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Confort, Simplification et Amour Violent

Confort, Simplification et Amour Violent
Cette semaine, on vous explique comment nous simplifier la vie ne nous rend pas plus heureux mais aussi qu'on va payer plus cher nos courses, et que l'utilisation de charbon recule pour la première fois. En plus, vous saurez si c'est bien de permettre à vos enfants de s'aider de ChatGPT. À dans cinq minutes ! 👀 ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌
Cette semaine, on vous explique comment nous simplifier la vie ne nous rend pas plus heureux mais aussi qu'on va payer plus cher nos courses, et que l'utilisation de charbon recule pour la première fois. En plus, vous saurez si c'est bien de permettre à vos enfants de s'aider de ChatGPT. À dans cinq minutes ! 👀

Le confort nous aura-t-il à l’usure ?

Il y a des erreurs de civilisation qui commencent doucement, par un bouton “commander en un clic”. On gagne trois minutes, on évite une interaction humaine, on reçoit un plat tiède devant une série moyenne et l’on appelle ça le progrès.

C’est ce qu’a fait la Silicon Valley, qui n’a pas seulement vendu des outils mais une métaphysique basse consommation : moins d’effort, moins de friction, moins de choix à faire soi-même. Google Maps choisit la route, Amazon le produit, Netflix la soirée, Tinder le désir et ChatGPT la formulation. Tout devient plus simple mais plus simple ne veut pas dire plus vivant : dans une maison de retraite aussi, tout est optimisé : repas à heures fixes, déplacements réduits, décisions limitées. Pas vraiment le symbole de l’avenir de l’humanité.

Le contresens est là. La tech a décidé que la difficulté était un bug, alors qu’elle est souvent ce qui donne un peu de densité à l’existence. Se perdre dans une ville, rater une recette, lire un texte qui résiste, débattre avec quelqu’un d’insupportable, apprendre lentement quelque chose avec la grâce d’un lombric fatigué : tout cela prend du temps, agace, humilie parfois. Mais c’est précisément là que se fabriquent la compétence, le goût, le jugement, la mémoire. Le résultat sans le chemin, c’est joli sur une démo produit. Dans une vie, ça ressemble assez vite à un cercueil avec Wi-Fi.

Et le problème dépasse largement le développement personnel pour cadres qui veulent “reprendre le contrôle”. La démocratie aussi est une friction et elle oblige à supporter l’autre, à écouter des phrases stupides sans immédiatement muter le canal, à habiter un espace commun avec des gens qu’aucun algorithme n’aurait recommandé. Hannah Arendt appelait cela “le monde commun” ; aujourd’hui, on appellerait plutôt ça une mauvaise expérience utilisateur. Le PMU, la place du marché, le petit commerce, la réunion publique : autant d’endroits mal fichus, bruyants, parfois pénibles où le réel a encore la politesse de ne pas être personnalisé.

La question n’est donc pas de jeter les outils, ce qui serait aussi crédible qu’un ministre promettant la simplification administrative, mais de savoir ce qu’on refuse encore de déléguer, comme lire, écrire soi-même, marcher sans GPS ou parler à quelqu’un qui pense autrement, apprendre une langue sans viser immédiatement la productivité et garder quelques zones de résistance, non par nostalgie, mais par hygiène existentielle.

Le futur raté par la Silicon Valley, c’est peut-être celui-là : non pas nous épargner l’effort, mais nous laisser choisir les résistances qui valent la peine. Un avenir sans friction serait merveilleux sur une plaquette investisseur. Dans la vraie vie, ça ressemble surtout à une pente savonnée vers l’insignifiance.

3 infos à mettre dans votre déclaration d’impôts à savoir cette semaine

1. La France simplifie l’économie avec 87 articles et un comité

Pour simplifier, la France prend son temps. Le projet de loi de “simplification” économique a donc mis deux ans à être adopté. Présenté par Bruno Le Maire en avril 2024 à une époque où l’on croyait encore que les ministres duraient, le texte partait avec 26 mesures et arrive avec 87 articles. La simplification, chez nous, est une plante invasive. Sur le fond, le paquet est vaste : plateforme unique pour les achats publics, seuils relevés, transmission d’entreprise assouplie, médiation avec l’administration, clôture gratuite des comptes pro, meilleurs délais d’indemnisation en assurance, résiliation facilitée pour les PME. Bref, quelques vrais cailloux retirés de la chaussure des entreprises.
Et comme souvent, la simplification finit par simplifier surtout ce qui dérangeait : les ZFE sautent, le ZAN s’assouplit, les grands projets respirent “mieux”, l’environnement apprend à être “pragmatique” et pour faire bonne mesure, on supprime quelques commissions consultatives jugées inutiles… avant de créer un Conseil de la simplification auprès du Premier ministre.
En clair, pour alléger le millefeuille, on commence par ajouter une petite couche de crème. Vous aimez ? C’est français.

