa capacité d’action dans un contexte d’incertitude croissante.
Le 14 avril dernier, nous avons dévoilé une première étape de ce travail avec le rapport « Réussir la transition dans l’incertitude : la méthode Shift en 20 chantiers ».
Cette étude, mobilisant des centaines d’experts, repose sur deux piliers complémentaires :
➡ analyser 20 chantiers structurants de la décarbonation, leurs conditions de réussite et leurs vulnérabilités ;
➡ tester différentes trajectoires de transition afin d’identifier les stratégies les plus robustes pour les décennies à venir.
Derrière ce projet, il y a aussi un soutien collectif exceptionnel : notre campagne de financement participatif, lancée en mai dernier, qui a rassemblé plus de 36 000 donateurs et permis de collecter plus de 4,5 millions d’euros.
Merci à toutes celles et ceux qui rendent ces travaux possibles, ainsi qu’aux membres financeurs du Shift qui s’engagent, année après année, à nos côtés.
Notre Plan robuste s’appuie également sur une vaste démarche de consultation :
🔹 près de 7 800 contributions dans le cadre de la Grande Consultation des Agriculteurs ;
🔹 plus de 3 000 élus mobilisés pour la Grande Consultation des Maires et des élus municipaux ;
🔹 plus de 12 000 réponses recueillies lors de la Grande Consultation du Sport ;
🔹 une Grande Consultation Santé associant médecins, infirmiers et pharmaciens autour des enjeux énergie-climat ;
🔹 et bientôt, une consultation dédiée aux acteurs de la distribution et de la réparation automobile.
Cette photo symbolise ainsi une conviction forte : la transition ne se construira pas sans intelligence collective.
Consultez notre rapport “Réussir la transition dans l’incertitude : la méthode Shift en 20 chantiers” : https://swll.to/vBxSnpA
(posté par Joëlle Leconte)


Exposée place de la Concorde dans le cadre de l’exposition Vivre Ensemble, la photo d’équipe du Shift Project réalisée par Yann Arthus-Bertrand raconte bien plus qu’un portrait collectif.

Elle donne à voir les femmes et les hommes derrière le Plan Robuste pour l’Économie Française (#PREF) : une mobilisation inédite réunissant salariés, bénévoles Les Shifters, experts et professionnels engagés pour la décarbonation de l’économie.

À un an de l’élection présidentielle de 2027, ce travail collectif et inédit par son ampleur vise à donner à la France des trajectoires concrètes pour faire face aux crises énergétiques et climatiques et renforcer sa capacité d’action dans un contexte d’incertitude croissante.

Le 14 avril dernier, nous avons dévoilé une première étape de ce travail avec le rapport « Réussir la transition dans l’incertitude : la méthode Shift en 20 chantiers ».

Cette étude, mobilisant des centaines d’experts, repose sur deux piliers complémentaires :

➡ analyser 20 chantiers structurants de la décarbonation, leurs conditions de réussite et leurs vulnérabilités ;

➡ tester différentes trajectoires de transition afin d’identifier les stratégies les plus robustes pour les décennies à venir.

Derrière ce projet, il y a aussi un soutien collectif exceptionnel : notre campagne de financement participatif, lancée en mai dernier, qui a rassemblé plus de 36 000 donateurs et permis de collecter plus de 4,5 millions d’euros.

Merci à toutes celles et ceux qui rendent ces travaux possibles, ainsi qu’aux membres financeurs du Shift qui s’engagent, année après année, à nos côtés.

Notre Plan robuste s’appuie également sur une vaste démarche de consultation :

🔹 près de 7 800 contributions dans le cadre de la Grande Consultation des Agriculteurs ;

🔹 plus de 3 000 élus mobilisés pour la Grande Consultation des Maires et des élus municipaux ;

🔹 plus de 12 000 réponses recueillies lors de la Grande Consultation du Sport ;

🔹 une Grande Consultation Santé associant médecins, infirmiers et pharmaciens autour des enjeux énergie-climat ;

🔹 et bientôt, une consultation dédiée aux acteurs de la distribution et de la réparation automobile.

