Pour la première fois de l'ère moderne (hors année Covid), les moyens de production d'électricité bas-carbone ont couvert l'inté...
21 avril 2026 à 18:11
Pour la première fois de l'ère moderne (hors année Covid), les moyens de production d'électricité bas-carbone ont couvert l'intégralité de la croissance de la demande mondiale d'électricité.
C'est l'un des résultats de la Global Electricity Review 2026 par Ember, tout juste sortie.
Le solaire photovoltaïque est le moteur principal de cette transformation, enregistrant une hausse de 636 TWh (+30 % par rapport à 2024), permettant de répondre à 75% de la hausse de la demande.
L'éolien y a également contribué avec 205 TWh.
Ensemble, les énergies bas-carbone ont dépassé la croissance de la demande globale, entraînant une légère baisse de la production d'électricité fossile.
Les renouvelables représentent désormais plus d'un tiers de la production mondiale, dépassant le charbon pour la 1ère fois de l'ère moderne.
Ceci s'explique en grande partie par la dynamique en Asie. En Chine, l'énergie solaire a couvert les deux tiers de la hausse de la demande grâce à l'ajout de 378 GW de capacité.
L'Inde s'écarte elle aussi du modèle de développement intensif en charbon.
L'essor du solaire pose évidemment un défi inhérent : c'est une énergie diurne. En mai 2025, le solaire a couvert un quart de la demande mondiale en milieu de journée, avec des pics dépassant 90% en Hongrie, et atteignant les deux tiers de la demande en Allemagne et en Espagne. Cette abondance entraine l'apparition de prix négatifs et des coupures volontaires (curtailment).
Parallèlement, la demande nocturne reste comblée par les fossiles, le charbon indien et le gaz américain continuant de croître hors des heures d'ensoleillement.
C’est ici qu’intervient le développement à grande échelle des batteries de stockage. L'enjeu est de transformer l'énergie solaire en une ressource disponible la nuit.
En 2025, le monde a ajouté 247 GWh de capacité de batteries. Ce volume permet de décaler environ 14% de la nouvelle production solaire quotidienne vers les heures de nuit, une nette progression par rapport aux 5% enregistrés en 2022.
Le déploiement du stockage s'accélère de manière significative dans les marchés où l'énergie solaire est déjà prédominante. Le Chili et l'Australie, par exemple, ont installé suffisamment de batteries en 2025 pour être en mesure de déplacer respectivement 76% et 53% de leur nouvelle production solaire.
Aux États-Unis, la Californie fait figure de pionnière : elle ajoute plus de capacités de batteries que de panneaux solaires depuis 2021, ce qui lui permet aujourd'hui de distribuer l'essentiel de sa nouvelle production solaire pendant les pics de consommation en soirée.
L'UE avance également avec 15 GWh de batteries ajoutés aux réseaux en 2025 et un pipeline de projets conséquent pour les années à venir.
Au-delà du fait de déplacer l'énergie d'une heure à l'autre, les parcs de batteries stabilisent les réseaux électriques et régulent les fréquences pour éviter les pannes.
(publié par Cyrus Farhangi)

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C'est l'un des résultats de la Global Electricity Review 2026 par Ember, tout juste sortie.
Le solaire photovoltaïque est le moteur principal de cette transformation, enregistrant une hausse de 636 TWh (+30 % par rapport à 2024), permettant de répondre à 75% de la hausse de la demande.
L'éolien y a également contribué avec 205 TWh.
Ensemble, les énergies bas-carbone ont dépassé la croissance de la demande globale, entraînant une légère baisse de la production d'électricité fossile.
Les renouvelables représentent désormais plus d'un tiers de la production mondiale, dépassant le charbon pour la 1ère fois de l'ère moderne.
Ceci s'explique en grande partie par la dynamique en Asie. En Chine, l'énergie solaire a couvert les deux tiers de la hausse de la demande grâce à l'ajout de 378 GW de capacité.
L'Inde s'écarte elle aussi du modèle de développement intensif en charbon.
L'essor du solaire pose évidemment un défi inhérent : c'est une énergie diurne. En mai 2025, le solaire a couvert un quart de la demande mondiale en milieu de journée, avec des pics dépassant 90% en Hongrie, et atteignant les deux tiers de la demande en Allemagne et en Espagne. Cette abondance entraine l'apparition de prix négatifs et des coupures volontaires (curtailment).
Parallèlement, la demande nocturne reste comblée par les fossiles, le charbon indien et le gaz américain continuant de croître hors des heures d'ensoleillement.
C’est ici qu’intervient le développement à grande échelle des batteries de stockage. L'enjeu est de transformer l'énergie solaire en une ressource disponible la nuit.
En 2025, le monde a ajouté 247 GWh de capacité de batteries. Ce volume permet de décaler environ 14% de la nouvelle production solaire quotidienne vers les heures de nuit, une nette progression par rapport aux 5% enregistrés en 2022.
Le déploiement du stockage s'accélère de manière significative dans les marchés où l'énergie solaire est déjà prédominante. Le Chili et l'Australie, par exemple, ont installé suffisamment de batteries en 2025 pour être en mesure de déplacer respectivement 76% et 53% de leur nouvelle production solaire.
Aux États-Unis, la Californie fait figure de pionnière : elle ajoute plus de capacités de batteries que de panneaux solaires depuis 2021, ce qui lui permet aujourd'hui de distribuer l'essentiel de sa nouvelle production solaire pendant les pics de consommation en soirée.
L'UE avance également avec 15 GWh de batteries ajoutés aux réseaux en 2025 et un pipeline de projets conséquent pour les années à venir.
Au-delà du fait de déplacer l'énergie d'une heure à l'autre, les parcs de batteries stabilisent les réseaux électriques et régulent les fréquences pour éviter les pannes.
(publié par Cyrus Farhangi)
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