2. Votre caddie va s’enflammer à cause des bombes en Iran

L’inflation pensait peut-être avoir pris quelques RTT, mais la voilà déjà rappelée en rayon. Selon l’UFC-Que Choisir, la guerre au Moyen-Orient pourrait faire grimper les prix des supermarchés de 4 à 5 % dans les prochains mois. Pas un remake complet du choc post-Ukraine, où certains produits avaient pris 20 à 25 % dans les dents, mais assez pour rappeler que le pouvoir d’achat français tient souvent à trois yaourts, un plein et une facture de chauffage.
Le mécanisme est d’une poésie très simple : énergie plus chère, engrais plus chers, transport plus cher, emballages plus chers, donc caddie plus cher. Les premiers servis devraient être les produits frais, les laitages, les yaourts et tout ce qui tourne vite et ne peut pas attendre tranquillement dans un entrepôt en méditant sur la géopolitique. Lactalis a déjà prévenu qu’il faudrait répercuter une partie du choc. Ensuite viendront l’hygiène, la beauté, les emballages et tout ce qui dépend encore du pétrole, c’est-à-dire à peu près notre vie moderne.
Bref, la guerre est loin, mais elle sait très bien trouver le chemin du ticket de caisse.

3. Le charbon détrôné par les énergies renouvelables

Pour la première fois depuis plus d’un siècle, les renouvelables ont produit plus d’électricité que le charbon dans le monde : 34 % contre 33 %. Une bascule historique, portée surtout par le solaire, dont la production a bondi de 30 % en un an et a été multipliée par dix en dix ans. Même la Chine et l’Inde ont réduit leur production électrique fossile, ce qui, dans le genre “petit miracle industriel”, mérite au moins un haussement de sourcil admiratif.
Mais avant de sabrer le champagne bio, l’électricité ne représente qu’environ 21 % de l’énergie consommée dans le monde. Le reste (transports, industrie, chauffage) continue largement de tourner aux fossiles, comme si le XXᵉ siècle refusait de quitter la pièce. Résultat : malgré ce record, les émissions liées à l’énergie ont encore augmenté de 0,4 % en 2025. Donc oui, les renouvelables gagnent enfin une manche. Mais le match, lui, se joue toujours dans un stade rempli de pétrole, de gaz et de charbon.

Ces musiques que vous connaissez, sans savoir pourquoi.

En partenariat avec La Seine Musicale

Vous avez regardé Barry Lyndon sans savoir que la mélodie qui tournait en boucle dans votre tête depuis était signée Haendel. Vous avez pleuré sur Out of Africa en ignorant que c'était Mozart qui vous retournait les tripes. Rassurez-vous : ce n'est pas de l'ignorance, c'est de la sensibilité. Et ça tombe bien, Laurence Equilbey, Insula orchestra et les meilleurs spécialistes du répertoire baroque ont décidé de la célébrer.

Musiques de cinéma, sous le label Erato / Warner Classics, réunit les plus grands airs baroques et classiques qui ont marqué l'histoire du cinéma, joués sur instruments d’époque afin d’en retrouver les sonorités d’origine. Avec déjà un million et demi de streams et un succès international aux quatre coins du monde, cet album se présente comme une véritable bande originale : une interprétation authentique de ces œuvres, comme si la BO avait été enregistrée à l’époque même des compositeurs.

Et si vous préférez les concerts en vrai, Insula orchestra est en résidence à La Seine Musicale toute l'année.

Disponible sur toutes les plateformes. Sortie physique le 24 avril.

Gamberge : faut-il confier le cerveau de nos enfants à ChatGPT ?

La question n’est pas si vite répondue comme dirait l’autre.
L’IA à l’école, c’est la nouvelle boîte de Pandore avec contrôle parental intégré et des serveurs qui chauffent quelque part dans l’Oregon. Rien de nouveau, au fond : les parents faisaient déjà les exposés, les élèves copiaient déjà, l’école feignait déjà de croire que tout avait été produit dans une pure solitude républicaine. Sauf que maintenant, la triche a une syntaxe impeccable et répond en douze secondes. Le progrès, parfois, c’est juste l’hypocrisie avec une meilleure UX.

Le sujet n’est donc pas de savoir si les enfants utiliseront l’IA parce que oui, ils l’utiliseront comme ils utilisent les écrans, les traducteurs, les calculatrices et tout ce qui promet de leur épargner une minute d’effort. La vraie question, beaucoup plus désagréable, est celle-ci : qu’est-ce qu’on accepte de leur laisser déléguer avant même qu’ils aient appris à le construire eux-mêmes ?