Cette photo symbolise ainsi une conviction forte : la transition ne se construira pas sans intelligence collective.

Consultez notre rapport “Réussir la transition dans l’incertitude : la méthode Shift en 20 chantiers” : https://swll.to/vBxSnpA

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Le prix du "pétrole papier" dont vous êtes probablement familier (ex

Le prix du "pétrole papier" dont vous êtes probablement familier (ex. Brent, WTI) est considérablement déconnecté du prix "pétrole physique", lequel se négocie en moyenne autour de 160$. Et la tendance est à la hausse.

Comme le notent des analystes tels que Jacques Sapir et Georges Kuzmanovic, le prix papier du pétrole, qui tourne autour de 100$ le baril depuis le début de la guerre, rend peu compte des bouleversements en cours dans le monde réel.

Pour ne donner que quelques exemples :
* Un achat en détresse de 286$ le baril a été observé au Sri Lanka
* Le pétrole russe qualité Sakhalin se vend en moyenne à 176$ le baril
* Les barils de kérosène se sont échangés jusqu'à 400$.

Une explication serait que le "pétrole papier" est un "future" et les traders spéculent que dans quelques mois le prix du pétrole physique reviendra au prix du pétrole papier.

(publié par Cyrus Farhangi)



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Reçu — 7 mai 2026 ⏭ Géopolitique

Il n'y a pas que le Détroit d'Ormuz parmi les problèmes d'approvisionnement pétrolier

Il n'y a pas que le Détroit d'Ormuz parmi les problèmes d'approvisionnement pétrolier. Ceci n'est pas une photographie d'une installation dans le Golfe Persique, mais celle de la raffinerie de Tuapse, en Russie, le 28 avril 2026.

Depuis l'été 2025, l'Ukraine a intensifié sa campagne de frappes de drones à longue portée. Alors que les attaques se concentraient initialement sur les raffineries, elles visent désormais l'ensemble de la chaîne logistique pétrolière russe : terminaux d'exportation maritimes, pipelines, dépôts de stockage et flottes de pétroliers.

L'objectif de Kiev est double : paralyser la logistique militaire russe sur le terrain (pénuries de carburant) et assécher les revenus budgétaires de Moscou. Les frappes récentes ont touché des infrastructures vitales aussi bien en mer Noire (Novorossiisk, Touapsé) qu'en mer Baltique.

À titre d'exemple très récent, le 5 mai 2026, la raffinerie de Kirichi (la deuxième plus grande de Russie) a dû suspendre ses opérations après que des drones ont endommagé trois de ses quatre unités de distillation.

Quel impact chiffré peut-on dresser à ce jour sur l'approvisionnement pétrolier russe ?

Les conséquences de ces frappes sur l'industrie pétrolière russe sont aujourd'hui devenues importantes.

1) Capacité d'exportation bloquée (~2 millions de bpj) : les frappes combinées sur les infrastructures portuaires ont mis à l'arrêt environ 2 millions de barils par jour de capacité d'exportation de brut. Cela représente une chute massive d'environ 40 % de la capacité d'exportation maritime de la Russie. Par exemple, le terminal balte de Primorsk, frappé début mai, gère à lui seul une capacité d'environ 1 million de bpj.

2) Capacité de raffinage amputée : d'après Bloomberg la capacité moyenne de raffinage de la Russie a chuté à 4,69 millions de bpj en avril 2026, atteignant son niveau le plus bas depuis 16 ans (décembre 2009).

3) Surplus structurel et coupes forcées : la combinaison d'une production qui se maintenait autour de 9 millions de bpj et de la chute brutale des exportations et du raffinage a créé un "goulot d'étranglement". Un surplus quotidien d'environ 2,5 millions de bpj s'est formé. La Russie manquant cruellement d'infrastructures de stockage terrestre de secours, ce surplus ne peut être ni raffiné, ni exporté, ni stocké.

