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Le Shift Project publie six analyses inédites sur les métiers et compétences de la transition

Le Shift Project publie six analyses inédites sur les métiers et compétences de la transition
Rail, fret, automobile, logement, renouvelables : ces nouvelles notes explorent les besoins d’emploi et de formation pour réussir la décarbonation.‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­
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Chères amies, chers amis du Shift,


Le Shift Project a le plaisir de vous annoncer la publication de cinq notes sectorielles inédites et d'une analyse transverse « Emploi et Formation : des leviers essentiels pour décarboner ». 
Ces travaux s’inscrivent dans le prolongement du premier volet du Plan robuste pour l’économie française, publié le 14 avril 2026 : « Réussir la transition dans l’incertitude ». Ce rapport identifie 20 chantiers clés à mener de front, avec ambition et sans attendre, pour atteindre la neutralité carbone à horizon 2050. Tous reposent sur une condition commune : disposer, au bon moment, de suffisamment de professionnels compétents.


Vous pouvez dès à présent :



Bonne lecture, et au plaisir de vous retrouver ce soir à 18h !

L'équipe du Shift


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Dans le cadre de notre Plan robuste pour l'économie française

Cette présentation s'inscrit dans le cadre de notre Plan robuste pour l'économie française (PREF), dont le premier volet a été présenté le 14 avril dernier. 


Porté par des dizaines de milliers de donateurs, de membres des Shifters et de professionnels engagés, ce travail collectif et inédit par son ampleur vise à structurer des réponses concrètes aux multiples crises contemporaines.


À un an de l’élection présidentielle de 2027, cette initiative poursuit un objectif clair : donner à la France les moyens de faire face aux crises énergétiques et climatiques et de reprendre son avenir en main. 

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Former tous les métiers aux enjeux de la transition

Ces travaux révèlent que la formation est indispensable dans l’ensemble des métiers, à des degrés variables. Si certains doivent se transformer en profondeur, comme les agriculteurs encouragés à intégrer de nouvelles pratiques agroécologiques, tous les métiers ont besoin de s’approprier les enjeux de la transition dans leur domaine et de faire évoluer leurs façons de concevoir des produits, de s’approvisionner, de gérer les risques dans un contexte de changement climatique et de raréfaction des énergies fossiles. Les délais de déploiement des formations constituent un risque majeur si leur planification n’est pas anticipée.

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Cinq focus sectoriels et une analyse transverse

Le Shift Project publie cinq notes sectorielles et une analyse des risques et opportunités transverses :


  • Focus maintenance automobile : La maintenance des véhicules particuliers est-elle à l’heure de la transition vers l’électrique ? ou comment les métiers de maintenance et de réparation automobile sont profondément transformés et comment la formation peut s’adapter à la montée en cadence des voitures électriques.


  • Focus éolien et photovoltaïque : des besoins de recrutement conséquents, très localisés, et pour certains sur des compétences pointues et rares, conditionnent la capacité à augmenter et à raccorder les installations nécessaires à notre souveraineté énergétique.


  • Focus train : recruter assez de cheminots formés pour un triplement des distances parcourues par les passagers et une réelle relance du fret ferroviaire requiert une plus grande préparation d’un secteur du rail en pleine évolution.


  • Focus fret : la baisse projetée de 50 % des effectifs du transport routier de marchandises à horizon 2050 peut être amortie par les nombreux départs en retraite des conducteurs de poids lourds, mais la formation dans le secteur doit s’adapter.


  • Focus logement : il est urgent de recruter et de former avec ambition suffisamment de professionnels compétents pour mener les rénovations d’ampleur nécessaires dans le logement, en particulier pour l’installation et la maintenance de pompes à chaleur.



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Programme de l'évènement

18h00 | Mot d'introduction


  • Jean-Marc Jancovici, Président, The Shift Project
  • Clément Caudron, Chef de projet Transition Robuste, The Shift Project


18h10 | Présentation des recommandations du Shift sur les questions d’emploi et de formation


  • Vinciane Martin, Coordinatrice Emploi & Formation, The Shift Project
  • Cécile de Calan, Ingénieure projet et experte Emploi & Formation, The Shift Project
  • Damien Amichaud, Chef de projet Formation, The Shift Project


18h40 | Témoignages, trois initiatives de terrain


  • Sandrine Dias, Administratrice Transitions Pro Hauts-de-France, CFDT
  • Cyril Bigaut, Directeur du Développement Habitat Réhabilité France, Bouygues Bâtiment
  • Alexis Marcadet, Co-fondateur, Revolte  


18h55 | Questions-réponses avec le public

19h15 | Mot de conclusion  


Le replay sera disponible sur notre chaine Youtube directement après l’événement.

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Un grand merci à nos donateurs

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Equipe et contacts

  • Vinciane Martin, Coordinatrice Emploi & Formation : vinciane.martin@theshiftproject.org
  • Cécile de Calan, Ingénieure projet et experte Emploi & Formation
  • Damien Amichaud, Chef de projet Formation
  • Pauline Brouillard, Mona Poulain & Simon Levan, Communication


Contact presse : mona.poulain@theshiftproject.org

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Nos prochains évènements

6 & 7 juin, à Rennes

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Univershifté

L’université d’été de nos bénévoles les Shifters, revient pour notre plus grand plaisir cette année avec pour thème « Un plan robuste pour guider l’action ».

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30 juin, à 18h en ligne

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"Automobile et Mobilités Routières : s’engager pleinement dans la décarbonation"

Le Shift Project et ses partenaires ont le plaisir de vous inviter au webinaire de présentation de son nouveau rapport intermédiaire sur l'automobile. 

L’objectif de cette étude est de documenter la place que chaque véhicule pourrait occuper dans les usages des Français, de décrire leurs caractéristiques physiques (taille, poids, motorisations), ainsi que les conséquences de l’électrification sur les activités de production, de distribution, de réparation, et sur l’ensemble des services qui y sont liés.

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Nos dernières publications

Notre nouveau rapport intermédiaire : Textile et Cuir 2050

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Le Shift Project a publié ce 5 mai son rapport intermédiaire « Textile & cuir 2050 : quelle place dans la décarbonation de l’économie ? », consacré à l’analyse de l’empreinte carbone et énergétique de ces filières et à l’identification de leurs leviers de transformation.

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Le premier volet du Plan robuste pour l'économie française

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Dans un contexte de crises énergétiques et climatiques sans précédent, le Shift Project publie le premier volet de son Plan robuste pour l'économie française (PREF).


Notre analyse plonge au cœur de 20 grands chantiers : ceux sans lesquels la transition bas-carbone ne réussira pas. Sans être exhaustifs, les chantiers retenus couvrent une large partie des enjeux de décarbonation et illustrent l’ensemble des familles d’actions que la France doit mener et accélérer.

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The Shift Project  est un groupe de réflexion qui vise à éclairer et influencer le débat sur les défis climat-énergie. Nous sommes une association d’intérêt général. Nos membres financeurs sont pour la plupart des entreprises. Guidé par l’exigence de rigueur scientifique et technique, notre regard sur l’économie est avant tout physique et systémique. 


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🥊 Bagarre chez Swatch, Nova et Javier Bardem

🥊 Bagarre chez Swatch, Nova et Javier Bardem
Aujourd'hui, vous n'échapperez pas au festival de Cannes, mais on parle aussi d’un virus qui fait des ravages en RDC, de l’hystérie autour du phénomène autour de la Royale Pop et de Spotify en croisade contre l'IA. 👀 À dans 5 minutes. ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌
Aujourd'hui, vous n'échapperez pas au festival de Cannes, mais on parle aussi d’un virus qui fait des ravages en RDC, de l’hystérie autour du phénomène autour de la Royale Pop et de Spotify en croisade contre l'IA. 👀 À dans 5 minutes.

Hypertextes aussi est toujours plus fou. Kessel vous propose désormais une édition “flash”, envoyée le mercredi, toujours à base de contenus intelligents, fiables et que vous n’aurez pas lus ailleurs.

INTERNATIONAL

L’OMS en PLS : il y a pire que l’hantavirus (et tout le monde s’en fout)

Si sur les réseaux sociaux on craint un autre confinement pour cause d’hantavirus, l’OMS elle, est bien plus préoccupée par ce qui se passe en République Démocratique du Congo. Dimanche, le deuxième niveau d’alerte a été décrété face à l’épidémie d’un variant d’Ebola, hautement létal et sans vaccin ni traitement spécifique. Le 16 mai dernier, l’OMS a confirmé 80 décès suspects dans la province du foyer épidémique.

Le chef de l’OMS détermine que la maladie à virus Ebola causée par le virus Bundibugyo en RDC et en Ouganda constitue une urgence de santé publique de portée internationale, mais ne satisfait pas aux critères d’urgence pandémique

Les chercheurs, eux, estiment que le taux de létalité de ce variant est d’au moins 50%. L’agence onusienne met en avant plusieurs facteurs aggravants : l’insécurité persistante dans l’est congolais, la crise humanitaire, la densité urbaine de certaines zones et l’existence d’un vaste réseau de structures médicales informelles compliquant le suivi des malades.

Bien que le virus Ebola ait déjà tué au moins 15 000 personnes, le phénomène trouve cependant bien peu d’écho dans les medias occidentaux : faudra-t-il attendre que l’exploitation des mines de cobalt, dont la RDC fournit 70% des ressources mondiales indispensables aux batteries des smarphones, soit perturbée ?

TECH

De la musique garantie sans IA ?

Face au raz-de-marée des musiques générées en IA et des faux profils, Spotify vient de déployer une toute nouvelle fonctionnalité : “Verified by Spotify”, un petit badge qui atteste que l’artiste que vous écoutez est bien un humain (selon un chiffre Deezer, les musiques générées par l’intelligence artificielle représentent aujourd’hui 44% des morceaux uploadés quotidiennement sur la plateforme.)

Une belle initiative pour redonner la priorité aux créateurs face aux algorithmes ? Sauf que rien ne va, d’après Halluworld... “ D’abord, Spotify continue à pousser quand même la musique produite par IA sans en informer ses auditeurs. Ensuite, les artistes indépendants aux écoutes plus limitées vont souffrir : car pour bénéficier du badge, il faut une activité hors ligne prouvée, comme du merchandising, des dates de concert, des réseaux sociaux actifs… Des embûches pour celui qui fait ça dans sa chambre ou l’artiste de niche qui décide de sortir de sa grotte une fois par décennie.
Mais il y a pire : si la coche prouve bien que “l’artiste” est humain, ça n’engage en rien ses créations. Si le créateur passe uniquement par Suno ou un autre service d’IA musicale, Spotify n’y voit aucun problème. Au mieux, la plateforme vient de légitimer un peu plus les algorithmes de création musicale en les obligeant à prendre un visage humain.
Deezer par exemple (cocorico) a pris une posture quasi-inverse, en détectant autant que possible, puis en expulsant à grosses brouettes, les musiques générées par IA. Le plus beau? La boîte française vend désormais son outil de détection à qui le souhaite. Spotify n’a plus d’excuses.”

Vous n’avez toujours pas réservé vos vacances ? Vous avez bien fait d’attendre.

Neuchâtel : l’alternative fraîche et cultivée à l’été surchargé

En partenariat avec Suisse Tourisme

© Suisse Tourisme

Oubliez la cohue des plages et la chaleur des bitumes.

Cet été, Neuchâtel propose une échappée hors des sentiers battus. Entre les eaux cristallines du plus grand lac 100% suisse et les forêts d’émeraude du Jura, une cité millénaire cultive l’art de vivre apaisé.

Quittez la ville pour une randonnée sur les crêtes du Creux du Van ou une session de paddle au coucher du soleil, avant de retrouver la fraîcheur du Laténium, le plus grand musée d’archéologie de Suisse.

La Neuchâtel Tourist Card offre l’accès gratuit à une trentaine de musées, aux croisières sur le lac, et à l’ensemble des transports publics. Une immersion à portée de rail avec TGV Lyria.

POLITIQUE

Le comique lugubre de Radio Nova

Laurent Joffrin s’insurge contre le rire d’extrême gauche. Il ne va pas se faire que des amis, mais ça vaut le coup d’y réfléchir.

« Sur Radio Nova, dans l’émission de Guillaume Meurice, sortie d’un supposé comique, un dénommé Barré, à propos de Gabriel Attal : « Si on apprenait qu’il avait un cancer, je dirais : “Ah ! Du pancréas ? Non ? Dommage !” ». Sur Sophia Aram : « Je te souhaite de devenir daltonienne et de traverser au feu rouge, là… Bam ! Ah, merde, comment va la bagnole ? Ça va, elle roule encore. Alors repasse une fois en marche arrière ! » Complaisance des autres chroniqueurs, rires gras de l’assistance.

Des propos qui interrogent
Ce Barré est un comique anar populaire, très gauche radicale, qui a officié sur France Inter et sur diverses radios, fait tourner un spectacle de « seul en scène » et se produit depuis trois ans dans l’émission de Guillaume Meurice, laquelle rencontre un succès spectaculaire sur Radio Nova. Grand bien lui fasse, et on n’aura pas ici l’idée ridicule de réfuter un humoriste et encore moins celle de le censurer.

La question de la violence verbale
Reste, tout de même, un problème politique : celui de la violence verbale. Difficile de qualifier autrement des propos à la qualité comique contestable, qui incitent le public à s’esclaffer quand on évoque — en la souhaitant — la mort d’adversaires politiques. Licence humoristique, dira-t-on. Mais comment réagiraient les fans de Barré et Meurice si une radio de droite ou du centre usait du même procédé, consistant, sous couvert de blague, à souhaiter la disparition physique de personnes d’un autre bord ? On entend d’ici les grandes orgues de la protestation antifasciste, qui serait en l’occurrence justifiée.

Ainsi va la liberté d’expression dans la gauche radicale. On invective, on insulte, on appelle à l’effacement violent de l’adversaire classé sans cérémonie à l’extrême droite, même quand il est centriste, comme Attal, ou bien quand il dénonce à égalité l’islamisme et le RN, comme Aram. Deux poids, deux mesures, sectarisme revendiqué, amalgame grossier, attaques sous la ceinture et rires macabres. Signe de ces temps déréglés : le nouveau comique politique de l’extrême gauche n’a rien à envier aux envolées haineuses des années trente.»

MASCULINISME

Il faut plus de Javier Bardem dans ce monde

Cannes toujours, l’acteur Javier Bardem s’est lancé dans une prise de parole engagée. "À Gaza [...] un génocide a été commis et se poursuit encore aujourd’hui" ajoutant qu'il était de "sa responsabilité" de le dénoncer. Puis il a dénoncé "la masculinité toxique" de “Donald Trump, Vladimir Poutine et Benjamin Netanyahu”, qui cause, selon lui, des guerres en cours.

En quoi ça vous concerne encore et toujours ? 

  • Si vous êtes une femme, sachez que selon l’INSEE, vous avez une chance sur 3 de vivre une situation de violence sexuelle au cours de votre vie, si ce n’est pas déjà fait. 9 femmes sur 10 connaissent leur agresseur, dans 45% des cas, il s’agit d’un conjoint ou ex-conjoint.  

  • La masculinité normée coûte 95,2 milliards d'euros par an selon l’historienne Lucile Peytavin.

BUSINESS

La montre qui nous en dit beaucoup sur la société dans laquelle on vit

Ces derniers jours, devant les boutiques Swatch, on a pu voir des files d’attente dignes de la sortie du nouvel iPhone. En cause, la sortie de la Royal Pop, fruit d’une collab Audemars Piguet x Swatch. Le lancement, annoncé de longue date avait exité la communauté des fans, qui a généré spontanément des centaines de visuels via l'IA pendant la phase de doute, publicité gratuite à grande échelle. Dix jours de présence mondiale obtenue sans dépense publicitaire significative, souligne Culture Elite.
Le jour J, les revendeurs ont campé devant les boutiques, miroitant l’idée d’une plus-value exceptionnelle à la revente. Problème, tout ne s’est pas passé comme prévu et de nombreuses boutiques ont dû arrêter les ventes. Sur Vinted, on retrouve déjà des montres à plus de 2200€ à la revente (le prix initial étant de 400€).

Ce que ça dit de notre société 

  • Ce n’est pas anodin que certaines personnes campent 48 heures devant une boutique pour acheter une montre qu’ils revendront dans la foulée : quand les insécurités économiques augmentent, certaines personnes cherchent tous les moyens possibles pour compléter leurs revenus, c’est une logique de survie. 

  • La spéculation n’est qu’un jeu et la préciosité d’un produit n’est pas toujours liée à sa qualité : là, les revendeurs comme les acheteurs s’amusent à créer une bulle spéculative autour de ce produit, alors que Swatch n’a pas confirmée que ce serait une édition limitée. 

  • “Je dépense donc je suis” n’a jamais été plus valable qu’en 2026. 

À hypervite dans Hypertextes !