Soyons honnêtes : il existe une IA qui peut aider, transformer un cours en quiz, reformuler une notion, fabriquer des flashcards, redonner confiance à un enfant qui pense être nul alors qu’il n’a simplement jamais reçu le mode d’emploi de son propre cerveau. Celle-là peut être utile, presque noble si le mot n’était pas devenu suspect.

Et puis il y a l’autre : l’IA-nounou, l’IA-domestique, l’IA qui résume le livre non lu, écrit le poème non pensé, corrige le texte avant que l’enfant ait eu le temps de se cogner à sa propre phrase. Celle-là ne prépare pas au futur. Elle fabrique des adultes assistés, capables de produire des choses propres sans jamais savoir exactement d’où elles viennent. Une génération de cerveaux sous cellophane, très présentables, vaguement morts.

La ligne est mince, mais elle existe : l’IA doit augmenter l’effort et non l’escamoter. Elle doit servir de mur contre lequel la pensée rebondit et pas de tapis roulant vers la bonne réponse. Dans le cas contraire, on n’aura pas inventé l’école du futur mais juste remplacé le travail intellectuel par un service après-vente de la paresse, avec feedback personnalisé et police sans-serif. À voir.

La reco de la semaine : apprendre à hériter sans tout garder

Enterrer son père pendant que tout le monde félicite pour le succès de son premier roman : difficile de faire plus français dans le malaise social. C’est pourtant le point de départ du nouveau récit d’Olivier Bourdeaut : un fils face à un père immense, violent, insaisissable dont il a reçu autant de coups que d’ombre portée.

De Nantes à l’Espagne, de la pension aux plateaux télé, Olivier raconte moins une “success story” qu’un lent désenvoûtement familial. Comment on devient écrivain quand on a été mauvais élève ? Comment on devient père quand on a connu la brutalité ? Comment on réécrit une histoire sans faire croire qu’elle n’a pas eu lieu ? Le tout avec cette chose rare : de l’humour là où beaucoup auraient sorti les violons et demandé une subvention pour la résilience.

C’est un livre sur les pères, donc sur les dégâts qu’ils laissent, mais aussi sur ce qu’on choisit de ne pas transmettre. Et ça, par les temps qui courent, ressemble presque à une forme de progrès.

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Cette semaine, on vous explique comment nous simplifier la vie ne nous rend pas plus heureux mais aussi qu'on va payer plus cher nos courses, et que l'utilisation de charbon recule pour la première fois. En plus, vous saurez si c'est bien de permettre à vos enfants de s'aider de ChatGPT. À dans cinq minutes ! 👀 ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌
Cette semaine, on vous explique comment nous simplifier la vie ne nous rend pas plus heureux mais aussi qu'on va payer plus cher nos courses, et que l'utilisation de charbon recule pour la première fois. En plus, vous saurez si c'est bien de permettre à vos enfants de s'aider de ChatGPT. À dans cinq minutes ! 👀

Le confort nous aura-t-il à l’usure ?

Il y a des erreurs de civilisation qui commencent doucement, par un bouton “commander en un clic”. On gagne trois minutes, on évite une interaction humaine, on reçoit un plat tiède devant une série moyenne et l’on appelle ça le progrès.

C’est ce qu’a fait la Silicon Valley, qui n’a pas seulement vendu des outils mais une métaphysique basse consommation : moins d’effort, moins de friction, moins de choix à faire soi-même. Google Maps choisit la route, Amazon le produit, Netflix la soirée, Tinder le désir et ChatGPT la formulation. Tout devient plus simple mais plus simple ne veut pas dire plus vivant : dans une maison de retraite aussi, tout est optimisé : repas à heures fixes, déplacements réduits, décisions limitées. Pas vraiment le symbole de l’avenir de l’humanité.

Le contresens est là. La tech a décidé que la difficulté était un bug, alors qu’elle est souvent ce qui donne un peu de densité à l’existence. Se perdre dans une ville, rater une recette, lire un texte qui résiste, débattre avec quelqu’un d’insupportable, apprendre lentement quelque chose avec la grâce d’un lombric fatigué : tout cela prend du temps, agace, humilie parfois. Mais c’est précisément là que se fabriquent la compétence, le goût, le jugement, la mémoire. Le résultat sans le chemin, c’est joli sur une démo produit. Dans une vie, ça ressemble assez vite à un cercueil avec Wi-Fi.