4) Réduction à la source : Face à la saturation des réservoirs et du réseau de pipelines Transneft, les compagnies russes sont désormais contraintes de fermer techniquement certains puits, avec des coupes de production forcées estimées à plusieurs centaines de milliers de bpj.

(publié par Cyrus Farhangi)



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L'UniverShifté, l’université d’été organisée par The Shifters, revient pour notre plus grand plaisir cette année avec comme thém...

L'UniverShifté, l’université d’été organisée par The Shifters, revient pour notre plus grand plaisir cette année avec comme thématique « Un plan robuste pour guider l'action ».

Rendez-vous désormais annuel qui rassemble des centaines de participants, l'édition 2026 de l’UniverShifté se tiendra à Rennes les 6 et 7 juin prochains !

Deux jours d'échanges, de convivialité, de découverte et de débat, rythmés par l'excellente programmation d'une équipe de Shifters aux petits soins. Tables-rondes d'experts, ateliers, jeux sérieux, animations étonnantes, espace librairie et dédicaces, ludothèque… Il y en aura pour tous les goûts !

Cette édition intitulée « Un plan pour guider l'action » fait écho au Plan Robuste pour l'Économie Française (#PREF), officiellement amorcé par The Shift Project la semaine dernière avec la publication d'un premier volet : "Réussir la transition dans l'incertitude : la méthode Shift en 20 chantiers". (🔗https://lnkd.in/gj5EzkTy)

Porté par des dizaines de milliers de donateurs, de membres des Shifters et de professionnels engagés, ce travail collectif et inédit par son ampleur vise à structurer des réponses concrètes aux multiples crises contemporaines. À un an de l’élection présidentielle de 2027, cette initiative poursuit un objectif clair : donner à la France les moyens de faire face aux crises énergétiques et climatiques et de reprendre son avenir en main.

La publication du Plan Robuste pour l’Économie Française est attendue en octobre 2026.

En attendant octobre, les auteurs du hashtag#PREF vous donnent rendez-vous à l’UniverShifté 2026, pour décrypter avec eux les trajectoires de robustesse et penser ensemble le futur de l'économie française !

Réservez vite vos places, on vous attend nombreuses et nombreux à Rennes en juin !

🎟️ Billetterie : https://lnkd.in/ekYRFH8S

(par Coralie Abalain)



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Reçu — 4 mai 2026 ⏭ Géopolitique

« Nous voyons les effets du changement climatique chaque jour dans nos services

« Nous voyons les effets du changement climatique chaque jour dans nos services. Ce n’est pas une question de politique, c’est une question de vie ou de mort », alerte Thierry Amouroux, porte-parole du Syndicat National des Professionnels Infirmiers (SNPI).

Les premières réponses à la grande consultation précisent que les épisodes de fortes chaleurs engendrent “une fatigue chronique sur les patients mais également les professionnels de santé”. Les impacts du changement climatique sont déjà bien réels dans le quotidien des infirmiers. Pour le bien-être des patients et leurs conditions d’intervention, le système de santé doit s’adapter.

La hausse du prix du carburant ces dernières semaines a également mis en lumière à quel point l’activité des infirmiers dépend des énergies fossiles. Ne serait-ce que pour se rendre sur leur lieu de travail. C’est encore plus visible pour les infirmiers libéraux, dont les déplacements sont au cœur de leur métier.
Infirmiers, infirmières : aujourd’hui, certains d’entre vous alertent. Votre activité devient économiquement fragile, vous en venez à « travailler à perte » pour continuer à assurer les soins.

Au-delà de ces situations individuelles, c’est tout un équilibre qui est en jeu. Car si ces contraintes persistent, elles peuvent conduire à réduire certaines tournées ou à limiter la prise en charge de nouveaux patients. Tout cela pose un risque réel pour l’accès aux soins, notamment dans les territoires ruraux.
Cette dépendance nous amène à nous demander comment garantir un système de soins accessible, efficace et résilient sans reposer massivement sur le pétrole ?