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Bon Pote recrute ! / Loi d'urgence agricole

Bon Pote recrute ! / Loi d'urgence agricole
Action / Réaction ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌
Action / Réaction

📢 L’ARTICLE DU JOUR

Loi d’urgence agricole : ultime saccage du gouvernement

Le sujet est explosif. Le projet de loi d’urgence agricole, porté par le gouvernement pour répondre aux difficultés des agriculteurs, arrive cette semaine à l’Assemblée nationale. Les débats s’annoncent houleux. Car derrière un projet de “simplification”, le texte du gouvernement défend surtout un modèle agricole intensif. Avec à la clé le démantèlement de plusieurs protections environnementales.
Le projet du gouvernement ne fait pas dans la demi-mesure. Il entend notamment faciliter l’installation des méga-bassines et assouplir les règles encadrant les élevages intensifs. Un texte qui passe mal du côté des associations environnementales. “Sous couvert de simplification, ce texte organise le recul du droit de l’environnement”, a par exemple alerté France Nature Environnement.

Présenté en avril, ce texte taillé sur mesure pour la FNSEA a franchi l’étape des commissions parlementaires début mai. Direction maintenant l’hémicycle de l’Assemblée nationale, à partir du 19 mai, avant de prendre la route du Sénat.

Analyse des mesures les plus néfastes pour l’environnement et la santé humaine.

📢 Bon Pote recrute !

Bonne nouvelle : grâce à votre soutien, nous avons atteint notre objectif de 1000 nouveaux donateurs et nous ouvrons officiellement les candidatures pour un poste de journaliste vidéo / réseaux sociaux en CDI. L’offre d’emploi est disponible ici

Vous voulez un contre-pouvoir pour la présidentielle ? Aidez-nous !

La présidentielle, c'est dans un an. Nous sommes une petite équipe, mais nous avons des projets plein les tiroirs. Aidez-nous à grandir pour les concrétiser et devenir un vrai contre-pouvoir face à la droite et l'extrême droite.

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🔗 Hantavirus, apocalypse et conquête spatiale

🔗 Hantavirus, apocalypse et conquête spatiale
Cette semaine, on vous explique pourquoi l’épidémie de hantavirus n’a rien d’une surprise, comment une entreprise veut louer des vaches pour relancer l’agriculture française, et on vous glisse un prompt IA pour vendre votre modèle capable de détruire le monde au plus offrant. À dans 5 minutes 👀 ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌
Cette semaine, on vous explique pourquoi l’épidémie de hantavirus n’a rien d’une surprise, comment une entreprise veut louer des vaches pour relancer l’agriculture française, et on vous glisse un prompt IA pour vendre votre modèle capable de détruire le monde au plus offrant. À dans 5 minutes 👀

#BULLETIN DE SANTÉ

L'Amazonie au bord du gouffre

Deux tiers de la forêt amazonienne pourraient bien se transformer en savane si le réchauffement climatique atteint 1,5 °C et que la déforestation franchit 22 à 28% du territoire : on est déjà à 18% (Reporterre).
La raison ? La forêt génère 50% de ses propres pluies grâce à l'évapotranspiration de ses arbres. En les coupant, on assèche l'air et on brise le cycle. Bref, avec un point de non-retour attendu pour 2030, on est tranquillement en train de scier la branche sur laquelle on est assis.

Le gigantisme dans le poulailler

La France va bientôt décrocher la palme de la plus grande exploitation de poules d'Europe, avec 1,2 millions de volatiles réunis dans une même exploitation de l'Oise (Le Canard Enchaîné). En avril, la préfecture a autorisé l'extension de la "Ferme du Pré", qui hébergeait jusqu'alors 900 000 poules pondeuses. 320 000 cocottes supplémentaires seront élevées au sol, dans des bâtiments fermés sur trois étages, sans accès à l'extérieur. En clair, la "Ferme du Pré" ressemble d'avantage à un immeuble de bureaux pour volailles qu'à une carte postale de campagne. Pas sûr qu’on soit ravis d’être les premiers sur ce coup là.

Records de chaleur en série

2026 pourrait bien entrer dans l'histoire climatique comme l'une des années les plus extrêmes jamais observées, s'alarment des scientifiques (Le Monde). Les 5 premiers mois ont déjà vu s'accumuler records de chaleur océanique, canicules précoces, incendies géants et pluies diluviennes. Le Groenland a connu son mois de janvier le plus chaud jamais enregistré. Le fameux El Niño - l'« enfant terrible du Pacifique » - reviendra très certainement cet été, favorisant les phénomènes extrêmes. Bref, on enchaîne les catastrophes avec le cardio d'Usain Bolt pendant que les gouvernements relèguent la lutte contre le réchauffement climatique aux oubliettes - un peu comme si on organisait un barbecue pendant l'incendie.

EN CLAIR, ON FLINGUE DES ÉCOSYSTÈMES ET ON OUBLIE LES RETOURS DE BÂTON.

Déforestation en Amazonie, fermes géantes de volailles et records climatiques en série. Trois signaux déconnectés - jusqu'à ce qu'on réalise qu'ils racontent la même chose : quand on malmène le monde sauvage pour nos propres besoins, il va forcément nous le rendre.
Le dernier rappel en date ? L'épidémie d'hantavirus détectée sur le bateau de croisière MV Hondius fin avril, et qui a déjà fait quatre morts - en faisant revivre à un paquet de monde les flash-backs de la pandémie de Covid. Pendant qu'on s'inquiète de nos stock de masques et de gel hydroalcooliques, on en oublie l'éléphant dans la pièce : la dégradation des écosystèmes et le changement climatique ne sont pas des figurants dans l'émergence de ce type de zoonose.

ET EN PLUS ILS ONT… chritianisé la 5G

TechTrash, toujours à l’affut des nouveautés tech les plus absurdes, nous apprend l'arrivée aux États-Unis de "Radiant Mobile", nouveau venu dans le monde des télécoms et qui se revendique comme… le premier opérateur téléphonique chrétien au monde.
Son forfait bloque automatiquement les contenus pornographiques, "sataniques" et LGBT - sans possibilité de désactivation, même pour les adultes. Façon Big Brother, le filtrage se fait directement au niveau du réseau, si bien que le site Internet de l'université de Yale, par exemple, reste accessible… mais pas sa section LGBTQ+. Bref, on a réussi à transformer un réseau mobile en confessionnal numérique, où même des pages universitaires finissent censurées - in the name of God. 

#BUZZWORD : “JOBAPOCALYPSE”

ÇA VEUT DIRE QUOI ?

C'est ce terme, repéré dans L'Humanité, qui circule depuis plusieurs mois pour parler de la vague de suppression d'emplois annoncée par l'arrivée de l'intelligence artificielle dans les entreprises. Pas une récession classique, un remplacement méthodique de tous les jobs dont peuvent s'acquitter des programmes qui ne mangent pas, ne dorment pas et ne vont pas se syndiquer. En clair : c'est un grand nettoyage de printemps, où les postes automatisables finissent à la poubelle.

COMMENT LE PLACER LORS D'UN AFTERWORK :

"Avec la jobapocalypse qui s'annonce dans mon secteur, je pense que je vais me reconvertir dans l'élevage de chèvres au Pérou. Là-bas au moins, personne ne trouvera un agent IA pour faire mon taff à ma place !"

#L’ANGLE MORT

LE BRUIT

L'IA est présente dans la quasi-totalité de la société : elle pourra bientôt effectuer des tâches ménagères à notre place, pondre les bilans comptables d'une entreprise, réaliser des blockbusters et même participer à des opérations militaires.

LE SIGNAL

Anthropic, l'entreprise qui commercialise Claude, a annoncé que son dernier modèle, Mythos, était trop dangereux pour être publié auprès du grand public. La raison ? Le bébé d'Anthropic serait tellement performant et ingénieux… qu'il aurait trouvé des milliers de failles de sécurité dans les principaux systèmes d'exploitation et de navigateurs. Pour évaluer le risque, seule une quarantaine d'entreprises américaines - triée sur le volet par Anthropic - a eu accès au modèle. Tandis que le reste du monde se demande si l'IA ne serait pas en train de remplacer l'ogive nucléaire au rang des armes de dissuasion massive.

ANGLES MORTS

On oublie une chose dans tout ça : l'accès aux modèles IA - qu'il s'agisse de Mistral, ChatGPT ou Claude - est vendu par des entreprises qui, naturellement, ont besoin de faire du chiffre. Et pour faire du chiffre, il faut des clients. Et pour aller chercher des clients, il faut… du marketing.

Le 7 avril 2026, Anthropic annonce que ses revenus vont pour la première fois dépasser ceux d'OpenAI, la maison-mère de ChatGPT. L'entreprise projette un chiffre d'affaires de 30 milliards de dollars, contre "seulement" 24 milliards pour OpenAI, rapporte la RTS. Le même jour, Anthropic dévoile Mythos. Une semaine plus tard, le 14 avril, son rival renchérit avec son propre modèle concurrent, GPT-5.4-Cyber, révèle AXIOS. Un timing qui ne doit évidemment rien au hasard.

Sam Altman, le boss d'OpenAI, accuse d'ailleurs Anthropic de faire du "fear-based marketing" - comprenez, "le marketing de la peur". C'est clairement un excellent marketing de dire : "On a construit une bombe, on va la lâcher sur vos têtes. On vous vend un abri anti-atomique pour 100 millions de dollars", déclarait-il à TechCrunch fin avril.

©Taylor Hill / FilmMagic

Comme le souligne Thomas Veldkamp dans la newsletter Footnotes, Anthropic a elle-même reconnu que plusieurs "découvertes" attribuées à Mythos venaient en fait… de stratégies conçues par des chercheurs bien humains. Le modèle n'avait rien inventé - il avait juste bien exécuté la tâche qu'on lui avait donnée.

Loin de Skynet (l'intelligence artificielle qui anéantit l'humanité dans Terminator, vous l'avez ?), Mythos est en fait un aperçu de ce qui arrive - et surtout un coup marketing brillant. Anthropic a réussi quelque chose de rare : transformer le refus de lancer un produit… en argument commercial. Et à ce jeu-là, la peur - même si elle est loin d'être justifiée - est un excellent produit d'appel.

L'analyse complète est à retrouver sur Footnotes.

#PROPALES DE FUTUR (inspirées de faits réels) :

POINT DE DEPART : La conquête commerciale de l'espace s'accélère. SpaceX, Blue Origin et une poignée de start-ups chinoises et européennes multiplient les lancements. Les coûts d'accès à l'orbite - basse comme haute - chutent, les constellations de satellites se densifient et les premières stations spatiales privées se préparent. Mais qu'est-ce que ça change, concrètement, pour quelqu'un qui vit les pieds sur Terre ?

CHIANT MAIS PROBABLE L'espace devient une infrastructure comme une autre. Fini l'effet "waouh" des missions Apollo à la téloche - on suit les lancements de fusée comme on suivrait l'ouverture d'une nouvelle ligne de TGV Bordeaux / Clermont-Ferrand. Les satellites couvrent chaque centimètre carré de la planète, l'Internet par satellite devient la norme dans les zones rurales après avoir désamorcé l'isolement de la Creuse. Les gouvernements sous-traitent leurs missions scientifiques aux entreprises privées pour économiser sur leur budget. Quelques milliardaires font un tour en orbite - animé par le chanteur "Mr Worldwide" Pitbull. Ça coûte le prix d'un yacht, et ça impressionne tout autant - donc moins qu'avant. L'espace devient le nouveau Monaco : glam, cher, réservé à ceux qui peuvent se le permettre.

BLACK MIRROR  Une constellation de satellites chinois détecte et surveille en temps réel chaque mouvement à la surface de la Terre, au centimètre carré près. Les gouvernements achètent les données. Les boîtes privées aussi : Verisure lance une nouvelle formule de protection de domicile qui n'a rien à envier à la NSA tandis que votre prime d'assurance augmente, vu la vitesse à laquelle vous rouliez sur l'A6 le week-end dernier. Votre banque refuse votre prêt immobilier parce qu'une IA a analysé vos déplacements et en a conclu que vous n'aviez jamais mis un pied à Plounéour-Ménez (oui, c'est en Bretagne). Bref, l'orbite basse n'est plus un lieu d'exploration - c'est un panoptique flottant à 400 km d'altitude. Et vous ne pouvez même pas lui échapper en éteignant votre téléphone !

IDIOCRACY Elon Musk (encore lui) annonce qu'il va diffuser le prochain Super Bowl depuis l'espace. Ça ne change pas grand-chose pour les téléspectateurs, mais il économise sur les spots de pub à la gloire de Tesla. Une influenceuse lance le premier mariage en apesanteur, sponsorisés par Coca-Cola et diffusé en direct sur TikTok. Jeff Bezos ouvre un hôtel-casino en orbite, avec vue sur la Terre et cocktails à 30 000 dollars - la liste d'attente s'étire sur trois ans. Une start-up propose d'envoyer vos cendres dans l'espace pour 5 000 euros - le cimetière orbital devient tendance chez les bobos. L'espace ne sert plus à rien de scientifique, mais il génère des milliards en divertissement. On a ce qu'on mérite, que voulez-vous.

GRAND RECLASSEMENT La Chine construit une station spatiale permanente capable d'accueillir 50 personnes. Forcément, les États-Unis et l'Europe répliquent en lançant leurs propres projets. L'orbite basse devient un nouveau terrain de rivalité géopolitique - et cette fois-ci, aucun détroit pour compliquer les choses. Les premières ressources extraites d'astéroïdes arrivent sur Terre - pas grand-chose, juste assez pour prouver que c'est faisable. Les traités internationaux sur l'espace deviennent obsolète. Qui possède un astéroïde ? Qui a le droit d'exploiter la Lune ? Donald Trump a-t-il le droit de renommer la Mer de la Tranquillité en "Sea of America" ? Personne ne le sait. Ça n'empêche pas les Nations Unies d'organiser des sommets qui ne mènent nulle part - tandis que les entreprises privées avancent sans demander l'autorisation à personne. Ça y est : l'espace devient le Far West du XXIè siècle. Yee-ha.

LE MONDE D'APRÈS  Les débris spatiaux s'accumulent tellement qu'ils rendent certaines orbites tout bonnement inutilisables. Un satellite non-identifié, ayant dévié de sa trajectoire, percute une station privée, tuant six personnes. Tandis que les prix de l'assurance spatiale explosent, les lancements ralentissent. L'espace, c'est saturé, dangereux et ça coûte cher. Sur Terre, les gens regardent les milliards dépensés pour mettre tout et n'importe quoi sur orbite en se demandant pourquoi on n'a pas plutôt investi dans les hôpitaux, les écoles et les énergies vertes. L'espace redevient ce qu'il n'aurait jamais dû cesser d'être : un horizon lointain, fascinant, à prendre avec des pincettes. Là, on a vraiment les pieds sur Terre.

#LE JEU DU PROMPT

Cette semaine, collez ça dans Claude ou ChatGPT :

"Tu es responsable marketing chez une entreprise d'IA. Tu dois rédiger une annonce apocalyptique pour vendre ton dernier modèle IA en expliquant qu'il est trop dangereux pour être publié mais que ton entreprise va quand même le vendre à quelques clients triés sur le volet pour des millions de dollars. Utilise le registre de la menace existentielle et de l'urgence absolue.
Puis dans un second temps, joue le rôle d'un analyste tech qui démonte méthodiquement chaque argument marketing en citant des sources (études, déclarations dans la presse, avis de concurrents, déclarations de chercheurs) pour prouver que tout cela relève davantage de la stratégie commerciale que du prochain Skynet."

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Charly Salvator, Elevage intensif et Hantavirus

Charly Salvator, Elevage intensif et Hantavirus
La lettre hebdomadaire Bon Pote ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌
La lettre hebdomadaire Bon Pote

Bonjour à toutes et à tous,

C’est le grand retour de notre newsletter hebdomadaire après une petite pause suite aux ponts de Mai et au repos mérité de l’équipe Bon Pote.
Nous allons donc profiter de cette newsletter pour retracer les sorties des deux dernières semaines avec, entre autres, le second volet de notre enquête “LE RN VOTE CONTRE”, cette fois-ci avec une analyse des votes du RN sur l’élevage intensif, et nous pouvons déjà vous annoncer que de nouveaux volets sont à venir dans les prochaines semaines !


Bonne nouvelle : grâce à votre soutien, nous avons atteint notre objectif de 1000 nouveaux donateurs et nous ouvrons officiellement les candidatures pour un poste de journaliste vidéo / réseaux sociaux en CDI. L’offre d’emploi est disponible ici

Au programme cette semaine :
🚨 Charly Salvator, l’influenceur qui se moque du climat
📊 Infographie de la semaine
🐔 Le RN, grand défenseur de l’élevage intensif
🦠 Hantavirus : qui aurait pu prédire ?
🚘 “Je suis pauvre, donc je roule en voiture électrique”
💰 Taxer les superprofits : une mission vraiment impossible ?
💚 La reco de la semaine

À LA UNE 📢

► Charly Salvator, l’influenceur qui se moque du climat
Il existe un monde où en 2026, se vanter de prendre l’avion en 1ère classe sur les réseaux sociaux à ses 960 000 followers est une très bonne idée. Une idée de la réussite, d’une certaine réussite qui est aujourd’hui encore la norme.

Charly Salvator fait partie de ce monde. Influenceur et expert maquillage, il a publié sur Instagram le 30 avril dernier une vidéo de lui voyageant en première classe pour Tokyo, où il a pris soin de tagger Air France. Ce n’est pas une vidéo sponsorisée, puisqu’il “a payé le billet avec son propre argent“, 15000 euros selon ses commentaires sous la vidéo.