Et le problème dépasse largement le développement personnel pour cadres qui veulent “reprendre le contrôle”. La démocratie aussi est une friction et elle oblige à supporter l’autre, à écouter des phrases stupides sans immédiatement muter le canal, à habiter un espace commun avec des gens qu’aucun algorithme n’aurait recommandé. Hannah Arendt appelait cela “le monde commun” ; aujourd’hui, on appellerait plutôt ça une mauvaise expérience utilisateur. Le PMU, la place du marché, le petit commerce, la réunion publique : autant d’endroits mal fichus, bruyants, parfois pénibles où le réel a encore la politesse de ne pas être personnalisé.

La question n’est donc pas de jeter les outils, ce qui serait aussi crédible qu’un ministre promettant la simplification administrative, mais de savoir ce qu’on refuse encore de déléguer, comme lire, écrire soi-même, marcher sans GPS ou parler à quelqu’un qui pense autrement, apprendre une langue sans viser immédiatement la productivité et garder quelques zones de résistance, non par nostalgie, mais par hygiène existentielle.

Le futur raté par la Silicon Valley, c’est peut-être celui-là : non pas nous épargner l’effort, mais nous laisser choisir les résistances qui valent la peine. Un avenir sans friction serait merveilleux sur une plaquette investisseur. Dans la vraie vie, ça ressemble surtout à une pente savonnée vers l’insignifiance.

3 infos à mettre dans votre déclaration d’impôts à savoir cette semaine

1. La France simplifie l’économie avec 87 articles et un comité

Pour simplifier, la France prend son temps. Le projet de loi de “simplification” économique a donc mis deux ans à être adopté. Présenté par Bruno Le Maire en avril 2024 à une époque où l’on croyait encore que les ministres duraient, le texte partait avec 26 mesures et arrive avec 87 articles. La simplification, chez nous, est une plante invasive. Sur le fond, le paquet est vaste : plateforme unique pour les achats publics, seuils relevés, transmission d’entreprise assouplie, médiation avec l’administration, clôture gratuite des comptes pro, meilleurs délais d’indemnisation en assurance, résiliation facilitée pour les PME. Bref, quelques vrais cailloux retirés de la chaussure des entreprises.
Et comme souvent, la simplification finit par simplifier surtout ce qui dérangeait : les ZFE sautent, le ZAN s’assouplit, les grands projets respirent “mieux”, l’environnement apprend à être “pragmatique” et pour faire bonne mesure, on supprime quelques commissions consultatives jugées inutiles… avant de créer un Conseil de la simplification auprès du Premier ministre.
En clair, pour alléger le millefeuille, on commence par ajouter une petite couche de crème. Vous aimez ? C’est français.

2. Votre caddie va s’enflammer à cause des bombes en Iran

L’inflation pensait peut-être avoir pris quelques RTT, mais la voilà déjà rappelée en rayon. Selon l’UFC-Que Choisir, la guerre au Moyen-Orient pourrait faire grimper les prix des supermarchés de 4 à 5 % dans les prochains mois. Pas un remake complet du choc post-Ukraine, où certains produits avaient pris 20 à 25 % dans les dents, mais assez pour rappeler que le pouvoir d’achat français tient souvent à trois yaourts, un plein et une facture de chauffage.
Le mécanisme est d’une poésie très simple : énergie plus chère, engrais plus chers, transport plus cher, emballages plus chers, donc caddie plus cher. Les premiers servis devraient être les produits frais, les laitages, les yaourts et tout ce qui tourne vite et ne peut pas attendre tranquillement dans un entrepôt en méditant sur la géopolitique. Lactalis a déjà prévenu qu’il faudrait répercuter une partie du choc. Ensuite viendront l’hygiène, la beauté, les emballages et tout ce qui dépend encore du pétrole, c’est-à-dire à peu près notre vie moderne.
Bref, la guerre est loin, mais elle sait très bien trouver le chemin du ticket de caisse.

3. Le charbon détrôné par les énergies renouvelables

Pour la première fois depuis plus d’un siècle, les renouvelables ont produit plus d’électricité que le charbon dans le monde : 34 % contre 33 %. Une bascule historique, portée surtout par le solaire, dont la production a bondi de 30 % en un an et a été multipliée par dix en dix ans. Même la Chine et l’Inde ont réduit leur production électrique fossile, ce qui, dans le genre “petit miracle industriel”, mérite au moins un haussement de sourcil admiratif.
Mais avant de sabrer le champagne bio, l’électricité ne représente qu’environ 21 % de l’énergie consommée dans le monde. Le reste (transports, industrie, chauffage) continue largement de tourner aux fossiles, comme si le XXᵉ siècle refusait de quitter la pièce. Résultat : malgré ce record, les émissions liées à l’énergie ont encore augmenté de 0,4 % en 2025. Donc oui, les renouvelables gagnent enfin une manche. Mais le match, lui, se joue toujours dans un stade rempli de pétrole, de gaz et de charbon.

