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200 soutiens mensuels et on recrute ! ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌
200 soutiens mensuels et on recrute !

✍️ 200 soutiens mensuels et on recrute

80% de l’objectif : le recrutement approche !

Doucement mais sûrement, nous arrivons à l’objectif des 1000 soutiens mensuels supplémentaires afin de recruter notre futur(e) journaliste vidéo !

Notre équipe est désormais bien rôdée, avec à la fois un meilleur suivi de l’actualité, des enquêtes, et des articles plus longs que vous ne verrez que sur Bon Pote, comme la semaine dernière avec l’article sur les batteries des voitures électriques.

Notre nouvelle ligne éditoriale est claire, toujours avec une information basée sur les faits, sur la vérifications des sources. Et le mois de mai va être TRES actif de notre côté avec la publication de plusieurs enquêtes et analyses sur la souveraineté énergétique… ca va secouer.

Pour nous renforcer, nous avons encore besoin de 200 soutiens mensuels (enfin, 194 même ce matin !).

A la seconde où nous atteignons l’objectif des 1000 nouveaux soutiens mensuels, nous publierons le lendemain l’offre pour recruter.

Chaque promesse est toujours tenue chez Bon Pote, et ce n’est pas prêt de s’arrêter. Merci infiniment pour votre soutien qui nous permet de travailler dans de bonnes conditions, une chose rare aujourd’hui où les médias souffrent et n’ont pas la liberté que nous avons chez Bon Pote !

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Confort, Simplification et Amour Violent

Confort, Simplification et Amour Violent
Cette semaine, on vous explique comment nous simplifier la vie ne nous rend pas plus heureux mais aussi qu'on va payer plus cher nos courses, et que l'utilisation de charbon recule pour la première fois. En plus, vous saurez si c'est bien de permettre à vos enfants de s'aider de ChatGPT. À dans cinq minutes ! 👀 ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌
Cette semaine, on vous explique comment nous simplifier la vie ne nous rend pas plus heureux mais aussi qu'on va payer plus cher nos courses, et que l'utilisation de charbon recule pour la première fois. En plus, vous saurez si c'est bien de permettre à vos enfants de s'aider de ChatGPT. À dans cinq minutes ! 👀

Le confort nous aura-t-il à l’usure ?

Il y a des erreurs de civilisation qui commencent doucement, par un bouton “commander en un clic”. On gagne trois minutes, on évite une interaction humaine, on reçoit un plat tiède devant une série moyenne et l’on appelle ça le progrès.

C’est ce qu’a fait la Silicon Valley, qui n’a pas seulement vendu des outils mais une métaphysique basse consommation : moins d’effort, moins de friction, moins de choix à faire soi-même. Google Maps choisit la route, Amazon le produit, Netflix la soirée, Tinder le désir et ChatGPT la formulation. Tout devient plus simple mais plus simple ne veut pas dire plus vivant : dans une maison de retraite aussi, tout est optimisé : repas à heures fixes, déplacements réduits, décisions limitées. Pas vraiment le symbole de l’avenir de l’humanité.

Le contresens est là. La tech a décidé que la difficulté était un bug, alors qu’elle est souvent ce qui donne un peu de densité à l’existence. Se perdre dans une ville, rater une recette, lire un texte qui résiste, débattre avec quelqu’un d’insupportable, apprendre lentement quelque chose avec la grâce d’un lombric fatigué : tout cela prend du temps, agace, humilie parfois. Mais c’est précisément là que se fabriquent la compétence, le goût, le jugement, la mémoire. Le résultat sans le chemin, c’est joli sur une démo produit. Dans une vie, ça ressemble assez vite à un cercueil avec Wi-Fi.

Et le problème dépasse largement le développement personnel pour cadres qui veulent “reprendre le contrôle”. La démocratie aussi est une friction et elle oblige à supporter l’autre, à écouter des phrases stupides sans immédiatement muter le canal, à habiter un espace commun avec des gens qu’aucun algorithme n’aurait recommandé. Hannah Arendt appelait cela “le monde commun” ; aujourd’hui, on appellerait plutôt ça une mauvaise expérience utilisateur. Le PMU, la place du marché, le petit commerce, la réunion publique : autant d’endroits mal fichus, bruyants, parfois pénibles où le réel a encore la politesse de ne pas être personnalisé.

La question n’est donc pas de jeter les outils, ce qui serait aussi crédible qu’un ministre promettant la simplification administrative, mais de savoir ce qu’on refuse encore de déléguer, comme lire, écrire soi-même, marcher sans GPS ou parler à quelqu’un qui pense autrement, apprendre une langue sans viser immédiatement la productivité et garder quelques zones de résistance, non par nostalgie, mais par hygiène existentielle.

Le futur raté par la Silicon Valley, c’est peut-être celui-là : non pas nous épargner l’effort, mais nous laisser choisir les résistances qui valent la peine. Un avenir sans friction serait merveilleux sur une plaquette investisseur. Dans la vraie vie, ça ressemble surtout à une pente savonnée vers l’insignifiance.

3 infos à mettre dans votre déclaration d’impôts à savoir cette semaine

1. La France simplifie l’économie avec 87 articles et un comité

Pour simplifier, la France prend son temps. Le projet de loi de “simplification” économique a donc mis deux ans à être adopté. Présenté par Bruno Le Maire en avril 2024 à une époque où l’on croyait encore que les ministres duraient, le texte partait avec 26 mesures et arrive avec 87 articles. La simplification, chez nous, est une plante invasive. Sur le fond, le paquet est vaste : plateforme unique pour les achats publics, seuils relevés, transmission d’entreprise assouplie, médiation avec l’administration, clôture gratuite des comptes pro, meilleurs délais d’indemnisation en assurance, résiliation facilitée pour les PME. Bref, quelques vrais cailloux retirés de la chaussure des entreprises.
Et comme souvent, la simplification finit par simplifier surtout ce qui dérangeait : les ZFE sautent, le ZAN s’assouplit, les grands projets respirent “mieux”, l’environnement apprend à être “pragmatique” et pour faire bonne mesure, on supprime quelques commissions consultatives jugées inutiles… avant de créer un Conseil de la simplification auprès du Premier ministre.
En clair, pour alléger le millefeuille, on commence par ajouter une petite couche de crème. Vous aimez ? C’est français.

2. Votre caddie va s’enflammer à cause des bombes en Iran

L’inflation pensait peut-être avoir pris quelques RTT, mais la voilà déjà rappelée en rayon. Selon l’UFC-Que Choisir, la guerre au Moyen-Orient pourrait faire grimper les prix des supermarchés de 4 à 5 % dans les prochains mois. Pas un remake complet du choc post-Ukraine, où certains produits avaient pris 20 à 25 % dans les dents, mais assez pour rappeler que le pouvoir d’achat français tient souvent à trois yaourts, un plein et une facture de chauffage.
Le mécanisme est d’une poésie très simple : énergie plus chère, engrais plus chers, transport plus cher, emballages plus chers, donc caddie plus cher. Les premiers servis devraient être les produits frais, les laitages, les yaourts et tout ce qui tourne vite et ne peut pas attendre tranquillement dans un entrepôt en méditant sur la géopolitique. Lactalis a déjà prévenu qu’il faudrait répercuter une partie du choc. Ensuite viendront l’hygiène, la beauté, les emballages et tout ce qui dépend encore du pétrole, c’est-à-dire à peu près notre vie moderne.
Bref, la guerre est loin, mais elle sait très bien trouver le chemin du ticket de caisse.

3. Le charbon détrôné par les énergies renouvelables

Pour la première fois depuis plus d’un siècle, les renouvelables ont produit plus d’électricité que le charbon dans le monde : 34 % contre 33 %. Une bascule historique, portée surtout par le solaire, dont la production a bondi de 30 % en un an et a été multipliée par dix en dix ans. Même la Chine et l’Inde ont réduit leur production électrique fossile, ce qui, dans le genre “petit miracle industriel”, mérite au moins un haussement de sourcil admiratif.
Mais avant de sabrer le champagne bio, l’électricité ne représente qu’environ 21 % de l’énergie consommée dans le monde. Le reste (transports, industrie, chauffage) continue largement de tourner aux fossiles, comme si le XXᵉ siècle refusait de quitter la pièce. Résultat : malgré ce record, les émissions liées à l’énergie ont encore augmenté de 0,4 % en 2025. Donc oui, les renouvelables gagnent enfin une manche. Mais le match, lui, se joue toujours dans un stade rempli de pétrole, de gaz et de charbon.

Ces musiques que vous connaissez, sans savoir pourquoi.

En partenariat avec La Seine Musicale

Vous avez regardé Barry Lyndon sans savoir que la mélodie qui tournait en boucle dans votre tête depuis était signée Haendel. Vous avez pleuré sur Out of Africa en ignorant que c'était Mozart qui vous retournait les tripes. Rassurez-vous : ce n'est pas de l'ignorance, c'est de la sensibilité. Et ça tombe bien, Laurence Equilbey, Insula orchestra et les meilleurs spécialistes du répertoire baroque ont décidé de la célébrer.

Musiques de cinéma, sous le label Erato / Warner Classics, réunit les plus grands airs baroques et classiques qui ont marqué l'histoire du cinéma, joués sur instruments d’époque afin d’en retrouver les sonorités d’origine. Avec déjà un million et demi de streams et un succès international aux quatre coins du monde, cet album se présente comme une véritable bande originale : une interprétation authentique de ces œuvres, comme si la BO avait été enregistrée à l’époque même des compositeurs.

Et si vous préférez les concerts en vrai, Insula orchestra est en résidence à La Seine Musicale toute l'année.

Disponible sur toutes les plateformes. Sortie physique le 24 avril.

Gamberge : faut-il confier le cerveau de nos enfants à ChatGPT ?

La question n’est pas si vite répondue comme dirait l’autre.
L’IA à l’école, c’est la nouvelle boîte de Pandore avec contrôle parental intégré et des serveurs qui chauffent quelque part dans l’Oregon. Rien de nouveau, au fond : les parents faisaient déjà les exposés, les élèves copiaient déjà, l’école feignait déjà de croire que tout avait été produit dans une pure solitude républicaine. Sauf que maintenant, la triche a une syntaxe impeccable et répond en douze secondes. Le progrès, parfois, c’est juste l’hypocrisie avec une meilleure UX.

Le sujet n’est donc pas de savoir si les enfants utiliseront l’IA parce que oui, ils l’utiliseront comme ils utilisent les écrans, les traducteurs, les calculatrices et tout ce qui promet de leur épargner une minute d’effort. La vraie question, beaucoup plus désagréable, est celle-ci : qu’est-ce qu’on accepte de leur laisser déléguer avant même qu’ils aient appris à le construire eux-mêmes ?

Soyons honnêtes : il existe une IA qui peut aider, transformer un cours en quiz, reformuler une notion, fabriquer des flashcards, redonner confiance à un enfant qui pense être nul alors qu’il n’a simplement jamais reçu le mode d’emploi de son propre cerveau. Celle-là peut être utile, presque noble si le mot n’était pas devenu suspect.

Et puis il y a l’autre : l’IA-nounou, l’IA-domestique, l’IA qui résume le livre non lu, écrit le poème non pensé, corrige le texte avant que l’enfant ait eu le temps de se cogner à sa propre phrase. Celle-là ne prépare pas au futur. Elle fabrique des adultes assistés, capables de produire des choses propres sans jamais savoir exactement d’où elles viennent. Une génération de cerveaux sous cellophane, très présentables, vaguement morts.