Quel est le problème ? Ce n’est ni le premier ni le dernier à faire de la publicité pour l’avion et à vivre comme si le réchauffement climatique n’existait pas. Le problème, c’est qu’il a fait une vidéo en réaction aux commentaires sous sa vidéo. Des “haters” selon lui, “c’est juste de la jalousie et de la haine”, tout en enchainant des contre-vérités sur le rôle du secteur aérien sur le réchauffement climatique.

Charly Salvator ayant bloqué Bon Pote sur Instagram, nous faisons ici une réponse aux principales remarques problématiques. Nous recommandons vivement la lecture de cet article “
10 chiffres à connaître sur l’avion et le climat” avant de poursuivre, vous gagnerez du temps.

INFOGRAPHIE DE LA SEMAINE 📊

Retrouvez toutes nos infographies sur Bonpote.com/infographies

LES IMMANQUABLES 🗞️

🐔 Le RN, grand défenseur de l’élevage intensif
L’élevage intensif ? Une grande majorité de Français est contre. Et pourtant, les décisions politiques ne suivent pas. À l’Assemblée nationale, le Rassemblement national (RN) est le plus hostile à toute remise en cause de l’élevage intensif, au coude-à-coude avec la droite (Les Républicains) et le socle commun macroniste (Renaissance et ses alliés).

Nous avons passé au crible l’ensemble des 11 000 amendements qui ont fait l’objet d’un vote à l’Assemblée depuis 2022. Au total, 51 amendements portent sur l’élevage intensif, la plupart rejetés. En comparaison, seuls les groupes de gauche ont systématiquement voté en faveur d’un changement de modèle.

Ce changement de modèle est pourtant impératif pour le climat. L’élevage intensif, dramatique pour le bien-être animal, la santé mentale des éleveurs et l’environnement, soutient la surconsommation de viande. Or tous les scénarios climatiques et travaux scientifiques (ici, ici et ici) convergent : il faut manger moins de viande. “Le plus grand potentiel de transformation [pour atténuer le changement climatique] viendrait d’un passage à des régimes alimentaires à base de plantes”, rappelait en 2022 le GIEC dans son rapport sur l’atténuation du changement climatique.

🦠 Hantavirus : qui aurait pu prédire ?
Depuis qu’un foyer d’infections à hantavirus (de l’espèce Andes) a été identifié sur le bateau de croisière MV Hondius, et fait trois morts au mois d’avril, le cauchemar du Covid-19 refait surface. L’histoire a des airs de déjà-vu : l’emballement médiatique grandit de jour en jour, certains spécialistes interrogés estimant que “l’hantavirus des Andes est aussi grave que le virus Ebola” (Le Parisien) ou encore qu’il aurait mieux valu “confiner [les passagers] sur le bateau” plutôt que de les rapatrier (BFMTV).

Ce qui est incroyable, pour ne pas dire irresponsable, c’est que les leçons de la pandémie de Covid, qui a causé plus de 7 millions de morts, n’ont pas été retenues. Face au hantavirus, de nombreux médias évitent soigneusement l’éléphant dans la pièce, ou plutôt les éléphants : l’élevage intensif, la déforestation, l’artificialisation des sols ou encore l’extractivisme, qui amplifient le risque d’épidémies zoonotiques (maladies infectieuses transmissibles de l’animal à l’homme). Car si les causes de ce foyer d’hantavirus restent pour l’heure inconnues, une chose est certaine : la dégradation des écosystèmes et le changement climatique favorisent l’émergence de ce type de zoonoses.

Un impensé médiatique qui peine à penser le long terme, à savoir que si rien n’est fait pour arrêter les destructions écologiques et restaurer la biodiversité, l’épisode actuel de hantavirus sera amené à se répéter, encore et encore.

🚘 “Je suis pauvre, donc je roule en voiture électrique”
L’un des blocages les plus importants pour passer d’une voiture thermique à une voiture électrique est le prix. “C’est trop cher, ce n’est pas rentable”. Et si le prix devenait le premier argument pour passer à la voiture électrique ?

Le constat est clair. Nous devons drastiquement réduire le nombre de voitures individuelles en circulation et leur usage au quotidien. C’est un impératif pour respecter nos engagements climatiques, et la voiture électrique émet en moyenne 2 à 5 fois moins d’émissions de CO2 qu’une voiture thermique sur l’ensemble de son cycle de vie. Cet article est à lire absolument pour tout savoir (ou presque) sur la voiture électrique et le climat, et celui ci sur les batteries des voitures électriques.

Mais si vous n’avez pas vraiment d’autre choix que d’avoir une voiture, autant que cela vous coûte le moins cher possible, et que conduire soit le plus agréable possible, non ?

💰 Taxer les superprofits : une mission vraiment impossible ?
Un air de déjà-vu. Quatre ans après la crise énergétique de 2022 qui avait valu à TotalEnergies de battre des records historiques (plus de 20 milliards d’euros de bénéfices), les majors pétrolières tirent les fruits du choc économique mondial provoqué par la guerre en Iran. Entre janvier et mars, Total a déclaré 5 milliards d’euros de bénéfices au niveau mondial (+51 % par rapport à la même période l’an dernier), souligne une lettre ouverte signée par 33 économistes français appelant le gouvernement à taxer les superprofits du secteur pétrolier.

“Les recettes supplémentaires qu’elles perçoivent dans ce contexte ne traduisent ni une hausse de l’activité réelle, ni, de manière significative, une augmentation de leurs coûts de fonctionnement. Elles ne reflètent pas non plus une performance économique propre, ne découlent ni d’une innovation, ni d’une prise de risque, mais d’une situation extérieure, à savoir la guerre en Iran. Il s’agit ni plus ni moins de rentes”, détaillent ses auteurs en mettant en avant l’urgence de “protéger les ménages et les finances publiques”. Mais aussi, de “financer sans délai la transition énergétique, seule à même de réduire durablement notre dépendance aux énergies fossiles et notre vulnérabilité aux chocs à venir”.

Ce n’est pas un scoop, l’idée ne plaît pas à tout le monde. “Irréaliste”, “facile à contourner”, “contre-productif” voire “illégal”… Comme à chaque fois que la proposition revient sur la table, on assiste à une levée de boucliers d’éditorialistes et de politiques soudain très inventifs pour justifier de ne surtout pas taxer les superprofits.

Pour y voir plus clair, Bon Pote revient sur les sept arguments les plus récurrents pour discréditer une telle mesure, avec l’éclairage de deux experts : Madeleine Péron, économiste à l’Institut Veblen à l’initiative de la lettre ouverte, et Lucas Chancel, économiste à Sciences Po et codirecteur du Laboratoire sur les inégalités mondiales (World Inequality Lab), également cosignataire de la lettre.

❤️ Soutenez Bon Pote et aidez-nous à faire grandir notre équipe d’ici les présidentielles

Notre travail pour les municipales a été repris à la TV et partagé des millions de fois. Nos enquêtes ont révélé du greenwashing et des conflits d'intérêt majeurs pour lesquels plusieurs plaintes ont été déposées contre notre média. Aidez-nous à passer à la vitesse supérieure

💚 LA RECO DE LA SEMAINE

📚 LIVRE
IA, le grand enfumage par Lou Welgryn et Théo Alves Da Costa
Après avoir lu plusieurs livres sur le sujet, l’IA, le grand enfumage est vraiment le meilleur livre qui vulgarise les enjeux autour de l’intelligence artificielle et qui réfute toutes les fausses promesses des acteurs de la tech. Très bonne chose, l’enjeux démocratique est au centre du livre… Totalement aligné sur la nouvelle ligne éditoriale Bon Pote.
Courrez l’acheter (en librairie ;) !

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🔗 Hantavirus, apocalypse et conquête spatiale

🔗 Hantavirus, apocalypse et conquête spatiale
Cette semaine, on vous explique pourquoi l’épidémie de hantavirus n’a rien d’une surprise, comment une entreprise veut louer des vaches pour relancer l’agriculture française, et on vous glisse un prompt IA pour vendre votre modèle capable de détruire le monde au plus offrant. À dans 5 minutes 👀 ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌
Cette semaine, on vous explique pourquoi l’épidémie de hantavirus n’a rien d’une surprise, comment une entreprise veut louer des vaches pour relancer l’agriculture française, et on vous glisse un prompt IA pour vendre votre modèle capable de détruire le monde au plus offrant. À dans 5 minutes 👀

#BULLETIN DE SANTÉ

L'Amazonie au bord du gouffre

Deux tiers de la forêt amazonienne pourraient bien se transformer en savane si le réchauffement climatique atteint 1,5 °C et que la déforestation franchit 22 à 28% du territoire : on est déjà à 18% (Reporterre).
La raison ? La forêt génère 50% de ses propres pluies grâce à l'évapotranspiration de ses arbres. En les coupant, on assèche l'air et on brise le cycle. Bref, avec un point de non-retour attendu pour 2030, on est tranquillement en train de scier la branche sur laquelle on est assis.

Le gigantisme dans le poulailler

La France va bientôt décrocher la palme de la plus grande exploitation de poules d'Europe, avec 1,2 millions de volatiles réunis dans une même exploitation de l'Oise (Le Canard Enchaîné). En avril, la préfecture a autorisé l'extension de la "Ferme du Pré", qui hébergeait jusqu'alors 900 000 poules pondeuses. 320 000 cocottes supplémentaires seront élevées au sol, dans des bâtiments fermés sur trois étages, sans accès à l'extérieur. En clair, la "Ferme du Pré" ressemble d'avantage à un immeuble de bureaux pour volailles qu'à une carte postale de campagne. Pas sûr qu’on soit ravis d’être les premiers sur ce coup là.

Records de chaleur en série

2026 pourrait bien entrer dans l'histoire climatique comme l'une des années les plus extrêmes jamais observées, s'alarment des scientifiques (Le Monde). Les 5 premiers mois ont déjà vu s'accumuler records de chaleur océanique, canicules précoces, incendies géants et pluies diluviennes. Le Groenland a connu son mois de janvier le plus chaud jamais enregistré. Le fameux El Niño - l'« enfant terrible du Pacifique » - reviendra très certainement cet été, favorisant les phénomènes extrêmes. Bref, on enchaîne les catastrophes avec le cardio d'Usain Bolt pendant que les gouvernements relèguent la lutte contre le réchauffement climatique aux oubliettes - un peu comme si on organisait un barbecue pendant l'incendie.

EN CLAIR, ON FLINGUE DES ÉCOSYSTÈMES ET ON OUBLIE LES RETOURS DE BÂTON.

Déforestation en Amazonie, fermes géantes de volailles et records climatiques en série. Trois signaux déconnectés - jusqu'à ce qu'on réalise qu'ils racontent la même chose : quand on malmène le monde sauvage pour nos propres besoins, il va forcément nous le rendre.
Le dernier rappel en date ? L'épidémie d'hantavirus détectée sur le bateau de croisière MV Hondius fin avril, et qui a déjà fait quatre morts - en faisant revivre à un paquet de monde les flash-backs de la pandémie de Covid. Pendant qu'on s'inquiète de nos stock de masques et de gel hydroalcooliques, on en oublie l'éléphant dans la pièce : la dégradation des écosystèmes et le changement climatique ne sont pas des figurants dans l'émergence de ce type de zoonose.

ET EN PLUS ILS ONT… chritianisé la 5G

TechTrash, toujours à l’affut des nouveautés tech les plus absurdes, nous apprend l'arrivée aux États-Unis de "Radiant Mobile", nouveau venu dans le monde des télécoms et qui se revendique comme… le premier opérateur téléphonique chrétien au monde.
Son forfait bloque automatiquement les contenus pornographiques, "sataniques" et LGBT - sans possibilité de désactivation, même pour les adultes. Façon Big Brother, le filtrage se fait directement au niveau du réseau, si bien que le site Internet de l'université de Yale, par exemple, reste accessible… mais pas sa section LGBTQ+. Bref, on a réussi à transformer un réseau mobile en confessionnal numérique, où même des pages universitaires finissent censurées - in the name of God. 

#BUZZWORD : “JOBAPOCALYPSE”

ÇA VEUT DIRE QUOI ?

C'est ce terme, repéré dans L'Humanité, qui circule depuis plusieurs mois pour parler de la vague de suppression d'emplois annoncée par l'arrivée de l'intelligence artificielle dans les entreprises. Pas une récession classique, un remplacement méthodique de tous les jobs dont peuvent s'acquitter des programmes qui ne mangent pas, ne dorment pas et ne vont pas se syndiquer. En clair : c'est un grand nettoyage de printemps, où les postes automatisables finissent à la poubelle.

COMMENT LE PLACER LORS D'UN AFTERWORK :

"Avec la jobapocalypse qui s'annonce dans mon secteur, je pense que je vais me reconvertir dans l'élevage de chèvres au Pérou. Là-bas au moins, personne ne trouvera un agent IA pour faire mon taff à ma place !"

#L’ANGLE MORT

LE BRUIT

L'IA est présente dans la quasi-totalité de la société : elle pourra bientôt effectuer des tâches ménagères à notre place, pondre les bilans comptables d'une entreprise, réaliser des blockbusters et même participer à des opérations militaires.

LE SIGNAL

Anthropic, l'entreprise qui commercialise Claude, a annoncé que son dernier modèle, Mythos, était trop dangereux pour être publié auprès du grand public. La raison ? Le bébé d'Anthropic serait tellement performant et ingénieux… qu'il aurait trouvé des milliers de failles de sécurité dans les principaux systèmes d'exploitation et de navigateurs. Pour évaluer le risque, seule une quarantaine d'entreprises américaines - triée sur le volet par Anthropic - a eu accès au modèle. Tandis que le reste du monde se demande si l'IA ne serait pas en train de remplacer l'ogive nucléaire au rang des armes de dissuasion massive.

ANGLES MORTS

On oublie une chose dans tout ça : l'accès aux modèles IA - qu'il s'agisse de Mistral, ChatGPT ou Claude - est vendu par des entreprises qui, naturellement, ont besoin de faire du chiffre. Et pour faire du chiffre, il faut des clients. Et pour aller chercher des clients, il faut… du marketing.

Le 7 avril 2026, Anthropic annonce que ses revenus vont pour la première fois dépasser ceux d'OpenAI, la maison-mère de ChatGPT. L'entreprise projette un chiffre d'affaires de 30 milliards de dollars, contre "seulement" 24 milliards pour OpenAI, rapporte la RTS. Le même jour, Anthropic dévoile Mythos. Une semaine plus tard, le 14 avril, son rival renchérit avec son propre modèle concurrent, GPT-5.4-Cyber, révèle AXIOS. Un timing qui ne doit évidemment rien au hasard.

Sam Altman, le boss d'OpenAI, accuse d'ailleurs Anthropic de faire du "fear-based marketing" - comprenez, "le marketing de la peur". C'est clairement un excellent marketing de dire : "On a construit une bombe, on va la lâcher sur vos têtes. On vous vend un abri anti-atomique pour 100 millions de dollars", déclarait-il à TechCrunch fin avril.

©Taylor Hill / FilmMagic

Comme le souligne Thomas Veldkamp dans la newsletter Footnotes, Anthropic a elle-même reconnu que plusieurs "découvertes" attribuées à Mythos venaient en fait… de stratégies conçues par des chercheurs bien humains. Le modèle n'avait rien inventé - il avait juste bien exécuté la tâche qu'on lui avait donnée.

Loin de Skynet (l'intelligence artificielle qui anéantit l'humanité dans Terminator, vous l'avez ?), Mythos est en fait un aperçu de ce qui arrive - et surtout un coup marketing brillant. Anthropic a réussi quelque chose de rare : transformer le refus de lancer un produit… en argument commercial. Et à ce jeu-là, la peur - même si elle est loin d'être justifiée - est un excellent produit d'appel.

L'analyse complète est à retrouver sur Footnotes.

#PROPALES DE FUTUR (inspirées de faits réels) :

POINT DE DEPART : La conquête commerciale de l'espace s'accélère. SpaceX, Blue Origin et une poignée de start-ups chinoises et européennes multiplient les lancements. Les coûts d'accès à l'orbite - basse comme haute - chutent, les constellations de satellites se densifient et les premières stations spatiales privées se préparent. Mais qu'est-ce que ça change, concrètement, pour quelqu'un qui vit les pieds sur Terre ?

CHIANT MAIS PROBABLE L'espace devient une infrastructure comme une autre. Fini l'effet "waouh" des missions Apollo à la téloche - on suit les lancements de fusée comme on suivrait l'ouverture d'une nouvelle ligne de TGV Bordeaux / Clermont-Ferrand. Les satellites couvrent chaque centimètre carré de la planète, l'Internet par satellite devient la norme dans les zones rurales après avoir désamorcé l'isolement de la Creuse. Les gouvernements sous-traitent leurs missions scientifiques aux entreprises privées pour économiser sur leur budget. Quelques milliardaires font un tour en orbite - animé par le chanteur "Mr Worldwide" Pitbull. Ça coûte le prix d'un yacht, et ça impressionne tout autant - donc moins qu'avant. L'espace devient le nouveau Monaco : glam, cher, réservé à ceux qui peuvent se le permettre.