Ces musiques que vous connaissez, sans savoir pourquoi.

En partenariat avec La Seine Musicale

Vous avez regardé Barry Lyndon sans savoir que la mélodie qui tournait en boucle dans votre tête depuis était signée Haendel. Vous avez pleuré sur Out of Africa en ignorant que c'était Mozart qui vous retournait les tripes. Rassurez-vous : ce n'est pas de l'ignorance, c'est de la sensibilité. Et ça tombe bien, Laurence Equilbey, Insula orchestra et les meilleurs spécialistes du répertoire baroque ont décidé de la célébrer.

Musiques de cinéma, sous le label Erato / Warner Classics, réunit les plus grands airs baroques et classiques qui ont marqué l'histoire du cinéma, joués sur instruments d’époque afin d’en retrouver les sonorités d’origine. Avec déjà un million et demi de streams et un succès international aux quatre coins du monde, cet album se présente comme une véritable bande originale : une interprétation authentique de ces œuvres, comme si la BO avait été enregistrée à l’époque même des compositeurs.

Et si vous préférez les concerts en vrai, Insula orchestra est en résidence à La Seine Musicale toute l'année.

Disponible sur toutes les plateformes. Sortie physique le 24 avril.

Gamberge : faut-il confier le cerveau de nos enfants à ChatGPT ?

La question n’est pas si vite répondue comme dirait l’autre.
L’IA à l’école, c’est la nouvelle boîte de Pandore avec contrôle parental intégré et des serveurs qui chauffent quelque part dans l’Oregon. Rien de nouveau, au fond : les parents faisaient déjà les exposés, les élèves copiaient déjà, l’école feignait déjà de croire que tout avait été produit dans une pure solitude républicaine. Sauf que maintenant, la triche a une syntaxe impeccable et répond en douze secondes. Le progrès, parfois, c’est juste l’hypocrisie avec une meilleure UX.

Le sujet n’est donc pas de savoir si les enfants utiliseront l’IA parce que oui, ils l’utiliseront comme ils utilisent les écrans, les traducteurs, les calculatrices et tout ce qui promet de leur épargner une minute d’effort. La vraie question, beaucoup plus désagréable, est celle-ci : qu’est-ce qu’on accepte de leur laisser déléguer avant même qu’ils aient appris à le construire eux-mêmes ?

Soyons honnêtes : il existe une IA qui peut aider, transformer un cours en quiz, reformuler une notion, fabriquer des flashcards, redonner confiance à un enfant qui pense être nul alors qu’il n’a simplement jamais reçu le mode d’emploi de son propre cerveau. Celle-là peut être utile, presque noble si le mot n’était pas devenu suspect.

Et puis il y a l’autre : l’IA-nounou, l’IA-domestique, l’IA qui résume le livre non lu, écrit le poème non pensé, corrige le texte avant que l’enfant ait eu le temps de se cogner à sa propre phrase. Celle-là ne prépare pas au futur. Elle fabrique des adultes assistés, capables de produire des choses propres sans jamais savoir exactement d’où elles viennent. Une génération de cerveaux sous cellophane, très présentables, vaguement morts.

La ligne est mince, mais elle existe : l’IA doit augmenter l’effort et non l’escamoter. Elle doit servir de mur contre lequel la pensée rebondit et pas de tapis roulant vers la bonne réponse. Dans le cas contraire, on n’aura pas inventé l’école du futur mais juste remplacé le travail intellectuel par un service après-vente de la paresse, avec feedback personnalisé et police sans-serif. À voir.

La reco de la semaine : apprendre à hériter sans tout garder

Enterrer son père pendant que tout le monde félicite pour le succès de son premier roman : difficile de faire plus français dans le malaise social. C’est pourtant le point de départ du nouveau récit d’Olivier Bourdeaut : un fils face à un père immense, violent, insaisissable dont il a reçu autant de coups que d’ombre portée.

De Nantes à l’Espagne, de la pension aux plateaux télé, Olivier raconte moins une “success story” qu’un lent désenvoûtement familial. Comment on devient écrivain quand on a été mauvais élève ? Comment on devient père quand on a connu la brutalité ? Comment on réécrit une histoire sans faire croire qu’elle n’a pas eu lieu ? Le tout avec cette chose rare : de l’humour là où beaucoup auraient sorti les violons et demandé une subvention pour la résilience.

C’est un livre sur les pères, donc sur les dégâts qu’ils laissent, mais aussi sur ce qu’on choisit de ne pas transmettre. Et ça, par les temps qui courent, ressemble presque à une forme de progrès.

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Univershifté 2026 : un plan pour guider l'action !