C’est précisément pour répondre à ces enjeux que la Grande Consultation Santé, lancée par The Shift Project et Les Shifters, vous donne la parole sur les enjeux énergétiques et climatiques.

3 400 infirmiers et infirmières ont déjà répondu à notre grande consultation santé, nous avons besoin de vous !
👉 Répondez à la Grande Consultation Santé : https://swll.to/P14eU
👉 Partagez cette consultation autour de vous : https://swll.to/DKqEil



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assets.climatemajorityproject.com

Un sondage anonyme réalisé en 2021 par Nature a révélé que la grande majorité des climatologues ne croyaient pas que l'humanité parviendra à limiter le réchauffement à 1,5 °C.
En effet, 60 % d'entre eux s'attendaient à ce que les températures dépassent 3,0 °C, un seuil qui comporte un risque élevé de déclencher un emballement planétaire (n'importe quoi entre +5°C et +15°C d'ici qqes siècles).

[ Note de l'auteur du post, adrien Couzinier : les évolutions récentes laissent espérer une trajectoire d'émissions moins folle, mais avec des emballements qui se déclenchent plus tôt, donc la probabilité de dépasser les +3°C en 2100 est toujours forte selon mon pronostic.]

82 % des climatologues s’attendent à des impacts catastrophiques sur la civilisation au cours de leur propre vie. Presque aucun ne le dit publiquement.

Ce n’est pas parce que les scientifiques s’en fichent — c’est parce qu’il existe un tabou dans la culture scientifique contre le fait de passer pour un « pessimiste » et une pression pour garder un comportement professionnel « cool ».
James Hansen, le parrain de la science du climat, a un nom pour ce genre de silence : la réticence scientifique.

Et cela a de vraies conséquences.

Les chefs d’entreprise, les décideurs politiques et les fonctionnaires dépendent du consensus scientifique pour justifier une action urgente. Lorsque les scientifiques se retiennent de dire l’étendue complète de ce qu’ils savent et de leurs préoccupations, cela libère la parole des non-scientifiques (avec tous les problèmes que cela pose).

Les recherches sur la communication climatique montrent systématiquement que les personnes puissantes réagissent plus fortement aux faits directs et négatifs qu’aux messages porteurs d’espoir. Un discours franc des scientifiques pourrait en soi être un point de bascule.

Mais il y a des signes que le tabou s’estompe. Un sondage du Guardian et une pétition signée par 1 500 climatologues ont tous déclaré que l’objectif de 1,5°C était effectivement mort.

Une plus grande ouverture scientifique pourrait débloquer quelque chose de plus grand — la construction de coalitions, la mobilisation et une autorisation plus large de s’exprimer honnêtement sur ce que montrent les preuves.

Si vous connaissez un scientifique, partagez-lui cela. L’un des espoirs sur les majorités silencieuses est que plus nous prenons conscience de tous les autres qui partagent nos préoccupations, plus nous pouvons construire le sentiment d’appartenir à un mouvement suffisamment grand pour faire la différence.

🔗 Article complet : https://climatemajorityproject.substack.com/p/the-majority-of-scientists-who-doesnt

📙 Rapport de Mobilising Silent Majorities : https://assets.climatemajorityproject.com/Mobilising%20Silent%20Majorities%20March%202026%20(2).pdf

(par adrien Couzinier)

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WMO: Likelihood increases of El Niño

La World Meteorological Organization confirme que ElNiño devrait revenir à partir de la mi-2026, avec un début dès mai-juillet. Les modèles climatiques sont désormais fortement alignés. La confiance est élevée. Et les premiers signaux suggèrent qu’il pourrait s’agir d’un événement fort.