La ligne est mince, mais elle existe : l’IA doit augmenter l’effort et non l’escamoter. Elle doit servir de mur contre lequel la pensée rebondit et pas de tapis roulant vers la bonne réponse. Dans le cas contraire, on n’aura pas inventé l’école du futur mais juste remplacé le travail intellectuel par un service après-vente de la paresse, avec feedback personnalisé et police sans-serif. À voir.

La reco de la semaine : apprendre à hériter sans tout garder

Enterrer son père pendant que tout le monde félicite pour le succès de son premier roman : difficile de faire plus français dans le malaise social. C’est pourtant le point de départ du nouveau récit d’Olivier Bourdeaut : un fils face à un père immense, violent, insaisissable dont il a reçu autant de coups que d’ombre portée.

De Nantes à l’Espagne, de la pension aux plateaux télé, Olivier raconte moins une “success story” qu’un lent désenvoûtement familial. Comment on devient écrivain quand on a été mauvais élève ? Comment on devient père quand on a connu la brutalité ? Comment on réécrit une histoire sans faire croire qu’elle n’a pas eu lieu ? Le tout avec cette chose rare : de l’humour là où beaucoup auraient sorti les violons et demandé une subvention pour la résilience.

C’est un livre sur les pères, donc sur les dégâts qu’ils laissent, mais aussi sur ce qu’on choisit de ne pas transmettre. Et ça, par les temps qui courent, ressemble presque à une forme de progrès.

À hypervite dans HyperTextes.

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Cette semaine, on vous explique comment nous simplifier la vie ne nous rend pas plus heureux mais aussi qu'on va payer plus cher nos courses, et que l'utilisation de charbon recule pour la première fois. En plus, vous saurez si c'est bien de permettre à vos enfants de s'aider de ChatGPT. À dans cinq minutes ! 👀 ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌
Cette semaine, on vous explique comment nous simplifier la vie ne nous rend pas plus heureux mais aussi qu'on va payer plus cher nos courses, et que l'utilisation de charbon recule pour la première fois. En plus, vous saurez si c'est bien de permettre à vos enfants de s'aider de ChatGPT. À dans cinq minutes ! 👀

Le confort nous aura-t-il à l’usure ?

Il y a des erreurs de civilisation qui commencent doucement, par un bouton “commander en un clic”. On gagne trois minutes, on évite une interaction humaine, on reçoit un plat tiède devant une série moyenne et l’on appelle ça le progrès.

C’est ce qu’a fait la Silicon Valley, qui n’a pas seulement vendu des outils mais une métaphysique basse consommation : moins d’effort, moins de friction, moins de choix à faire soi-même. Google Maps choisit la route, Amazon le produit, Netflix la soirée, Tinder le désir et ChatGPT la formulation. Tout devient plus simple mais plus simple ne veut pas dire plus vivant : dans une maison de retraite aussi, tout est optimisé : repas à heures fixes, déplacements réduits, décisions limitées. Pas vraiment le symbole de l’avenir de l’humanité.

Le contresens est là. La tech a décidé que la difficulté était un bug, alors qu’elle est souvent ce qui donne un peu de densité à l’existence. Se perdre dans une ville, rater une recette, lire un texte qui résiste, débattre avec quelqu’un d’insupportable, apprendre lentement quelque chose avec la grâce d’un lombric fatigué : tout cela prend du temps, agace, humilie parfois. Mais c’est précisément là que se fabriquent la compétence, le goût, le jugement, la mémoire. Le résultat sans le chemin, c’est joli sur une démo produit. Dans une vie, ça ressemble assez vite à un cercueil avec Wi-Fi.

Et le problème dépasse largement le développement personnel pour cadres qui veulent “reprendre le contrôle”. La démocratie aussi est une friction et elle oblige à supporter l’autre, à écouter des phrases stupides sans immédiatement muter le canal, à habiter un espace commun avec des gens qu’aucun algorithme n’aurait recommandé. Hannah Arendt appelait cela “le monde commun” ; aujourd’hui, on appellerait plutôt ça une mauvaise expérience utilisateur. Le PMU, la place du marché, le petit commerce, la réunion publique : autant d’endroits mal fichus, bruyants, parfois pénibles où le réel a encore la politesse de ne pas être personnalisé.

La question n’est donc pas de jeter les outils, ce qui serait aussi crédible qu’un ministre promettant la simplification administrative, mais de savoir ce qu’on refuse encore de déléguer, comme lire, écrire soi-même, marcher sans GPS ou parler à quelqu’un qui pense autrement, apprendre une langue sans viser immédiatement la productivité et garder quelques zones de résistance, non par nostalgie, mais par hygiène existentielle.

Le futur raté par la Silicon Valley, c’est peut-être celui-là : non pas nous épargner l’effort, mais nous laisser choisir les résistances qui valent la peine. Un avenir sans friction serait merveilleux sur une plaquette investisseur. Dans la vraie vie, ça ressemble surtout à une pente savonnée vers l’insignifiance.

3 infos à mettre dans votre déclaration d’impôts à savoir cette semaine

1. La France simplifie l’économie avec 87 articles et un comité

Pour simplifier, la France prend son temps. Le projet de loi de “simplification” économique a donc mis deux ans à être adopté. Présenté par Bruno Le Maire en avril 2024 à une époque où l’on croyait encore que les ministres duraient, le texte partait avec 26 mesures et arrive avec 87 articles. La simplification, chez nous, est une plante invasive. Sur le fond, le paquet est vaste : plateforme unique pour les achats publics, seuils relevés, transmission d’entreprise assouplie, médiation avec l’administration, clôture gratuite des comptes pro, meilleurs délais d’indemnisation en assurance, résiliation facilitée pour les PME. Bref, quelques vrais cailloux retirés de la chaussure des entreprises.
Et comme souvent, la simplification finit par simplifier surtout ce qui dérangeait : les ZFE sautent, le ZAN s’assouplit, les grands projets respirent “mieux”, l’environnement apprend à être “pragmatique” et pour faire bonne mesure, on supprime quelques commissions consultatives jugées inutiles… avant de créer un Conseil de la simplification auprès du Premier ministre.
En clair, pour alléger le millefeuille, on commence par ajouter une petite couche de crème. Vous aimez ? C’est français.

2. Votre caddie va s’enflammer à cause des bombes en Iran

L’inflation pensait peut-être avoir pris quelques RTT, mais la voilà déjà rappelée en rayon. Selon l’UFC-Que Choisir, la guerre au Moyen-Orient pourrait faire grimper les prix des supermarchés de 4 à 5 % dans les prochains mois. Pas un remake complet du choc post-Ukraine, où certains produits avaient pris 20 à 25 % dans les dents, mais assez pour rappeler que le pouvoir d’achat français tient souvent à trois yaourts, un plein et une facture de chauffage.
Le mécanisme est d’une poésie très simple : énergie plus chère, engrais plus chers, transport plus cher, emballages plus chers, donc caddie plus cher. Les premiers servis devraient être les produits frais, les laitages, les yaourts et tout ce qui tourne vite et ne peut pas attendre tranquillement dans un entrepôt en méditant sur la géopolitique. Lactalis a déjà prévenu qu’il faudrait répercuter une partie du choc. Ensuite viendront l’hygiène, la beauté, les emballages et tout ce qui dépend encore du pétrole, c’est-à-dire à peu près notre vie moderne.
Bref, la guerre est loin, mais elle sait très bien trouver le chemin du ticket de caisse.

3. Le charbon détrôné par les énergies renouvelables

Pour la première fois depuis plus d’un siècle, les renouvelables ont produit plus d’électricité que le charbon dans le monde : 34 % contre 33 %. Une bascule historique, portée surtout par le solaire, dont la production a bondi de 30 % en un an et a été multipliée par dix en dix ans. Même la Chine et l’Inde ont réduit leur production électrique fossile, ce qui, dans le genre “petit miracle industriel”, mérite au moins un haussement de sourcil admiratif.
Mais avant de sabrer le champagne bio, l’électricité ne représente qu’environ 21 % de l’énergie consommée dans le monde. Le reste (transports, industrie, chauffage) continue largement de tourner aux fossiles, comme si le XXᵉ siècle refusait de quitter la pièce. Résultat : malgré ce record, les émissions liées à l’énergie ont encore augmenté de 0,4 % en 2025. Donc oui, les renouvelables gagnent enfin une manche. Mais le match, lui, se joue toujours dans un stade rempli de pétrole, de gaz et de charbon.

Ces musiques que vous connaissez, sans savoir pourquoi.

En partenariat avec La Seine Musicale

Vous avez regardé Barry Lyndon sans savoir que la mélodie qui tournait en boucle dans votre tête depuis était signée Haendel. Vous avez pleuré sur Out of Africa en ignorant que c'était Mozart qui vous retournait les tripes. Rassurez-vous : ce n'est pas de l'ignorance, c'est de la sensibilité. Et ça tombe bien, Laurence Equilbey, Insula orchestra et les meilleurs spécialistes du répertoire baroque ont décidé de la célébrer.

Musiques de cinéma, sous le label Erato / Warner Classics, réunit les plus grands airs baroques et classiques qui ont marqué l'histoire du cinéma, joués sur instruments d’époque afin d’en retrouver les sonorités d’origine. Avec déjà un million et demi de streams et un succès international aux quatre coins du monde, cet album se présente comme une véritable bande originale : une interprétation authentique de ces œuvres, comme si la BO avait été enregistrée à l’époque même des compositeurs.

Et si vous préférez les concerts en vrai, Insula orchestra est en résidence à La Seine Musicale toute l'année.

Disponible sur toutes les plateformes. Sortie physique le 24 avril.

Gamberge : faut-il confier le cerveau de nos enfants à ChatGPT ?

La question n’est pas si vite répondue comme dirait l’autre.
L’IA à l’école, c’est la nouvelle boîte de Pandore avec contrôle parental intégré et des serveurs qui chauffent quelque part dans l’Oregon. Rien de nouveau, au fond : les parents faisaient déjà les exposés, les élèves copiaient déjà, l’école feignait déjà de croire que tout avait été produit dans une pure solitude républicaine. Sauf que maintenant, la triche a une syntaxe impeccable et répond en douze secondes. Le progrès, parfois, c’est juste l’hypocrisie avec une meilleure UX.

Le sujet n’est donc pas de savoir si les enfants utiliseront l’IA parce que oui, ils l’utiliseront comme ils utilisent les écrans, les traducteurs, les calculatrices et tout ce qui promet de leur épargner une minute d’effort. La vraie question, beaucoup plus désagréable, est celle-ci : qu’est-ce qu’on accepte de leur laisser déléguer avant même qu’ils aient appris à le construire eux-mêmes ?

Soyons honnêtes : il existe une IA qui peut aider, transformer un cours en quiz, reformuler une notion, fabriquer des flashcards, redonner confiance à un enfant qui pense être nul alors qu’il n’a simplement jamais reçu le mode d’emploi de son propre cerveau. Celle-là peut être utile, presque noble si le mot n’était pas devenu suspect.

Et puis il y a l’autre : l’IA-nounou, l’IA-domestique, l’IA qui résume le livre non lu, écrit le poème non pensé, corrige le texte avant que l’enfant ait eu le temps de se cogner à sa propre phrase. Celle-là ne prépare pas au futur. Elle fabrique des adultes assistés, capables de produire des choses propres sans jamais savoir exactement d’où elles viennent. Une génération de cerveaux sous cellophane, très présentables, vaguement morts.