Univershifté 2026 : un plan pour guider l'action !
Rendez-vous à Rennes les 6 et 7 juin !‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­
Si vous ne parvenez pas à lire cet e-mail, cliquez ici
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Chères amies, chers amis du Shift,


L'UniverShifté, l’université d’été de nos bénévoles les Shifters, revient pour notre plus grand plaisir cette année avec pour thème « Un plan robuste pour guider l'action ».


Avec des milliers de participants attendus, l'édition 2026 de l’UniverShifté se tiendra à Rennes les 6 et 7 juin prochains !


Deux jours d'échanges, de convivialité, de découverte et de débats, rythmés par l'excellente programmation d'une équipe de Shifters aux petits soins. Tables-rondes d'experts, ateliers, jeux sérieux, animations étonnantes, espace librairie et dédicaces, ludothèque… Il y en aura pour tous les goûts !


Cette édition intitulée « Un plan robuste pour guider l'action » fait écho au Plan Robuste pour l'Économie Française (#PREF), officiellement annoncé par le Shift Project ce mois-ci et qui sera sur toutes les lèvres lors de l'UniverShifté. On vous en dit plus ci-dessous.


Réservez vite vos places, nous vous attendons nombreuses et nombreux à Rennes en juin !

L'équipe du Shift et des Shifters


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 Un plan pour guider l'action : le #PREF

Après le Plan de transformation de l’économie française (PTEF) publié en 2022, le Shift Project ouvre un nouveau chapitre avec le Plan robuste pour l’économie française (PREF). 


Porté par des dizaines de milliers de donateurs, de membres des Shifters et de professionnels engagés, ce travail collectif et inédit par son ampleur vise à structurer des réponses concrètes aux multiples crises contemporaines. À un an de l’élection présidentielle de 2027, cette initiative poursuit un objectif clair : donner à la France les moyens de faire face aux crises énergétiques et climatiques et de reprendre son avenir en main.


Le premier volet de notre plan robuste a été présenté la semaine dernière : "Réussir la transition dans l'incertitude : la méthode Shift en 20 chantiers". La publication du Plan Robuste pour l’Économie Française est attendue en octobre 2026. 


En attendant octobre, les auteurs du PREF et Jean-Marc Jancovici vous donnent rendez-vous à l’UniverShifté 2026, pour décrypter avec eux les trajectoires de robustesse et penser ensemble le futur de l'économie française !

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Je prends ma place !
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Jean-Marc Jancovici, président du Shift Project, était ce matin même au micro de France Inter pour présenter la première étape du PREF, notre publication "Réussir la transition dans l'incertitude : la méthode Shift en 20 chantiers".

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Au programme de l'UniverShifté 2026

À l'UniverShifté, de nombreux formats sont accessibles pour vous permettre de vous informer sur les enjeux de décarbonation, de monter en compétences sur un sujet, d’interagir entre participants et de trouver des sources d'inspiration !


Les tables rondes

Envie d’entendre des personnalités expertes et inspirantes parler d’enjeux de décarbonation et de solutions concrètes ? Les tables rondes réunissent des experts nationaux et locaux qui partagent leur vision et débattent autour des transformations écologiques en cours et à venir. De l’agriculture au sport, de la culture à la territorialisation des enjeux, de la logistique aux mobilités du quotidien en passant par l’emploi ou encore la défense, vous trouverez forcément votre bonheur grâce aux différents parcours thématiques.


Les ateliers

Vous préférez expérimenter en participant à un format ludique et interactif ? Les ateliers sont organisés par des structures qui viennent présenter des outils collaboratifs (jeux sérieux, ateliers de réflexion “think tank”…). L’objectif est de sensibiliser aux enjeux environnementaux tout en réfléchissant et collaborant ensemble. Les thématiques correspondent à celles des tables-rondes aussi vous pouvez vous organiser un vrai parcours sur le week-end !


L’agora

Vous souhaitez vous concentrer sur les leviers d’actions de certains acteurs de la transition ?
L’agora est un espace où l’on peut suivre un dialogue “sous casque”, une immersion totale pour que vous puissiez vous concentrer pleinement sur les solutions de demain... Sans les bruits parasites.


Le village des initiatives

Vous souhaitez découvrir des initiatives et des structures engagées du territoire ? Au sein du Village des Initiatives, venez rencontrer une trentaine d’exposantes et exposants aussi passionnés que passionnants ! Associations, entreprises, coopératives, collectivités territoriales, services publics viennent partager sur leurs activités, leurs expertises et leurs démarches écologiques et sur des formats interactifs.


La librairie

Comme un besoin irrépressible de dévorer toute la littérature spécialisée dans la transition ?

Flâner du coté de la librairie, c'est l'occasion de retrouvez des livres engagés et … certains de leurs auteurs qui viendront dédicacer leurs œuvres, parmi lesquels des dessinateurs de bandes dessinées.