L’El Niño de 2023–2024, combiné au réchauffement d’origine humaine, a fait de 2024 la première année de l’histoire à dépasser temporairement 1,5°C au-dessus des niveaux préindustriels. L’année la plus chaude jamais enregistrée. De loin. 2027 pourrait ainsi dépasser les+1.7°C !

El Niño revient tandis que :
🌡️ La teneur en chaleur des océans a établi un nouveau record en 2025 pendant neuf années consécutives
🌫️ L’atmosphère contient plus de CO₂ que les 2 dernières millions d’années
⚡Le déséquilibre énergétique terrestre atteint sa valeur la plus élevée jamais enregistrée en 2025
🧊 La banquise de mer arctique atteint son extension maximale la plus basse jamais enregistrée cette année

Un océan plus chaud et une atmosphère plus énergisée signifient plus de carburant disponible pour chaque événement météorologique extrême. Les vagues de chaleur deviennent plus sévères. Les sécheresses s’aggravent plus rapidement. Les inondations transportent plus d’eau. Le même El Niño, dans un monde plus chaud, frappe plus fort.

Qu’apporte généralement El Niño ?

En France, et en europe, El Nino ne devrait pas avoir des conséquences significatives. Mais dans le reste du monde, il pourrait causer d'innombrables catastrophes

🌧️ Augmentation des précipitations dans le sud de l’Amérique du Sud, le sud des États-Unis, la Corne de l’Afrique et l’Asie centrale — augmentant le risque d’inondation dans les régions déjà sous pression
🏜️ Sécheresse à travers l’Australie, l’Indonésie et certaines parties de l’Asie du Sud, menaçant l’agriculture, l’approvisionnement en eau et les conditions d’incendie de forêt
🌡️ Des températures supérieures à la normale presque partout pour la saison mai-juillet, avec les signaux les plus forts sur le sud de l’Amérique du Nord, l’Amérique centrale, les Caraïbes, l’Europe et le nord de l’Afrique
🌀 Activité des ouragans dans le Pacifique intensifiée, tout en supprimant la formation des tempêtes dans l’Atlantique, concentrant le risque dans des régions différentes et parfois moins préparées.

https://wmo.int/media/news/wmo-likelihood-increases-of-el-nino?access-token=RtRE_bONKYRsFKofgoGW_3ZrLEfIIjIK5pKlNpXnMRQ

(par adrien Couzinier)


An El Niño event is expected to develop from mid-2026, impacting global temperature and rainfall patterns, according to the World Meteorological Organization (WMO).

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Iranian tankers bypass US blockade

D'après le groupe de suivi des cargaisons Vortexa, le blocus américain sur l'Iran ne fonctionne que partiellement. Au moins 34 pétroliers liés à l'Iran ont contourné le blocus américain depuis sa mise en place. En une semaine donc.

Le Commandement central américain a lui déclaré mardi que la marine américaine avait ordonné à 28 navires de rebrousser chemin vers des ports iraniens depuis le début du blocus.

Avant d'aborder les failles du blocus américain, rappel des épisodes précédents : pour détendre les marchés pétroliers (quelques millions de barils par jour font une grosse différence au niveau des prix), Washington a levé les sanctions sur le pétrole russe et autorisait le pétrole iranien à sortir du Détroit d'Ormuz, malgré le blocus imposé par l'Iran. La priorité était ainsi donnée à la limitation de la hausse du prix du baril, quitte à renforcer deux puissances militaires contre lesquelles Washington est engagé dans des conflits armés de haute intensité.

Volte-face il y a une dizaine de jours avec un blocus imposé aux navires liés à l'Iran, afin d'étouffer leur économie et leurs sources de financement, en grande partie dépendantes des exportations de pétrole, transitant à 90% par le Détroit d'Ormuz.

Alors pourquoi le blocus ne fonctionne-t-il que partiellement ?