La ligne est mince, mais elle existe : l’IA doit augmenter l’effort et non l’escamoter. Elle doit servir de mur contre lequel la pensée rebondit et pas de tapis roulant vers la bonne réponse. Dans le cas contraire, on n’aura pas inventé l’école du futur mais juste remplacé le travail intellectuel par un service après-vente de la paresse, avec feedback personnalisé et police sans-serif. À voir.

La reco de la semaine : apprendre à hériter sans tout garder

Enterrer son père pendant que tout le monde félicite pour le succès de son premier roman : difficile de faire plus français dans le malaise social. C’est pourtant le point de départ du nouveau récit d’Olivier Bourdeaut : un fils face à un père immense, violent, insaisissable dont il a reçu autant de coups que d’ombre portée.

De Nantes à l’Espagne, de la pension aux plateaux télé, Olivier raconte moins une “success story” qu’un lent désenvoûtement familial. Comment on devient écrivain quand on a été mauvais élève ? Comment on devient père quand on a connu la brutalité ? Comment on réécrit une histoire sans faire croire qu’elle n’a pas eu lieu ? Le tout avec cette chose rare : de l’humour là où beaucoup auraient sorti les violons et demandé une subvention pour la résilience.

C’est un livre sur les pères, donc sur les dégâts qu’ils laissent, mais aussi sur ce qu’on choisit de ne pas transmettre. Et ça, par les temps qui courent, ressemble presque à une forme de progrès.

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Univershifté 2026 : un plan pour guider l'action !

Univershifté 2026 : un plan pour guider l'action !
Rendez-vous à Rennes les 6 et 7 juin !‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­
Si vous ne parvenez pas à lire cet e-mail, cliquez ici
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Chères amies, chers amis du Shift,


L'UniverShifté, l’université d’été de nos bénévoles les Shifters, revient pour notre plus grand plaisir cette année avec pour thème « Un plan robuste pour guider l'action ».


Avec des milliers de participants attendus, l'édition 2026 de l’UniverShifté se tiendra à Rennes les 6 et 7 juin prochains !


Deux jours d'échanges, de convivialité, de découverte et de débats, rythmés par l'excellente programmation d'une équipe de Shifters aux petits soins. Tables-rondes d'experts, ateliers, jeux sérieux, animations étonnantes, espace librairie et dédicaces, ludothèque… Il y en aura pour tous les goûts !


Cette édition intitulée « Un plan robuste pour guider l'action » fait écho au Plan Robuste pour l'Économie Française (#PREF), officiellement annoncé par le Shift Project ce mois-ci et qui sera sur toutes les lèvres lors de l'UniverShifté. On vous en dit plus ci-dessous.


Réservez vite vos places, nous vous attendons nombreuses et nombreux à Rennes en juin !

L'équipe du Shift et des Shifters


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 Un plan pour guider l'action : le #PREF

Après le Plan de transformation de l’économie française (PTEF) publié en 2022, le Shift Project ouvre un nouveau chapitre avec le Plan robuste pour l’économie française (PREF). 


Porté par des dizaines de milliers de donateurs, de membres des Shifters et de professionnels engagés, ce travail collectif et inédit par son ampleur vise à structurer des réponses concrètes aux multiples crises contemporaines. À un an de l’élection présidentielle de 2027, cette initiative poursuit un objectif clair : donner à la France les moyens de faire face aux crises énergétiques et climatiques et de reprendre son avenir en main.


Le premier volet de notre plan robuste a été présenté la semaine dernière : "Réussir la transition dans l'incertitude : la méthode Shift en 20 chantiers". La publication du Plan Robuste pour l’Économie Française est attendue en octobre 2026. 


En attendant octobre, les auteurs du PREF et Jean-Marc Jancovici vous donnent rendez-vous à l’UniverShifté 2026, pour décrypter avec eux les trajectoires de robustesse et penser ensemble le futur de l'économie française !

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Je prends ma place !
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Jean-Marc Jancovici, président du Shift Project, était ce matin même au micro de France Inter pour présenter la première étape du PREF, notre publication "Réussir la transition dans l'incertitude : la méthode Shift en 20 chantiers".

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Au programme de l'UniverShifté 2026

À l'UniverShifté, de nombreux formats sont accessibles pour vous permettre de vous informer sur les enjeux de décarbonation, de monter en compétences sur un sujet, d’interagir entre participants et de trouver des sources d'inspiration !


Les tables rondes

Envie d’entendre des personnalités expertes et inspirantes parler d’enjeux de décarbonation et de solutions concrètes ? Les tables rondes réunissent des experts nationaux et locaux qui partagent leur vision et débattent autour des transformations écologiques en cours et à venir. De l’agriculture au sport, de la culture à la territorialisation des enjeux, de la logistique aux mobilités du quotidien en passant par l’emploi ou encore la défense, vous trouverez forcément votre bonheur grâce aux différents parcours thématiques.


Les ateliers

Vous préférez expérimenter en participant à un format ludique et interactif ? Les ateliers sont organisés par des structures qui viennent présenter des outils collaboratifs (jeux sérieux, ateliers de réflexion “think tank”…). L’objectif est de sensibiliser aux enjeux environnementaux tout en réfléchissant et collaborant ensemble. Les thématiques correspondent à celles des tables-rondes aussi vous pouvez vous organiser un vrai parcours sur le week-end !


L’agora

Vous souhaitez vous concentrer sur les leviers d’actions de certains acteurs de la transition ?
L’agora est un espace où l’on peut suivre un dialogue “sous casque”, une immersion totale pour que vous puissiez vous concentrer pleinement sur les solutions de demain... Sans les bruits parasites.


Le village des initiatives

Vous souhaitez découvrir des initiatives et des structures engagées du territoire ? Au sein du Village des Initiatives, venez rencontrer une trentaine d’exposantes et exposants aussi passionnés que passionnants ! Associations, entreprises, coopératives, collectivités territoriales, services publics viennent partager sur leurs activités, leurs expertises et leurs démarches écologiques et sur des formats interactifs.


La librairie

Comme un besoin irrépressible de dévorer toute la littérature spécialisée dans la transition ?

Flâner du coté de la librairie, c'est l'occasion de retrouvez des livres engagés et … certains de leurs auteurs qui viendront dédicacer leurs œuvres, parmi lesquels des dessinateurs de bandes dessinées.


La soirée du samedi soir, la “Shift Noz”

Prêts pour faire la fête ? La convivialité est l’un des piliers de l’association des Shifters, aussi nous vous proposons un concert et repas sous le signe de la Bretagne ! Notre “Shift Noz” saura vous aider à vous dégourdir après une dure journée de labeur. 


Bien d'autres réjouissances vous attendent à Rennes en juin... Pour tout savoir sur l'UniverShifté, de comment s'y rendre à comment s'y restaurer, Les Shifters vous disent tout dans la FAQ dédiée.

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Découvrir la programmation
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Derniers jours pour profiter du tarif Early Bird

Attention vous avez jusqu'au 30 avril pour réservez vos billets au tarif "Early Bird" ! (-10%)

Le 30 avril, c'est aussi le jour à partir duquel vous pourrez commencer à construire votre parcours en réservant vos activités : Tables rondes, démos jeux serieux, ateliers Think Tank, rencontres, dédicaces à la librairie, espace agora.... Vous trouverez forcément votre bonheur au milieu de tous ces formats !

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Billetterie
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Les prochains évènements dans le cadre de notre Plan Robuste pour l’Économie Française (PREF)

5 mai, à 14h en ligne

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Textile et Cuir 2050 : quelle place dans la décarbonation de l'économie ? 

Le Shift Project et ses partenaires ont le plaisir de vous inviter au webinaire de présentation du rapport intermédiaire « Textile & cuir 2050 : quelle place dans la décarbonation de l’économie ? ».

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21 mai, à 18h en ligne

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Emploi et formation : des leviers essentiels pour décarboner 

L’équipe du Shift a le plaisir de vous inviter au webinaire « Emploi & formation : des leviers essentiels pour décarboner ».

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Nos dernières publications

Le premier volet du Plan robuste pour l'économie française

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Dans un contexte de crises énergétiques et climatiques sans précédent, le Shift Project publie le premier volet de son Plan robuste pour l'économie française (PREF).


Notre analyse plonge au cœur de 20 grands chantiers : ceux sans lesquels la transition bas-carbone ne réussira pas. Sans être exhaustifs, les chantiers retenus couvrent une large partie des enjeux de décarbonation et illustrent l’ensemble des familles d’actions que la France doit mener et accélérer.

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Une nouvelle Grande Consultation

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En partenariat avec The Shifters, nous lançons une grande enquête pour recueillir la voix des infirmiers, des médecins et des pharmaciens sur les enjeux énergétiques et climatiques. 


Je suis médecin, infirmier ou pharmacien :  je réponds à la grande consultation santé


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The Shift Project  est un groupe de réflexion qui vise à éclairer et influencer le débat sur les défis climat-énergie. Nous sommes une association d’intérêt général. Nos membres financeurs sont pour la plupart des entreprises. Guidé par l’exigence de rigueur scientifique et technique, notre regard sur l’économie est avant tout physique et systémique. 


Protection de vos données : vous recevez cet email car vous êtes inscrit.e à la Newsletter du Shift. Vous vous êtes inscrit.e sur notre site web www.theshiftproject.org, ou alors vous avez demandé à l'être lors d'un événement du Shift ou lorsque vous avez signé un Appel ou Manifeste. Vous pouvez vous désinscrire à tout moment en cliquant sur le lien "Désabonnement" en bas de nos messages Brevo, ou en nous écrivant à communication@theshiftproject.org. Pour plus d'informations sur notre politique de traitement des données, rendez-vous sur notre site web.

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Batteries électriques, Cerisiers japonais, Sondages, Etienne Klein

Batteries électriques, Cerisiers japonais, Sondages, Etienne Klein
La lettre hebdomadaire du 24 avril 2026 ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌
La lettre hebdomadaire du 24 avril 2026

Bonjour à toutes et à tous,

Un article phare est sorti cette semaine. Après plusieurs mois de travail, Aurélien Bigo a écrit en exclusivité pour Bon Pote, un papier sur les batteries de véhicules électriques. Aucun travail de cette envergure n’avait été fait sur ce sujet, et vous avez maintenant toutes les clés en main pour mieux l’appréhender, en 12 questions / réponses.

Autre sujet important : à un peu moins d’un an de l’élection présidentielle, nous découvrons chaque semaine de nouveaux sondages sur un potentiel vainqueur. Que valent vraiment ces informations ? Thibaut Schepman a enquêté pour Bon Pote

Nous sommes à 78% de l’objectif de notre campagne de dons, ce qui signifie qu’une offre d’emploi pour un journaliste vidéo / réseaux sociaux sera publiée très bientôt. Soutenez-nous pour que nous puissions compléter notre équipe avant l’élection présidentielle :
Soutenir Bon Pote mensuellement

Au programme cette semaine :
🌸 Les Sakuras, ces cerisiers japonais témoins millénaire du changement climatique
📊 Infographie de la semaine
🚘 Tout savoir sur les batteries des véhicules électriques
🔎 Instituts de sondage : l’opinion sous influence
⚛️ Les 100 plagiats d’Étienne Klein
💚 La reco de la semaine

À LA UNE 📢

► Les Sakuras, ces cerisiers japonais témoins millénaire du changement climatique
C’est un spectacle qui ne laisse personne indifférent. La floraison des cerisiers japonais, qui marque le début du printemps, est célébrée dans de nombreuses villes à travers le monde. Au Japon, bien sûr, où touristes et locaux se pressent dans les plus beaux parcs du pays pour les admirer, mais aussi dans certaines villes françaises et européennes.
Sauf que, le changement climatique vient aujourd’hui impacter la floraison de ces cerisiers aussi appelés sakuras. Si, dans les pays européens, la saison débutait habituellement fin mars, cette date est désormais de plus en plus précoce. Cette année à Bruxelles (Belgique), les premiers bourgeons sont apparus dès la mi-mars.
Même évolution au Japon. La floraison, qui était observée en moyenne vers le 30 mars dans les décennies passées, a été avancée aux alentours du 22 mars dans les années 2010, soit une semaine plus tôt.