La soirée du samedi soir, la “Shift Noz”

Prêts pour faire la fête ? La convivialité est l’un des piliers de l’association des Shifters, aussi nous vous proposons un concert et repas sous le signe de la Bretagne ! Notre “Shift Noz” saura vous aider à vous dégourdir après une dure journée de labeur. 


Bien d'autres réjouissances vous attendent à Rennes en juin... Pour tout savoir sur l'UniverShifté, de comment s'y rendre à comment s'y restaurer, Les Shifters vous disent tout dans la FAQ dédiée.

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Découvrir la programmation
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Derniers jours pour profiter du tarif Early Bird

Attention vous avez jusqu'au 30 avril pour réservez vos billets au tarif "Early Bird" ! (-10%)

Le 30 avril, c'est aussi le jour à partir duquel vous pourrez commencer à construire votre parcours en réservant vos activités : Tables rondes, démos jeux serieux, ateliers Think Tank, rencontres, dédicaces à la librairie, espace agora.... Vous trouverez forcément votre bonheur au milieu de tous ces formats !

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Billetterie
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Les prochains évènements dans le cadre de notre Plan Robuste pour l’Économie Française (PREF)

5 mai, à 14h en ligne

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Textile et Cuir 2050 : quelle place dans la décarbonation de l'économie ? 

Le Shift Project et ses partenaires ont le plaisir de vous inviter au webinaire de présentation du rapport intermédiaire « Textile & cuir 2050 : quelle place dans la décarbonation de l’économie ? ».

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Cliquez ici pour vous inscrire

21 mai, à 18h en ligne

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Emploi et formation : des leviers essentiels pour décarboner 

L’équipe du Shift a le plaisir de vous inviter au webinaire « Emploi & formation : des leviers essentiels pour décarboner ».

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Cliquez ici pour vous inscrire
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Nos dernières publications

Le premier volet du Plan robuste pour l'économie française

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Dans un contexte de crises énergétiques et climatiques sans précédent, le Shift Project publie le premier volet de son Plan robuste pour l'économie française (PREF).


Notre analyse plonge au cœur de 20 grands chantiers : ceux sans lesquels la transition bas-carbone ne réussira pas. Sans être exhaustifs, les chantiers retenus couvrent une large partie des enjeux de décarbonation et illustrent l’ensemble des familles d’actions que la France doit mener et accélérer.

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Découvrez ce rapport inédit !

Une nouvelle Grande Consultation

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En partenariat avec The Shifters, nous lançons une grande enquête pour recueillir la voix des infirmiers, des médecins et des pharmaciens sur les enjeux énergétiques et climatiques. 


Je suis médecin, infirmier ou pharmacien :  je réponds à la grande consultation santé


Télécharger notre kit de diffusion pour répandre la consultation autour de vous !

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En savoir plus
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The Shift Project  est un groupe de réflexion qui vise à éclairer et influencer le débat sur les défis climat-énergie. Nous sommes une association d’intérêt général. Nos membres financeurs sont pour la plupart des entreprises. Guidé par l’exigence de rigueur scientifique et technique, notre regard sur l’économie est avant tout physique et systémique. 


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Batteries électriques, Cerisiers japonais, Sondages, Etienne Klein

Batteries électriques, Cerisiers japonais, Sondages, Etienne Klein
La lettre hebdomadaire du 24 avril 2026 ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌
La lettre hebdomadaire du 24 avril 2026

Bonjour à toutes et à tous,

Un article phare est sorti cette semaine. Après plusieurs mois de travail, Aurélien Bigo a écrit en exclusivité pour Bon Pote, un papier sur les batteries de véhicules électriques. Aucun travail de cette envergure n’avait été fait sur ce sujet, et vous avez maintenant toutes les clés en main pour mieux l’appréhender, en 12 questions / réponses.

Autre sujet important : à un peu moins d’un an de l’élection présidentielle, nous découvrons chaque semaine de nouveaux sondages sur un potentiel vainqueur. Que valent vraiment ces informations ? Thibaut Schepman a enquêté pour Bon Pote

Nous sommes à 78% de l’objectif de notre campagne de dons, ce qui signifie qu’une offre d’emploi pour un journaliste vidéo / réseaux sociaux sera publiée très bientôt. Soutenez-nous pour que nous puissions compléter notre équipe avant l’élection présidentielle :
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Au programme cette semaine :
🌸 Les Sakuras, ces cerisiers japonais témoins millénaire du changement climatique
📊 Infographie de la semaine
🚘 Tout savoir sur les batteries des véhicules électriques
🔎 Instituts de sondage : l’opinion sous influence
⚛️ Les 100 plagiats d’Étienne Klein
💚 La reco de la semaine