BLACK MIRROR  Une constellation de satellites chinois détecte et surveille en temps réel chaque mouvement à la surface de la Terre, au centimètre carré près. Les gouvernements achètent les données. Les boîtes privées aussi : Verisure lance une nouvelle formule de protection de domicile qui n'a rien à envier à la NSA tandis que votre prime d'assurance augmente, vu la vitesse à laquelle vous rouliez sur l'A6 le week-end dernier. Votre banque refuse votre prêt immobilier parce qu'une IA a analysé vos déplacements et en a conclu que vous n'aviez jamais mis un pied à Plounéour-Ménez (oui, c'est en Bretagne). Bref, l'orbite basse n'est plus un lieu d'exploration - c'est un panoptique flottant à 400 km d'altitude. Et vous ne pouvez même pas lui échapper en éteignant votre téléphone !

IDIOCRACY Elon Musk (encore lui) annonce qu'il va diffuser le prochain Super Bowl depuis l'espace. Ça ne change pas grand-chose pour les téléspectateurs, mais il économise sur les spots de pub à la gloire de Tesla. Une influenceuse lance le premier mariage en apesanteur, sponsorisés par Coca-Cola et diffusé en direct sur TikTok. Jeff Bezos ouvre un hôtel-casino en orbite, avec vue sur la Terre et cocktails à 30 000 dollars - la liste d'attente s'étire sur trois ans. Une start-up propose d'envoyer vos cendres dans l'espace pour 5 000 euros - le cimetière orbital devient tendance chez les bobos. L'espace ne sert plus à rien de scientifique, mais il génère des milliards en divertissement. On a ce qu'on mérite, que voulez-vous.

GRAND RECLASSEMENT La Chine construit une station spatiale permanente capable d'accueillir 50 personnes. Forcément, les États-Unis et l'Europe répliquent en lançant leurs propres projets. L'orbite basse devient un nouveau terrain de rivalité géopolitique - et cette fois-ci, aucun détroit pour compliquer les choses. Les premières ressources extraites d'astéroïdes arrivent sur Terre - pas grand-chose, juste assez pour prouver que c'est faisable. Les traités internationaux sur l'espace deviennent obsolète. Qui possède un astéroïde ? Qui a le droit d'exploiter la Lune ? Donald Trump a-t-il le droit de renommer la Mer de la Tranquillité en "Sea of America" ? Personne ne le sait. Ça n'empêche pas les Nations Unies d'organiser des sommets qui ne mènent nulle part - tandis que les entreprises privées avancent sans demander l'autorisation à personne. Ça y est : l'espace devient le Far West du XXIè siècle. Yee-ha.

LE MONDE D'APRÈS  Les débris spatiaux s'accumulent tellement qu'ils rendent certaines orbites tout bonnement inutilisables. Un satellite non-identifié, ayant dévié de sa trajectoire, percute une station privée, tuant six personnes. Tandis que les prix de l'assurance spatiale explosent, les lancements ralentissent. L'espace, c'est saturé, dangereux et ça coûte cher. Sur Terre, les gens regardent les milliards dépensés pour mettre tout et n'importe quoi sur orbite en se demandant pourquoi on n'a pas plutôt investi dans les hôpitaux, les écoles et les énergies vertes. L'espace redevient ce qu'il n'aurait jamais dû cesser d'être : un horizon lointain, fascinant, à prendre avec des pincettes. Là, on a vraiment les pieds sur Terre.

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"Tu es responsable marketing chez une entreprise d'IA. Tu dois rédiger une annonce apocalyptique pour vendre ton dernier modèle IA en expliquant qu'il est trop dangereux pour être publié mais que ton entreprise va quand même le vendre à quelques clients triés sur le volet pour des millions de dollars. Utilise le registre de la menace existentielle et de l'urgence absolue.
Puis dans un second temps, joue le rôle d'un analyste tech qui démonte méthodiquement chaque argument marketing en citant des sources (études, déclarations dans la presse, avis de concurrents, déclarations de chercheurs) pour prouver que tout cela relève davantage de la stratégie commerciale que du prochain Skynet."

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💰 Dollar, chocolat glacé et thérapies de conversion

💰 Dollar, chocolat glacé et thérapies de conversion
Aujourd'hui, on vous raconte pourquoi le yuan menace la suprêmatie américaine, que l’Europe avance dans le bon sens pour laisser les gens être qui ils sont, et les investissements toujours plus fous des marques au festival de Cannes. 👀 A dans 5 minutes. ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌
Aujourd'hui, on vous raconte pourquoi le yuan menace la suprêmatie américaine, que l’Europe avance dans le bon sens pour laisser les gens être qui ils sont, et les investissements toujours plus fous des marques au festival de Cannes. 👀 A dans 5 minutes.

Hypertextes aussi est toujours plus fou. Kessel vous propose désormais une édition “flash”, envoyée le mercredi, toujours à base de contenus intelligents, fiables et que vous n’aurez pas lus ailleurs.

INTERNATIONAL

Le yuan au sommet : l'Amérique commence à suer.

Cette semaine, le yuan a touché son plus haut niveau face au dollar depuis plus de trois ans, juste avant le sommet Trump-Xi Jinping prévu les 14 et 15 mai. Coïncidence ?
Pas vraiment. Depuis les accords de Bretton Woods en 1944, le dollar s'est imposé comme la devise de réserve mondiale, conférant aux États-Unis un pouvoir considérable sur l'économie planétaire. Mais sa part dans les réserves de change mondiales est passée de 72% en 2001 à 57,8% fin 2024. Pendant ce temps, le dollar a perdu environ 10% de sa valeur pondérée depuis début 2025, avec une dette américaine dépassant 39 000 milliards de dollars. Trump n'a pas créé le problème, il l'a accéléré.

Pourquoi ce changement est historique ?

  • Le yuan ne représente que 1,93% des réserves officielles mondiales (FMI), mais il est déjà la 2e monnaie du financement du commerce mondial depuis 2022. L'écart reste énorme, le mouvement lui, est réel.

  • Xi Jinping a officialisé début 2026 sa volonté de faire du yuan une monnaie de réserve internationale. Problème : les contrôles de capitaux et la convertibilité limitée du yuan freinent tout. Devenir calife à la place du calife ne s'improvise pas.

  • Le signal déclencheur : le gel des réserves russes en 2022 a prouvé que des actifs en dollars pouvaient être bloqués par décision politique américaine. Ce jour-là, plusieurs banques centrales ont commencé à chercher une sortie.

TECH

On a compris, l’IA est partout, mais a-t-on les moyens d’y résister ?

Selon le rapport Jasper "State of AI in Marketing 2026", 91% des marketeurs utilisent l'IA au quotidien, contre 63% l'an dernier. L'IA s'est immiscée partout.
Mais néanmoins pas sans une forme de résistance. Selon une enquête Writer et Workplace Intelligence menée auprès de 2 400 travailleurs aux États-Unis, au Royaume-Uni et en Europe, 29% des salariés sabotent volontairement la stratégie IA de leur entreprise. Chez les Gen Z, on grimpe à 44%. Oui, c’est un mécanisme de self-preservation, et peut-être que ce sont eux qui sont du bon côté de l'histoire.

Est-ce que ça vaut le coup de résister ? 

Refuser l'IA aujourd'hui, c'est comme refuser une calculatrice en 1985 : contreproductif. Sauf que résister, c’est vouloir que les humains soient encore nécessaires.
Par ailleurs, il n’est peut-être pas encore trop tard : 42% des entreprises qui n'ont pas investi dans l'IA estiment la technologie trop immature pour justifier le saut (NBER, 2025). Enfin, en cas de bug généralisé, les humains restent en capacité totale de travailler. Surtout depuis que 67% des directions admettent avoir subi une fuite de données liée à un usage non encadré de l'IA.

POLITIQUE

Le gouvernement s’inquiète (enfin) pour l’avenir des jeunes ?

Le taux de chômage des jeunes a atteint 21,5% en France, et 12,9% des jeunes sont désormais NEET (Not in Education, Employment or Training), ni scolarisés, ni en emploi, ni en formation, en rien donc. Le 7 mai, le ministre du Travail Jean-Pierre Farandou a présenté "Emploi futur", un plan interministériel de 15 mesures. L'objectif : porter le taux d'emploi des 15-24 ans à 40% d'ici 2030, contre 34,3% fin 2025. Sans budget supplémentaire, sans réforme législative. Bonne chance.

A-t-on des raisons d’y croire quand même ?

  • Mesure phare du plan : un "InserScore du marché du travail", sur le modèle du Nutri-score, pour que les jeunes sachent à quoi s'attendre en termes d'insertion et de salaire selon leur formation. Sympa. Sauf que ça ne crée pas un seul poste.

  • Le plan arrive en même temps qu'une coupe de 7,6% sur le budget des missions locales et un rabot sur les aides à l'apprentissage. L'Unef crie au "plan au rabais", le Medef s'étonne qu'on saborde l'apprentissage tout en voulant booster l'emploi des jeunes.

  • Contexte qui ne trompe pas : ces annonces tombent moins d'un mois après la mort d'un lycéen dans le Gard lors d'un stage BTP. Le timing n'est pas anodin.

POLITIQUE INTERNATIONNALE

Bonne nouvelle, l’Europe avance sur l’interdiction des thérapies de conversion

Dans la morosité ambiante, savoir que 405 députés européens sur 720 ont voté pour l'interdiction des thérapies de conversion met un peu de baume au cœur (on notera que Jordan Bardella s'est royalement abstenu, au nom de la "souveraineté des États", l'argument fétiche du RN). Pour rappel, les thérapies de conversion sont des "stages" qui visent à "réparer" de gré ou de force les personnes LGBTQIA+. Elles sont interdites en France depuis 2022, mais c’est loin d’être le cas partout en Europe. C'est donc un premier pas législatif majeur, reste à ce que les États jouent le jeu.

Pourquoi c’est important ?

  • Parce que ça montre que l’homophobie n’a pas sa place dans l’Union, malgré la résistance des pays les plus conservateurs.

  • La résolution a été mise en place suite à une initiative citoyenne. Moralité : chaque citoyen européen, à titre individuel, peut avoir un impact sur ce qui est voté au Parlement et on a tendance à l’oublier. 

  • Réponse définitive le 17 mai pour concrétiser cette interdiction à l’échelle européenne.

BUSINESS

Magnum va organiser un défilé de mode à Cannes avec l’aide du styliste de Zendaya

Chaque année, en parallèle du festival de Cannes se dispute une guerre de l’ombre. Les marques usent et abusent de subterfuges pour avoir l’évènement le plus grandiose et, par extension, le plus de presse possible. Cette année, c’est Magnum qui risque de gagner la bataille. Oui, Magnum qui fait des glaces.
Pourquoi ? Parce qu’à grands coups de millions, ils sont en train d’organiser un évènement XXL pour promouvoir leurs deux nouvelles saveurs, pistache et pêche. Est-ce qu’organiser un défilé de mode et monter une beach VIP est un poil too much pour parler de glace ? Peut-être. Mais tout est possible dans le monde merveilleux du marketing.

Qu’est-ce qu’on doit comprendre de toute cette stratégie ?

  • Magnum ne vend pas simplement une glace, mais plutôt un art de vivre. Ce n’est pas un simple esquimau, mais un produit 100% glamour que vous mangez quand vous mangez un Magnum. 

  • Le festival de Cannes reste l’un des plus gros terrains de brand activation pour les marques : pour se démarquer, il faut jouer gros. 

  • Law Roach + TikTok + pistache : c'est absurde sur le papier et c'est exactement pour ça que ça va marcher. L'étrangeté assumée est devenue une stratégie de communication à part entière.

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💰 Dollar, chocolat glacé et thérapies de conversion

💰 Dollar, chocolat glacé et thérapies de conversion
Aujourd'hui, on vous raconte pourquoi le yuan menace la suprêmatie américaine, que l’Europe avance dans le bon sens pour laisser les gens être qui ils sont, et les investissements toujours plus fous des marques au festival de Cannes. 👀 A dans 5 minutes. ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌
Aujourd'hui, on vous raconte pourquoi le yuan menace la suprêmatie américaine, que l’Europe avance dans le bon sens pour laisser les gens être qui ils sont, et les investissements toujours plus fous des marques au festival de Cannes. 👀 A dans 5 minutes.

Hypertextes aussi est toujours plus fou. Kessel vous propose désormais une édition “flash”, envoyée le mercredi, toujours à base de contenus intelligents, fiables et que vous n’aurez pas lus ailleurs.

INTERNATIONAL

Le yuan au sommet : l'Amérique commence à suer.

Cette semaine, le yuan a touché son plus haut niveau face au dollar depuis plus de trois ans, juste avant le sommet Trump-Xi Jinping prévu les 14 et 15 mai. Coïncidence ?
Pas vraiment. Depuis les accords de Bretton Woods en 1944, le dollar s'est imposé comme la devise de réserve mondiale, conférant aux États-Unis un pouvoir considérable sur l'économie planétaire. Mais sa part dans les réserves de change mondiales est passée de 72% en 2001 à 57,8% fin 2024. Pendant ce temps, le dollar a perdu environ 10% de sa valeur pondérée depuis début 2025, avec une dette américaine dépassant 39 000 milliards de dollars. Trump n'a pas créé le problème, il l'a accéléré.

Pourquoi ce changement est historique ?

  • Le yuan ne représente que 1,93% des réserves officielles mondiales (FMI), mais il est déjà la 2e monnaie du financement du commerce mondial depuis 2022. L'écart reste énorme, le mouvement lui, est réel.

  • Xi Jinping a officialisé début 2026 sa volonté de faire du yuan une monnaie de réserve internationale. Problème : les contrôles de capitaux et la convertibilité limitée du yuan freinent tout. Devenir calife à la place du calife ne s'improvise pas.

  • Le signal déclencheur : le gel des réserves russes en 2022 a prouvé que des actifs en dollars pouvaient être bloqués par décision politique américaine. Ce jour-là, plusieurs banques centrales ont commencé à chercher une sortie.

TECH

On a compris, l’IA est partout, mais a-t-on les moyens d’y résister ?

Selon le rapport Jasper "State of AI in Marketing 2026", 91% des marketeurs utilisent l'IA au quotidien, contre 63% l'an dernier. L'IA s'est immiscée partout.
Mais néanmoins pas sans une forme de résistance. Selon une enquête Writer et Workplace Intelligence menée auprès de 2 400 travailleurs aux États-Unis, au Royaume-Uni et en Europe, 29% des salariés sabotent volontairement la stratégie IA de leur entreprise. Chez les Gen Z, on grimpe à 44%. Oui, c’est un mécanisme de self-preservation, et peut-être que ce sont eux qui sont du bon côté de l'histoire.

Est-ce que ça vaut le coup de résister ? 

Refuser l'IA aujourd'hui, c'est comme refuser une calculatrice en 1985 : contreproductif. Sauf que résister, c’est vouloir que les humains soient encore nécessaires.
Par ailleurs, il n’est peut-être pas encore trop tard : 42% des entreprises qui n'ont pas investi dans l'IA estiment la technologie trop immature pour justifier le saut (NBER, 2025). Enfin, en cas de bug généralisé, les humains restent en capacité totale de travailler. Surtout depuis que 67% des directions admettent avoir subi une fuite de données liée à un usage non encadré de l'IA.

POLITIQUE

Le gouvernement s’inquiète (enfin) pour l’avenir des jeunes ?

Le taux de chômage des jeunes a atteint 21,5% en France, et 12,9% des jeunes sont désormais NEET (Not in Education, Employment or Training), ni scolarisés, ni en emploi, ni en formation, en rien donc. Le 7 mai, le ministre du Travail Jean-Pierre Farandou a présenté "Emploi futur", un plan interministériel de 15 mesures. L'objectif : porter le taux d'emploi des 15-24 ans à 40% d'ici 2030, contre 34,3% fin 2025. Sans budget supplémentaire, sans réforme législative. Bonne chance.

A-t-on des raisons d’y croire quand même ?

  • Mesure phare du plan : un "InserScore du marché du travail", sur le modèle du Nutri-score, pour que les jeunes sachent à quoi s'attendre en termes d'insertion et de salaire selon leur formation. Sympa. Sauf que ça ne crée pas un seul poste.

  • Le plan arrive en même temps qu'une coupe de 7,6% sur le budget des missions locales et un rabot sur les aides à l'apprentissage. L'Unef crie au "plan au rabais", le Medef s'étonne qu'on saborde l'apprentissage tout en voulant booster l'emploi des jeunes.

  • Contexte qui ne trompe pas : ces annonces tombent moins d'un mois après la mort d'un lycéen dans le Gard lors d'un stage BTP. Le timing n'est pas anodin.

POLITIQUE INTERNATIONNALE

Bonne nouvelle, l’Europe avance sur l’interdiction des thérapies de conversion

Dans la morosité ambiante, savoir que 405 députés européens sur 720 ont voté pour l'interdiction des thérapies de conversion met un peu de baume au cœur (on notera que Jordan Bardella s'est royalement abstenu, au nom de la "souveraineté des États", l'argument fétiche du RN). Pour rappel, les thérapies de conversion sont des "stages" qui visent à "réparer" de gré ou de force les personnes LGBTQIA+. Elles sont interdites en France depuis 2022, mais c’est loin d’être le cas partout en Europe. C'est donc un premier pas législatif majeur, reste à ce que les États jouent le jeu.

Pourquoi c’est important ?

  • Parce que ça montre que l’homophobie n’a pas sa place dans l’Union, malgré la résistance des pays les plus conservateurs.