INFOGRAPHIE DE LA SEMAINE 📊

LES IMMANQUABLES 🗞️

🚘 Tout savoir sur les batteries des véhicules électriques
Autonomie et recharge, recyclage, dépendance à la Chine, impacts environnementaux et sociaux, durée de vie, prix… les véhicules électriques et en particulier leurs batteries soulèvent de nombreuses questions, avec parfois leur lot d’idées reçues et de désinformation.

Ces questionnements sont au cœur de la transition des transports, car l’électrification est un levier majeur de décarbonation des transports, en particulier pour les transports routiers où les véhicules électriques sont amenés à dominer à l’avenir. C’est le cas aussi bien pour les voitures, que pour les véhicules plus légers (deux-roues motorisés, vélos à assistance électrique…) ou les véhicules lourds (bus et cars, poids lourds).

Il est ainsi nécessaire de décrypter ces principales questions en lien avec les batteries, qui se retrouvent au cœur d’enjeux sociétaux, économiques, géopolitiques, de durabilité ou encore d’usages des mobilités.

L’objectif de cet article est ainsi de répondre en 12 points aux interrogations qui reviennent le plus souvent dans les conversations ou débats publics sur ces enjeux, et de compiler de manière accessible l’état des connaissances sur les batteries de véhicules électriques à ce jour.

🔎 Instituts de sondage : l’opinion sous influence

Notre vie politique est rythmée par des sondages de plus en plus nombreux et commentés.
Des sondages propulsent des candidats, puis sont épinglés pour leurs inexactitudes. Une poignée de directeurs d’instituts de sondage dictent l’agenda politique et impriment leurs analyses souvent conservatrices. Derrière certains d’entre eux, des milliardaires engagés dans une guerre culturelle.
Mais sait-on vraiment comment les sondages sont fabriqués ? Par qui et pour qui ? Sont-ils fiables, ou peut-on les orienter ? Favorisent-ils certains courants politiques ?

Nous avons plongé dans la mécanique des sondages afin de donner des clefs de lecture, notamment avec les grandes échéances électorales qui vont dicter l’avenir de la France.

⚛️ Les 100 plagiats d’Étienne Klein
C’est l’une des voix les plus écoutées dans le domaine scientifique en France. Conférencier très courtisé, y compris dans certaines sphères écologistes, Étienne Klein est aussi un homme de radio à succès et un auteur de best-sellers. Pourtant, depuis bientôt dix ans, des enquêtes ont pointé du doigt ses plagiats, ses emprunts non cités et ses copier-coller manifestes.

Quels sont ces plagiats exactement ? Comment le philosophe des sciences les justifie-t-il ? Quelles sont les réactions des autorités et leurs conséquences ? On fait le point.

💚 LA RECO DE LA SEMAINE

📚 LIVRE
100 ans de guerre en Palestine par Rashid Khalidi
Si vous voulez mieux comprendre ce qu’il se passe en Palestine, ce livre est probablement ce qu’il vous faut.
Vous comprendrez le rôle des anglais dès 1917 avec la déclaration Balfour, le rôle des Français, l’ingérence des Etats-Unis depuis des décennies, l’OLP et le Hamas, les guerres avec le Liban…
L’auteur Rashid Khalidi n’occulte ni les erreurs des responsables palestiniens, ni le rôle des dirigeants arabes, ni celui de l’émergence de mouvements nationaux.
Vous comprendrez également que le traitement médiatique sur le génocide actuel est calamiteux, de Cnews jusqu’au service public. Il y a fort à parier que le sujet soit évoqué lors de la Présidentielle 2027, le temps de lire 100 ans de guerre contre la Palestine.

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Travail inédit sur les véhicules électriques

Travail inédit sur les véhicules électriques
Un nouvel article par Aurélien Bigo ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌
Un nouvel article par Aurélien Bigo

✍️ L’ARTICLE DU JOUR

Tout savoir sur les batteries des véhicules électriques

Les batteries des voitures électriques sont au cœur de toutes les polémiques. Autonomie, recyclage, dépendance à la Chine, impacts environnementaux, prix...
Après un travail de plusieurs mois, voici un article par Aurélien Bigo, chercheur sur la transition énergétique des transports qui répond en 12 points aux principales questions :
Notre campagne de dons est à 75%, aidez-nous à passer le cap des 80% !

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Invitation | The Shift Project vous invite à son webinaire "Emploi et formation : des leviers essentiels pour décarboner"

Invitation | The Shift Project vous invite à son webinaire "Emploi et formation : des leviers essentiels pour décarboner"
Dans le cadre du Plan Robuste pour l'Economie Française, rendez-vous jeudi 21 mai à 18h sur Zoom !‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­‌   ­
Si vous ne parvenez pas à lire cet e-mail, cliquez ici
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Chères amies, chers amis du Shift,

L’équipe du Shift a le plaisir de vous inviter au webinaire « Emploi & formation : des leviers essentiels pour décarboner », qui se tiendra le jeudi 21 mai 2026 à 18h, en direct sur Zoom. Ce webinaire reviendra sur le volet emploi et formation de notre nouvelle étude « Réussir la transition dans l’incertitude », première brique de notre Plan robuste pour l'économie française. L’étude approfondit les enjeux que pose la décarbonation pour l’emploi et les compétences et analyse dans le détail la manière dont les cinq secteurs-clés suivants s’en emparent :


  • Le logement
  • La réparation automobile
  • Le fret
  • Le train 
  • La production d’énergie solaire et éolienne


Trois témoignages de terrain apporteront un éclairage à nos analyses.


Pour y assister :

  • Inscrivez-vous dès maintenant sur le formulaire en ligne
  • Rendez-vous jeudi 21 mai à 18h sur ce lien Zoom pour suivre la présentation du rapport

Cette présentation s'inscrit dans le cadre de notre Plan Robuste Pour l'Economie Française, dont le premier volet a été présenté la semaine dernière.

Porté par des dizaines de milliers de donateurs, de membres des Shifters et de professionnels engagés, ce travail collectif et inédit par son ampleur vise à structurer des réponses concrètes aux multiples crises contemporaines.

À un an de l’élection présidentielle de 2027, cette initiative poursuit un objectif clair : donner à la France les moyens de faire face aux crises énergétiques et climatiques et de reprendre son avenir en main. 


Au plaisir de vous retrouver nombreux et nombreuses le 21 mai prochain !

L'équipe du Shift


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À propos du webinaire

La décarbonation ne se fera pas sans formation.


L’ensemble des métiers est concerné : pour certains comme les mécaniciens automobiles, c’est une forte transformation des activités qui nécessite l’apprentissage de nouvelles techniques. 

Pour tous, la formation permet de s’approprier les enjeux de la transition dans leur domaine, et de faire évoluer leur métier en adoptant de nouvelles manières de concevoir des produits, de s’approvisionner… 

Cela demande d’agir dès à présent : il faut 2 à 10 ans pour créer et promouvoir les formations.


La décarbonation nécessite des centaines de milliers d'emplois supplémentaires dans des secteurs clés


Les profils à recruter sont principalement des ouvriers et techniciens. Il faut améliorer la qualité de ces emplois pour attirer et fidéliser les professionnels.

Différents secteurs sont en concurrence pour une partie de ces emplois en pénurie : électriciens, soudeurs, personnels de chantiers… Des arbitrages sont nécessaires pour assurer que les secteurs de la décarbonation puissent recruter. 

Nombre de ces emplois offrent aussi un fort potentiel de reconversion et d’insertion pour des personnes éloignées de l’emploi, sous réserve d’un accompagnement formateur. 


La décarbonation entraîne aussi des suppressions d'emploi dans certains secteurs


Ceci nécessite d’ouvrir le dialogue sans tabou entre représentants des salariés et des employeurs, pour projeter les évolutions d’activité et leurs conséquences sur les emplois.

Anticiper suffisamment ces évolutions permettra de limiter les licenciements. C’est notamment le cas pour les chauffeurs poids lourds : plus d’un quart d’entre eux partiront à la retraite au cours de la prochaine décennie, ce qui contribuera à atténuer la baisse des effectifs liée au recul de l’activité et au report modal.

Ces enjeux imposent d’anticiper dès à présent les évolutions de la formation afin de répondre aux besoins de recrutement à venir. Cela suppose de s’inscrire dans une vision de long terme et de renforcer la coopération au sein des filières comme à l’échelle des territoires. 

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Programme


18h00 | Mot d’introduction 

  • Jean-Marc Jancovici, Président, The Shift Project 


18h10 | Présentation des recommandations du Shift sur les questions d’emploi et de formation  


  • Vinciane Martin, Coordinatrice Emploi-Formation, The Shift Project
  • Cécile de Calan, Ingénieure projet et experte Emploi-Formation, The Shift Project
  • Damien Amichaud, Chef de projet Formation, The Shift Project 


18h40 | Témoignages, trois initiatives de terrain  


  • Sandrine Dias, Administratrice Transitions Pro Hauts-de-France, CFDT 
  • Cyril Bigaut, Directeur du Développement Habitat Réhabilité France, Bouygues Construction  
  • Alexis Marcadet, Co-fondateur, Revolte  


18h55 | Questions-réponses avec le public

19h15 | Mot de conclusion  

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Les prochains évènements, dans le cadre de notre Plan Robuste pour l’Économie Française (PREF)

5 mai, à 14h en ligne

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Textile et Cuir 2050 : quelle place dans la décarbonation de l'économie ? 

Le Shift Project et ses partenaires ont le plaisir de vous inviter au webinaire de présentation du rapport intermédiaire « Textile & cuir 2050 : quelle place dans la décarbonation de l’économie ? ».

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Le premier volet du Plan robuste pour l'économie française

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Dans un contexte de crises énergétiques et climatiques sans précédent, le Shift Project publie le premier volet de son Plan robuste pour l'économie française (PREF).


Notre analyse plonge au cœur de 20 grands chantiers : ceux sans lesquels la transition bas-carbone ne réussira pas. Sans être exhaustifs, les chantiers retenus couvrent une large partie des enjeux de décarbonation et illustrent l’ensemble des familles d’actions que la France doit mener et accélérer.

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Une nouvelle Grande Consultation

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En partenariat avec The Shifters, nous lançons une grande enquête pour recueillir la voix des infirmiers, des médecins et des pharmaciens sur les enjeux énergétiques et climatiques. 


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Grande consultation des maires et élus locaux

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Les résultats de la Grande Consultation des Maires et des élus municipaux, réalisée avec Les Shifters en partenariat avec Sphinx ont été publiés.


Notre étude révèle que l’engagement pour la transition énergétique et climatique est massif sur l’ensemble des territoires, ruraux comme urbains, et qu’il dépasse les préférences partisanes

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Sondage : l'opinion sous influence, Planet-score

Sondage : l'opinion sous influence, Planet-score
Nos enquêtes ont de l'impact ! ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌
Nos enquêtes ont de l'impact !