À LA UNE 📢

► Les Sakuras, ces cerisiers japonais témoins millénaire du changement climatique
C’est un spectacle qui ne laisse personne indifférent. La floraison des cerisiers japonais, qui marque le début du printemps, est célébrée dans de nombreuses villes à travers le monde. Au Japon, bien sûr, où touristes et locaux se pressent dans les plus beaux parcs du pays pour les admirer, mais aussi dans certaines villes françaises et européennes.
Sauf que, le changement climatique vient aujourd’hui impacter la floraison de ces cerisiers aussi appelés sakuras. Si, dans les pays européens, la saison débutait habituellement fin mars, cette date est désormais de plus en plus précoce. Cette année à Bruxelles (Belgique), les premiers bourgeons sont apparus dès la mi-mars.
Même évolution au Japon. La floraison, qui était observée en moyenne vers le 30 mars dans les décennies passées, a été avancée aux alentours du 22 mars dans les années 2010, soit une semaine plus tôt.

INFOGRAPHIE DE LA SEMAINE 📊

LES IMMANQUABLES 🗞️

🚘 Tout savoir sur les batteries des véhicules électriques
Autonomie et recharge, recyclage, dépendance à la Chine, impacts environnementaux et sociaux, durée de vie, prix… les véhicules électriques et en particulier leurs batteries soulèvent de nombreuses questions, avec parfois leur lot d’idées reçues et de désinformation.

Ces questionnements sont au cœur de la transition des transports, car l’électrification est un levier majeur de décarbonation des transports, en particulier pour les transports routiers où les véhicules électriques sont amenés à dominer à l’avenir. C’est le cas aussi bien pour les voitures, que pour les véhicules plus légers (deux-roues motorisés, vélos à assistance électrique…) ou les véhicules lourds (bus et cars, poids lourds).

Il est ainsi nécessaire de décrypter ces principales questions en lien avec les batteries, qui se retrouvent au cœur d’enjeux sociétaux, économiques, géopolitiques, de durabilité ou encore d’usages des mobilités.

L’objectif de cet article est ainsi de répondre en 12 points aux interrogations qui reviennent le plus souvent dans les conversations ou débats publics sur ces enjeux, et de compiler de manière accessible l’état des connaissances sur les batteries de véhicules électriques à ce jour.

🔎 Instituts de sondage : l’opinion sous influence

Notre vie politique est rythmée par des sondages de plus en plus nombreux et commentés.
Des sondages propulsent des candidats, puis sont épinglés pour leurs inexactitudes. Une poignée de directeurs d’instituts de sondage dictent l’agenda politique et impriment leurs analyses souvent conservatrices. Derrière certains d’entre eux, des milliardaires engagés dans une guerre culturelle.
Mais sait-on vraiment comment les sondages sont fabriqués ? Par qui et pour qui ? Sont-ils fiables, ou peut-on les orienter ? Favorisent-ils certains courants politiques ?

Nous avons plongé dans la mécanique des sondages afin de donner des clefs de lecture, notamment avec les grandes échéances électorales qui vont dicter l’avenir de la France.

⚛️ Les 100 plagiats d’Étienne Klein
C’est l’une des voix les plus écoutées dans le domaine scientifique en France. Conférencier très courtisé, y compris dans certaines sphères écologistes, Étienne Klein est aussi un homme de radio à succès et un auteur de best-sellers. Pourtant, depuis bientôt dix ans, des enquêtes ont pointé du doigt ses plagiats, ses emprunts non cités et ses copier-coller manifestes.

Quels sont ces plagiats exactement ? Comment le philosophe des sciences les justifie-t-il ? Quelles sont les réactions des autorités et leurs conséquences ? On fait le point.

💚 LA RECO DE LA SEMAINE

📚 LIVRE
100 ans de guerre en Palestine par Rashid Khalidi
Si vous voulez mieux comprendre ce qu’il se passe en Palestine, ce livre est probablement ce qu’il vous faut.
Vous comprendrez le rôle des anglais dès 1917 avec la déclaration Balfour, le rôle des Français, l’ingérence des Etats-Unis depuis des décennies, l’OLP et le Hamas, les guerres avec le Liban…
L’auteur Rashid Khalidi n’occulte ni les erreurs des responsables palestiniens, ni le rôle des dirigeants arabes, ni celui de l’émergence de mouvements nationaux.
Vous comprendrez également que le traitement médiatique sur le génocide actuel est calamiteux, de Cnews jusqu’au service public. Il y a fort à parier que le sujet soit évoqué lors de la Présidentielle 2027, le temps de lire 100 ans de guerre contre la Palestine.

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