  • La résolution a été mise en place suite à une initiative citoyenne. Moralité : chaque citoyen européen, à titre individuel, peut avoir un impact sur ce qui est voté au Parlement et on a tendance à l’oublier. 

  • Réponse définitive le 17 mai pour concrétiser cette interdiction à l’échelle européenne.

BUSINESS

Magnum va organiser un défilé de mode à Cannes avec l’aide du styliste de Zendaya

Chaque année, en parallèle du festival de Cannes se dispute une guerre de l’ombre. Les marques usent et abusent de subterfuges pour avoir l’évènement le plus grandiose et, par extension, le plus de presse possible. Cette année, c’est Magnum qui risque de gagner la bataille. Oui, Magnum qui fait des glaces.
Pourquoi ? Parce qu’à grands coups de millions, ils sont en train d’organiser un évènement XXL pour promouvoir leurs deux nouvelles saveurs, pistache et pêche. Est-ce qu’organiser un défilé de mode et monter une beach VIP est un poil too much pour parler de glace ? Peut-être. Mais tout est possible dans le monde merveilleux du marketing.

Qu’est-ce qu’on doit comprendre de toute cette stratégie ?

  • Magnum ne vend pas simplement une glace, mais plutôt un art de vivre. Ce n’est pas un simple esquimau, mais un produit 100% glamour que vous mangez quand vous mangez un Magnum. 

  • Le festival de Cannes reste l’un des plus gros terrains de brand activation pour les marques : pour se démarquer, il faut jouer gros. 

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Invitation | The Shift Project vous invite à son webinaire "Automobile et Mobilités Routières : s’engager pleinement dans la décarbonation"

Invitation | The Shift Project vous invite à son webinaire "Automobile et Mobilités Routières : s’engager pleinement dans la décarbonation"
Électrification, sobriété, infrastructures, emplois : ce nouveau rapport analyse les transformations nécessaires pour décarboner les mobilités routières, rendez-vous mardi 30 juin à 18h sur Zoom !‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­
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Chères amies, chers amis du Shift,

L'équipe du Shift Project et ses partenaires ont le plaisir de vous inviter au webinaire de présentation du rapport intermédiaire « Automobile et Mobilités Routières – S’engager pleinement dans la décarbonation », qui se tiendra le mardi 30 juin 2026 à 18h. 

Attention, les ateliers collaboratifs de ce rapport intermédiaire auront lieu le mardi 7 juillet au matin. 

Retrouvez toutes les informations à ce sujet plus bas. 


La présentation sera retransmise en direct sur Zoom et réunira les auteurs et autrices du rapport.


  • Date : Mardi 30 juin, de 18h à 19h45
  • Où : En direct sur Zoom
  • Inscription : Gratuite et facultative, elle se fait via ce formulaire en ligne.
  • Replay : Dans le cas où vous ne pourriez assister à cette présentation, sachez qu’un replay de l’évènement sera disponible sur notre chaîne Youtube quelques jours après l’événement. 


Ce mail est également l'occasion de vous annoncer le lancement futur de la Grande Consultation des Services de l'Automobile. Nous avons besoin de vous pour cadrer au mieux cette nouvelle consultation ! Retrouvez toutes les informations dans ce mail.


Au plaisir de vous retrouver nombreux et nombreuses les 30 juin et 7 juillet prochains !

L'équipe du Shift


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Pourquoi ce projet ?

Se déplacer est et restera un besoin humain fondamental. Études, travail, vacances, achats : la mobilité est indispensable, que ce soit pour des motifs contraints ou choisis. 

Depuis deux siècles, nous effectuons en moyenne trois déplacements par jour, et consacrons un peu plus d’une heure à nous déplacer quotidiennement. C’était vrai en 1800, et c’est toujours vrai aujourd’hui ! Sur cette période, les distances parcourues sont passées d’environ 5 km à 50 km par jour en moyenne, en partie grâce au pétrole qui a permis l’essor des véhicules individuels et de l’avion.


Malgré le récent développement de l’électrification, on roule quasi exclusivement au pétrole. L’or noir représente plus de 90 % de l’énergie des transports, et est importé à 99 %. 65 % de la consommation française d’énergies fossiles est absorbée par le transport. 

Le secteur des transports est le premier émetteur en France avec 37 % des émissions nationales de gaz à effet de serre (GES), en comptant les vols internationaux des Français.  C’est le seul secteur de l’économie française dont les émissions sont encore au niveau de celles de l’année de référence, 1990, même si elles décroissent légèrement depuis 2008.

 

À elle seule, la voiture individuelle représente 17% des émissions nationales, tous secteurs confondus. Décarboner l’automobile par l’électrification, c’est donc à la fois agir efficacement contre le dérèglement climatique, et se défaire de notre addiction au pétrole. 

Si la mobilité des personnes doit évoluer sensiblement pour tenir nos engagements climatiques et réduire nos dépendances aux ressources physiques, les modes motorisés routiers resteront très présents dans le système de mobilité futur. Dans cette vision, la part de la voiture individuelle reste forte même s’il est nécessaire d’opérer un rééquilibrage vers les modes actifs, les deux roues et véhicules légers et les transports en commun. 


L’objectif de cette étude est dès lors de documenter la place que chacun de ces véhicules pourrait occuper dans les usages des Français, de décrire leurs caractéristiques physiques (taille, poids, motorisations), ainsi que les conséquences de l’électrification sur les activités de production, de distribution, de réparation, et sur l’ensemble des services qui y sont liés. 

Nous éclairerons les scénarios permettant d’inscrire le secteur automobile et des mobilités routières dans des trajectoires énergie, carbone et environnementales compatibles avec les contraintes physiques, pour décarboner l’industrie plutôt que de la laisser se faire saborder par les crises qui en découleront. 


Nous souhaitons avec ce projet élargir les travaux précédents et adresser l’ensemble des acteurs de la filière, ou plus précisément, des filières. En particulier, l’embarquement des acteurs et des entreprises de la filière des services de l’automobile et des mobilités nous paraît indispensable pour réussir à tenir notre trajectoire climatique et sortir de notre dépendance au pétrole. 

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A propos du rapport

Le rapport intermédiaire « Automobile et Mobilités Routières » présentera les premiers résultats de notre analyse et ouvrira la discussion avec l’ensemble des parties prenantes. 

Il sera structuré autour de grands axes de travail : 


  • Décrire l’état des lieux de la filière, intégrant les parcs en circulation et leurs usages, et les dynamiques de marché 

  • Documenter les enjeux auxquels la filière est soumise, en termes physiques, réglementaires et en emplois et en compétences 

  • Proposer un premier éclairage sur les leviers de transformation possibles, des changements d’usages à l’accélération de l’électrification, des leviers techniques de décarbonation des parcs roulants à l’économie circulaire 

  • Présenter les scénarios décrivant les trajectoires possibles de la filière, et les résultats intermédiaires en empreinte carbone et énergétique, ainsi qu’en emplois. 

 

Ce rapport intermédiaire sera l’occasion de faire un point d’étape sur notre avancement concernant ces différents axes de travail, et de présenter les méthodologies mises en place et les données utilisées à date dans nos calculs. 

Il sera surtout l’occasion pour nous de vous demander des retours sur les résultats déjà produits, ainsi que de l’aide sur les parties pour lesquelles nous avons encore besoin d’expertise. 

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Participer au live
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Programme

18h | Mot d’introduction 


  • Laurent Perron, coordinateur du projet Automobile et Mobilités Routières, The Shift Project 

 

18h10  | Présentation du rapport par ses auteurs et autrices 


  • Marjorie Lhuillier Guinot, cheffe de projet, The Shift Project
  • Guillaume Allart, ingénieur de projet, The Shift Project 
  • Emeline Aubel, chargée de projet, The Shift Project
  • Pilotes des groupes Shifters 

 

19h10 | Temps de questions/réponses avec le public

19h45 | Fin de l’évènement 

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Attention, les ateliers collaboratifs auront lieu le 7 juillet à partir de 10h. 


Les participants sélectionnés sont invités par atelier dans des salles virtuelles, et confiés à un animateur pour une durée de 2h00. Afin d’assurer la qualité des discussions, les ateliers sont réservés à un nombre limité de professionnels du secteur. Nous nous réservons donc le droit de refuser ou réaffecter les participants à un autre atelier.  


  • Atelier 1 -  Véhicule électrique : quelles mutations pour la filière aval ? à quels horizons ?  
  • Atelier 2 - Quelle place pour un petit véhicule électrique populaire abordable ?  
  • Atelier 3 - Quelle place pour la moto dans un monde décarboné ?  
  • Atelier 4 - Utiliser une voiture électrique au quotidien : entre mythes et réalités 

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S'inscrire aux ateliers
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Dans le cadre du projet Automobile et Mobilités Routières, le Shift Project et les Shifters initient une nouvelle Grande Consultation !


Difficulté du marché de la vente neuve, baisse des besoins en réparation des véhicules électriques et complexification des interventions… La filière des services de l’automobile (distributeurs, réparateurs, experts, recycleurs…) est profondément impactée par les transformations du secteur. Ce sont 170 000 entreprises et 420 000 personnes qui doivent être embarquées pour garantir la mise en œuvre de la transition.


C’est pourquoi le Shift Project et les Shifters souhaitent interroger les professionnels de la distribution et de la réparation des véhicules (voitures, véhicules utilitaires légers et motocycles) en France pour comprendre leur sensibilité aux sujets énergie & climat, leur perception du cadre réglementaire et légal actuel, leurs besoins et leurs difficultés face à la transition.


Vous êtes concerné ? Nous avons besoin de vous !


Pour bien cadrer cette grande consultation, nous souhaitons tout d’abord nous entretenir de vive voix avec un panel de professionnels concernés. Aidez-nous à identifier les enjeux clés pour votre profession en participant à un entretien d’une heure avec un membre de notre équipe !

Pour être interviewé, contactez laurent.perron@theshiftproject.org, coordinateur du projet Automobiles et Mobilités Routières, en indiquant votre poste actuel.


Vous pouvez également transférer cet email à vos proches qui pourraient être concernés !

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Les prochains évènements, dans le cadre de notre Plan Robuste pour l’Économie Française (PREF)

21 mai, à 18h en ligne

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"Emploi et formation : des leviers essentiels pour décarboner"

Le Shift Project a le plaisir de vous inviter au tout premier webinaire sectoriel de notre Plan robuste pour l'économie française, sur l'emploi et la formation. 

Notre nouvelle étude approfondit les enjeux que pose la décarbonation et analyse dans le détail la manière dont les cinq secteurs-clés suivants s’en emparent :  

  • Le logement
  • La réparation automobile
  • Le fret
  • Le train longue distance
  • La production d’énergie solaire et éolienne 
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Cliquez ici pour vous inscrire
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6 & 7 juin, à Rennes

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Univershifté

L’université d’été de nos bénévoles les Shifters, revient pour notre plus grand plaisir cette année avec pour thème « Un plan robuste pour guider l’action ».

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Cliquez ici pour vous inscrire
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Nos dernières publications

Notre nouveau rapport intermédiaire : Textile et Cuir 2050

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Le Shift Project a publié ce 5 mai son rapport intermédiaire « Textile & cuir 2050 : quelle place dans la décarbonation de l’économie ? », consacré à l’analyse de l’empreinte carbone et énergétique de ces filières et à l’identification de leurs leviers de transformation.

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En savoir plus
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Le premier volet du Plan robuste pour l'économie française

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Dans un contexte de crises énergétiques et climatiques sans précédent, le Shift Project publie le premier volet de son Plan robuste pour l'économie française (PREF).


Notre analyse plonge au cœur de 20 grands chantiers : ceux sans lesquels la transition bas-carbone ne réussira pas. Sans être exhaustifs, les chantiers retenus couvrent une large partie des enjeux de décarbonation et illustrent l’ensemble des familles d’actions que la France doit mener et accélérer.

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Découvrez ce rapport inédit !

Une nouvelle Grande Consultation

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En partenariat avec The Shifters, nous lançons une grande enquête pour recueillir la voix des infirmiers, des médecins et des pharmaciens sur les enjeux énergétiques et climatiques. 


Je suis médecin, infirmier ou pharmacien :  je réponds à la grande consultation santé


Télécharger notre kit de diffusion pour répandre la consultation autour de vous !

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En savoir plus

Grande consultation des maires et élus locaux

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Les résultats de la Grande Consultation des Maires et des élus municipaux, réalisée avec Les Shifters en partenariat avec Sphinx ont été publiés.


Notre étude révèle que l’engagement pour la transition énergétique et climatique est massif sur l’ensemble des territoires, ruraux comme urbains, et qu’il dépasse les préférences partisanes

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En savoir plus et découvrir les résultats
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Voir l'agenda du Shift
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The Shift Project  est un groupe de réflexion qui vise à éclairer et influencer le débat sur les défis climat-énergie. Nous sommes une association d’intérêt général. Nos membres financeurs sont pour la plupart des entreprises. Guidé par l’exigence de rigueur scientifique et technique, notre regard sur l’économie est avant tout physique et systémique. 


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Hantavirus : qui aurait pu prédire ?

Hantavirus : qui aurait pu prédire ?
Les irresponsables sont irresponsables : bis repetita ? ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌
Les irresponsables sont irresponsables : bis repetita ?

📢 L’ARTICLE DU JOUR

Hantavirus : qui aurait pu prédire ?

Depuis qu’un foyer d’infections à hantavirus (de l’espèce Andes) a été identifié sur le bateau de croisière MV Hondius, et fait trois morts au mois d’avril, le cauchemar du Covid-19 refait surface. L’histoire a des airs de déjà-vu : l’emballement médiatique grandit de jour en jour, certains spécialistes interrogés estimant que “l’hantavirus des Andes est aussi grave que le virus Ebola” (Le Parisien) ou encore qu’il aurait mieux valu “confiner [les passagers] sur le bateau” plutôt que de les rapatrier (BFMTV).

Ce qui est incroyable, pour ne pas dire irresponsable, c’est que les leçons de la pandémie de Covid, qui a causé plus de 7 millions de morts, n’ont pas été retenues. Face au hantavirus, de nombreux médias évitent soigneusement l’éléphant dans la pièce, ou plutôt les éléphants : l’élevage intensif, la déforestation, l’artificialisation des sols ou encore l’extractivisme, qui amplifient le risque d’épidémies zoonotiques (maladies infectieuses transmissibles de l’animal à l’homme). Car si les causes de ce foyer d’hantavirus restent pour l’heure inconnues, une chose est certaine : la dégradation des écosystèmes et le changement climatique favorisent l’émergence de ce type de zoonoses.

Un impensé médiatique qui peine à penser le long terme, à savoir que si rien n’est fait pour arrêter les destructions écologiques et restaurer la biodiversité, l’épisode actuel de hantavirus sera amené à se répéter, encore et encore.

On vous en dit plus sur l’hantavirus dans cet article :

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"Je suis pauvre, donc je roule en voiture électrique"

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Plot twist ! ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌
Plot twist !

📢 L’ENQUETE DU JOUR

"Je suis pauvre, donc je roule en voiture électrique"

L’un des blocages les plus importants pour passer d’une voiture thermique à une voiture électrique est le prix. “C’est trop cher, ce n’est pas rentable”. Et si le prix devenait le premier argument pour passer à la voiture électrique ?

Nous avons reçu des centaines de témoignages, interrogé des concessionnaires, des Français aisés et des Français qui ont du mal à finir le mois.

A lire, pour sortir des préjugés et de la désinformation sur la voiture électrique :

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🔗 Sophie la girafe, Alloncle et la carto des restos

🔗 Sophie la girafe, Alloncle et la carto des restos
Cette semaine, on vous explique que Sophie la girafe n'est pas le symbole français qu'on croyait, que le rapport Alloncle est passé à côté de l'essentiel, et on vous dévoile les restos parisiens fréquentés par les stars. À dans 5 min ! 👀 ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌
Cette semaine, on vous explique que Sophie la girafe n'est pas le symbole français qu'on croyait, que le rapport Alloncle est passé à côté de l'essentiel, et on vous dévoile les restos parisiens fréquentés par les stars. À dans 5 min ! 👀

#BULLETIN DE SANTÉ: on ne peut plus faire confiance à personne

长颈鹿苏菲 (ça veut dire Sophie la Girafe en mandarin)

Sophie, la girafe préférée des nouveaux nés et de leurs parents accrochés à leurs souvenirs d’enfance, cache en réalité un lourd secret depuis 2013 : elle n’est plus fabriquée en France, mais en Chine. L’usine savoyarde n’était qu’une leurre en caoutchouc. “Tout était faux” résume un ancien cadre de l’entreprise.
Depuis la délocalisation, le CA de Vulli, qui se targue d’en écouler autant qu’il y a de naissances chaque année en France, dépasserait les 30 millions d’euros. Avec tout cet argent, Sophie vole-t-elle au moins en business avant d’arriver dans la bouche de nos bébés ?

Peut-on manger encore manger sainement sans paniquer ?