1) La géographie et la faille pakistanaise

Les pétroliers iraniens longent les côtes du Pakistan qui, soucieux de préserver sa souveraineté mais aussi d'éviter de se fâcher avec l'Iran, refuse catégoriquement que l'US Navy mène des opérations d'interception militaire dans ses eaux territoriales.

Les navires iraniens sortent donc du golfe d'Oman en "rasant les murs" côté pakistanais. La marine US, contrainte de rester dans les eaux internationales, ne peut qu'observer ces navires s'échapper.

2) L'usure logistique et le manque de moyens

Soutenir un blocus naval à l'autre bout du monde coûte une fortune et épuise les ressources.

Maintenir des milliers de marins en état d'alerte maximale 24h/24, dans une mer hostile, avec des chaînes d'approvisionnement étirées à l'extrême, use rapidement les hommes et le matériel. Les US affiche même des difficultés logistiques à fournir suffisamment de nourriture à leurs propres effectifs.

Les US n'ont pas un nombre infini de navires à déployer au Moyen-Orient, surtout s'ils doivent aussi garder un œil sur la Chine et la Russie. L'immensité de la zone à couvrir, du golfe Persique jusqu'à l'océan Indien, dilue leur force de frappe.

D'autant plus que l'Iran s'appuie sur une "flotte fantôme" de pétroliers qui désactivent leurs transpondeurs pour naviguer en "silence radar" et devenir invisibles aux systèmes de surveillance. Une fois en haute mer, ils effectuent des transferts ship-to-ship pour transborder la marchandise vers des pétroliers non-sanctionnés et blanchir la cargaison.

3) La menace asymétrique iranienne

L'US Navy évite de trop s'approcher des côtes iraniennes car la marine des Gardiens de la Révolution a transformé le littoral en une forteresse asymétrique : batteries de missiles antinavires terrestres, essaims de drones aériens et navals, vedettes rapides, sous-marins nains, mines navales intelligentes...

Cela rend toute approche des côtes iraniennes très risquée.
Le vide laissé par l'US Navy laisse ainsi de l'espace aux pétroliers iraniens pour se faufiler.

4) Le risque de catastrophe environnementale

Que faire si un pétrolier civil refuse de s'arrêter ? Un cargo sec (comme le Touska) peut être arraisonné par hélicoptère, mais la situation est différente pour un superpétrolier chargé de 2 millions de barils. L'US Navy ne peut pas risquer de tirer et de couler un tel navire. Cela provoquerait une marée noire cataclysmique.

(publié par Cyrus Farhangi)


Dozens of ships exiting the Gulf include several loaded with Iranian oil

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Pour la première fois de l'ère moderne (hors année Covid), les moyens de production d'électricité bas-carbone ont couvert l'inté...

Pour la première fois de l'ère moderne (hors année Covid), les moyens de production d'électricité bas-carbone ont couvert l'intégralité de la croissance de la demande mondiale d'électricité.

C'est l'un des résultats de la Global Electricity Review 2026 par Ember, tout juste sortie.

Le solaire photovoltaïque est le moteur principal de cette transformation, enregistrant une hausse de 636 TWh (+30 % par rapport à 2024), permettant de répondre à 75% de la hausse de la demande.

L'éolien y a également contribué avec 205 TWh.

Ensemble, les énergies bas-carbone ont dépassé la croissance de la demande globale, entraînant une légère baisse de la production d'électricité fossile.

Les renouvelables représentent désormais plus d'un tiers de la production mondiale, dépassant le charbon pour la 1ère fois de l'ère moderne.

Ceci s'explique en grande partie par la dynamique en Asie. En Chine, l'énergie solaire a couvert les deux tiers de la hausse de la demande grâce à l'ajout de 378 GW de capacité.

L'Inde s'écarte elle aussi du modèle de développement intensif en charbon.

L'essor du solaire pose évidemment un défi inhérent : c'est une énergie diurne. En mai 2025, le solaire a couvert un quart de la demande mondiale en milieu de journée, avec des pics dépassant 90% en Hongrie, et atteignant les deux tiers de la demande en Allemagne et en Espagne. Cette abondance entraine l'apparition de prix négatifs et des coupures volontaires (curtailment).