✍️ L’ARTICLE DU JOUR

Instituts de sondage : l’opinion sous influence

Une poignée de directeurs d’instituts de sondage dictent l’agenda politique et impriment leurs analyses souvent conservatrices. Derrière certains d’entre eux, des milliardaires engagés dans une guerre culturelle. Bon Pote a enquêté sur les dessous des instituts de sondage :

📢 ANNONCE

Impact de notre enquête sur le Planet-score

Nous venons d'apprendre dans Reporterre que Biocoop a décidé "un désengagement progressif du Planet-Score" ! Notre enquête (et les menaces reçues) semble avoir réveillé certaines enseignes sur la réalité du Planet-Score...


C'est exactement pour ça que nous avons lancé notre Pôle Enquêtes. C'est en accès libre ici :

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L'alerte Bon Pote vous recommande Guerre et paix :
"Indispensable pour nos océans"
Guerre et paix par Claire Nouvian
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🔗 Zuckerberg, Corée du Nord et Moyen-Âge

🔗 Zuckerberg, Corée du Nord et Moyen-Âge
Cette semaine, on vous explique comment une loi qui s'attaque à l'antisémitisme peut se retourner contre elle, que la Chine fait son petit bonhomme de chemin dans la glace, et le monde merveilleux des digital twins. Mais aussi qu'être une femme au Moyen-Âge n'était pas un projet facile. À dans cinq minutes ! 👀 ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌
Cette semaine, on vous explique comment une loi qui s'attaque à l'antisémitisme peut se retourner contre elle, que la Chine fait son petit bonhomme de chemin dans la glace, et le monde merveilleux des digital twins. Mais aussi qu'être une femme au Moyen-Âge n'était pas un projet facile. À dans cinq minutes ! 👀

La loi qui voulait combattre l'antisémitisme a fait le jeu des antisémites

Il y a des défaites politiques ordinaires où l'on perd proprement sur un vote et avec des chiffres. Et puis il y a les défaites à la Yadan où l'on perd en offrant à ses adversaires les munitions, le fusil et le communiqué de presse.

Caroline Yadan voulait mieux protéger les Français juifs face à la montée d'un antisémitisme qui se camouffle derrière l'antisionisme.

Résultat : une pétition à 700 000 signatures et La France Insoumise en position de défenseuse de la liberté d'expression et le texte renvoyé aux calendes grecques par les macronistes eux-mêmes.

Chapeau.

Le problème n'est pas l'intention légitime avec les chiffres là pour le rappeler : 1 676 actes antisémites recensés en France en 2023, 3 000 aux États-Unis, 4 000 au Royaume-Uni. Le problème, c'est la rédaction. En voulant pénaliser l'appel à la destruction d'Israël, le texte ouvre des abîmes juridiques dans lesquels s'est engouffré tout ce que la gauche radicale compte de juristes créatifs. Que se passe-t-il avec les juifs orthodoxes qui condamnent le principe même d'un État israélien ? Avec les partisans d'un État laïque réunissant juifs et Arabes ? Avec ceux qui refusent la revendication palestinienne, Caroline Yadan elle-même encourrait-elle des poursuites ? La boîte de Pandore juridique, une fois ouverte, ne se referme pas avec de bonnes intentions.

Ce qui est savoureux (et très amer), c'est la mécanique politique qui s'est enclenchée. LFI, d'où émanent de fréquents propos antijuifs, a réussi à se poser en gardienne des libertés publiques. Des gens de bonne foi, sincèrement inquiets pour la liberté d'expression, ont signé la même pétition que des gens qui traitent les Français juifs de “sionistes génocidaires” dans les manifestations.

Tout le monde dans le même panier, au nom d'une loi mal ficelée.

Morale : en politique, avoir raison sur le fond ne dispense pas d'être rigoureux sur la forme. Caroline Yadan vient de l'apprendre et ceux qu'elle voulait protéger aussi.

Pendant ce temps, l'antisémitisme progresse, la loi censée le combattre a reculé et LFI a gagné un cycle de communication.

C'est ce qu'on appelle, avec une certaine mélancolie, un tir dans le pied, doublement dommageable quand la cible était juste.

3 infos qu’on reproche au Pape à savoir cette semaine

1. La Chine s'offre l'Arctique dans le plus grand des calmes

Pendant que Trump réclame le Groenland sur Truth Social et que l'OTAN se dispute sur qui paie quoi, la Chine fait dans l’efficace : s’installer, discrètement, méthodiquement avec le sourire de quelqu'un qui a compris que les meilleures affaires se font quand tout le monde regarde ailleurs. Fin 2025, un porte-conteneurs chinois reliait Ningbo à Felixstowe en vingt jours via la route du nord, dix jours de moins que par Suez donc. Du coup, les transits dans le détroit de Béring ont bondi de 175 % depuis 2010 et la Chine vient de lancer un brise-glace nucléaire capable de traverser deux mètres et demi de glace, premier exemplaire d'une flotte polaire en construction. Le tout est adossé à une doctrine officielle, la "Route de la Soie polaire" ainsi qu’à des investissements dans le gaz russe, des stations de recherche scientifique et des infrastructures arctiques que personne n'a vraiment remarquées. La stratégie est d'une simplicité désarmante : arriver en civil, rester en investisseur, attendre que les autres se chamaillent. L'Arctique fond. La Chine avance mais rassurons-nous, l'Occident organise des sommets.

2. La Corée du Nord fabriquerait des armes atomiques à la chaîne

Il y a des news qui donnent le smile. L'Agence internationale de l'énergie atomique a signalé cette semaine des progrès "très importants" dans la production d'armes nucléaires nord-coréennes, images satellites à l'appui, montrant de nouvelles installations et une activité en nette intensification. Le président sud-coréen, lui, est plus direct : Pyongyang produirait assez de matière nucléaire pour assembler jusqu'à vingt armes atomiques par an. Vingt. Par an. Pour contextualiser : la France en possède 290 en tout, accumulées depuis des décennies. Kim Jong-un, lui, fait ça en quinze ans. Pendant ce temps, Donald Trump rappelle régulièrement son envie de revoir son vieux copain Kim autour d'une table, les deux hommes s'étaient déjà rencontrés trois fois entre 2018 et 2019, sans le moindre résultat. La Corée du Nord, de son côté, semble avoir tiré les leçons de ces négociations : elle construit, pendant que les autres parlent. C'est, au fond, une stratégie assez raisonnable.

3. Mark Zuckerberg travaille sur un clone pour le remplacer dans les réunions du mardi matin

Google aussi bosse le sujet, avec le projet « Portraits », ressorti de l’armoire à cachotteries cette semaine. Et les solutions, comme HeyGen ou Synthesia, qui promettent la création d’avatars IA clonant vos voix, images et attitudes, nous inondent de publicités. La promesse sous-jacente : remplacer ces créateurs trop timides pour se montrer face caméra ou tout simplement épuisés. Comme le soulignait le Reuters Institute, le burn-out, poussé par la tyrannie des algorithmes et la pression des statistiques, est aujourd’hui l’un des plus grands défis des créateurs de contenu. Dans ce contexte, le clonage apparaît comme un avantage insoupçonné pour maintenir la cadence : fin 2025, la star de TikTok Khaby Lame a d’ailleurs cédé son image pour près d’un milliard de dollars, afin de créer un « jumeau numérique » capable de produire des vidéos 24 h/24 et 7 j/7. Le cours de Bourse n'a, pour l'instant, pas tenu le rythme.

On aurait préféré ne pas se poser la question mais…

Faut-il supprimer le crime de viol ?

En février 2026, la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Paris a rendu une décision qui mérite qu'on s'y arrête. Daphné, 35 ans, a été victime entre 8 et 14 ans de cunnilingus imposés quotidiennement par un tiers de confiance désigné par la justice. Minimum 3 600 actes sur une enfant. La cour a confirmé : ce n'est pas un viol. C'est une agression sexuelle.

La différence n'est pas que sémantique, c'est vingt ans de réclusion contre cinq. Pour les mêmes faits, sur le même corps, la peine maximale est divisée par quatre.

Le problème n'est pas une mauvaise jurisprudence. C'est la loi elle-même. En droit français, le viol est structurellement construit autour de la pénétration. C'est elle qui distingue le crime du délit. C'est elle qui ouvre la porte aux vingt ans. Autrement dit, la gravité maximale de la violence sexuelle continue d'être mesurée à partir d'un modèle implicite : le pénis cisgenre comme unité de mesure de la violence. Ce qui ne pénètre pas est juridiquement moins grave, quelles que soient la durée, la répétition ou l'âge de la victime.
La conséquence concrète est absurde : des victimes contraintes de témoigner que lors du cunnilingus subi, la langue a effectivement pénétré l'intérieur du vagin, car c'est cette pénétration qui permet de qualifier le crime. Ce n'est pas une dérive du droit. C'est le droit lui-même qui produit cette situation.

En 1983, le Canada a tranché différemment : il a supprimé l'infraction de viol pour la remplacer par trois niveaux d'agression sexuelle, dont la gravité est évaluée non pas selon la nature de l'acte, mais selon la violence exercée, les menaces, les blessures. L'objectif était simple : reconnaître que ces infractions relèvent d'abord de la contrainte, pas d'une hiérarchie anatomique.

La question posée par l'affaire Daphné n'est donc pas seulement judiciaire.

C'est celle-ci : pour qui cette hiérarchie a-t-elle été construite ? Et dans l'intérêt de qui continue-t-on de la maintenir ?

Et sinon, c’était comment d’être une femme au Moyen-Âge ?

Globalement : pas terrible.

L'abbé Odon de Cluny résumait assez bien l'ambiance au Xe siècle : selon lui, enlever la peau d'une femme révélait “de la pourriture”. Il la qualifiait de “sac de fientes”.

L’abbé Odon était un homme d'Église influent, respecté, canonisé.

Concrètement, trois options s'offrent à la femme médiévale : vierge, épouse ou veuve.
Le mariage, possible dès 12 ans, même si la moyenne se situe plutôt entre 22 et 25 ans, implique obéissance au mari et droit de correction légalement admis. La procréation est le centre de gravité de l'existence. L'éducation des enfants, entre 0 et 7 ans, constitue l'étendue officielle du domaine d'influence féminin. Après 7 ans, dans les familles aisées, un précepteur prend le relais.

Pour celles qui refusent ce programme, qu’elles se rassurent, le couvent existe. C'est la seule porte de sortie légalement reconnue, et encore, on entre dans les ordres pour prier pour les défunts de la famille, pas vraiment pour soi. Certaines ont vu plus loin et ont choisi la réclusion, à savoir se faire emmurer vivante dans 2 mètres carrés jusqu'à la mort, en échange du gîte et du couvert.

À Rome, en 1320, on comptait 260 recluses. Le phénomène concernait presque exclusivement des femmes. Ce détail mériterait qu'on s'y arrête.

Ce qui est révélateur, c'est moins la brutalité du système que sa construction méthodique. Théologie, droit, pratiques sociales, structures familiales : tout concourt au même résultat. Ce n'est pas un accident historique et certains de ses fondements ont survécu jusqu'au XXe siècle, ce qui en dit long sur la solidité des structures qu'on prétend avoir dépassées.

La reco de la semaine : devenez une bomeuse au chômage

Enfin, peut-être pas, mais si l’envie vous chante, Lisa Delille a sorti son premier livre “OK BOMEUSE”, le guide ultime du bobo au chômage.