En mars 2026, l’Anses a publié un rapport choc : près d’un Français sur deux dépasse les seuils de cadmium dans l’organisme. Quezako ? Un métal lourd et cancérogène qui pullule dans les flocons d’avoine et les pommes de terre. On savait que la raclette était mauvaise pour la santé, mais pas à ce point. On peut légitimement se demander pourquoi les Français sont bourrés de cette substance et la réponse est assez simple : la France applique un plafond de 90 mg de cadmium par kilo d’engrais phosphaté, le plus laxiste de toute l’Europe occidentale. Pour une fois qu’on est les meilleurs quelque part, il fallait que ça nous tue à petit feu.

Gianni Infantino, champion du monde du mensonge

Ça jazze à la Fifa. Gianni Infantino avait vendu l'événement comme historique aux américains. L’équivalent de “104 Super Bowls” avait-il annoncé. Mais six semaines avant le coup d’envoi, 80% des hôteliers américains tirent la langue : le public et les réservations ne sont pas au rendez-vous et ce n’est pas lié au hasard. La FIFA avait réservé des milliers de chambres pour ses propres besoins, mais les a finalement annulées. Résultat, les hôtels seront vides et peut-être les stades aussi — en même temps, à 2500$ la place, ça se comprend.

ET EN PLUS LE GRATIN DESERTE LES QUARTIERS CHICS

Les stars vont toujours au resto, mais plus où on l'imagine. À Paris, la géographie des restos fréquentés par les stars internationales n’a plus grand-chose à voir avec l’époque où elles se retrouvaient dans les sempiternelles mêmes adresses, tantôt chic, tantôt tape-à-l’œil. Le nouveau cool parisien ne se joue plus sous les flashs, mais à l’abri des regards.

Dans le dernier numéro de Entrée Plat Dessert, Robin Panfili, foodporter et épicurien, nous raconte les adresses préférées des A-listers et a même cartographié ce nouveau Paris culinaire des stars :

Charles, welcome to the Creator Economy

Le rapport Alloncle compte 551 pages, pour autant vous n’y trouverez rien sur la Creator Economy. À aucun moment les créateurs de contenu et leurs audiences n'ont été pris en compte, alors que ce sont eux aujourd'hui qui produisent les contenus les plus consommés. En considérant les réseaux sociaux comme un Far West en manque de shérif, le rapport ignore complètement les 18-35 ans. Dommage, peut-on sauver l'audiovisuel public en faisant l'impasse sur ceux qui représentent son avenir ?

La “creator economy”, c'est l'ensemble de l'écosystème économique construit autour des créateurs de contenus indépendants : Youtubeurs, podcasteurs, instagrameurs... Tous ces acteurs du digital monétisent leur audience sans passer ni par une prod ni par une chaîne télé et personne dans la commission ne semble avoir compris réellement le poids que cette économie peut avoir sur l'audiovisuel.

“Dans dix ans - conclut Benoit Zante pour Socialrama - “le débat ne portera peut-être plus sur la ligne éditoriale de France Inter, mais sur la place que la France aura su (ou pas) faire à ses propres créateurs dans l’espace médiatique.”

#L’ANGLE MORT

Pas tous les hommes, mais 62 millions de visites en un mois, ça en fait un paquet.
62 millions de visites, c’est le score d'un site dédié à aider les hommes qui veulent violer des femmes. Un groupe Telegram. Des posologies échangées comme des recettes de cuisine.

Grégory Pouy n’avait pas prévu d’écrire sur ce sujet, mais il a préféré s’y confronter plutôt que d’évacuer le point par un “not all men”. Une newsletter intelligente et documentée qu’Hypertextes vous invite à lire.

Des mecs mariés qui ne sont pas définitivement pas “juste des malades dans leur coin”, aux incels (involuntary celibate) remplis de hargne, Grégory Pouy décortique les étapes qu’on a manquées : “le monde a changé. La masculinité, non”.

#PROPALES DE FUTUR : on a réglé la question ci-dessus

DEPRIMANT MAIS PROBABLE Les plateformes tardent à réagir, mais après des mois de matraquage médiatique, l'Europe finit par mettre en place un mega filtre. Andrew Tate ouvre une chaîne Telegram payante et fait des millions de dollars sur la misère des hommes. Le problème se déplace, il ne disparaît pas. On a colmaté une brèche, pas réglé le fond.

BLACK MIRROR  Les plateformes mettent en place des IA de modération qui détectent des contenus jugés “toxiques et masculins”. Problème, les robots censurent aussi les contenus qui parlent de masculinité saine et les podcasts féministes qui analysent les comportements incels. Cette solution n’est que de la poudre aux yeux : les masculinistes migrent sur des serveurs offshore et tout le monde pense que le problème est réglé alors qu’en fait, pas du tout.

CELUI AUQUEL ON VOUDRAIT CROIRE L'éducation nationale intègre enfin un cours sur les émotions au collège, quelque chose commence à changer discrètement. Les premières générations d'hommes qui savent nommer ce qu'ils ressentent arrivent sur le marché du travail et les amitiés masculines profondes se normalisent. Niobe Way avait raison depuis le début. TikTok devient enfin ce qu'il aurait toujours dû être : un endroit où on danse, on cuisine et on fait des blagues nulles. Ouf.

À hypervite dans HyperTextes

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🔗 Sophie la girafe, Alloncle et la carto des restos

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Cette semaine, on vous explique que Sophie la girafe n'est pas le symbole français qu'on croyait, que le rapport Alloncle est passé à côté de l'essentiel, et on vous dévoile les restos parisiens fréquentés par les stars. À dans 5 min ! 👀 ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌
Cette semaine, on vous explique que Sophie la girafe n'est pas le symbole français qu'on croyait, que le rapport Alloncle est passé à côté de l'essentiel, et on vous dévoile les restos parisiens fréquentés par les stars. À dans 5 min ! 👀

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Sophie, la girafe préférée des nouveaux nés et de leurs parents accrochés à leurs souvenirs d’enfance, cache en réalité un lourd secret depuis 2013 : elle n’est plus fabriquée en France, mais en Chine. L’usine savoyarde n’était qu’une leurre en caoutchouc. “Tout était faux” résume un ancien cadre de l’entreprise.
Depuis la délocalisation, le CA de Vulli, qui se targue d’en écouler autant qu’il y a de naissances chaque année en France, dépasserait les 30 millions d’euros. Avec tout cet argent, Sophie vole-t-elle au moins en business avant d’arriver dans la bouche de nos bébés ?

Peut-on manger encore manger sainement sans paniquer ?

En mars 2026, l’Anses a publié un rapport choc : près d’un Français sur deux dépasse les seuils de cadmium dans l’organisme. Quezako ? Un métal lourd et cancérogène qui pullule dans les flocons d’avoine et les pommes de terre. On savait que la raclette était mauvaise pour la santé, mais pas à ce point. On peut légitimement se demander pourquoi les Français sont bourrés de cette substance et la réponse est assez simple : la France applique un plafond de 90 mg de cadmium par kilo d’engrais phosphaté, le plus laxiste de toute l’Europe occidentale. Pour une fois qu’on est les meilleurs quelque part, il fallait que ça nous tue à petit feu.

Gianni Infantino, champion du monde du mensonge

Ça jazze à la Fifa. Gianni Infantino avait vendu l'événement comme historique aux américains. L’équivalent de “104 Super Bowls” avait-il annoncé. Mais six semaines avant le coup d’envoi, 80% des hôteliers américains tirent la langue : le public et les réservations ne sont pas au rendez-vous et ce n’est pas lié au hasard. La FIFA avait réservé des milliers de chambres pour ses propres besoins, mais les a finalement annulées. Résultat, les hôtels seront vides et peut-être les stades aussi — en même temps, à 2500$ la place, ça se comprend.

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Les stars vont toujours au resto, mais plus où on l'imagine. À Paris, la géographie des restos fréquentés par les stars internationales n’a plus grand-chose à voir avec l’époque où elles se retrouvaient dans les sempiternelles mêmes adresses, tantôt chic, tantôt tape-à-l’œil. Le nouveau cool parisien ne se joue plus sous les flashs, mais à l’abri des regards.

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La “creator economy”, c'est l'ensemble de l'écosystème économique construit autour des créateurs de contenus indépendants : Youtubeurs, podcasteurs, instagrameurs... Tous ces acteurs du digital monétisent leur audience sans passer ni par une prod ni par une chaîne télé et personne dans la commission ne semble avoir compris réellement le poids que cette économie peut avoir sur l'audiovisuel.

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Taxer les superprofits : une mission vraiment impossible ?

Taxer les superprofits : une mission vraiment impossible ?
Impossible n'est pas Français ? ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌
Impossible n'est pas Français ?

📢 L’ENQUETE DU JOUR

Taxer les superprofits : une mission vraiment impossible ?

Un air de déjà-vu. Quatre ans après la crise énergétique de 2022 qui avait valu à TotalEnergies de battre des records historiques (plus de 20 milliards d’euros de bénéfices), les majors pétrolières tirent les fruits du choc économique mondial provoqué par la guerre en Iran. Entre janvier et mars, Total a déclaré 5 milliards d’euros de bénéfices au niveau mondial (+51 % par rapport à la même période l’an dernier), souligne une lettre ouverte signée par 33 économistes français appelant le gouvernement à taxer les superprofits du secteur pétrolier.

Ce n’est pas un scoop, l’idée ne plaît pas à tout le monde. “Irréaliste”, “facile à contourner”, “contre-productif” voire “illégal”… Comme à chaque fois que la proposition revient sur la table, on assiste à une levée de boucliers d’éditorialistes et de politiques soudain très inventifs pour justifier de ne surtout pas taxer les superprofits.

Pour y voir plus clair, Bon Pote revient sur les sept arguments les plus récurrents pour discréditer une telle mesure, avec l’éclairage de deux experts : Madeleine Péron, économiste à l’Institut Veblen à l’initiative de la lettre ouverte, et Lucas Chancel, économiste à Sciences Po et codirecteur du Laboratoire sur les inégalités mondiales (World Inequality Lab), également cosignataire de la lettre.

📢 Quel parti politique défend le plus l’élevage intensif ?

Aimer les animaux et voter à droite ou extrême droite, c’est se tirer une balle dans le pied.

Le RN s’affiche sur les réseaux sociaux avec des photos de chat, mais dans la réalité, ils détestent les animaux. Réduire l’élevage et notre consommation de viande est pourtant un consensus scientifique pour notre santé et le climat.

Bon Pote a analysé tous les votes à l’Assemblée nationale depuis 2022 et voici le résultat.

À partager à vos amis, vos parents, vos proches qui pensent encore que l’écologie n’est pas politique et qui aiment les animaux… en votant contre eux !

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Roselyne Bachelot, Gaza, un café et l’addition

Roselyne Bachelot, Gaza, un café et l’addition
Cette semaine, on vous raconte comment Gaza s’enlise encore et toujours, que l’Europe se prépare à s'agrandir, que l’IA ne gagnera jamais d’Oscars et pourquoi George Clonney ne suffit plus. 👀 A dans 5 minutes. ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌
Cette semaine, on vous raconte comment Gaza s’enlise encore et toujours, que l’Europe se prépare à s'agrandir, que l’IA ne gagnera jamais d’Oscars et pourquoi George Clonney ne suffit plus. 👀 A dans 5 minutes.

Hypertextes aussi s’agrandit. Kessel vous propose désormais une édition “flash”, envoyée le mercredi, toujours à base de contenus intelligents, fiables et que vous n’aurez pas lus ailleurs.

INTERNATIONAL

Gaza n'a pas disparu, même si tout le monde fait semblant

Depuis le début du conflit en Iran, c’est silence radio sur Gaza. Pourtant, la trêve ne tient qu’à un fil et le désarmement du Hamas bloque toutes les négos. Pendant ce temps, alors que tout le monde regarde ailleurs, les américains se désengagent discrètement des abords de Gaza. Washington nie en bloc évidemment, mais si ça se confirme, ça risque de tout changer.

Pourquoi c’est important ?

  • Le retrait discret des Américains pourrait être le vrai game changer : sans Washington dans l'équation, Israël reprend les mains libres. Et ça, ça ne présage rien de bon.

  • Le Hamas est en train de choisir son nouveau leader. Le résultat aura un impact direct sur l'avenir de la bande de Gaza et sur toute la suite des négociations.

  • Gaza reste un pivot de la géopolitique mondiale, ne pas s'y intéresser en ce moment, c'est rater la moitié de l'histoire.

L'Europe va bientôt devoir acheter une table de réunion plus grande

Il faudra bientôt ajouter un couvert de plus à la grande table de l’union (c’est historique, ce n’est pas arrivé depuis 2013). L'UE a officiellement lancé le compte à rebours pour accueillir un nouveau membre : le Monténégro candidate depuis 2008, négocie depuis 2012, et peut espérer une adhésion d'ici 2028. Tout vient à point à qui sait attendre. 

Pourquoi ça nous concerne ?

  • L'adhésion d'un nouveau membre à l'UE a un impact économique direct sur tous les pays membres (positif comme négatif), donc quand on parle de l’Europe, on parle aussi de votre portefeuille.

  • Dans un monde qui part dans tous les sens, sécuriser les Balkans c'est fermer une porte d'entrée à l'influence russe.

  • Ça fait du bien de savoir que l'Europe fait encore rêver, même un peu.

TECH

Votre stagiaire a-t-il moins d'avenir que ChatGPT ?

La menace de l'IA sur le milieu professionnel se concrétise. Les premiers effets se font sentir et ce sont les jeunes qui trinquent le plus.
Un changement en lame de fond, discrète :
moins d’opportunités d’entrée, une progression salariale plus faible et une polarisation accrue des emplois, plus que des suppressions massives. La géopolitique et le durcissement des politiques migratoires aux US, au Royaume Uni et en Allemagne bouleversent également le marché du travail :

  • À court terme, ce sont près de 52 millions d’emplois aux Etats-Unis et 21,8 millions en Europe qui risquent de connaître une profonde transformation,  

  • En cas de fermeture prolongée du détroit d’Ormuz, l’Europe serait plus affectée que les États-Unis : environ 225 000 emplois perdus dans la zone euro contre 126 000 aux États-Unis.

Joyeuse fête du travail.

POLITIQUE

La grande conversation pour savoir si la politique c’était mieux avant

Roselyne Bachelot est l’invitée de La Grande Conversation, et livre un témoignage rare : celui d'une femme qui a traversé 40 ans de vie politique et exercé presque tous les mandats.

Du Conseil général du Maine-et-Loire à l’Assemblée nationale. De son engagement pour le PACS, à ses mandats au Ministère de la Santé ou de la Culture, elle revient sur un des principes qu'elle s'est fixés tout au long de son parcours : la liberté en politique. Face aux partis ou aux pressions, la liberté est une condition essentielle de son engagement. Le gaullisme et ce qu'il en reste aujourd'hui, Mitterrand et la langue française, la droite qui se droitise, l'Assemblée sans majorité... Finalement, la politique, est-ce que c'était mieux avant ?

Que s’est-il passé pour qu’on en arrive à laisser place à des jeunes premiers qui confondent l'Iran et l'Irak ? On n'est pas les seuls à se poser cette question, non par nostalgie mais pour la défense de la démocratie.

CULTURE

LA news qui prouve que l'IA peut tout faire sauf monter sur scène remercier sa mère

Même si elle risque de piquer votre travail, notez quand même que l'IA n'est pas toujours gagnante. Par exemple, elle ne peut pas gagner d'Oscar, alors que vous, oui. Le 1er mai, l'Académie a publié de nouvelles règles : les acteurs et les scénarios générés par IA ne seront pas éligibles aux récompenses. "Seuls les rôles crédités au générique officiel et démontrablement interprétés par des êtres humains avec leur consentement sont éligibles." L'IA reste autorisée comme outil, mais ça s'arrête là.

BUSINESS

George Clooney est-il trop vieux pour vendre du café ?

Nespresso vient d'annoncer l'arrivée de Dua Lipa dans son pool d'égéries. Plus smart, plus cunt, plus sexy, elle a été choisie pour présenter le café comme une aventure du quotidien plutôt qu'un simple boost d'énergie. 60% de la GenZ consomme régulièrement cold brew et iced latte, soit 20% de plus que les millennials. En choisissant Dua Lipa, Nespresso veut séduire un public qui n'a jamais acheté une capsule de sa vie. Et ça va sûrement marcher.

Pourquoi ça nous intéresse ? 

  • Nespresso ne cible pas la GenZ parce qu'elle aime le café. Elle prépare l’avenir, vous êtes concerné si vous avez enfin un salaire et la capacité de souscrire des abonnements.

  • Dua Lipa c'est 94 millions d'abonnés Instagram. Clooney c'est la télé du dimanche soir. Le glissement dit tout sur où se joue désormais l'attention.

  • Clooney reste égérie, même Nespresso connait les valeurs des classiques. Mais un peu de nouveauté de temps en temps, ça ne fait jamais de mal au business.

🔗 L'analyse complète est sur Fortune / Hypebeast

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Roselyne Bachelot, Gaza, un café et l’addition

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Cette semaine, on vous raconte comment Gaza s’enlise encore et toujours, que l’Europe se prépare à s'agrandir, que l’IA ne gagnera jamais d’Oscars et pourquoi George Clonney ne suffit plus. 👀 A dans 5 minutes. ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌
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INTERNATIONAL

Gaza n'a pas disparu, même si tout le monde fait semblant

Depuis le début du conflit en Iran, c’est silence radio sur Gaza. Pourtant, la trêve ne tient qu’à un fil et le désarmement du Hamas bloque toutes les négos. Pendant ce temps, alors que tout le monde regarde ailleurs, les américains se désengagent discrètement des abords de Gaza. Washington nie en bloc évidemment, mais si ça se confirme, ça risque de tout changer.