Parallèlement, la demande nocturne reste comblée par les fossiles, le charbon indien et le gaz américain continuant de croître hors des heures d'ensoleillement.

C’est ici qu’intervient le développement à grande échelle des batteries de stockage. L'enjeu est de transformer l'énergie solaire en une ressource disponible la nuit.

En 2025, le monde a ajouté 247 GWh de capacité de batteries. Ce volume permet de décaler environ 14% de la nouvelle production solaire quotidienne vers les heures de nuit, une nette progression par rapport aux 5% enregistrés en 2022.

Le déploiement du stockage s'accélère de manière significative dans les marchés où l'énergie solaire est déjà prédominante. Le Chili et l'Australie, par exemple, ont installé suffisamment de batteries en 2025 pour être en mesure de déplacer respectivement 76% et 53% de leur nouvelle production solaire.

Aux États-Unis, la Californie fait figure de pionnière : elle ajoute plus de capacités de batteries que de panneaux solaires depuis 2021, ce qui lui permet aujourd'hui de distribuer l'essentiel de sa nouvelle production solaire pendant les pics de consommation en soirée.

L'UE avance également avec 15 GWh de batteries ajoutés aux réseaux en 2025 et un pipeline de projets conséquent pour les années à venir.

Au-delà du fait de déplacer l'énergie d'une heure à l'autre, les parcs de batteries stabilisent les réseaux électriques et régulent les fréquences pour éviter les pannes.

(publié par Cyrus Farhangi)



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Un suicide industriel à terme

Un suicide industriel à terme. C'est ainsi qu'on pourrait qualifier le positionnement stratégique de Stellantis et des fabricants allemands qui veulent ralentir sur l'électrique.

https://www.lesechos.fr/industrie-services/automobile/stellantis-la-revanche-de-detroit-et-pourquoi-ce-nest-pas-forcement-une-bonne-nouvelle-2218157

Qu'on aime ou non, et indépendamment de la politique pro-fossiles de Donald Trump, le véhicule électrique représente l'avenir de la voiture. Il compte déjà pour la moitié des ventes de véhicules neufs en Chine, plus de 90% en Norvège et même s'il est encore à ce jour moins développé dans le reste de l'Europe, la crise énergétique actuelle va lui donner un sacré coup d'accélérateur.

https://www.automobile-magazine.fr/voitures-electriques/article/51687-guerre-au-moyen-orient-pourquoi-une-incidence-sur-les-ventes-de-voitures-electriques-aussi-tot

Les batteries ont fait de gros progrès dernièrement et la plupart des véhicules électriques affichent désormais des autonomies de plusieurs centaines de kilomètres. Même s'ils coûtent plus cher à l'achat, cela est largement compensé sur leur durée de vie par un coût à l'usage très inférieur.
Cette étude suisse l'annonçait dès fin 2023 ( https://www.newsd.admin.ch/newsd/message/attachments/76394.pdf ) et de nombreuses études l'ont confirmé depuis. Et comme les prix des véhicules électriques baissent petit à petit (batteries de moins en moins chères), l'avantage pour les voitures électriques va encore augmenter

De plus, la fiabilité des véhicules électriques est maintenant meilleure que celle des véhicules thermique, le rapport de l'ADAC fin 2024 le démontre ( https://www.neozone.org/auto-moto/cest-officiel-les-voitures-electriques-sont-beaucoup-plus-fiables-que-les-thermiques/ ) et cette différence va encore augmenter.

Cette évolution de la fiabilité, de l'efficacité et de la baisse de prix des batteries a permis d'avoir une autonomie en augmentation significative : de 210km en 2015 à 350km en 2025 en moyenne sur les véhicules neufs avec des temps de charge en diminution ( https://izi-by-edf.fr/blog/voiture-electrique-autonomie-evolution/ )

Enfin, la maturation du marché permet désormais d'avoir accès à un marché de véhicules électriques d'occasion et bientôt de façon abondante.