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🔗 Zuckerberg, Corée du Nord et Moyen-Âge

🔗 Zuckerberg, Corée du Nord et Moyen-Âge
Cette semaine, on vous explique comment une loi qui s'attaque à l'antisémitisme peut se retourner contre elle, que la Chine fait son petit bonhomme de chemin dans la glace, et le monde merveilleux des digital twins. Mais aussi qu'être une femme au Moyen-Âge n'était pas un projet facile. À dans cinq minutes ! 👀 ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌
Cette semaine, on vous explique comment une loi qui s'attaque à l'antisémitisme peut se retourner contre elle, que la Chine fait son petit bonhomme de chemin dans la glace, et le monde merveilleux des digital twins. Mais aussi qu'être une femme au Moyen-Âge n'était pas un projet facile. À dans cinq minutes ! 👀

La loi qui voulait combattre l'antisémitisme a fait le jeu des antisémites

Il y a des défaites politiques ordinaires où l'on perd proprement sur un vote et avec des chiffres. Et puis il y a les défaites à la Yadan où l'on perd en offrant à ses adversaires les munitions, le fusil et le communiqué de presse.

Caroline Yadan voulait mieux protéger les Français juifs face à la montée d'un antisémitisme qui se camouffle derrière l'antisionisme.

Résultat : une pétition à 700 000 signatures et La France Insoumise en position de défenseuse de la liberté d'expression et le texte renvoyé aux calendes grecques par les macronistes eux-mêmes.

Chapeau.

Le problème n'est pas l'intention légitime avec les chiffres là pour le rappeler : 1 676 actes antisémites recensés en France en 2023, 3 000 aux États-Unis, 4 000 au Royaume-Uni. Le problème, c'est la rédaction. En voulant pénaliser l'appel à la destruction d'Israël, le texte ouvre des abîmes juridiques dans lesquels s'est engouffré tout ce que la gauche radicale compte de juristes créatifs. Que se passe-t-il avec les juifs orthodoxes qui condamnent le principe même d'un État israélien ? Avec les partisans d'un État laïque réunissant juifs et Arabes ? Avec ceux qui refusent la revendication palestinienne, Caroline Yadan elle-même encourrait-elle des poursuites ? La boîte de Pandore juridique, une fois ouverte, ne se referme pas avec de bonnes intentions.

Ce qui est savoureux (et très amer), c'est la mécanique politique qui s'est enclenchée. LFI, d'où émanent de fréquents propos antijuifs, a réussi à se poser en gardienne des libertés publiques. Des gens de bonne foi, sincèrement inquiets pour la liberté d'expression, ont signé la même pétition que des gens qui traitent les Français juifs de “sionistes génocidaires” dans les manifestations.

Tout le monde dans le même panier, au nom d'une loi mal ficelée.

Morale : en politique, avoir raison sur le fond ne dispense pas d'être rigoureux sur la forme. Caroline Yadan vient de l'apprendre et ceux qu'elle voulait protéger aussi.

Pendant ce temps, l'antisémitisme progresse, la loi censée le combattre a reculé et LFI a gagné un cycle de communication.

C'est ce qu'on appelle, avec une certaine mélancolie, un tir dans le pied, doublement dommageable quand la cible était juste.

3 infos qu’on reproche au Pape à savoir cette semaine

1. La Chine s'offre l'Arctique dans le plus grand des calmes

Pendant que Trump réclame le Groenland sur Truth Social et que l'OTAN se dispute sur qui paie quoi, la Chine fait dans l’efficace : s’installer, discrètement, méthodiquement avec le sourire de quelqu'un qui a compris que les meilleures affaires se font quand tout le monde regarde ailleurs. Fin 2025, un porte-conteneurs chinois reliait Ningbo à Felixstowe en vingt jours via la route du nord, dix jours de moins que par Suez donc. Du coup, les transits dans le détroit de Béring ont bondi de 175 % depuis 2010 et la Chine vient de lancer un brise-glace nucléaire capable de traverser deux mètres et demi de glace, premier exemplaire d'une flotte polaire en construction. Le tout est adossé à une doctrine officielle, la "Route de la Soie polaire" ainsi qu’à des investissements dans le gaz russe, des stations de recherche scientifique et des infrastructures arctiques que personne n'a vraiment remarquées. La stratégie est d'une simplicité désarmante : arriver en civil, rester en investisseur, attendre que les autres se chamaillent. L'Arctique fond. La Chine avance mais rassurons-nous, l'Occident organise des sommets.

2. La Corée du Nord fabriquerait des armes atomiques à la chaîne

Il y a des news qui donnent le smile. L'Agence internationale de l'énergie atomique a signalé cette semaine des progrès "très importants" dans la production d'armes nucléaires nord-coréennes, images satellites à l'appui, montrant de nouvelles installations et une activité en nette intensification. Le président sud-coréen, lui, est plus direct : Pyongyang produirait assez de matière nucléaire pour assembler jusqu'à vingt armes atomiques par an. Vingt. Par an. Pour contextualiser : la France en possède 290 en tout, accumulées depuis des décennies. Kim Jong-un, lui, fait ça en quinze ans. Pendant ce temps, Donald Trump rappelle régulièrement son envie de revoir son vieux copain Kim autour d'une table, les deux hommes s'étaient déjà rencontrés trois fois entre 2018 et 2019, sans le moindre résultat. La Corée du Nord, de son côté, semble avoir tiré les leçons de ces négociations : elle construit, pendant que les autres parlent. C'est, au fond, une stratégie assez raisonnable.

3. Mark Zuckerberg travaille sur un clone pour le remplacer dans les réunions du mardi matin

Google aussi bosse le sujet, avec le projet « Portraits », ressorti de l’armoire à cachotteries cette semaine. Et les solutions, comme HeyGen ou Synthesia, qui promettent la création d’avatars IA clonant vos voix, images et attitudes, nous inondent de publicités. La promesse sous-jacente : remplacer ces créateurs trop timides pour se montrer face caméra ou tout simplement épuisés. Comme le soulignait le Reuters Institute, le burn-out, poussé par la tyrannie des algorithmes et la pression des statistiques, est aujourd’hui l’un des plus grands défis des créateurs de contenu. Dans ce contexte, le clonage apparaît comme un avantage insoupçonné pour maintenir la cadence : fin 2025, la star de TikTok Khaby Lame a d’ailleurs cédé son image pour près d’un milliard de dollars, afin de créer un « jumeau numérique » capable de produire des vidéos 24 h/24 et 7 j/7. Le cours de Bourse n'a, pour l'instant, pas tenu le rythme.

On aurait préféré ne pas se poser la question mais…

Faut-il supprimer le crime de viol ?

En février 2026, la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Paris a rendu une décision qui mérite qu'on s'y arrête. Daphné, 35 ans, a été victime entre 8 et 14 ans de cunnilingus imposés quotidiennement par un tiers de confiance désigné par la justice. Minimum 3 600 actes sur une enfant. La cour a confirmé : ce n'est pas un viol. C'est une agression sexuelle.

La différence n'est pas que sémantique, c'est vingt ans de réclusion contre cinq. Pour les mêmes faits, sur le même corps, la peine maximale est divisée par quatre.

Le problème n'est pas une mauvaise jurisprudence. C'est la loi elle-même. En droit français, le viol est structurellement construit autour de la pénétration. C'est elle qui distingue le crime du délit. C'est elle qui ouvre la porte aux vingt ans. Autrement dit, la gravité maximale de la violence sexuelle continue d'être mesurée à partir d'un modèle implicite : le pénis cisgenre comme unité de mesure de la violence. Ce qui ne pénètre pas est juridiquement moins grave, quelles que soient la durée, la répétition ou l'âge de la victime.
La conséquence concrète est absurde : des victimes contraintes de témoigner que lors du cunnilingus subi, la langue a effectivement pénétré l'intérieur du vagin, car c'est cette pénétration qui permet de qualifier le crime. Ce n'est pas une dérive du droit. C'est le droit lui-même qui produit cette situation.

En 1983, le Canada a tranché différemment : il a supprimé l'infraction de viol pour la remplacer par trois niveaux d'agression sexuelle, dont la gravité est évaluée non pas selon la nature de l'acte, mais selon la violence exercée, les menaces, les blessures. L'objectif était simple : reconnaître que ces infractions relèvent d'abord de la contrainte, pas d'une hiérarchie anatomique.

La question posée par l'affaire Daphné n'est donc pas seulement judiciaire.

C'est celle-ci : pour qui cette hiérarchie a-t-elle été construite ? Et dans l'intérêt de qui continue-t-on de la maintenir ?

Et sinon, c’était comment d’être une femme au Moyen-Âge ?

Globalement : pas terrible.

L'abbé Odon de Cluny résumait assez bien l'ambiance au Xe siècle : selon lui, enlever la peau d'une femme révélait “de la pourriture”. Il la qualifiait de “sac de fientes”.

L’abbé Odon était un homme d'Église influent, respecté, canonisé.

Concrètement, trois options s'offrent à la femme médiévale : vierge, épouse ou veuve.
Le mariage, possible dès 12 ans, même si la moyenne se situe plutôt entre 22 et 25 ans, implique obéissance au mari et droit de correction légalement admis. La procréation est le centre de gravité de l'existence. L'éducation des enfants, entre 0 et 7 ans, constitue l'étendue officielle du domaine d'influence féminin. Après 7 ans, dans les familles aisées, un précepteur prend le relais.

Pour celles qui refusent ce programme, qu’elles se rassurent, le couvent existe. C'est la seule porte de sortie légalement reconnue, et encore, on entre dans les ordres pour prier pour les défunts de la famille, pas vraiment pour soi. Certaines ont vu plus loin et ont choisi la réclusion, à savoir se faire emmurer vivante dans 2 mètres carrés jusqu'à la mort, en échange du gîte et du couvert.

À Rome, en 1320, on comptait 260 recluses. Le phénomène concernait presque exclusivement des femmes. Ce détail mériterait qu'on s'y arrête.

Ce qui est révélateur, c'est moins la brutalité du système que sa construction méthodique. Théologie, droit, pratiques sociales, structures familiales : tout concourt au même résultat. Ce n'est pas un accident historique et certains de ses fondements ont survécu jusqu'au XXe siècle, ce qui en dit long sur la solidité des structures qu'on prétend avoir dépassées.

La reco de la semaine : devenez une bomeuse au chômage

Enfin, peut-être pas, mais si l’envie vous chante, Lisa Delille a sorti son premier livre “OK BOMEUSE”, le guide ultime du bobo au chômage.

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Nouvelle ligne édito, loi Yadan retirée, ZFE supprimées

Nouvelle ligne édito, loi Yadan retirée, ZFE supprimées
La lettre hebdomadaire du 16 avril 2026 ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌
La lettre hebdomadaire du 16 avril 2026

Bonjour à toutes et à tous,

Cette semaine marque le début officiel d’une nouvelle étape pour Bon Pote.
« Je croyais que vous parliez d'écologie », « ça n'a rien à voir avec le climat »… Ces commentaires, nous les recevons chaque semaine sous nos publications. Pourtant, et depuis le début, Bon Pote traite l'écologie comme un sujet politique, lié à d'autres problématiques comme la justice sociale, la justice climatique, la démocratie... Maintenant que nous sommes une équipe, il nous fallait structurer et annoncer officiellement la ligne éditoriale de Bon Pote. Pour les lecteurs réguliers, cela ne change rien : c'est plus une officialisation qu'un changement. Mais au moins, aujourd'hui, tout est clair.