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  • Le Hamas est en train de choisir son nouveau leader. Le résultat aura un impact direct sur l'avenir de la bande de Gaza et sur toute la suite des négociations.

  • Gaza reste un pivot de la géopolitique mondiale, ne pas s'y intéresser en ce moment, c'est rater la moitié de l'histoire.

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Il faudra bientôt ajouter un couvert de plus à la grande table de l’union (c’est historique, ce n’est pas arrivé depuis 2013). L'UE a officiellement lancé le compte à rebours pour accueillir un nouveau membre : le Monténégro candidate depuis 2008, négocie depuis 2012, et peut espérer une adhésion d'ici 2028. Tout vient à point à qui sait attendre. 

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  • Dans un monde qui part dans tous les sens, sécuriser les Balkans c'est fermer une porte d'entrée à l'influence russe.

  • Ça fait du bien de savoir que l'Europe fait encore rêver, même un peu.

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La menace de l'IA sur le milieu professionnel se concrétise. Les premiers effets se font sentir et ce sont les jeunes qui trinquent le plus.
Un changement en lame de fond, discrète :
moins d’opportunités d’entrée, une progression salariale plus faible et une polarisation accrue des emplois, plus que des suppressions massives. La géopolitique et le durcissement des politiques migratoires aux US, au Royaume Uni et en Allemagne bouleversent également le marché du travail :

  • À court terme, ce sont près de 52 millions d’emplois aux Etats-Unis et 21,8 millions en Europe qui risquent de connaître une profonde transformation,  

  • En cas de fermeture prolongée du détroit d’Ormuz, l’Europe serait plus affectée que les États-Unis : environ 225 000 emplois perdus dans la zone euro contre 126 000 aux États-Unis.

Joyeuse fête du travail.

POLITIQUE

La grande conversation pour savoir si la politique c’était mieux avant

Roselyne Bachelot est l’invitée de La Grande Conversation, et livre un témoignage rare : celui d'une femme qui a traversé 40 ans de vie politique et exercé presque tous les mandats.

Du Conseil général du Maine-et-Loire à l’Assemblée nationale. De son engagement pour le PACS, à ses mandats au Ministère de la Santé ou de la Culture, elle revient sur un des principes qu'elle s'est fixés tout au long de son parcours : la liberté en politique. Face aux partis ou aux pressions, la liberté est une condition essentielle de son engagement. Le gaullisme et ce qu'il en reste aujourd'hui, Mitterrand et la langue française, la droite qui se droitise, l'Assemblée sans majorité... Finalement, la politique, est-ce que c'était mieux avant ?

Que s’est-il passé pour qu’on en arrive à laisser place à des jeunes premiers qui confondent l'Iran et l'Irak ? On n'est pas les seuls à se poser cette question, non par nostalgie mais pour la défense de la démocratie.

CULTURE

LA news qui prouve que l'IA peut tout faire sauf monter sur scène remercier sa mère

Même si elle risque de piquer votre travail, notez quand même que l'IA n'est pas toujours gagnante. Par exemple, elle ne peut pas gagner d'Oscar, alors que vous, oui. Le 1er mai, l'Académie a publié de nouvelles règles : les acteurs et les scénarios générés par IA ne seront pas éligibles aux récompenses. "Seuls les rôles crédités au générique officiel et démontrablement interprétés par des êtres humains avec leur consentement sont éligibles." L'IA reste autorisée comme outil, mais ça s'arrête là.

BUSINESS

George Clooney est-il trop vieux pour vendre du café ?

Nespresso vient d'annoncer l'arrivée de Dua Lipa dans son pool d'égéries. Plus smart, plus cunt, plus sexy, elle a été choisie pour présenter le café comme une aventure du quotidien plutôt qu'un simple boost d'énergie. 60% de la GenZ consomme régulièrement cold brew et iced latte, soit 20% de plus que les millennials. En choisissant Dua Lipa, Nespresso veut séduire un public qui n'a jamais acheté une capsule de sa vie. Et ça va sûrement marcher.

Pourquoi ça nous intéresse ? 

  • Nespresso ne cible pas la GenZ parce qu'elle aime le café. Elle prépare l’avenir, vous êtes concerné si vous avez enfin un salaire et la capacité de souscrire des abonnements.

  • Dua Lipa c'est 94 millions d'abonnés Instagram. Clooney c'est la télé du dimanche soir. Le glissement dit tout sur où se joue désormais l'attention.

  • Clooney reste égérie, même Nespresso connait les valeurs des classiques. Mais un peu de nouveauté de temps en temps, ça ne fait jamais de mal au business.

🔗 L'analyse complète est sur Fortune / Hypebeast

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Exclusif : le RN, grand défenseur de l’élevage intensif

Exclusif : le RN, grand défenseur de l’élevage intensif
Qui aurait pu prédire ? ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌
Qui aurait pu prédire ?

📢 L’ENQUETE DU JOUR

Le RN, grand défenseur de l’élevage intensif

L’élevage intensif ? Une grande majorité de Français est contre. Et pourtant, les décisions politiques ne suivent pas. À l’Assemblée nationale, le Rassemblement national (RN) est le plus hostile à toute remise en cause de l’élevage intensif, au coude-à-coude avec la droite (Les Républicains) et le socle commun macroniste (Renaissance et ses alliés).

Nous avons passé au crible l’ensemble des 11 000 amendements qui ont fait l’objet d’un vote à l’Assemblée depuis 2022. Au total, 51 amendements portent sur l’élevage intensif, la plupart rejetés. En comparaison, seuls les groupes de gauche ont systématiquement voté en faveur d’un changement de modèle.

Découvrez notre analyse exclusive, par notre nouveau journaliste data Awenig Marié :

Notre campagne de dons est à 90%, aidez-nous à atteindre notre objectif pour recruter !

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Le Shift Project publie son nouveau rapport intermédiaire : Textile et Cuir 2050

Le Shift Project publie son nouveau rapport intermédiaire : Textile et Cuir 2050
Découvrez notre rapport intermédiaire "Textile et Cuir 2050 : Quelle place dans la décarbonation de l'économie ?" ‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­
Si vous ne parvenez pas à lire cet e-mail, cliquez ici
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Chères amies, chers amis du Shift,


Le Shift Project a le plaisir de vous annoncer la publication de son rapport intermédiaire « Textile & Cuir 2050 : quelle place dans la décarbonation de l’économie ? », consacré à l’analyse de l’empreinte carbone et énergétique de ces filières et à l’identification de leurs leviers de transformation.


Vous pouvez dès à présent :



Enfin, précisons qu’à des fins de transparence, la publication de ce rapport est accompagnée de celle de plusieurs autres documents, disponibles sur la page dédiée de notre site . 


Cette publication est aussi l’occasion pour nous de faire appel à vous : nous listons tous nos besoins d’aide dans ce rapport intermédiaire, vous pouvez contribuer à rendre plus solide et pertinent notre futur rapport final ! 


Bonne lecture !

L'équipe du Shift


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Participer au live
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Dans le cadre de notre Plan robuste pour l'économie française

Cette présentation s'inscrit dans le cadre de notre Plan Robuste Pour l'Economie Française, dont le premier volet a été présenté le 14 avril dernier. 


Porté par des dizaines de milliers de donateurs, de membres des Shifters et de professionnels engagés, ce travail collectif et inédit par son ampleur vise à structurer des réponses concrètes aux multiples crises contemporaines.


À un an de l’élection présidentielle de 2027, cette initiative poursuit un objectif clair : donner à la France les moyens de faire face aux crises énergétiques et climatiques et de reprendre son avenir en main. 

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A propos du projet

Les filières textile et cuir occupent une place significative dans l’économie mondiale, tant par les volumes de production qu’elles représentent que par leur forte insertion dans les échanges internationaux. Elles reposent sur des chaînes de valeur longues, complexes et fragmentées, mobilisant de nombreux acteurs et réparties sur plusieurs continents.

Plusieurs études ont cherché à quantifier leur impact climatique. Toutefois, les résultats disponibles aujourd’hui demeurent hétérogènes : selon les sources, le secteur du textile représenterait entre 2 et 10 % des émissions mondiales, parfois en incluant partiellement le cuir. Ces écarts importants traduisent des différences de périmètre, de méthodologie et un manque de transparence sur les données mobilisées.

Dans ce contexte, l’un des enjeux majeurs est de clarifier le diagnostic. Si les acteurs des filières textile et cuir ont déjà engagé des démarches de décarbonation, l’absence de constat chiffré consolidé et partagé limite la capacité à prioriser efficacement les actions et à orienter les investissements.

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Découvrir le rapport
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A propos du rapport intermédiaire 

Nous publions aujourd’hui un rapport intermédiaire, qui précède notre futur rapport final. Nous y expliquons notamment la méthodologie que nous employons, et nous dévoilons nos premiers résultats.

Nous publions en particulier nos chiffrages à date de ce que nous appelons la « cartographie des tonnages » : nous sommes en train de quantifier et de géolocaliser l’ensemble des produits textiles et cuir dans le monde, aux différentes étapes des chaînes de valeur, et par pays.

Par exemple, nous quantifions la production de fils de coton en Inde, au Pakistan, au Bangladesh, au Vietnam… ; la production d’étoffes en Chine, en Inde, aux Etats-Unis… ; le tannage des peaux bovines au Brésil, au Mexique, en Italie… ; la production de chaussures au Vietnam, en Turquie, aux Philippines… ; la consommation de T-shirts au Japon, en Indonésie, en Russie…

Quantifier ces flux de manière plus précise que ce qui a été fait dans les études qui nous précèdent doit nous permettre de calculer plus finement les émissions induites par ces derniers : en appliquant des facteurs d’émission adaptés aux mix des pays, en traçant mieux les flux de transport.

Dans cette publication intermédiaire, nous expliquons nos choix de facteurs d’émissions, mais nous ne publions pas encore de calculs d’empreinte. Nous mettrons probablement à jour notre publication avec ces calculs, avant la publication du rapport final.

Bien que nous ayons déjà rassemblé un grand nombre de données, nous rencontrons encore certains manques : de données, et de méthodologies. Cette publication est donc l’occasion pour nous de faire appel à vous, relecteurs : nous listons tous nos besoins d’aide dans le rapport, vous pouvez contribuer à rendre plus solide et pertinent notre futur rapport final !


Nos besoins

Nous récapitulons dans le rapport l’ensemble des points bloquants que nous rencontrons actuellement, comme des manques de données. Vos contributions seront les bienvenues pour nous aider à les surmonter ! Vous pouvez par exemple nous aider sur : 


  • Textile : Quelles données pour l’impact carbone des fibres synthétiques ?  
  • Textile : Comment caractériser nos flux de productions industrielles par procédés de production ?  
  • Cuir : Comment mieux estimer la part des peaux dans le monde mobilisées dans l’industrie du cuir ?
  • Cuir : Comment estimer les revenus de l’abattoir liés au cuir pour le cas de la France ?
  • Textile & Cuir : Comment intégrer les autres critères d’impact que le carbone et l’énergie ?
  • Textile & Cuir : Avec qui vérifier nos interprétations des codes douaniers ? 


La liste exhaustive est dans le rapport. Vous pouvez nous écrire à textile-cuir@theshiftproject.org 


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Programme de l'évènement

14h00 | Mot d'introduction


  • Maxime Efoui-Hess, Coordinateur du programme Industrie, The Shift Project


14h10 | Présentation du rapport par ses auteurs et autrices


  • Erwan Proto, Pilote du projet « Textile & Cuir »
  • Mathilde Ronze, Ingénieure de projet
  • Alice Espinasse, Chargée de projet
  • Antoine Cellier, Chargé de projet
  • Violaine Girardin, Co-pilote « Cuir »
  • Guillaume Declair, Co-pilote « Textile »


15h10 | Ateliers collaboratifs

Les participants sélectionnés sont répartis par atelier dans des salles virtuelles, et confiés à un animateur pour une durée de 1h30. Afin d’assurer la qualité des discussions, les ateliers sont réservés à un nombre très limité de professionnels du secteur. Nous nous réservons donc le droit de refuser ou réaffecter les participants à un autre atelier. Le descriptif du contenu des ateliers est disponible sur la page dédiée de notre site.


  • Atelier 1 - Textile & Cuir : Comment élargir notre étude à d’autres critères d’impact que le carbone et l’énergie ?
  • Atelier 2 - Textile : Quels sont les leviers de décarbonation du textile à quantifier ?
  • Atelier 3 - Cuir : Quels sont les leviers de décarbonation du cuir à quantifier ?
  • Atelier 4 - Cuir (& Textile) : Impact carbone du cuir : allocation des émissions


16h45 | Fin de l'événement


Un replay sera disponible sur notre chaine Youtube peu après l’événement.

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Participer au live
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Un grand merci à nos partenaires

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Equipe et contacts

  • Maxime Efoui-Hess, Coordinateur du programme « Industrie » : maxime.efoui@theshiftproject.org
  • Erwan Proto, Pilote du projet « Textile et Cuir » : erwan.proto@theshiftproject.org
  • Violaine Girardin, Copilote Cuir 
  • Guillaume Declair, Copilote Textile 
  • Mathilde Ronze, Ingénieure de projet « Textile et Cuir»
  • Alice Espinasse Valerian, Chargée de projet « Textile et Cuir»
  • Antoine Cellier, Chargé de projet « Textile et Cuir»
  • Pauline Brouillard & Simon Levan, communication


Contact projet : textile-cuir@theshiftproject.org

Contact presse : pauline.brouillard@theshiftproject.org 

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Nos prochains évènements

21 mai, à 18h en ligne

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"Emploi et formation : des leviers essentiels pour décarboner"

Le Shift Project a le plaisir de vous inviter au tout premier webinaire sectoriel de notre Plan robuste pour l'économie française, sur l'emploi et la formation. 


Notre nouvelle étude approfondit les enjeux que pose la décarbonation et analyse dans le détail la manière dont les cinq secteurs-clés suivants s’en emparent :  

  • Le logement
  • La réparation automobile
  • Le fret
  • Le train longue distance
  • La production d’énergie solaire et éolienne 
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Nos dernières publications

Le premier volet du Plan robuste pour l'économie française

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Dans un contexte de crises énergétiques et climatiques sans précédent, le Shift Project publie le premier volet de son Plan robuste pour l'économie française (PREF).


Notre analyse plonge au cœur de 20 grands chantiers : ceux sans lesquels la transition bas-carbone ne réussira pas. Sans être exhaustifs, les chantiers retenus couvrent une large partie des enjeux de décarbonation et illustrent l’ensemble des familles d’actions que la France doit mener et accélérer.

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Découvrez ce rapport inédit !
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The Shift Project  est un groupe de réflexion qui vise à éclairer et influencer le débat sur les défis climat-énergie. Nous sommes une association d’intérêt général. Nos membres financeurs sont pour la plupart des entreprises. Guidé par l’exigence de rigueur scientifique et technique, notre regard sur l’économie est avant tout physique et systémique. 


Protection de vos données : vous recevez cet email car vous êtes inscrit.e à la Newsletter du Shift. Vous vous êtes inscrit.e sur notre site web www.theshiftproject.org, ou alors vous avez demandé à l'être lors d'un événement du Shift ou lorsque vous avez signé un Appel ou Manifeste. Vous pouvez vous désinscrire à tout moment en cliquant sur le lien "Désabonnement" en bas de nos messages Brevo, ou en nous écrivant à communication@theshiftproject.org. Pour plus d'informations sur notre politique de traitement des données, rendez-vous sur notre site web.


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🔗 Livret A, couture et détroit d'Ormuz

🔗 Livret A, couture et détroit d'Ormuz
Cette semaine : pourquoi les artisans, créateurs et consultants ont plus à apprendre d'Hermès que de ChatGPT, comment une app de rencontres a mis 2,5M de personnes en file d'attente, et un prompt IA pour détecter tout licenciement déguisé en révolution tech. À dans 5 min ! 👀 ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌
Cette semaine : pourquoi les artisans, créateurs et consultants ont plus à apprendre d'Hermès que de ChatGPT, comment une app de rencontres a mis 2,5M de personnes en file d'attente, et un prompt IA pour détecter tout licenciement déguisé en révolution tech. À dans 5 min ! 👀

#BULLETIN DE SANTÉ

Jobs en moins.

Les entreprises françaises mettent le hola sur les embauches. 2,3 millions de projets de recrutement sont prévus en 2026 - un chiffre en recul de 6,5% par rapport à l'année dernière (France Travail). Certes, le ralentissement est deux fois moins marqué qu'en 2025. Mais la baisse touche tous les secteurs, sans exception, de l'industrie à la construction. Le marché qui était censé se redresser après le Covid tourne en fait au ralenti. Même un CV parfait ne suffit plus…

Caddies plus chers.

Le prix des produits alimentaires en rayon va augmenter de 4 à 5 % dans les prochains mois (France Info / UFC Que Choisir). Le choc pétrolier provoqué par la fermeture du détroit d'Ormuz se répercute sur les emballages, le transport et les matières premières. En clair, les prix avaient tout juste commencé à se stabiliser - et l'addition arrive au moment où l'on pensait avoir récupéré sa monnaie.