Donc, depuis 2 ou 3 ans, il est sûr et certain que la voiture électrique va tuer la voiture thermique.

Bref, même s'il reste un marché significatif du véhicule thermique aux Etats-Unis et en Europe, c'est un marché appelé à décroître quand celui du véhicule électrique est appelé à croître.

Mettre l'essentiel de ses forces sur un marché destiné à se contracter en délaissant le marché en croissance peut difficilement être vu comme une stratégie éclairée et pérenne. Plus l'entreprise tardera à se positionner sur le segment des véhicules électriques et plus elle prendra un retard difficile à rattraper sur sa concurrence.

Les choix stratégiques conditionnent le futur des entreprises et aller à rebours des tendances observées presque partout dans le monde n'est pas un bon pari à terme.

Reste la question de défendre nos industriels sur le nouveau marché de la voiture : l'électrique.

Mais nous rappelons que si l'avenir de la voiture est l'électrique, l'avenir du transport n'est pas la voiture (réduire ses transports, transports doux et en communs)

(par adrien Couzinier)



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Malgré lui, Trump fait bondir les ventes de voitures électriques: avec l'explosion des prix du carburant en mars, les immatricul...

L'épisode actuel conforte la pertinence des propositions du Shift Project émises dans son Plan de Transformation de l'Economie Française (PTEF) et, récemment, dans le Plan Robuste pour l'Economie Française (PREF).

La géopolitique donne depuis quelques années un coup d'accélérateur à ce qui paraissait déjà incontournable pour des raisons climatiques et géologiques, à savoir :

1) La sobriété sous toutes ses formes (énergétique, matérielle, alimentaire, foncière...)

2) La mobilité douce, les transports en commun et l'inversion de la tendance à l'étalement urbain

3) Le développement des énergies bas-carbone (pour citer le PREF : "prolonger et relancer le nucléaire", "poursuivre le déploiement du solaire", "accélérer le déploiement de l’éolien")

4) L'électrification des usages

5) L'agriculture à bas intrants chimiques (la crise actuelle ne concerne pas seulement l'énergie mais toute la pétrochimie, dont les engrais de synthèse et les pesticides, auxquels il faut bien réduire notre dépendance tôt ou tard)

Pour revenir au point n°4, "malgré lui, Trump fait bondir les ventes de voitures électriques: avec l'explosion des prix du carburant en mars, les immatriculations ont flambé de plus de 50% en Europe (et de 66% dans le monde)".

"Selon E-Mobility Europe et le cabinet d'études New Automotive, les immatriculations de véhicules électriques ont progressé de 29,4% au premier trimestre en Europe. Elles ont même bondi de plus de 50% sur le seul mois de mars."

"Au niveau mondial, les ventes de véhicules électriques ont progressé de 66% en mars 2026 par rapport au mois précédent et de 3% sur un an, selon Benchmark Mineral Intelligence.

Aux Etats-Unis, après un très mauvais début d'année pour les ventes de véhicules électriques, le marché a enregistré plus de 100.000 ventes en mars 2026, soit le chiffre mensuel le plus élevé depuis la suppression des crédits d'impôt à la fin du troisième trimestre 2025.

Depuis le retour de Donald Trump, plusieurs des aides ont été réduites ou supprimées. Le crédit fédéral de 7.500 dollars a été supprimé pour les achats en octobre 2025 et certaines aides aux bornes et aux équipements de recharge doivent aussi disparaître progressivement."

(publié par Cyrus Farhangi)


Selon E-Mobility Europe et le cabinet d'études New Automotive, les immatriculations de véhicules électriques ont progressé de 29,4% au premier trimestre en Europe. Elles ont même bondi de plus de 50% sur le seul mois de mars.

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