Nous avons profité de l’annonce de cette ligne éditoriale pour restructurer la page d’accueil du média. Celle ci n’avait pas changé depuis 2023. C’est un début d’une refonte qui s’étalera sur plusieurs semaines.
Si vous souhaitez nous aider dans cette transition, vous pouvez nous partager vos retours ou vos idées via ce formulaire

Notre campagne de dons est toujours en cours : objectif 1000 donateurs de plus pour recruter un journaliste vidéo. Nous sommes à 73% de l’objectif. Soutenir Bon Pote mensuellement

Au programme cette semaine :
🗺️ Liban, Palestine : comment les GAFAM manipulent les cartes
🗞️ Israël est responsable de 66% des journalistes tués dans le monde
🚘 L’Assemblée nationale supprime les ZFE
✍️ La nouvelle ligne éditoriale chez Bon Pote
✊🏼 Loi Yadan : la proposition de loi retirée, mais méfiance
💚 La reco de la semaine

À LA UNE 📢

► Liban, Palestine : comment les GAFAM manipulent les cartes
Apple aurait-il “effacé” des villages du sud du Liban sur ses cartes ? Alors que l’armée israélienne progresse dans cette région, faisant des centaines de morts, le géant du numérique est sous le feu des critiques, de nombreux internautes l’accusant de complicité avec Tsahal. L’interface dévoile en effet une région étonnamment vide en comparaison avec le territoire israélien qui affiche de nombreux noms de villes.

En réalité, comme l’ont souligné plusieurs médias dont Libération, cela fait des années que des internautes se plaignent d’une cartographie lacunaire dans l’ensemble du pays (et pour laquelle l’entreprise n’a pas fourni d’explication). Idem en Palestine, où les services de Google Maps, comme nous le détaillons dans cet article, sont critiqués pour leurs biais pro-israéliens.

Les cartes, malgré leur apparence objective, ne constituent jamais une représentation fidèle et neutre de la réalité. Elles fabriquent une certaine vision du territoire empreinte de rapports de pouvoir. Face à l’hégémonie des géants américains, des “contre-cartes” et des applications de navigation locales permettent néanmoins de faire émerger d’autres récits, rappelant l’urgence d’œuvrer pour une indépendance numérique libérée de l’emprise des GAFAM.

INFOGRAPHIE DE LA SEMAINE 📊

► Un nombre record de journalistes tués en 2025, dont les 2/3 ont été tués par Israël. Une année record… après 2024.
Voilà ce qui devrait inquiéter les médias et être répété sur les plateaux TV. Nous observons en France une augmentation des violences également sur les journalistes et activistes climat comme nous l’avons documenté dans notre enquête. Faudra-t-il un drame pour se réveiller ?

LES IMMANQUABLES 🗞️

🚘 L’Assemblée nationale supprime les ZFE
Il y a de quoi être en colère. La droite et l’extrême droite viennent d’enterrer les ZFE, ces Zones à Faibles Emissions qui peuvent éviter des milliers de morts par an.
Relisez bien : il y a 40000 morts de la pollution de l’air en France chaque année, mais l’Assemblée nationale vient de les supprimer. La droite et l’extrême droite à l’unanimité, avec l’aide de LFI et une partie des Ecolos.
Le gouvernement a raté sa communication et est incapable de convaincre, d’accompagner avec des mesures sociales justes. Incapable. Et ce sont toujours les Français les plus précaires qui payent l’addition.

Cette analyse de vote est réalisée par notre nouveau journaliste Data, Awenig Marié. Vous trouverez à l’intérieur de l’article un nouveau format chez Bon Pote : les graph interactifs pour mieux visualiser qui a voté quoi :

✍️ La nouvelle ligne éditoriale chez Bon Pote

Nous sommes heureux de vous annoncer que la ligne éditoriale du média Bon Pote évolue !
Nous avons travaillé à un début de refonte de notre site internet et vous pourrez désormais voir en page d’accueil ces trois mots : “Ecologie, Numérique, Démocratie”.
Cet article explique le pourquoi de ce “changement” et les moyens qui seront mis en œuvre, tout en essayant de répondre au mieux aux questions que nous avons pu recevoir ces derniers mois.

✊🏼 La loi Yadan est retirée !
Et ce ne serait jamais arrivé sans la très forte mobilisation citoyenne des dernières semaines.
Attention : la proposition de loi Yadan est retirée mais pas abandonnée. Le groupe macroniste (EPR) a retiré la proposition de loi de la députée Caroline Yadan. Mais le gouvernement s’engage à déposer un projet de loi fin juin qui, selon Gabriel Attal, chef de file des députés macronistes, reprendrait « l’intégralité des dispositions de la proposition de loi ».
La liberté n’a pas de prix, jamais une loi liberticide et autoritaire comme la loi Yadan ne doit voir le jour.
On continue !

💚 LA RECO DE LA SEMAINE


📚 LIVRE
On s’est battu·es pour les gagner par Mathilde Larrère
Non, le général de Gaulle n’a pas simplement “donné” le droit de votes aux femmes. Pas plus que Napoléon III a “reconnu” le droit de grève. Trop souvent, l’histoire efface les années voire les décennies de luttes collectives acharnées pour arracher de nouveaux droits. Un vide que l’historienne Mathilde Larrère a voulu combler à travers cette contre-histoire “populaire” des luttes sociales en France (parue en 2023). L’occasion aussi de rappeler que nombre de ces droits sont aujourd’hui menacés et détricotés (droit de manifester, droit à la retraite, au chômage, etc.) et que face à la montée de l’extrême droite, on a moins que jamais le luxe de se reposer sur nos acquis.

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Le Shift Project publie le premier volet de son Plan robuste pour l'économie française

Le Shift Project publie le premier volet de son Plan robuste pour l'économie française Rendez-vous ce soir à 18h30, en direct sur YouTube !
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Chères amies, chers amis du Shift,

Dans un contexte de crises énergétiques et climatiques sans précédent, le Shift Project publie le premier volet de son Plan robuste pour l'économie française (PREF).

Avec « Réussir la transition dans l’incertitude », le Shift Project propose un tout nouveau rapport inédit par son ampleur et sa dimension collective.


Vous pouvez télécharger :

  • Le rapport complet

  • La synthèse


  • Rendez-vous ce soir à 18h30 sur Youtube pour une présentation en direct, en présence des auteurs du rapport, de Jean-Marc Jancovici et du Ministre de  l’Industrie !



Cette nouvelle publication constitue la première étape de notre Plan Robuste pour l’Économie Française (PREF), un travail collectif et inédit financé par plus de 30 000 donateurs lors d'une campagne record, et porté depuis plus d’un an par des milliers de Shifters (nos bénévoles) et de professionnels engagés.



Ce travail suscite déjà un fort écho médiatique avec aujourd’hui : deux articles dans Le Monde (entretien de Jean-Marc Jancovici, et zoom sur nos propositions), mais aussi dans Les Echos, Europe 1, Libération, Le Dauphiné Libéré, Ouest-France…


Ce Plan donnera lieu à la publication d’un livre à paraître en octobre prochain, adossé à une vaste campagne médiatique, en vue d’éclairer le débat public autour de l’élection présidentielle.


Au plaisir de vous retrouver nombreux et nombreuses ce soir !


L'équipe du Shift

Rejoindre le direct

La décarbonation, condition de notre souveraineté



Ukraine, conflits douaniers, Venezuela, Groënland, détroit d’Ormuz… L’effort de transformation de l’économie française va avoir lieu dans un contexte dégradé de crises de plus en plus fréquentes. Nous devons le maintenir malgré les turbulences.


C’est toute la question que pose ce travail transverse du Shift Project : comment décarboner malgré l’incertitude ? Comment rendre la transition française robuste aux aléas extérieurs ?


Dans ce contexte énergétique et climatique contraint et à l’heure où les crises énergétiques frappent à nouveau violemment l’Europe, la réussite de tout projet économique pour la France est conditionnée au succès de la décarbonation : celle-ci redonne de la liberté d’action et devient une condition de notre souveraineté. On rappelle que la France reste dépendante à plus de 60% des énergies fossiles (pétrole, gaz, charbon) pour sa consommation d’énergie.

Pour éclairer le débat public à un an de l’élection présidentielle, ce nouveau rapport apporte des enseignements et propositions pour sécuriser la transformation de l’économie, et rendre la décarbonation française robuste aux aléas des 20 prochaines années.

Lire la synthèse

« La sortie des combustibles fossiles doit devenir la colonne vertébrale des politiques publiques »

Jean-Marc Jancovici


Du Plan de transformation de l’économie française (PTEF) au Plan robuste pour l’économie française (PREF)

Dans un monde qui se fragmente et soumis à des chocs, les systèmes se grippent, les prévisions se faussent et les plans ne se déroulent pas comme prévu.

Il y a 5 ans, le Shift Project présentait son Plan de Transformation de l’Économie Française (PTEF), un ensemble de 15 rapports thématiques et d’une synthèse proposant des mesures concrètes pour réduire de 5 % par an les émissions de gaz à effet de serre de la France. Cette feuille de route réaliste et chiffrée de notre décarbonation, dans la lignée d’autres scenarios (RTE, ADEME, négaWatt), veillait à la cohérence entre l’énergie bas-carbone disponible, les emplois nécessaires et la réduction de nos émissions nationales au bon rythme.


Cependant, notre plan supposait en filigrane un contexte stable et prévisible, sans explorer les risques liés à l’échec partiel ou total de certaines mesures.


Cette nouvelle étude réinterroge les analyses et recommandations du PTEF à l’aune des probables chocs, perturbations et aléas des 20 prochaines années. Notre objectif est de sécuriser la transition en tenant compte du fait que le monde sera incertain, et que les acteurs français ne pourront pas tout maîtriser dans les décennies à venir.


Pourquoi un plan robuste ? La robustesse désigne la capacité d’un système à remplir ses fonctions malgré un certain nombre d’aléas extérieurs. Pour le Shift Project, rendre la décarbonation robuste signifie augmenter les chances qu’elle se réalise malgré les aléas des 25 prochaines années.





« Décarboner la France et l’Europe, c’est gagner en souveraineté et retrouver une maîtrise de notre destin face aux incertitudes sur l’avenir. »


Lire la synthèse


20 chantiers prioritaires à mener pour réussir la décarbonation



Notre analyse plonge au cœur de 20 grands chantiers : ceux sans lesquels la transition bas-carbone ne réussira pas.

  • Transports : déploiement du vélo, extension des transports en commun, généralisation de la voiture électrique (sobre), massification du train, décarbonation de l’aérien (SAF et baisse du trafic), relance du fret ferroviaire, déploiement des camions électriques

  • Logement : rénovation des habitations, déploiement des pompes à chaleur (PAC)

  • Numérique : maîtrise du déploiement des centres de données

  • Industrie : production d’acier bas-carbone, production d’hydrogène bas-carbone, captage et séquestration de carbone (CCS)

  • Agriculture : transformation de nos systèmes d’élevage (baisse sélective des cheptels bovins), transformation de notre gestion de l’azote (légumineuses), maintien et développement des puits de carbone naturels, agricoles et forestiers

  • Energie : prolongation du nucléaire historique et lancement du nouveau nucléaire (EPR2), déploiement des énergies renouvelables (photovoltaïque, éolien terrestre, éolien en mer), déploiement soutenable des bioénergies




Des milliers de professionnels consultés





Pour chacun des chantiers, nous avons interrogé des dizaines d’experts et consulté les professionnels des filières concernées. Notre objectif : comprendre ce qu’il faut pour que ça marche vraiment, et identifier ce qui risquerait de tout faire échouer (manque de main d’œuvre, retards industriels, évolution lente des usages…).