Argent chez soi.

Les Français ont retiré 3,1 milliards d'euros de leur Livret A au premier trimestre 2026, la plus grosse décollecte depuis 2009 (Caisse des dépôts / Bourse Direct). Avec ce troisième mois consécutif de décollecte, la situation commence à rappeler la crise financière de 2008. Même le Livret d'épargne populaire (LEP), réservé aux ménages modestes, recule pour la première fois depuis mai 2025 - 120 millions d'euros ont été retirés en mars 2026.
Bref, on ne retire pas notre argent parce que les taux baissent - mais parce qu'on en a besoin.

EN CLAIR, LES FRANÇAIS ONT PEUR ET L’ÉCONOMIE N’AIME PAS ÇA.

Moins d'embauches, des prix qui repartent à la hausse et trois milliards sortis du Livret A. Trois signaux déconnectés - jusqu'à ce qu'on réalise qu'ils racontent la même chose : quand les gens ont peur, ils se recroquevillent. Ils n'achètent plus, n'investissent plus, n'embauchent plus.
Et quand tout le monde se recroqueville en même temps, la peur devient autoréalisatrice. 

ET EN PLUS ILS ONT GENTRIFIÉ TINDER

Connaissez-vous Raya ?
Aux États-Unis, le magazine WIRED revient sur l'existence de l'application de rencontres ultra-sélect, dont la liste d'attente compte… 2,5 millions de personnes, et certaines font la queue depuis sept ans. La raison ? Le "Tinder des célébrités" n'est accessible que sur invitation, et chaque profil doit être validé par la plateforme - ça peut prendre une semaine comme des années.
Bref, on a réussi à mettre une file d'attente et un prix d'entrée sur quelque chose que nos grands-parents faisaient gratuitement dans une salle des fêtes.

#BUZZWORD : “AI WASHING”

ÇA VEUT DIRE QUOI ?

C'est quand une entreprise utilise l'IA comme prétexte pour justifier une décision qui aurait été prise de toute façon. L'intelligence artificielle devient un alibi, un écran de fumée 2.0. On ne supprime pas des postes parce que les affaires vont mal - on "optimise la structure grâce aux nouvelles capacités de l'IA générative".
En clair : l'IA ne transforme rien, mais sert de joli papier cadeau à un licenciement discutable.

COMMENT LE PLACER LORS D'UN AFTERWORK :

"Mon chef vient d'annoncer une réorg' en nous expliquant que c'était grâce à l'IA. Mais le logiciel qu'ils ont installé, c'est un chatbot qui répond aux mails. C'est vraiment de l'AI washing de compet - et le chatbot, lui, il garde son poste !"

#L’ANGLE MORT

LE BRUIT

L'IA - ne pas l'utiliser en 2026, c'est presque devenu has been. Tout le monde prompte, scale, automatise - des créateurs de contenus aux consultants, en passant par les restaurateurs. La logique tech s'applique désormais à tout.

LE SIGNAL

À force de vouloir tout produire plus vite, on commence à confondre vitesse de production et valeur. L'outil est devenu le sujet. Et ce qu'on faisait avant l'arrivée de l'IA - avec du temps, du soin, une signature - se retrouve presque à se justifier d'exister.

ANGLES MORTS

Le dilemme : est-ce que la valeur de notre travail vient du fait d’aller plus vite grâce à Claude ou ChatGPT, ou plutôt du savoir-faire et de l’approche personnelle qu’on y met ? C'est la question posée par Matthieu Stefani dans Génération Do It Yourself cette semaine, à travers l'exemple d'Hermès et de la "ligne de couture".

Chez le géant du luxe, les artisans sont formés pendant dix-huit mois… avant même de toucher un sac. L'entreprise utilise évidemment des machines de pointe, mais ce sont eux qui décident quand et comment. Le geste reste humain, situé, non reproductible. "Chaque sac Hermès porte le poinçon de celui ou celle qui l'a fait", explique Matt Stefani, "et l'artisan conserve ses outils toute sa carrière."

C'est précisément ce caractère unique qui fait qu'un Birkin vaut ce qu'il vaut (cher) et que la liste d'attente ne désemplit pas. La maison aurait pu externaliser pour optimiser. Elle a choisi de ne pas le faire. Et c'est devenu son argument commercial le plus puissant.

Alors, la question centrale c’est : que peut-on confier à l'IA sans que ça se voie, et que doit-on encore faire sur mesure ? Autrement dit : où se trouve notre ligne de couture ?

L'analyse complète est à retrouver sur Génération Do It Yourself de Matthieu Stefani - et pour retrouver l'histoire d'Hermès racontée en podcast, c'est chez Fleurons.

#PROPALES DE FUTUR (inspirées de faits réels): le détroit d’Ormuz

CHIANT MAIS PROBABLE Un cessez-le-feu de façade est signé début mai sous la pression des monarchies du Golfe. Le détroit d'Ormuz rouvre partiellement. Donald Trump publie dans la foulée un post sur Truth Social en s'attribuant tout le mérite. Les prix du baril de pétrole et du kérosène reviennent à des niveaux acceptables - comprendre : vos billets d'avion pour cet été ne sont pas annulés, mais coûteront quand même 40% plus cher. Un "comité de vigilance énergétique" est créé à Bruxelles, se réunit quatre fois, publie un rapport en trois langues que personne ne lit, et disparaît dans l'indifférence générale. En France, c'est la faute à Macron.

BLACK MIRROR  Les négociations ayant définitivement échoué, les États-Unis passent à une cyberattaque en règle sur les systèmes de contrôle des infrastructures énergétiques iraniennes. L'Iran connaît un black-out de 72 heures. Personne ne sait vraiment ce qu'il se passe à Téhéran pendant quatre jours parce que les journalistes n'ont plus de réseau. L'information devient une denrée aussi rare que l'essence. Les chaînes d'info en continu diffusent en boucle un expert qui répète qu' "on n'a pas assez d'éléments" - ce qui est vrai, mais ça n'a jamais empêché un expert de continuer à parler en plateau.

IDIOCRACY Elon Musk propose de régler le conflit avec un sondage sur X. Une influenceuse de Dubaï fait 140 millions de vues avec une vidéo intitulée "Ma semaine sous blocus (routine + GRWM)". Trump la cite en conférence de presse en expliquant qu'il y a de "very good people, very resilient, very American people" qui font bouger les choses. Netflix lance une série documentaire, narrée par Morgan Freeman, avant même la fin du conflit. Le détroit finit par rouvrir, parce que plus personne n'a le temps de faire la guerre entre deux reels Instagram.

GRAND RECLASSEMENT L'Europe, lassée d'attendre une position américaine cohérente en voyant ses réserves d'énergie fondre à vue d'œil, envoie une coalition navale franco-britannique dans le détroit. Premier déploiement militaire européen autonome à cette échelle. Macron tient une conférence de presse en anglais et réhausse pour l'occasion ses lunettes à la Top Gun, (re)devenant un symbole mondial. Les marchés adorent, sa cote de popularité aussi. L'OTAN commence à ressembler à une colocation dont certains locataires ont décidé de racheter l'immeuble et les autres feignent de ne pas avoir entendu frapper.

LE MONDE D'APRÈS  Le blocus américain tient trois mois. Pas une goutte de pétrole ne sort du détroit - sauf vers la Chine, qui joue la carte de la neutralité façon contre-Uno malgré les sanctions économiques américaines. Les Européens redécouvrent le train avec une hostilité polie. Faute de clients véhiculés, les centres commerciaux de périphérie ferment les uns après les autres. Le télétravail redevient une solution écologique plutôt qu'un privilège de cadre. Le nombre de vélotaffeurs explose, et pas qu'à Paris. Les gens achètent local, reparlent à leurs voisins. Ça ressemble davantage à un dimanche sans voiture permanent qu'à Mad Max ce qui, selon les générations, est soit une catastrophe, soit exactement ce qu'on attendait, sans oser le dire.

#LE JEU DU PROMPT

Cette semaine, collez ça dans Claude ou ChatGPT :

"Tu es un DRH d'une entreprise de 200 personnes dans le secteur des services. Tu dois justifier la suppression de 15 postes de cadres intermédiaires à un comité social et économique. Tu as décidé ces suppressions principalement pour des raisons budgétaires, mais tu veux présenter ça comme une transformation liée à l'IA. Rédige le discours. Puis, dans un deuxième temps, joue le rôle d'un délégué syndical qui a lu l'étude HBR sur l'AI washing et démonte ton argumentaire point par point."

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Le prix des produits alimentaires en rayon va augmenter de 4 à 5 % dans les prochains mois (France Info / UFC Que Choisir). Le choc pétrolier provoqué par la fermeture du détroit d'Ormuz se répercute sur les emballages, le transport et les matières premières. En clair, les prix avaient tout juste commencé à se stabiliser - et l'addition arrive au moment où l'on pensait avoir récupéré sa monnaie.

Argent chez soi.

Les Français ont retiré 3,1 milliards d'euros de leur Livret A au premier trimestre 2026, la plus grosse décollecte depuis 2009 (Caisse des dépôts / Bourse Direct). Avec ce troisième mois consécutif de décollecte, la situation commence à rappeler la crise financière de 2008. Même le Livret d'épargne populaire (LEP), réservé aux ménages modestes, recule pour la première fois depuis mai 2025 - 120 millions d'euros ont été retirés en mars 2026.
Bref, on ne retire pas notre argent parce que les taux baissent - mais parce qu'on en a besoin.

EN CLAIR, LES FRANÇAIS ONT PEUR ET L’ÉCONOMIE N’AIME PAS ÇA.

Moins d'embauches, des prix qui repartent à la hausse et trois milliards sortis du Livret A. Trois signaux déconnectés - jusqu'à ce qu'on réalise qu'ils racontent la même chose : quand les gens ont peur, ils se recroquevillent. Ils n'achètent plus, n'investissent plus, n'embauchent plus.
Et quand tout le monde se recroqueville en même temps, la peur devient autoréalisatrice. 

ET EN PLUS ILS ONT GENTRIFIÉ TINDER

Connaissez-vous Raya ?
Aux États-Unis, le magazine WIRED revient sur l'existence de l'application de rencontres ultra-sélect, dont la liste d'attente compte… 2,5 millions de personnes, et certaines font la queue depuis sept ans. La raison ? Le "Tinder des célébrités" n'est accessible que sur invitation, et chaque profil doit être validé par la plateforme - ça peut prendre une semaine comme des années.
Bref, on a réussi à mettre une file d'attente et un prix d'entrée sur quelque chose que nos grands-parents faisaient gratuitement dans une salle des fêtes.

#BUZZWORD : “AI WASHING”

ÇA VEUT DIRE QUOI ?

C'est quand une entreprise utilise l'IA comme prétexte pour justifier une décision qui aurait été prise de toute façon. L'intelligence artificielle devient un alibi, un écran de fumée 2.0. On ne supprime pas des postes parce que les affaires vont mal - on "optimise la structure grâce aux nouvelles capacités de l'IA générative".
En clair : l'IA ne transforme rien, mais sert de joli papier cadeau à un licenciement discutable.

COMMENT LE PLACER LORS D'UN AFTERWORK :

"Mon chef vient d'annoncer une réorg' en nous expliquant que c'était grâce à l'IA. Mais le logiciel qu'ils ont installé, c'est un chatbot qui répond aux mails. C'est vraiment de l'AI washing de compet - et le chatbot, lui, il garde son poste !"

#L’ANGLE MORT

LE BRUIT

L'IA - ne pas l'utiliser en 2026, c'est presque devenu has been. Tout le monde prompte, scale, automatise - des créateurs de contenus aux consultants, en passant par les restaurateurs. La logique tech s'applique désormais à tout.

LE SIGNAL

À force de vouloir tout produire plus vite, on commence à confondre vitesse de production et valeur. L'outil est devenu le sujet. Et ce qu'on faisait avant l'arrivée de l'IA - avec du temps, du soin, une signature - se retrouve presque à se justifier d'exister.

ANGLES MORTS

Le dilemme : est-ce que la valeur de notre travail vient du fait d’aller plus vite grâce à Claude ou ChatGPT, ou plutôt du savoir-faire et de l’approche personnelle qu’on y met ? C'est la question posée par Matthieu Stefani dans Génération Do It Yourself cette semaine, à travers l'exemple d'Hermès et de la "ligne de couture".

Chez le géant du luxe, les artisans sont formés pendant dix-huit mois… avant même de toucher un sac. L'entreprise utilise évidemment des machines de pointe, mais ce sont eux qui décident quand et comment. Le geste reste humain, situé, non reproductible. "Chaque sac Hermès porte le poinçon de celui ou celle qui l'a fait", explique Matt Stefani, "et l'artisan conserve ses outils toute sa carrière."

C'est précisément ce caractère unique qui fait qu'un Birkin vaut ce qu'il vaut (cher) et que la liste d'attente ne désemplit pas. La maison aurait pu externaliser pour optimiser. Elle a choisi de ne pas le faire. Et c'est devenu son argument commercial le plus puissant.

Alors, la question centrale c’est : que peut-on confier à l'IA sans que ça se voie, et que doit-on encore faire sur mesure ? Autrement dit : où se trouve notre ligne de couture ?

L'analyse complète est à retrouver sur Génération Do It Yourself de Matthieu Stefani - et pour retrouver l'histoire d'Hermès racontée en podcast, c'est chez Fleurons.

#PROPALES DE FUTUR (inspirées de faits réels): le détroit d’Ormuz

CHIANT MAIS PROBABLE Un cessez-le-feu de façade est signé début mai sous la pression des monarchies du Golfe. Le détroit d'Ormuz rouvre partiellement. Donald Trump publie dans la foulée un post sur Truth Social en s'attribuant tout le mérite. Les prix du baril de pétrole et du kérosène reviennent à des niveaux acceptables - comprendre : vos billets d'avion pour cet été ne sont pas annulés, mais coûteront quand même 40% plus cher. Un "comité de vigilance énergétique" est créé à Bruxelles, se réunit quatre fois, publie un rapport en trois langues que personne ne lit, et disparaît dans l'indifférence générale. En France, c'est la faute à Macron.

BLACK MIRROR  Les négociations ayant définitivement échoué, les États-Unis passent à une cyberattaque en règle sur les systèmes de contrôle des infrastructures énergétiques iraniennes. L'Iran connaît un black-out de 72 heures. Personne ne sait vraiment ce qu'il se passe à Téhéran pendant quatre jours parce que les journalistes n'ont plus de réseau. L'information devient une denrée aussi rare que l'essence. Les chaînes d'info en continu diffusent en boucle un expert qui répète qu' "on n'a pas assez d'éléments" - ce qui est vrai, mais ça n'a jamais empêché un expert de continuer à parler en plateau.

IDIOCRACY Elon Musk propose de régler le conflit avec un sondage sur X. Une influenceuse de Dubaï fait 140 millions de vues avec une vidéo intitulée "Ma semaine sous blocus (routine + GRWM)". Trump la cite en conférence de presse en expliquant qu'il y a de "very good people, very resilient, very American people" qui font bouger les choses. Netflix lance une série documentaire, narrée par Morgan Freeman, avant même la fin du conflit. Le détroit finit par rouvrir, parce que plus personne n'a le temps de faire la guerre entre deux reels Instagram.

GRAND RECLASSEMENT L'Europe, lassée d'attendre une position américaine cohérente en voyant ses réserves d'énergie fondre à vue d'œil, envoie une coalition navale franco-britannique dans le détroit. Premier déploiement militaire européen autonome à cette échelle. Macron tient une conférence de presse en anglais et réhausse pour l'occasion ses lunettes à la Top Gun, (re)devenant un symbole mondial. Les marchés adorent, sa cote de popularité aussi. L'OTAN commence à ressembler à une colocation dont certains locataires ont décidé de racheter l'immeuble et les autres feignent de ne pas avoir entendu frapper.

LE MONDE D'APRÈS  Le blocus américain tient trois mois. Pas une goutte de pétrole ne sort du détroit - sauf vers la Chine, qui joue la carte de la neutralité façon contre-Uno malgré les sanctions économiques américaines. Les Européens redécouvrent le train avec une hostilité polie. Faute de clients véhiculés, les centres commerciaux de périphérie ferment les uns après les autres. Le télétravail redevient une solution écologique plutôt qu'un privilège de cadre. Le nombre de vélotaffeurs explose, et pas qu'à Paris. Les gens achètent local, reparlent à leurs voisins. Ça ressemble davantage à un dimanche sans voiture permanent qu'à Mad Max ce qui, selon les générations, est soit une catastrophe, soit exactement ce qu'on attendait, sans oser le dire.

#LE JEU DU PROMPT

Cette semaine, collez ça dans Claude ou ChatGPT :

"Tu es un DRH d'une entreprise de 200 personnes dans le secteur des services. Tu dois justifier la suppression de 15 postes de cadres intermédiaires à un comité social et économique. Tu as décidé ces suppressions principalement pour des raisons budgétaires, mais tu veux présenter ça comme une transformation liée à l'IA. Rédige le discours. Puis, dans un deuxième temps, joue le rôle d'un délégué syndical qui a lu l'étude HBR sur l'AI washing et démonte ton argumentaire point par point."

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