Tous les travaux du Shift Project mobilisent largement des experts, professionnels et parties prenantes, dans une démarche de recherche ouverte, itérative et collaborative.


Des consultations spécifiques occupent une place centrale dans le Plan robuste pour l’économie française. Elles contribuent à enrichir les travaux de recherche et les actions d’influence du Shift Project et des Shifters, qui mènent ce travail de terrain de manière coordonnée. Plusieurs consultations ont ainsi été lancées ou sont à venir : Agriculteurs, maires & élus locaux, médecins pharmaciens et infirmiers, professionnels du sport, professionnels de l’automobile…

En savoir plus sur les consultations

L’électrification au cœur

de nos propositions


L’électrification massive des usages (transports, bâtiments, industrie) est incontournable pour une décarbonation poussée de l’économie française et pour mettre à l’abri les Français des chocs énergétiques : elle est conditionnée à une transformation rapide des équipements (véhicules, chauffages, procédés industriels).




« Chaque petite voiture électrique abordable vendue mettra à l’abri un ménage des futurs chocs sur l’essence. Chaque pompe à chaleur qui remplacera une chaudière à gaz mettra à l’abri un ménage des futurs chocs sur le gaz. »


Lire la synthèse

Nos 6 enseignements clés



Nous avons mené une analyse de robustesse imaginant des trajectoires dégradées de décarbonation, pour mieux les éviter. Ces trajectoires chiffrées ont été construites à partir de variantes – en termes d’émissions de GES, de consommation d’énergie, de cuivre, et d’emploi – supposant des issues plus ou moins optimistes pour chaque chantier.

La cartographie des possibles obtenue nous a permis de proposer de grandes lignes d’action pour une décarbonation française réussie dans un contexte incertain, avec 6 enseignements clés.

1. La France peut encore réussir sa décarbonation

…  Si elle en fait, dès le prochain quinquennat, une priorité politique et économique absolue



Même dans un contexte incertain, où les imprévus seront inévitables, la transition peut aboutir. En revanche, tout affaiblissement de l’ambition ou tout retard dans sa mise en œuvre accroîtrait les tensions autour des ressources énergétiques, dans un monde déjà marqué par l’instabilité et les aléas. L’urgence est d’accélérer, sans compromis.

2. La France a pris trop de retard pour faire l'impasse sur les chantiers majeurs, qu'il va falloir tous mener de front

Cependant, si elle parvient à accélérer sur l'ensemble des chantiers, elle regagnera du pouvoir de décision sur sa trajectoire au cours de la décennie 2040.



Sécuriser la décarbonation demande de déployer simultanément tous les leviers de décarbonation :

1. la production d’énergies bas carbone française ;

2. l’électrification massive de l’économie ;

3. la maîtrise de la consommation d’énergie ;

4. la réduction des émissions de carbone hors combustion ;

5. la préservation des puits de carbone naturels. Il est nécessaire de ne faire l’impasse sur aucun de ces leviers.

3. L’électrification massive des équipements est incontournable pour une décarbonation poussée de l’économie française, et pour mettre à l’abri les Français des chocs énergétiques



L’électrification des machines et équipements doit s’accélérer : petites voitures électriques abordables, pompes à chaleur, procédés industriels électriques, flottes de camions électriques doivent faire l’objet de planifications dédiées.


Il faut inciter, accompagner, contrôler et protéger les industries européennes pour qu’elles électrifient leurs procédés et qu’elles produisent des équipements électriques abordables.


Il faut aider et accompagner les ménages à s’en équiper. Le plein déploiement prendra une quinzaine d’années pour la voiture. Chaque petite voiture électrique abordable vendue mettra à l’abri un ménage des futurs chocs sur l’essence. Chaque pompe à chaleur qui remplacera une chaudière à gaz mettra à l’abri un ménage des futurs chocs sur le gaz.

4. Électrifier nos équipements demande une forte hausse de la production électrique bas-carbone française


Renoncer au nucléaire ou ralentir le rythme de déploiement des énergies renouvelables, c’est risquer de manquer d’électricité bas-carbone et souveraine dès la décennie 2030.

Nos modélisations montrent que stopper le déploiement des EnR mène à manquer d’électricité dès la décennie 2030 ; sortir volontairement du nucléaire mène à manquer d’électricité au cours de la décennie 2040. Renoncer au déploiement des EPR2 fait reposer le destin électrique de la France sur la prolongation du parc nucléaire actuel à 70 ans et sur un déploiement plein et sans faute des EnR. Déployer les EnR à un rythme modéré fait reposer le destin électrique de la France sur la prolongation du parc nucléaire actuel à 70 ans et sur un déploiement de plus de 6 EPR2 en 2050.


5. Maîtriser la consommation des différentes énergies (carburants liquides, gaz, électricité) est indispensable pour sécuriser la décarbonation française




La maîtrise de la consommation d’électricité permet d’éviter des conflits d’usages sur l’électricité, entre électrification des équipements, production de carburants électriques (efuels) et usages actuels des ménages. Pour les équipements qu’on ne saura pas faire fonctionner à l’électricité, la maîtrise de la consommation de carburants liquides et de gaz permet d’éviter la surexploitation de la biomasse (ou de l’électricité pour les e-fuels) pour les produire et d’en limiter les impacts agroécologiques. Il faut ainsi démultiplier l’usage du vélo, déployer les transports en commun et le train, réduire le trafic aérien, rénover massivement les logements, continuer à améliorer l’efficacité des équipements, maîtriser le déploiement des centres de données.

6. La décarbonation de l’économie repose sur un défi majeur : une transformation profonde des compétences et de l’emploi




La décarbonation ne se fera pas sans formation. Certains métiers se transforment fortement, comme les mécaniciens automobiles, mais tous les métiers sont concernés à divers degrés. Cela doit être planifié sans délai : créer ou transformer une formation peut prendre 2 à 10 ans.

La décarbonation nécessite des centaines de milliers d’emplois supplémentaires dans des secteurs clés : rénovation des bâtiments, ferroviaire, électricité… Les profils à recruter sont principalement des ouvriers et techniciens. Ces emplois sont souvent en tension et peu attractifs : la qualité des emplois doit être améliorée pour attirer et fidéliser les professionnels.

Pour les secteurs dont l’activité doit décroître (aérien, transport poids lourds, énergies fossiles…), un dialogue sans tabou doit être ouvert entre représentants des salariés et des employeurs, pour projeter les évolutions d’activité et leur conséquence sur les emplois dans chaque entreprise et chaque filière.



Lire la synthèse



Merci aux plus

de 36 000 donateurs

qui rendent ces travaux possibles !


Notre campagne de financement participatif, lancée en mai dernier, a reçu un soutien massif : plus de 36 000 contributions et plus de 4,5 millions d’euros collectés. Merci à toutes celles et ceux qui rendent nos travaux possibles !

Merci également aux membres financeurs du Shift, qui agissent année après année à nos côtés en faveur de la décarbonation et de la transformation de l’économie.

 

Les prochains évènements, dans le cadre de notre Plan Robuste pour l’Économie Française (PREF)

5 MAI, À 14H EN LIGNE



Textile & Cuir 2050 : quelle place dans la décarbonation de l'économie ?


Le Shift Project et ses partenaires ont le plaisir de vous inviter au webinaire de présentation du rapport intermédiaire « Textile & cuir 2050 : quelle place dans la décarbonation de l’économie ? ».


Cliquez ici pour vous inscrire

21 MAI À 18H EN LIGNE


Emploi et formation : des leviers essentiels pour décarboner


L’équipe du Shift a le plaisir de vous inviter au webinaire « Emploi & formation : des leviers essentiels pour décarboner ». Cette nouvelle étude analyse dans le détail la manière dont les cinq secteurs-clés suivants s’en emparent : le logement, la réparation automobile, le fret, le train longue distance, la production d’énergie solaire et éolienne


Cliquez ici pour vous inscrire et ici pour en savoir plus

Nos dernières publications

UNE NOUVELLE GRANDE CONSULTATION


En partenariat avec The Shifters, nous lançons une grande enquête pour recueillir la voix des infirmiers, des médecins et des pharmaciens sur les enjeux énergétiques et climatiques. 


Je suis médecin, infirmier ou pharmacien :  je réponds à la grande consultation santé 


Télécharger notre kit de diffusion pour répandre la consultation autour de vous !


Plus d’informations en cliquant ici

GRANDE CONSULTATION DES MAIRES & ELUS LOCAUX



Les résultats de la Grande Consultation des Maires et des élus municipaux, réalisée avec Les Shifters en partenariat avec Sphinx ont été publiés.


Notre étude révèle que l’engagement pour la transition énergétique et climatique est massif sur l’ensemble des territoires, ruraux comme urbains, et qu’il dépasse les préférences partisanes


En savoir plus et découvrir les résultats

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The Shift Project est un groupe de réflexion qui vise à éclairer et influencer le débat sur les défis climat-énergie. Nous sommes une association d’intérêt général. Nos membres financeurs sont pour la plupart des entreprises. Guidé par l’exigence de rigueur scientifique et technique, notre regard sur l’économie est avant tout  physique et systémique.

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Fin des ZFE / Apple qui "efface" le Liban ?

Fin des ZFE / Apple qui "efface" le Liban ?
Tout ça pour ça ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌
Tout ça pour ça

✍️ L’ARTICLE DU JOUR

L’Assemblée nationale abandonne définitivement les ZFE

Avez-vous entendu parler de green backlash ? Le concept, de plus en plus populaire dans la recherche en sciences sociales, est simple : le démantèlement progressif des politiques environnementales. Alors même que les conséquences du changement climatique sont de plus en plus visibles. La suppression des zones à faible émission (ZFE) à l’Assemblée nationale, ce mardi 14 avril 2026, en offre une parfaite illustration.

Ces zones, qui interdisent l’accès aux métropoles aux véhicules les plus polluants, ont été supprimées au terme de plusieurs mois d’offensive de la droite et de l’extrême droite parlementaire. Les députés LR et RN avaient glissé un amendement de suppression des ZFE dans le projet de loi de simplification économique. Et celui-ci a été définitivement adopté.

Le gouvernement a bien tenté de sauver les ZFE, dispositif qu’il avait lui-même instauré, en proposant un contre-amendement : les maintenir tout en les rendant seulement facultatives pour les métropoles. Sans succès. Une majorité de députés a voté contre, actant définitivement leur suppression. Seuls le bloc central et les socialistes ont soutenu la stratégie de sauvetage du gouvernement.

Retour sur plusieurs mois de détricotage de la politique environnementale concernant les ZFE.

📢 ANNONCE

Liban, Palestine : comment les GAFAM manipulent les cartes

Apple aurait-il “effacé” des villages du sud du Liban sur ses cartes ? Alors que l’armée israélienne progresse dans cette région, faisant des centaines de morts, le géant du numérique est sous le feu des critiques, de nombreux internautes l’accusant de complicité avec Tsahal. L’interface dévoile en effet une région étonnamment vide en comparaison avec le territoire israélien qui affiche de nombreux noms de villes. 

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On vous dévoile tout

✍️ L’ARTICLE DU JOUR

La nouvelle ligne éditoriale chez Bon Pote

Nous sommes heureux de vous annoncer que la ligne éditoriale du média Bon Pote évolue.

Nous avons travaillé à une refonte de notre site internet et vous pourrez désormais voir en page d’accueil ces trois mots : “Ecologie, Numérique, Démocratie”. Cet article explique le pourquoi de ce “changement” et les moyens qui seront mis en œuvre, tout en essayant de répondre au mieux aux questions que nous avons pu recevoir ces derniers mois.

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